Amour
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L'amour est un sentiment qui pousse les êtres à s'aimer et qui pousse donc celui qui l'éprouve à adopter, vis-à-vis de l'objet aimé, un comportement spécifique à l'expression de ce sentiment. Par extension, l'amour désigne nombre de choses qui sont liés à ce sentiment, telles que, par exemple, l'être aimé lui-même (mon amour).
[modifier] Léon Blum, Nouvelles conversations de Goethe avec Eckermann (1901)
— Mon enfant, il faut aimer la vie, et travailler pour qu'elle aime chacun de nous. Et si nous la trouvons mauvaise et dure, il faut l'aimer cependant, et la réaliser meilleure, non par le désespoir et la violence, mais par le travail. C'est ce que les meilleurs d'entre nous comprennent spontanément. Ils aiment naturellement le travail, l'action, la pensée ; ils sont nés les bons ouvriers robustes, prêts à la tâche, qui sauront souffrir et travailler seuls. Mais aux plus faibles pour les gagner au devoir de vivre, à la joie de vivre, il faut le bonheur, l'amour, la paix au cœur, le charme continu des présences douces. Ce que je dis est vrai de toutes les faiblesses, et il n'est pas un de nous qui, à certaines heures, ne soit un faible à son tour. C'est pourquoi l'avenir, à qui incombent tant de grandes tâches, qui doit réaliser la paix du travail, l'équité laborieuse, devra, peut-être avant toute chose, assurer toute sa liberté à l'amour.
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Nouvelles conversations de Goethe avec Eckermann, Léon Blum, éd. Gallimard, 1937, 9 avril 1898, p. 74 (voir la fiche de référence de l'œuvre)
[modifier] Robert Desnos, La Liberté ou l'Amour (1927)
La reproduction est le propre de l'espèce, mais l'amour est le propre de l'individu.
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La Liberté ou l'Amour (1927), Robert Desnos, éd. Gallimard, coll. L'Imaginaire, 1982 (ISBN 2-07-027695-3), chap. III. Tout ce qu'on voit est d'or, p. 27
[modifier] Albert Einstein, The Human Side: New Glimpses From His Archives
Tomber amoureux n'est pas du tout la chose la plus stupide que font les gens - mais la gravité ne peut en être tenue pour responsable.
- (en) Falling in love is not at all the most stupid thing that people do — but gravitation cannot be held responsible for it.
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Albert Einstein, The Human Side: New Glimpses From His Archives, Albert Einstein, Helen Dukas (dir.), Banesh Hoffmann (dir.), éd. Princeton University Press, 1981 (ISBN 0691023689), p. 56
[modifier] Victor Hugo, Les Misérables
L’amour, c’est la salutation des anges aux astres.
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Les Misérables, Victor Hugo, éd. J. Hetzel et A. Quantin, 1882, partie IV, chap. 4, p. 193 (texte intégral sur Wikisource)
[modifier] Michel Leiris, Langage tangage ou Ce que les mots me disent (1985)
amour – vous mord, vous moud, vous cloue, mais vous ouvre âme et corps.
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Langage tangage ou Ce que les mots me disent, éd. Gallimard (ISBN 2-07-074211-3), p. 10 (voir la fiche de référence de l'œuvre)
[modifier] André Malraux, La Condition humaine
Gisors : La connaissance d'un être est un sentiment négatif : le sentiment positif, la réalité, c'est l'angoisse d'être toujours étranger à ce qu'on aime.
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La Condition humaine (1933), Malraux, éd. Galimard, coll. Folio, 1997 (ISBN 2-07-036001-6), p. 226
[modifier] Alfred de Musset, On ne badine pas avec l'amour
Perdican : […] On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de la tombe, on se retourne pour regarder en arrière et on se dit : « J’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j’ai aimé. C’est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui ». (Il sort.)
- Cet extrait de la tirade de Perdican semble être tirée de la correspondance entre Musset et George Sand, d'après Paul de Musset, son frère.
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On ne badine pas avec l'amour, Alfred de Musset, éd. Bordas, 1995 (ISBN 2-04-028166-5), acte II, scène 5, p. 67 (texte intégral sur Wikisource)
[modifier] Jean-Paul Sartre, Le Diable et le bon Dieu
Gœtz : Qui es-tu ?
Karl : Prophète comme toi.
Gœtz : Prophète de haine !
Karl : C'est le seul chemin qui mène à l'amour.
- Dialogue entre Karl et Gœtz, le premier voulant que l'armée des pauvres massacres les riches et le second qu'elle se disperse pour vivre dans le Christ, en refusant tout combat.
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Le Diable et le Bon Dieu, Jean-Paul Sartre, éd. Gallimard, 1971 (ISBN ISBN 2-07-036869-6), acte III, scène I, p. 203 (voir la fiche de référence de l'œuvre)
Hilda : Nous n'irons pas au ciel, Gœtz, et même si nous y entrions tous les deux, nous n'aurions pas d'yeux pour nous voir, pas de mains pour nous toucher. Là-haut, on ne s'occupe que de Dieu. (Elle vient le toucher.) Tu es là : un peu de chair usée, rugueuse, misérable, une vie — une pauvre vie. C'est cette chair et cette vie que j'aime. On ne peut aimer que sur cette terre et contre Dieu.
- Hilda s'adressant à Gœtz, qui lui demande pourquoi elle a voulu survivre étant assuré qu'elle le reverrait au Ciel.
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Le Diable et le Bon Dieu, Jean-Paul Sartre, éd. Gallimard, 1971 (ISBN ISBN 2-07-036869-6), acte III, scène III, p. 212 (voir la fiche de référence de l'œuvre)
[modifier] Gaston Bachelard, La Psychanalyse du feu
L'amour n'est qu'un feu à transmettre. Le feu n'est qu'un amour à surprendre.
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La Psychanalyse du feu, Gaston Bachelard, éd. Gallimard, coll. NRF idées, 1949, chap. 3 (« Psychanalyse et préhistoire »), p. 48
[modifier] René Girard, Achever Clausewitz, 2007
Nous devons nous détruire ou nous aimer, et les hommes – nous le craignons – préfèreront se détruire.
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Achever Clausewitz, René Girard, éd. Carnets Nord, 2007 (ISBN 978-235536-002-2), p. 102
[modifier] Gaston Salandri, Pensées moroses, janvier 1892
L'amour est une course d'obstacles ; au dernier, il tombe de lui-même.
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La Revue blanche, Gaston Salandri, éd. Gallica, 1892, p. 42

