Amour

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Le Printemps
Pierre Auguste Cot, 1873

L'amour est un sentiment qui pousse les êtres à s'aimer et qui pousse donc celui qui l'éprouve à adopter, vis-à-vis de l'objet aimé, un comportement spécifique à l'expression de ce sentiment. Par extension, l'amour désigne nombre de choses qui sont liés à ce sentiment, telles que, par exemple, l'être aimé lui-même (mon amour).

Sommaire

[modifier] Histoire

[modifier] Marie-Jo Bonnet, Les Relations amoureuses entre les femmes — XVIè-XXè s, 1981

Pour la lesbienne, l'amour est un risque et une conquête, non une pulsion. C'est un acte gratuit, conscient de ne déboucher sur rien socialement.

  • Les Relations amoureuses entre les femmes (1995), Marie-Jo Bonnet, éd. Odile Jacob, coll. Poches, 1981, Introduction, p. 12


[modifier] Médias

[modifier] Presse

[modifier] Charles-Augustin Sainte-Beuve, Causeries du lundi, 1854

Dans les nouvelles ou romans qui ont des sujets italiens, il a mieux réussi ces amours passionnées qui n'existent plus, selon lui, en 1838 et qu'on trouverait fort ridicules si on les rencontrait ; ces amours qui se nourrissent de grands sacrifices, ne peuvent subsister qu'environnés de mystère et se trouvent toujours voisins de plus affreux malheurs. Beyle cherche ainsi dans le roman une pièce à l'appui de son ancienne et constante théorie qui lui avait fait dire : L'amour est une fleur délicieuse, mais il faut avoir le courage d'aller la cueillir sur les bords d'un précipice affreux. Ce genre brigand et ce genre romain est bien saisi dans L'Abesse de Castro.

  • Le siècle du progrès — Anthologie établie et présentée par Pierre Berès, Charles-Augustin Sainte-Beuve, éd. Hermann (éditeurs des sciences et des arts), coll. Collection savoir : lettres, 1992 (ISBN 2-7056-6179-4), partie Stendhal, 9 janvier 1854. Causeries du lundi, t. IX, p. 153


[modifier] Littérature

[modifier] Biographie

[modifier] André Maurois, Lélia ou la vie de George Sand, 1952

Elle a éprouvé et exprimé un amour sincère du peuple, bien avant que le suffrage universel imposât cette attitude. « Je ne suis pas, disait-elle, de ces âmes patientes qui accueillent l'injustice avec un visage serein. »

  • L'écrivain biographe André Maurois cite ici George Sand


« Je regarde comme un péché mortel non seulement le mensonge des sens dans l'amour, mais encore l'illusion que les sens cherchaient à se faire dans les amours incomplètes. Je dis, je crois qu'il faut aimer avec tout son être, ou vivre dans une complète chasteté. »
La faute, le péché à ses yeux, ce n'est pas de changer d'amant, pour aller à celui qu'on aime ; c'est de se donner à celui que l'on n'aime pas, fût-il votre mari.

  • L'écrivain biographe André Maurois à propos de George Sand
  • Lélia ou la vie de George Sand, André Maurois, éd. Le Livre de Poche, 2004 (ISBN 2-253-10923-1), chap. VI. La révolte des anges, I. Politique personnelle de George Sand, p. 465


[modifier] Critique

[modifier] Charles-Augustin Sainte-Beuve, Mes Poisons, 1926

Au fond, je suis un homme très précis, très positif, et du moment que l'amour n'a plus été là, j'ai vu juste.

  • Mes Poisons, Sainte-Beuve, éd. La Table Ronde, 2006 (ISBN 2-7103-2862-3), chap. II. Sur lui-même, p. 21


Si j'avais un jeune ami à instruire de mon expérience, je lui dirais : — Aimez une coquette, une dévote, une sotte, une grisette, une duchesse. Vous pourrez réussir, et la dompter, la réduire. Mais si vous cherchez quelque bonheur dans l'amour, n'aimez jamais une muse. Là où vous croirez trouver son coeur, vous ne rencontrerez que son talent.
N'aimez pas Corinne — et surtout si Corinne n'est point encore montée au Capitole ; car le Capitole alors est au dedans, et à tout propos, sur tout sujet (et même les plus doux sujets), elle y monte.
Tout amant préfère le sentier, mais Corinne aime la voie romaine.

  • Mes Poisons, Sainte-Beuve, éd. La Table Ronde, 2006 (ISBN 2-7103-2862-3), chap. VIII. Sur l'amour et les femmes, p. 80


[modifier] Écrit intime

[modifier] George Sand/Alfred de Musset, Le Roman de Venise, 1904

Quelle fièvre avez-vous fait passer dans la moelle de mes os, esprits de la vengeance céleste ? quel mal avais-je fait aux anges du ciel pour qu'ils descendissent sur moi et pour qu'ils missent en moi pour châtiment, un amour de lionne ?


