Marcelle Ferron
Apparence
Marcelle Ferron (29 janvier 1924, Louiseville, Québec – 19 novembre 2001), est une peintre québécoise et une artiste verrière spécialisée dans le vitrail. Elle est considérée comme une figure importante de l’art contemporain au Québec.
Citations
[modifier]Qu'est-ce que tu racontes dans ton œuvre ? Ça, ça ne triche pas. Les mots peuvent tricher. La véritable identité d'un artiste, c'est son œuvre. À part les faussaires. Ils ont vingt-cinq vies, vingt-cinq histoires... L'artiste, c'est un seul homme.
- Marcelle Ferron : Monographie, Patricia Smart, éd. Éditions Simon Blais, coll. « Monographie », 2008, chap. Souvenirs en pointillé…, p. 44
J'étais dégoûtée de la peinture. Bon nombre de collectionneurs achetaient des tableaux pour les enfermer dans des voûtes de banques. Les verrières m'ont permis de faire de l'art public.... Un jour, une femme m'a abordée dans la rue pour me parler de la station de métro Champ-de-Mars. « Qu'il fasse beau, qu'il pleuve ou qu'il neige, j'adore vos verrières du Champ-de-Mars. Ces grandes formes qui dansent me font chaud au coeur. » Cette femme n'étaient ni une collectionneuse ni une critique d'art, mais elle avait compris le sens que j'avais voulu donner à cette oeuvre.
- L'esquisse d'une mémoire, Marcelle Ferron, Michel Brûlé, éd. Les Intouchables, 1996, p. 217
La verrière dont je suis la plus fière se trouve au palais de justice de Granby. … À l'inauguration de l'édifice... l'évêque de Saint-Hyacinthe... m'a fait un commentaire qui me rechauffe toujours le coeur.
— Pourquoi le troisième étage est-il si beau? N'est-ce pas là ou se trouvent les gens qui attendent leur transfert en prison?
— Monseigneur, tout homme a le droit de voir une fleur avant de mourir. Il ne faut pas que les fleurs soient grises.
— Vous parlez comme les Évangiles.
— Pourquoi le troisième étage est-il si beau? N'est-ce pas là ou se trouvent les gens qui attendent leur transfert en prison?
— Monseigneur, tout homme a le droit de voir une fleur avant de mourir. Il ne faut pas que les fleurs soient grises.
— Vous parlez comme les Évangiles.
- L'esquisse d'une mémoire, Marcelle Ferron, Michel Brûlé, éd. Les Intouchables, 1996, p. 222
Citations sur
[modifier]C'est pendant ses années parisiennes que l'artiste s'est initiée à l'art du vitrail, qui devait lui inspirer, à son retour au Canada, une série de peintures sur le thème de la transparence et de la lumière.
- « Marcelle Ferron », Geneviève Breerette, Le Monde, 24 Novembre 2001 (lire en ligne)