Exil

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Alexandre Astier[modifier]

[Personnages de Kaamelott : Manius Macrinus Firmus]: C'est tout ? Treize ans qu'ils me laissent pourrir sur pied, dans ce pays de merde ! Treize ans ! Maintenant ils m'envoient un message, il faut que je rentre chez moi ! [...] Mais qu'est ce qui leur fait croire que ça existe encore chez moi ?!! Est-ce qu'un type qui a foutu le camp treize ans peut encore avoir un chez soi ? C'est complètement absurde...
  • Tcheky Karyo, Kaamelott, Livre VI, 6 : Nuptiæ, écrit par Alexandre Astier.


Maurice Faivre[modifier]

En livrant l'Algérie à la domination d'un parti totalitaire, dont les responsables se battaient "au couteau" pour accaparer richesses et pouvoir, la France a condamné les adeptes des valeurs républicaines au massacre et à l'exil.
  • Les combattants musulmans de la Guerre d'Algérie, Maurice Faivre, éd. L'Harmattan, 1995, p. 231


Sans doute les harkis n’avaient-ils pas de programme de parti, mais ils se sont engagés pour des raisons politiques. Ils ont été abandonnés par le gouvernement français, livrés au massacre des maquisards et des attentistes, exilés en métropole dans des conditions indignes. Il convient donc de substituer à la désignation de collabos et de traîtres, celle de résistants au totalitarisme du FLN, victimes du fanatisme et non du colonialisme.


Lysias[modifier]

Combien de compatriotes furent exilés par eux chez les ennemis, combien d'innocents exécutés et privés de sépultures, combien dépouillés de leurs droits de citoyens !
  • À propos des exactions commises par les Trente tyrans, dont Ératosthène faisait partie.
  • (grc) Contre Ératosthène, Lysias (trad. Louis Gernet et Marcel Bizos), éd. Les Belles Lettres, coll. « Classiques en poche », 2010, 21, p. 16-19


Ferhat Abbas[modifier]

L'Algérie, pays mal aimé, ballotté par le vent des passions humaines, fut meurtrie, appauvrie, mutilée. Après le drame de la guerre, les musulmans connaîtront celui du vide et de la solitude. La communauté française, à cause des erreurs qu'elle a commises, s'est exilée de l'autre côté de la Méditerranée. Malgré l'accueil de la France, ces Français pleurent le pays qui les a vu naître.
  • Autopsie d'une guerre: l'aurore (1980), Ferhat Abbas, éd. Garnier, 1980, p. 325


Victor Hugo[modifier]

Nous avons emporté dans l’exil le dépôt sacré du progrès ; nous le rapporterons à la France fidèlement.
  • Discours sur la tombe de Jean Bousquet, 20 avril 1853., Victor Hugo, éd. Éditions Points, 2010, p. 49


François Mitterrand[modifier]

À tous les combattants de la liberté, la France lance son message d’espoir. […]

Salut aux émigrés, aux humiliés, aux exilés sur leur propre terre, qui veulent vivre et vivre libres. Salut à celles et à ceux qu’on bâillonne, qu’on persécute ou qu’on torture, qui veulent vivre et vivre libre. […]

À tous, la France dit : « Courage, la liberté vaincra. »
  • Discours prononcé devant le monument de la Révolution à Mexico, le 20 octobre 1981, appelé à tort « discours de Cancun ».
  • Les Grands Discours socialistes français du XXe siècle, Mehdi Ouraoui, éd. Complexe, 2007, p. 415


Victor Serge[modifier]

Exilé politique de naissance, j'ai connu les avantages réels et les lourds inconvénients du déracinement. Il élargit la vision du monde et la connaissance des hommes ; il dissipe les brouillards des conformismes et des particularismes étouffants ; il préserve d'une suffisance patriotique qui n'est en vérité que médiocre contentement de soi-même ; mais il constitue dans la lutte pour l'existence un handicap plus que sérieux. J'ai vu naître la grande catégorie des "apatrides", c'est-à-dire des hommes auxquels les tyrannies refusent jusqu'à la nationalité. Quant au droit de vivre, la situation des apatrides, qui sont en réalité les hommes les plus attachés à leurs patries et à la patrie humaine, ne se peut comparer qu'à celle de l'homme "sans aveu" du Moyen Âge qui, n'ayant ni maître ni suzerain, n'avait ni droit ni défense, et dont le seul nom est devenu une sorte d'insulte.
  • Mémoires d'un révolutionnaire (1943), Victor Serge, éd. Robert Laffont, coll. « Bouquins », 2001  (ISBN 2-221-09250-3), chap. 10 Pleine attente, p. 815


Virgile[modifier]

Vergilio mosaico de Monno Landesmuseum Trier3000.jpg
Toi, Tityre, étendu sous le couvert d'un large hêtre, tu essaies un air silvestre sur un mince pipeau ; nous autres, nous quittons notre pays et nos chères campagnes ; loin du pays nous sommes exilés ; toi, Tityre, nonchalant sous l'ombrage, tu apprends aux bois à redire le nom de la belle Amaryllis.
  • (la) Tityre, tu patulae recubans sous tegmine fagi
    silvestrem tenui musam meditaris avena ;
    nos patriae finis et dulcia linquimus arva ;
    nos patriam fugimus ; tu, Tityre, lentus in umbra,
    formosam resonare doces Amaryllida silvas.
  • Premiers vers de la première Bucolique.
  • (la) Bucoliques, Virgile (trad. Eugène de Saint-Denis), éd. Les Belles Lettres, coll. « Classiques en poche », 1997, I, p. 6-7, vers 1-5 (texte intégral sur Wikisource)