[modifier] Claire Julliard, Boris Vian, 2007

Dans la vie, l'essentiel est de porter sur tout des jugements a priori. Il apparaît en effet que les masses ont tort, et les individus toujours raison. Il faut se garder d'en déduire des règles de conduite : elles ne doivent pas avoir besoin d'être formulées pour qu'on les suive. Il y a seulement deux choses : c'est l'amour, de toutes les façons, avec de jolies filles, et la musique de la Nouvelle-Orléans ou de Duke Ellington.

  • Propos de Boris Vian rapportés par la biographe Claire Julliard.
  • Boris Vian (2007), Claire Julliard, éd. Folio, coll. Biographies, 2007 (ISBN 978-2-07-031963-3), L'écume et la Nausée, p. 27


[modifier] Essai

[modifier] Léon Blum, Nouvelles conversations de Goethe avec Eckermann, 1901

— Mon enfant, il faut aimer la vie, et travailler pour qu'elle aime chacun de nous. Et si nous la trouvons mauvaise et dure, il faut l'aimer cependant, et la réaliser meilleure, non par le désespoir et la violence, mais par le travail. C'est ce que les meilleurs d'entre nous comprennent spontanément. Ils aiment naturellement le travail, l'action, la pensée ; ils sont nés les bons ouvriers robustes, prêts à la tâche, qui sauront souffrir et travailler seuls. Mais aux plus faibles pour les gagner au devoir de vivre, à la joie de vivre, il faut le bonheur, l'amour, la paix au cœur, le charme continu des présences douces. Ce que je dis est vrai de toutes les faiblesses, et il n'est pas un de nous qui, à certaines heures, ne soit un faible à son tour. C'est pourquoi l'avenir, à qui incombent tant de grandes tâches, qui doit réaliser la paix du travail, l'équité laborieuse, devra, peut-être avant toute chose, assurer toute sa liberté à l'amour.


[modifier] Boris Vian, Utilité d'une littérature érotique, 1980

[...] puisque l'amour, qui est tout de même, je le répète, le centre d'intérêt de la majorité des gens sains, est barré et entravé par l'Etat, comment s'étonner que la forme actuelle du mouvement révolutionnaire soit la littérature érotique ?

  • Ecrits pornographiques précédés de l'Utilité d'une littérature érotique, Boris Vian, éd. Le Livre de Poche, 1980 (ISBN 978-2-253-14431-1), I. Utilité d'une littérature érotique, p. 35


[modifier] Michel Leiris, Langage tangage ou Ce que les mots me disent, 1985

amour – vous mord, vous moud, vous cloue, mais vous ouvre âme et corps.


[modifier] Charles Dantzig, Dictionnaire égoïste de la littérature, 2005

Et la grande ruse des femmes du Moyen-Age : elles ont poussé les hommes à inventer le style courtois, qui donne un aspect viril à la politesse et la rend applicable par les enfants vieillis qui portent le nom d’hommes.

  • Dictionnaire égoïste de la littérature française, Charles Dantzig, éd. Grasset, 2005, p. 221


[modifier] Nouvelle

[modifier] Renée Vivien, La Dame à la Louve, 1904

La Saurienne

« Le roi et la reine des crocodiles sont mes amis intimes [...]. » « Le roi demeure à Denderah. La reine, qui est aussi puissante et plus cruelle encore que lui, a préféré s’en aller quarante lieues plus haut, afin de régner seule. Elle veut la puissance sans partage. Lui aussi aime l’indépendance ; ce qui fait que, tout en restant très bons amis, ils vivent séparés. Ils ne se rejoignent qu’à de rares intervalles, pour l’acte d’amour. »

  • La Dame à la Louve, Renée Vivien, éd. Alphonse Lemaire, 1904, La Saurienne, p. 123


Brune comme une Noisette

Nous n’avons pas de morale, dans les grands bois. Seulement, elle était réfractaire à l’amour. Il y a beaucoup de femmes qui ont instinctivement horreur du mâle. Ce n’est pas qu’elle eût pour moi une haine profonde. Elle m’avait voué au contraire une affection fraternelle.

  • La Dame à la Louve, Renée Vivien, éd. Alphonse Lemaire, 1904, Brune comme une Noisette, p. 149


Blanche comme l'Ecume

Elle ne craignait point la Mort aux yeux chastes, aux mains graves, elle ne craignait que l’Amour qui ravage l’esprit et la chair. Blanche comme l’écume sur le gris des rochers, elle songeait que les Dieux cléments, en la livrant virginale à la Mort virginale, lui épargnaient les rancœurs et les souillures de l’implacable Érôs.

  • La Dame à la Louve, Renée Vivien, éd. Alphonse Lemaire, 1904, Blanche comme l'Ecume, p. 206


[modifier] Poésie

[modifier] Théophile Gautier, Albertus, 1832

  Par ton doux accent d’Espagnole,
  Par l’aube de tes dix-sept ans,
  Je t’aimerai, ma jeune folle,
  Un peu plus que toujours, — longtemps !

