Différences entre versions de « Yasmina Khadra »

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{{Réf Livre|auteur=Yasmina Khadra|titre=L’Attentat|éditeur=Pocket|année=2005|page=157}}
 
{{citation|citation=Nous sommes dans un monde qui s’entre-déchire tous les jours que Dieu fait. On passe nos soirées à ramasser nos morts et nos matinées à les enterrer. Notre patrie est violée à tort et à travers, nos enfants ne se souviennent plus de ce qu’école veut dire, nos filles ne rêvent plus depuis que leurs princes charmants leur préfèrent l’''Intifada'', nos villes croulent sous les engins chenillés et nos saints patrons ne savent où donner de la tête ; et toi, simplement parce que tu es bien au chaud dans ta cage dorée, tu refuses de voir notre enfer. C’est ton droit, après tout. Chacun mène sa barque comme il l’entend.}}
{{Réf Livre|auteur=Yasmina Khadra|titre=L’Attentat|éditeur=Pocket|année=2005|page=145158}}
 
{{citation|citation=Je veux seulement vivre ma part d’existence sans être obligé de puiser dans celle des autres. Je ne crois pas aux prophéties qui privilégient le supplice au détriment du bon sens. Je suis venu au monde nu, je le quitterai nu ; ce que je possède ne m’appartient pas. Pas plus que la vie des autres. Tout le malheur des hommes vient de ce malentendu : ce que Dieu te prête, tu dois savoir le rendre. Aucune chose, sur terre, ne t’appartient vraiment. Ni la patrie dont tu parles ni la tombe qui te fera poussière parmi la poussière.}}
{{Réf Livre|auteur=Yasmina Khadra|titre=L’Attentat|éditeur=Pocket|année=2005|page=159}}
 
{{citation|citation=Quelque soit ta peine, tu n’as pas le droit de blasphémer de la sorte. Tu me parles de ton épouse, et tu ne m’entends pas te parler de ta patrie. Si tu refuses d’en avoir une, n’oblige pas les autres à renoncer à la leur. Ceux qui la réclament à cor et à cri proposent leur vie tous les jours et toutes les nuits. Pour eux, pas question de crevoter dans le mépris des autres ou de soi-même. C’est ou la décence ou la mort, ou la liberté ou la tombe, ou la dignité ou le charnier. Et aucun chagrin, aucun deuil ne les empêchera de se battre pour ce qu’ils considèrent, à juste titre d’ailleurs, comme l’essence de l’existence : l’honneur. « ''Le bonheur n’est pas la récompense de la vertu. Il est la vertu elle-même'' ».}}
{{Réf Livre|auteur=Yasmina Khadra|titre=L’Attentat|éditeur=Pocket|année=2005|page=159}}
 
{{citation|citation=Ça va changer quoi ? Quelle plaie cautériser, quelle fracture rebouter ?... Au fond de moi, je ne suis même pas sûr de vouloir remonter jusqu’à la racine de mon malheur. Certes, je n’ai pas peur d’en découdre, mais comment croiser le fer avec des fantômes. Ça crève les yeux que je ne fais pas le poids. Je ne connais rien aux gourous ni à leurs sbires. Toute ma vie, j’ai tourné opiniâtrement le dos aux diatribes des uns et aux agissements des autres, cramponné à mes ambitions tel un jockey à sa monture. J’ai renoncé à ma tribu, accepté de me séparer de ma mère, consenti concession sur concession pour ne me consacrer qu’à ma carrière de chirurgien ; '''je n’avais pas le temps de m’intéresser aux traumatismes qui sapent les appels à la réconciliation de deux peuples élus qui ont choisi de faire la terre bénie de Dieu un champ d’horreur et de colère'''. Je ne me souviens pas d’avoir applaudi le combat des uns ou condamné celui des autres, leur trouvant à tous une attitude déraisonnable et navrante. Jamais je ne me suis senti impliqué, de quelque manière que ce soit, dans le conflit sanglant qui ne fait, en vérité, qu’opposer à huis clos les souffre-douleur aux boucs émissaires d’une Histoire scélérate toujours prête à récidiver. J’ai connu tant d’hostilités méprisables que le seul moyen de ne pas ressembler à ceux qui étaient derrière est de ne pas les pratiquer à mon tour. Entre tendre l’autre joue et rendre les coups, j’ai choisi de soulager les patients. J’exerce le plus noble métier des hommes et pour rien au monde je ne voudrais compromettre la fierté qu’il m’insuffle.}}
{{Réf Livre|auteur=Yasmina Khadra|titre=L’Attentat|éditeur=Pocket|année=2005|page=163-164}}
 
{{citation|citation=''Qui [[rêve]] trop oublie de vivre''.}}
{{Réf Livre|auteur=Yasmina Khadra|titre=L’Attentat|éditeur=Pocket|année=2005|page=179}}
 
{{citation|citation=Y a-t-il une vie après le parjure, une résurrection après l’affront ?}}
{{Réf Livre|auteur=Yasmina Khadra|titre=L’Attentat|éditeur=Pocket|année=2005|page=183}}
 
{{citation|citation=[L]es honneurs que l’on me faisait occultaient la terre bénie de Dieu en un inextricable dépotoir où les valeurs fondatrices de l’Humain croupissent, les tripes à l’air, où les encens sentent mauvais comme les promesses que l’on résilie, où le fantôme des prophètes se voile la face à chaque prière qui se perd dans le cliquetis des culasses et les cris de sommation.}}
{{Réf Livre|auteur=Yasmina Khadra|titre=L’Attentat|éditeur=Pocket|année=2005|page=196}}
 
{{citation|citation=Des pâtés de maisons entiers ont été rasés par les tanks et les bulldozers, sinon soufflés à la dynamite. À leur place s’articulent d’effroyables terrains vagues boursouflés de tas d’éboulis et de ferraille arthritique où des colonies de rats ont déployé leur camp en attendant de consolider leur empire. Les rangées de ruines racontent encore les rues d’autrefois réduites au silence en dressant leurs façades estropiées à la face du monde, les graffitis plus incisifs que les lézardes. Et partout, au détour des détritus, au milieu des carcasses de voitures broyées par les chars, parmi les palissades criblées de mitraille, sur les squares en souffrance – partout, le sentiment de revivre des horreurs que l’on croyait abolies avec, en prime, '''la quasi-certitude que les vieux démons sont devenus tellement attachants qu’aucun possédé ne voudrait s’en défaire'''.}}
{{Réf Livre|auteur=Yasmina Khadra|titre=L’Attentat|éditeur=Pocket|année=2005|page=197-198}}
 
{{citation|citation=Mon cœur se contracte au spectacle qui s’offre à moi... Janin... C’était la grande cité de mon enfance. Les terres tribales se trouvant à une trentaine de kilomètres de là.}}
{{Réf Livre|auteur=Yasmina Khadra|titre=L’Attentat|éditeur=Pocket|année=2005|page=202-203}}
 
=== ''Ce que le jour doit à la nuit'', 2008 ===
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