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Tamara de Lempicka

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Buste de métal représentant une tête de femme avec une écharppe flottant au vent autour de son cou
Buste de Tamara de Lempicka

Tamara de Lempicka est un(e) femme peintre d'origine russo-polonaise, née le 16 mai 1898 à Varsovie et morte le 18 mars 1980 à Cuernavaca au Mexique. Elève de Maurice Denis et d'André Lhote, elle est une des grandes figures du néo-cubisme.

Citations[modifier]

Quand j'étais à Paris, nous avons tout perdu. J'ai décidé de commencer à peindre pour subvenir à mes besoins, pour subvenir aux besoins de ta grand-mère, pour subvenir aux besoins de Kizette, parce que nous avions perdu tous nos bijoux.
  • « Inside Artist Tamara de Lempicka’s Tumultuous World — Examining the Life of a Rediscovered Legend », Catherine D. Anspon, PaperCity Magazine, 13 janvier 2021 (lire en ligne)

Citations sur la personne[modifier]

Représentante des Années folles, Tamara est mondaine, théâtrale et superficielle. Elle vit avec appétit la période de reconstruction de l’après Première Guerre mondiale et la sortie des crises économiques, où les quelques fortunes laissées intactes font repartir les économies de façon flamboyante.
  • (fr) « Tamara de Lempicka, la Reine de l’Art déco », Marc Restellini (Historien de l'Art), Dossier de presse de l'exposition : L’Art nouveau, la Révolution décorative, Tamara de Lempicka, la Reine de l’Art déco (Pinacothèque de Paris), 18/04/2013 (lire en ligne)


Tamara de Lempicka mérite d’être définie comme «moderne», touchée comme elle le fut par le syndrome que Boccioni avait baptisé «modernolâtrie» et que Tamara décline à sa façon, en gardant toujours le contrôle sur l’actualité.


Tamara de Lempicka a toujours vécu de manière « virile », en dominant les situations et en conquérant le respect, l’autonomie et l’indépendance économique.
  • Tamara de Lempicka, la reine de l'Art déco, Gioia Mori, éd. Pinacothèque de Paris, 2013  (ISBN 978-88-572-0932-6), chap. Une femme fatale et virile à la fois, p. 34


Tamara, c’est la femme blonde, aussi à l’aise que Garbo, son idole, devant l’objectif.


Citation sur ses œuvres[modifier]

Au sujet d'un de ses portraits de la Duchesse de la Salle (1925)[modifier]

Typique du style de l'artiste, ce portrait livre l'image d'une femme forte et indépendante, au moment même où Paris voit apparaître un nouveau type de femme né d'un puissant désir d'émancipation : la garçonne

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Au sujet de la Jeune-Fille en vert (1927-1930)[modifier]

Glamour, iconique, cette vénus des temps modernes incarne la femme de la jet set au temps des Années folles. Mais derrière l’image du luxe se révèle la fine connaissance par l’artiste des modèles de la renaissance italienne

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  • « Tamara de Lempicka en 2 minutes », Claire Maingon, Beaux Arts, 12 mars 2021 (lire en ligne)


Sur le 1er portrait d'Arlette Boucard (1928)[modifier]

Telle un peintre de la Renaissance, Lempicka concevait ses tableaux en en soignant tous les détails, auxquels elle attribuait souvent une signification symbolique, les utilisant comme une iconologue, sans omettre de disséminer dans l’œuvre des allusions et des codes évoquant l’identité du personnage représenté.

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  • Tamara de Lempicka, la reine de l'Art déco, Gioia Mori, éd. Pinacothèque de Paris, 2013  (ISBN 978-88-572-0932-6), chap. Une femme fatale et virile à la fois, p. 44


Sur Andromède (1929)[modifier]

Sur Instagram Madonna a posté une photo de sa très belle Andromède, tableau de Tamara de Lempicka (1929) avec le commentaire suivant : What it feels like for a girl! #unapologeticbitch #artforfreedom
  • « What it feels like for a girl! », MTribe France, Madonna Tribe, 12/06/2014 (lire en ligne)


Au sujet de Saint-Moritz (1929)[modifier]

Salle à manger d'un restaurant gastronomique avec des tables rondes nappées, lustres en cristal et plantes d'intérieur
Salle à manger du Palace de Saint-Moritz, station de ski qui accueille la haute-société depuis la fin du XIXème siècle

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Toute l'œuvre picturale de Tamara est une glorification de la femme, mais pas de n'importe quelle femme, de la femme moderne. Un concept révolutionnaire, né de la Première Guerre Mondiale.

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  • D'Art d'Art, Nathalie Boels-Kugel, éd. Le Chêne, 2010  (ISBN 978-2-81230-101-8), chap. Art-déco-Art moderne, p. 222


Elle peint des femmes qui lui ressemblent, celles qui appartiennent comme elle à la haute-société[...]. La Jet-set se rue à Saint-Moritz, et et la femme moderne fait du ski !

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  • D'Art d'Art, Nathalie Boels-Kugel, éd. Le Chêne, 2010  (ISBN 978-2-81230-101-8), chap. Art-déco-Art moderne, p. 222


Voir aussi[modifier]

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Liens externes[modifier]