  • « Serment », dans Œuvres de Théophile Gautier - Poésies, Volume 1 (1832), Théophile Gautier, éd. Lemerre, 1890, p. 24


[modifier] Robert Desnos, Rrose Sélavy, 1922

Amoureux voyageur sur la carte du tendre, pourquoi nourrir vos nuits d'une tarte de cendre ?

  • Cette citation provient d'une revue dirigée par André Breton.
  • « Rrose Sélavy », Robert Desnos, Littérature Nouvelle Série, nº 7, Décembre 1922, p. 17


[modifier] Paul Eluard , Capitale de la douleur, 1926

Les Gertrude Hoffmann girls

Vous échangez un regard clair pour un printemps,

Le tour de votre taille pour un tour de fleur,
L'audace et le danger pour votre chair sans ombre,
Vous échangez l'amour pour des frissons d'épées
Et le rire inconscient pour des promesses d'aube.

  • Capitale de la douleur suivi de L'amour la poésie (1926), Paul Eluard, éd. Gallimard, coll. Poésie, 1966 (ISBN 978-2-07-030095-2), partie Nouveaux poèmes, Les Gertrude Hoffmann girls, p. 107


[modifier] Paul Eluard , L'Amour la poésie, 1929

En l'honneur des muets

La brûlure de toutes les métamorphoses
La chaîne entière des aurores dans la tête
Tous les cris qui s'acharnent à briser les mots

Et qui creusent la bouche et qui creusent les yeux
Où les couleurs furieuses défont les brumes de l'attente
Dressent l'amour contre la vie les morts en rêvent.

  • Capitale de la douleur suivi de L'amour la poésie (1929), Paul Eluard, éd. Gallimard, coll. Poésie, 1966 (ISBN 978-2-07-030095-2), partie Seconde nature, V. En l'honneur des muets, p. 181


[modifier] Prose poétique

[modifier] Novalis, Hymne à la nuit, 1800

Je sens en moi une grande fatigue, mon pélerinage jusqu’au saint tombeau a été long et pénible ; mais celui qui a une fois goûté la boisson salutaire que l’homme sensuel ne peut connaître, celui qui s’est assis aux limites du monde, et qui a porté les yeux dans la nouvelle contrée, dans le domaine de la nuit, celui-là ne retournera plus au milieu des passions qui occupent les hommes, dans la terre où la lumière ramène toujours l’inquiétude. Il se bâtit sa demeure à lui, sa demeure où la paix habite, où il garde ses désirs et son amour, et d’où il élève ses regards en haut jusqu’à ce que la dernière heure sonne pour lui.

  • « Hymne à la nuit », Novalis, Nouvelle revue germanique, nº 14, 1833, p. 235


Autrefois, parmi les races diverses qui peuplent au loin le monde, un destin de fer étendait sa souveraine puissance. Des liens étroits et grossiers enchaînaient leur ame, et la terre était la patrie et le séjour de leurs dieux ; sur les montagnes de l’Orient et dans le sein de la mer, habitait le soleil, lumière vivante et répandant partout la chaleur. Un vieux géant portait le monde, et les premiers enfans de la terre reposaient sous les montagnes, avec leur rage impuissante contre les nouveaux dieux et contre les hommes ; les profondeurs de la mer renfermaient une déesse, et dans les grottes de cristal, un peuple joyeux passait une vie de voluptés [...]. Le vin était meilleur, versé par les mains de la jeunesse, un dieu était dans la grappe, une déesse dans les gerbes, et la plus belle habitante de l’Olympe avait dans ses attributions les doux frémissemens de l’amour.

  • « Hymne à la nuit », Novalis, Nouvelle revue germanique, nº 14, 1833, p. 236


[modifier] Robert Desnos, Deuil pour deuil, 1924

Timonières, comètes violette et rouge, timonières du bateau fantôme où guidez-vous votre cargaison de putains et de squelettes dont le superbe accouplement apporte aux régions que vous traversez le réconfort de l'amour éternel ?


Un fossoyeur s'assied sur une tombe [...]. D'une taupinière à ses pieds sort une lumière verdâtre qui ne l'étonne guère, lui, habitué au silence, à l'oubli et au crime et qui ne connaît de la vie que le doux bourdonnement qui accompagne la chute perpendiculaire du soleil au moment où, serrées l'une contre l'autre les aiguilles de la pendule fatiguées d'attendre la nuit appellent inutilement du cri fatidique douze fois répété le violet défilé des spectres et des fantômes retenus loin de là, dans un lit de hasard, entre l'amour et le mystère, au pied de la liberté bras ouverts contre le mur.


[modifier] André Breton, Poisson soluble, 1924

Au sud, dans une anse, l'amour secoue ses cheveux remplis d'ombre et c'est un bateau propice qui circule sur les toits.


J'étais alors terrorisé par la douceur et le contrat de vigilance qu'avaient voulu me faire signer les amours du pied de table.


