Haine

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La Haine est une hostilité très profonde, une exécration ou une aversion intense envers quelqu'un ou quelque chose.

Citations[modifier]

VIè siècle avant JC[modifier]

Siddhartha Gautama[modifier]

Si la haine répond à la haine, la haine ne cessera jamais.


XIXè siècle[modifier]

Romain Rolland[modifier]

La haine rejaillit sur ceux qui l'ont engendrée.
  • Vie de Beethoven, suivie de ses carnets intimes et d'un choix de textes, Romain Rolland (trad. M.V. Kubié), éd. Le Club Français du Livre, 1949, p. 75


XXè et XXIè siècles[modifier]

Roger Avary[modifier]

Alessa : Lorsqu'on souffre et qu'on a peur pendant aussi longtemps, la peur et la douleur se transforment en haine, et la haine commence à changer le monde.
  • Jodelle Ferland, Silent Hill (2006), écrit par Roger Avary


Georges Bernanos[modifier]

La haine qu'on se porte à soi-même est probablement celle entre toutes pour laquelle il n'est pas de pardon.
  • Monsieur Ouine, dans Œuvres romanesques, Georges Bernanos, éd. Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1947, p. 333


Alphonse Daudet[modifier]

La haine, c'est la colère des faibles.

Etty Hillesum[modifier]

« Après la guerre, à côté d'un flot d'humanisme, un flot de haine déferlera sur le monde.» En entendant ces mots, j'en ai eu encore une fois la certitude : je partirai en guerre contre cette haine.


Ernst Jünger[modifier]

Profonde est la haine qui brûle contre la beauté dans les cœurs abjects.
  • Sur les falaises de marbre (1942), Ernst Jünger (trad. Henri Thomas), éd. Gallimard, coll. « L'Imaginaire », 2005, p. 67


Yasmina Khadra[modifier]

Tous les drames sont possibles lorsqu’un amour-propre est bafoué. Surtout quand on s’aperçoit qu’on n’a pas les moyens de sa dignité, qu’on est impuissant. [...] On apprend véritablement à haïr à partir de l’instant où l’on prend conscience de son impuissance. C’est un moment tragique ; le plus atroce et le plus abominable de tous.
  • L’Attentat, Yasmina Khadra, éd. Pocket, 2005, p. 212


Une exaction de plus à la télé, un abus dans la rue, une insulte perdue ; un rien déclenche l’irréparable lorsque la haine est en soi...
  • L’Attentat, Yasmina Khadra, éd. Pocket, 2005, p. 220


Henning Mankell[modifier]

La haine peut servir de moteur pendant un certain temps - pas davantage. Elle peut te donner une force un peu illusoire, mais elle reste toujours en premier lieu un parasite qui te dévore.
  • Les chaussures italiennes, Henning Mankell (trad. Anna Gibson), éd. Seuil, 2009, p. 215

José Ortega y Gasset[modifier]

La haine sécrète un suc virulent et corrosif. [...] La haine est annulation et assassinat virtuel - non pas un assassinat qui se fait d'un coup ; haïr, c'est assassiner sans relâche, effacer l'être haï de l'existence.


Charles Péguy[modifier]

Aussi longtemps qu'il y a un homme dehors, la porte qui lui est fermée au nez ferme une cité d'injustice et de haine.
  • De Jean Coste, Charles Péguy, éd. Acte Sud Labor L'Aire, coll. « Babel », 1993, p. 55


Jean-Paul Sartre[modifier]

Gœtz : Heinrich disait « il a suffit que deux hommes se haïssent pour que la haine, de proche en proche, gagne tout l'univers».


Renée Vivien[modifier]

J’ai choisi pour ma compagne de route cette Polly que j’exècre, ou plutôt elle m’a choisi pour compagnon. Je finirai par la tuer un jour. Cela, je le sais. Je la hais parce qu’elle est vigoureusement saine, et que je suis, moi, un fiévreux débile. Elle est plus hardie et plus solide qu’un mâle. Elle m’enverrait rouler à dix mètres d’une chiquenaude.
  • La Dame à la Louve, Renée Vivien, éd. Alphonse Lemaire, 1904, La Soif ricane, p. 29


Je la haïssais de ne point avoir peur. Oh ! comme je la haïssais !… Je la hais férocement, parce qu’elle est plus forte et plus vaillante que moi… Je la hais, comme une femme exècre l’homme qui la domine.
  • La Dame à la Louve, Renée Vivien, éd. Alphonse Lemaire, 1904, La Soif ricane, p. 33


Henri Wallon[modifier]

Par exemple, l'amour ne peut pas se développer sans développer simultanément des germes de haine, qui opèrent en sourdine ou se manifestent par épisode et qui peuvent même servir de stimulant à l'amour. Le besoin de faire souffrir, souvent avec raffinement, est un trait inévitable de l'amour, de même que des sentiments intermittents de vive hostilité et d'intolérance. Il n'est pas exceptionnel que le sentiment induit finisse par prendre la place du sentiment initiale; la haine la place de l'amour ou inversement.
  • La vie mentale, Henri Wallon, éd. Éditions sociales, 1982, chap. Les sentiments et leur ambivalence, p. 320


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