L'aurore boréale en chambre, voilà un pas de fait ; ce n'est pas tout. L'amour sera. Nous réduirons l'art à sa plus simple expression qui est l'amour ; nous réduirons aussi le travail, à quoi, mon Dieu ? A la musique des corrections lentes qui se payent de mort.


[...] elle mordit avec délices dans les étonnantes stratifications blanches qui restaient à sa disposition, les baguettes de craie, et celles-ci écrivirent le mot amour sur l'ardoise de sa bouche.


Je n'ouvre ma porte qu'à la pluie et pourtant on sonne à chaque instant et je suis sur le point de m'évanouir quand on insiste, mais je compte sur la jalousie de la pluie pour me délivrer enfin et, lorsque je tends mes filets aux oiseaux du sommeil, j'espère avant tout capter les merveilleux paradis de la pluie totale, l'oiseau-pluie comme il y a l'oiseau-lyre. Aussi ne me demandez pas si je vais bientôt pénétrer dans la conscience de l'amour comme certains le donnent à entendre, je vous répète que si vous me voyez me diriger vers un château de verre où s'apprêtent à m'accueillir des mesures de volume nickelées, c'est pour y surprendre la Pluie au bois dormant qui doit devenir mon amante.


Nous fîmes l'amour longtemps, à la façon des craquements qui se produisent dans les meubles. Nous fîmes l'amour comme le soleil bat, comme les cercueils ferment, comme le silence appelle, comme la nuit brille. Et dans nos yeux qui n'étaient jamais ouverts en même temps ne se débattaient rien que nos sorts les plus purs.


Je veille près de la Porte Albinos avec la volonté de ne laisser passer que les cadavres dans les deux sens. Je ne suis pas encore mort et je jouis parfois du spectacle des amours.


Les amours des hommes m'ont suivi partout, quoi que j'en dise, je les sais pleines d'embûches comme les vases que les loups posent sur la neige.


Les amours des hommes sont de grandes glaces paysannes bordées de velours rouge ou, plus rarement, de velours bleu.


Ce qu'il faut que vous sachiez, c'est qu'au-dessous de toutes les fenêtres par lesquelles il peut vous prendre fantaisie de vous jeter, d'aimables lutins tendent aux quatre points cardinaux le triste drap de l'amour.


[modifier] Paul Eluard , Capitale de la douleur, 1926

Dans la brume

Dans la brume où des verres d'eau s'entrechoquent, où les serpents cherchent du lait, un monument de laine et de soie disparaît. C'est là que, la nuit dernière, apportant leur faiblesse, toutes les femmes entrèrent. Le monde n'était pas fait pour leurs promenades incessantes, pour leur démarche languissante, pour leur recherche de l'amour.

  • Capitale de la douleur suivi de L'amour la poésie (1926), Paul Eluard, éd. Gallimard, coll. Poésie, 1966 (ISBN 978-2-07-030095-2), partie Nouveaux poèmes, Dans la brume, p. 125


[modifier] René Crevel, Le Pont de la mort, 1926

Le vaisseau fantôme écrit sa danse en plein ciel. Les murs s'écartent entre lesquels on voulut enchaîner les vents de l'esprit. Derrière les plis d'un velours trop lourdement paisible s'allume un soleil de souffre et d'amour. Les hommes du monde entier se comprennent par le nez.

  • « Le Pont de la mort », René Crevel, La Révolution Surréaliste, nº 7, 15 juin 1926, p. 28


[modifier] Robert Desnos, La Liberté ou l'Amour !, 1927

Il leur fallait des fauves en amour, de taille a résister à leurs crocs et à leurs griffes.


Les gardiens des Tuileries virent ce couple extraordinaire parler avec animation puis s’éloigner par la rue du Mont-Thabor. Une chambre d’hôtel leur donna asile. C’était le lieu poétique où le pot à eau prend l’importance d’un récif au bord d’une côte échevelée, où l’ampoule électrique est plus sinistre que trois sapins au milieu de champs vert émeraude un dimanche après-midi, où la glace mobilise des personnages menaçants et autonomes. Mobiliers des chambres d’hôtel méconnus par les copistes surannés, mobiliers évoquateurs de crime ! Jack l’éventreur avait en présence de celui-ci exécuté l’un de ces magnifiques forfaits grâce auxquels l’amour rappelle de temps à autre aux humains qu’il n’est pas du domaine de la plaisanterie.


La reproduction est le propre de l'espèce, mais l'amour est le propre de l'individu.

  • La Liberté ou l'Amour (1927), Robert Desnos, éd. Gallimard, coll. L'Imaginaire, 1982 (ISBN 2-07-027695-3), chap. III. Tout ce qu'on voit est d'or, p. 27


La rancune montait en leur âme. Ah ! ce n’était pas l’amour, seule raison valable d’un esclavage passager, mais l’aventure avec tous ses obstacles de chair et l’odieuse hostilité de la matière.


Dans le couloir, ce fut le piétinement du garçon d’hôtel relevant pour les cirer, paire par paire, les chaussures à talons Louis XV. Quel Père Noël attendu depuis des siècles déposera l’amour dans ces chaussures, objet d’un rite journalier et nocturne de la part de leur propriétaire, en dépit de la désillusion du réveil ? Quel sinistre démon se borne à les rendre plus brillantes qu’un miroir à dessein de refléter, transformées en négresses, les stationnantes et sensibles femmes à passion.


La nuit de son incarnation approche où, ruisselant de neige et de lumière, il signifiera a ses premiers fidèles que le temps est venu de saluer le tranquille prodige des lavandières qui bleuissent l’eau des rivières et celui d’un dieu visible sous les espèces de la mousse de savon, modelant le corps d’une femme admirable, debout dans sa baignoire, et reine et déesse des glaciers de la passion rayonnant d’un soleil torride, mille fois réfléchi, et propices à la mort par insolation. Ah ! si je meurs, moi, nouveau Baptiste, qu’on me fasse un linceul de mousse savonneuse évocatrice de l’amour et par la consistance et par l’odeur.


Les conditions de la vie furent changées quant aux relations matérielles, mais l’amour fut toujours de même le privilège de peu de gens, disposés à courir toutes les aventures et à risquer le peu de vie consentie aux mortels dans l’espoir de rencontrer enfin l’adversaire avec lequel on marche côte a côte, toujours sur la défensive et pourtant à l’abandon.


Qu’elle vienne celle que j’aimerai, au lieu de vous raconter des histoires merveilleuses (j’allais dire à dormir debout). Ô satisfaction nocturne, angoisse de l’aube, émoi des confidences, tendresse du désir, ivresse de la lutte, merveilleux flottement des matinées d’après l’amour.


Ne me dites pas qu’elle est belle, elle est émouvante. Sa vue imprime à mon cœur un mouvement plus rapide, son absence emplit mon esprit.
Banalité ! Banalité ! Le voilà donc ce style sensuel ! La voici cette prose abondante. Qu’il y a loin de la plume à la bouche. Sois donc absurde, roman où je veux prétentieusement emprisonner mes aspirations robustes à l’amour, sois insuffisant, sois pauvre, sois décevant.


Je crois encore au merveilleux en amour, je crois à la réalité des rêves, je crois aux héroïnes de la nuit, aux belles de nuit pénétrant dans les cœurs et dans les lits.


Je t’aime et tu feins de m’ignorer. Je veux croire que tu feins de m’ignorer ou plutôt non ta mimique est pleine d’allusions. La phrase la plus banale a des sous-entendus émouvants quand c’est toi qui m’adresses la parole.


La voici, tempête conventionnelle sous des nuages immobiles. La voici, femme virile coiffée du bonnet phrygien, aux tribunes de la Convention et à la terrasse des Feuillants. Mais déjà femme est-ce encore elle cette merveilleuse, encore ce mot prédestiné dans l’olympe de mes nuits, femme flexible et séduite et déjà l’amour ? L’amour avec ses seins rudes et sa gorge froide. L’amour avec ses bras emprisonneurs, l’amour avec ses veillées mouvementées, à deux, sur un lit tendu de dentelles.


Paysage de l’émotion, région supérieure de l’amour où nous construisons des tombeaux jamais occupés, lorsque la métamorphose physique finale est évoquée en votre présence l’homme prend quelque noblesse.


Les membres du club aiment la mer. L’odeur phosphorée qui s’en dégage les grise et, parmi les débris des grèves, épaves de navires, arêtes de poissons, reliquats de villes submergées, ils retrouvent l’atmosphère de l’amour et ce halètement qui, à la même heure, témoigne à notre oreille de l’existence réelle d’un imaginaire, pêle-mêle avec le crissement particulier du varech qui se dessèche, les émanations de ce magnifique aphrodisiaque l’ambre marine, et le clapotis des vagues blanches contre le sexe et les cuisses des baigneuses au moment précis où, atteignant enfin leur ceinture, elles plaquent le maillot contre la chair.

  • Il est ici question du Club des Buveurs de Sperme.


Le marchand d’éponges passe dans les rues. Voici qu’il est tard. Le marchand de sable qui l’a précédé a semé des plages stériles, voici le marchand d’éponges qui vous jette l’amour, amants tourmentés (comme s’ils méritaient le nom d’amants ceux qui ne sont pas haletants d’angoisse).


[modifier] Octavio Paz, Liberté sur parole, 1958

Travaux du poète

Je fais mourir de faim l'amour pour qu'il dévore ce qu'il trouve.

  • Liberté sur parole (1958), Octavio Paz (trad. Jean-Clarence Lambert), éd. Gallimard, coll. Poésie, 1966 (ISBN 2-07-031789-7), partie II. AIGLE OU SOLEIL ? (1949-1950), Travaux du poète — VIII, p. 54


Papillon d'obsidienne

Dans le ciel du Sud, j'ai planté des jardins de feu, des jardins de sang. Leurs branches de corail frôlent encore le front des amoureux. Là-bas, l'amour est la rencontre de deux aérolithes au milieu de l'espace et non pas cette obstination de pierres qui se frottent pour s'arracher un baiser crépitant.

  • Liberté sur parole (1958), Octavio Paz (trad. Jean-Clarence Lambert), éd. Gallimard, coll. Poésie, 1966 (ISBN 2-07-031789-7), partie II. AIGLE OU SOLEIL ? (1949-1950), Aigle ou Soleil ? — Papillon d'obsidienne, p. 92


Château en l'air

Château d'une seule masse, irréfutable proposition de lave ! A l'intérieur, est-ce amour, carnage ou chant ?

  • Liberté sur parole (1958), Octavio Paz (trad. Jean-Clarence Lambert), éd. Gallimard, coll. Poésie, 1966 (ISBN 2-07-031789-7), partie II. AIGLE OU SOLEIL ? (1949-1950), Aigle ou Soleil ? — Château en l'air, p. 98


Être naturel

A cette heure guerrière, à cette heure de sauve-qui-peut, les amants se penchent au balcon du vertige. Ils s'élèvent doucement, épi de bonheur qui se balance sur un champ calciné. Leur amour est un aimant auquel est suspendu le monde. Il règle les marées, il ouvre les écluses de la musique. Au pied de leur chaleur, la réalité brise sa coquille.

  • Liberté sur parole (1958), Octavio Paz (trad. Jean-Clarence Lambert), éd. Gallimard, coll. Poésie, 1966 (ISBN 2-07-031789-7), partie II. AIGLE OU SOLEIL ? (1949-1950), Aigle ou Soleil ? — Être naturel — II, p. 105


[modifier] Roman

[modifier] Jean-Jacques Rousseau, Julie ou La nouvelle Héloïse, 1761

Quels moments ! ah ! pardonne ! j'ose te voir même t'occuper de moi : je vois tes yeux attendris parcourir une de mes lettres ; je lis dans leur douce langueur que c'est à ton amant fortuné que s'adressent les lignes que tu traces ; je vois que c'est de lui que tu parles à ta cousine avec une si tendre émotion. Ô Julie ! ô Julie ! et nous ne serions pas unis ? et nos jours ne couleraient pas ensemble ? Non, que jamais cette affreuse idée ne se présente à mon esprit ! En un instant elle change tout mon attendrissement en fureur, la rage me fait courir de caverne en caverne ; des gémissements et des cris m'échappent malgré moi ; je rugis comme une lionne irritée ; je suis capable de tout, hors de renoncer à toi ; et il n'y a rien, non, rien que je ne fasse pour te posséder ou mourir.

  • A propos de l'état amoureux et des doutes qui le caractérise.


Sondez bien votre coeur, ô Julie ! et voyez s'il vous est possible d'éteindre le feu dont il est dévoré. Il fut un temps peut-être où vous pouviez en arrêter le progrès ; mais si Julie, pure et chaste, a pourtant succombé, comment se relèvera-t-elle après sa chute ? Comment résistera-t-elle à l'amour vainqueur, et armé de la dangereuse image de tous les plaisirs passés ? Jeune amante, ne vous en imposez plus, et renoncez à la confiance qui vous a séduite : vous êtes perdue, s'il faut combattre encore : vous serez avilie et vaincue, et le sentiment de votre bonté étouffera par degrés toutes vos vertus. L'amour s'est insinué trop avant dans la substance de votre âme pour que vous puissiez jamais l'en chasser ; il en renforce et pénètre tous les traits comme une eau forte et corrosive, vous n'en effacerez jamais la profonde impression sans effacer à la fois tous les sentiments exquis que vous reçûtes de la nature ; et, quand il ne vous restera plus d'amour, il ne vous restera plus rien d'estimable.

  • Julie ou La nouvelle Héloïse (1761), Jean-Jacques Rousseau, éd. Garnier-Flammarion, coll. GF Flammarion, 1967 (ISBN 2-08-070148-7), partie II, Lettre III de Milord Edouard à Julie, p. 138


[modifier] Victor Hugo, Les Misérables, 1862

L’amour, c’est la salutation des anges aux astres.


[modifier] Gaston Salandri, Pensées moroses, janvier 1892

L'amour est une course d'obstacles ; au dernier, il tombe de lui-même.

  • La Revue blanche, Gaston Salandri, éd. Gallica, 1892, p. 42


[modifier] James Joyce, Ulysse, 1922

Un flot de chaud lolo lichelape-le secret s'épanchait pour s'épandre en musique, en désir, sombre à déguster, insinuant. La tâter, la tapoter, la tripoter, la tenir sous. Tiens ! Pores dilatateurs qui se dilatent. Tiens ! Le jouir, le sentir, la tiédeur, le. Tiens ! Faire par-dessus les écluses gicler les jets Flot, jet, flux, jet de joie, coup de bélier. Ca y est ! Langue de l'amour.


[modifier] André Malraux, La Condition humaine, 1933

Gisors : La connaissance d'un être est un sentiment négatif : le sentiment positif, la réalité, c'est l'angoisse d'être toujours étranger à ce qu'on aime.


[modifier] Jean Barbe, Le travail de l’huître, 2008

C’était cela l’amour, pensait-il : s’évanouir comme un souffle dans la chaleur d’une peau plus douce que la sienne, s’oublier et renaître.

  • Le travail de l’huître, Jean Barbe, éd. Leméac, 2008, p. 31


[modifier] Didier van Cauwelaert, La Maison des lumières, 2009

Je tourne en rond, je revis nos souvenirs en boucle, dans l'illusion que le bonheur passé finira par déteindre sur le présent pour nous redonner un avenir.

  • La Maison des lumières, Didier van Cauwelaert, éd. Le Livre de Poche, 2009, p. 12


J'attends qu'elle revienne tandis qu'elle voudrait que je l'oublie. J'attends qu'elle change, alors qu'elle est enfin bien dans sa peau, dit-elle, et elle m'en remercie, mais je ne suis plus compatible avec ce que je l'ai aidée à devenir.

  • La Maison des lumières, Didier van Cauwelaert, éd. Le Livre de Poche, 2009, p. 13


Je n'y peux rien : plus elle me repousse et plus je l'adore. Le feu d'artifice qui embrasait nos corps est devenu un cancer qui me ronge, mais je l'assume. Je refuse la chimio de l'oubli. Mieux vaut mourir de ce qu'on aime, en connaissance de cause, que de survivre pour rien.

  • La Maison des lumières, Didier van Cauwelaert, éd. Le Livre de Poche, 2009, p. 26


[modifier] Théâtre

[modifier] Alfred de Musset, On ne badine pas avec l'amour, 1834

Perdican : […] On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de la tombe, on se retourne pour regarder en arrière et on se dit : « J’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j’ai aimé. C’est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui ». (Il sort.)

  • Cet extrait de la tirade de Perdican semble être tirée de la correspondance entre Musset et George Sand, d'après Paul de Musset, son frère.


[modifier] Marcel Achard, Jean de la Lune, 1929

L’amour, c’est être toujours inquiet de l’autre.

  • Jean de la Lune, III, Marceline, Marcel Achard, éd. Librairie Larousse (Dictionnaire des citations françaises et étrangères), 1980, p. 2


[modifier] Jean-Paul Sartre, Le Diable et le bon Dieu, 1951

Gœtz : Qui es-tu ?
Karl : Prophète comme toi.
Gœtz : Prophète de haine !
Karl : C'est le seul chemin qui mène à l'amour.

  • Dialogue entre Karl et Gœtz, le premier voulant que l'armée des pauvres massacre les riches et le second qu'elle se disperse pour vivre dans le Christ, en refusant tout combat.


Hilda : Nous n'irons pas au ciel, Gœtz, et même si nous y entrions tous les deux, nous n'aurions pas d'yeux pour nous voir, pas de mains pour nous toucher. Là-haut, on ne s'occupe que de Dieu. (Elle vient le toucher.) Tu es là : un peu de chair usée, rugueuse, misérable, une vie — une pauvre vie. C'est cette chair et cette vie que j'aime. On ne peut aimer que sur cette terre et contre Dieu.

  • Hilda s'adressant à Gœtz, qui lui demande pourquoi elle a voulu survivre étant assuré qu'elle le reverrait au Ciel.


[modifier] Philosophie

[modifier] Alain (Émile Chartier, dit), Cent un propos, 1928

Aimer, c’est trouver sa richesse hors de soi.

  • Éléments de philosophie (Gallimard), Alain, éd. Librairie Larousse (Dictionnaire des citations françaises et étrangères), 1980, p. 3


[modifier] Gaston Bachelard, La Psychanalyse du feu, 1938

L'amour n'est qu'un feu à transmettre. Le feu n'est qu'un amour à surprendre.

  • La Psychanalyse du feu, Gaston Bachelard, éd. Gallimard, coll. NRF idées, 1949, chap. 3 (« Psychanalyse et préhistoire »), p. 48


[modifier] René Girard, Achever Clausewitz, 2007

Nous devons nous détruire ou nous aimer, et les hommes – nous le craignons – préfèreront se détruire.


[modifier] Psychologie

[modifier] Mary Esther Harding, Les Mystères de la femme, 1953

En des jours extrêmement anciens, avant que la civilisation eût beaucoup évolué, on considérait l'instinct féminin comme purement animal. Le soin farouche avec lequel la mère veillait sur ses petits et la violence de son désir du mâle pendant la saison des accouplements étaient alors les caractéristiques les plus marquées de la femme comme de la bête. Au fur et à mesure que la civilisation progressa, les femmes commencèrent à ressentir un sentiment qui ressemblait à ce que nous appelons amour et la déesse des femmes se dégagea peu à peu de sa nature animale. On la représenta sous les traits d'une femme, mais la sauvagerie de son instinct féminin n'était pas loin.

  • Les Mystères de la femme (1953), Mary Esther Harding (trad. Eveline Mahyère), éd. Payot & Rivages, coll. Petite Bibliothèque Payot, 2001 (ISBN 2-228-89431-1), chap. III. Premières représentations de la déesse lune, p. 80


Dans le monde antique seul un petit nombre de femmes passaient leur existence dans le temple de la déesse Lune, alors que la femme ordinaire ne jouait ce rôle qu'une fois dans sa vie. Cet acte supposait qu'elle acceptait la responsabilité de sa propre vie instinctuelle. Elle l'accomplissait parce qu'elle en avait besoin. Il influait sur ses rapports avec la déesse de l'amour et non sur ceux qu'elle pouvait avoir avec un mari présent ou à venir. Il n'avait rien à voir avec sa sécurité économique, comme c'est le cas dans le mariage ; il concernait uniquement ses rapports à l'égard de son propre instinct.

  • Les Mystères de la femme (1953), Mary Esther Harding (trad. Eveline Mahyère), éd. Payot & Rivages, coll. Petite Bibliothèque Payot, 2001 (ISBN 2-228-89431-1), chap. X. Le mariage sacré, p. 231


[modifier] Sciences exactes

[modifier] Einstein, The Human Side: New Glimpses From His Archives, 1979

Tomber amoureux n'est pas du tout la chose la plus stupide que font les gens - mais la gravitation ne peut en être tenue pour responsable.

  • (en) Falling in love is not at all the most stupid thing that people do — but gravitation cannot be held responsible for it.
  • Albert Einstein, The Human Side: New Glimpses From His Archives, Albert Einstein, Helen Dukas (dir.), Banesh Hoffmann (dir.), éd. Princeton University Press, 1981 (ISBN 0691023689), p. 56


[modifier] Musique

[modifier] Joe Dassin, Comment te dire, 1968

L’amour sans amour n’est plus rien.

  • Comment te dire, Joe Dassin, Joe Dassin, album aucun (1968 chez CBS Records).


[modifier] Inclassées

Un des symboles de l'amour

L'amour est clair comme le jour, l'amour est simple comme bonjour, l'amour est un comme la main, c'est ton amour et le mien...

  • « Saint-Valentin - Amour, toujours - Citations », Jacques Prévert, Direct Soir, nº 700, Vendredi 12 février 2010, p. 9


Amour, amour quand tu nous tiens, on peut bien dire : Adieu prudence.

  • « Saint-Valentin - Amour, toujours - Citations », Jean de La Fontaine, Direct Soir, nº 700, Vendredi 12 février 2010, p. 9


Mais qui sans amour existe ?

  • « Saint-Valentin - Amour, toujours - Citations », Serge Gainsbourg, Direct Soir, nº 700, Vendredi 12 février 2010, p. 9


Le monde est né de l'amour, il est soutenu par l'amour, il va vers l'amour et il entre dans l'amour.

  • « Saint-Valentin - Amour, toujours - Citations », Saint François de Sales, Direct Soir, nº 700, Vendredi 12 février 2010, p. 9


L'homme veut être le premier amour de la femme, alors que la femme veut être le dernier amour de l'homme.

  • « Saint-Valentin - Amour, toujours - Citations », Oscar Wilde, Direct Soir, nº 700, Vendredi 12 février 2010, p. 9


Il n'y a rien de pire que l'amour sauf de ne pas aimer.

  • « Saint-Valentin - Amour, toujours - Citations », Jean-Jacques Goldman, Direct Soir, nº 700, Vendredi 12 février 2010, p. 9


L'âge ne vous protège pas des dangers de l'amour. Mais l'amour, dans une certaine mesure, vous protège des dangers de l'âge.

  • « Saint-Valentin - Amour, toujours - Citations », Jeanne Moreau, Direct Soir, nº 700, Vendredi 12 février 2010, p. 9


Amour ! Amour ! Amour ! Voilà l'âme du génie.

  • « Saint-Valentin - Amour, toujours - Citations », Wolfgang Amadeus Mozart, Direct Soir, nº 700, Vendredi 12 février 2010, p. 9


Aimer, c'est vouloir du bien à quelqu'un.

  • « Saint-Valentin - Amour, toujours - Citations », Aristote, Direct Soir, nº 700, Vendredi 12 février 2010, p. 9


S'aimer, c'est avoir faim ensemble, et non pas se dévorer l'un l'autre.

  • « Saint de demain - Pour dimanche », Gustave Thibon, Direct Soir, nº 700, Vendredi 12 février 2010, p. 24


J’ai appris que l’amour est comme une brique, vous pouvez construire une maison ou faire couler un cadavre.

  • (en) I’ve learned love is like a brick, you can build a house or sink a dead body.
  • Judas, Lady Gaga, Lady Gaga, album Born This Way (15 avril 2011 chez Streamline, Kon Live, Interscope Records).


[modifier] Voir aussi

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