René Girard

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René Girard est un anthropologue français né en 1923. Il est membre de l'académie française depuis 2005.

Mensonge romantique et vérité romanesque, 1961[modifier]

Chacun se croit seul en enfer et c'est cela l'enfer.

  • Mensonge romantique et vérité romanesque (1961), René Girard, éd. Hachette, coll. Pluriel, 2003 (ISBN 2-01-279133-6), p. 74

Seul le désir de l’Autre peut engendrer le désir.

  • Mensonge romantique et vérité romanesque (1961), René Girard, éd. Hachette, coll. Pluriel, 2003 (ISBN 2-01-279133-6), p. 252


Les parents s'étonnent d'avoir produit des monstres ; ils voient dans leurs enfants l'antithèse de ce qu'ils sont eux-mêmes. Ils ne perçoivent pas le lien entre l'arbre et le fruit.

  • Mensonge romantique et vérité romanesque (1961), René Girard, éd. Hachette, coll. Pluriel, 2003 (ISBN 2-01-279133-6), p. 285


Nous sommes hypnotisés par des dieux dérisoires et notre souffrance redouble de les savoir dérisoires.

  • Mensonge romantique et vérité romanesque (1961), René Girard, éd. Hachette, coll. Pluriel, 2003 (ISBN 2-01-279133-6), p. 298


Ce regard si redouté, ce regard qui est la mort de l'orgueil est un regard sauveur.

  • Mensonge romantique et vérité romanesque (1961), René Girard, éd. Hachette, coll. Pluriel, 2003 (ISBN 2-01-279133-6), p. 330


Une victoire sur l'amour-propre nous permet de descendre profondément dans le Moi et nous livre, d'un même mouvement, la connaissance de l’Autre. À une certaine profondeur le secret de l’Autre ne diffère pas de notre propre secret.

  • Mensonge romantique et vérité romanesque (1961), René Girard, éd. Hachette, coll. Pluriel, 2003 (ISBN 2-01-279133-6), p. 334


Des choses cachées depuis la fondation du monde, 1978[modifier]

L'amour, comme la violence, abolit les différences.

  • Des choses cachées depuis la fondation du monde, René Girard, éd. Grasset, 1978, p. 363


Le Bouc émissaire, 1982[modifier]

Il n'est pas de culture à l'intérieur de laquelle chacun ne se sente "différent" des autres et ne pense les "différences" comme légitimes et nécessaires.


La Route antique des hommes pervers, 1985[modifier]

Pour qu'un groupe humain perçoive sa propre violence collective comme sacrée, il faut qu'il l'exerce unanimement contre une victime dont l'innocence n'apparaît plus, du fait même de cette unanimité.

  • La Route antique des hommes pervers, René Girard, éd. Grasset, 1985 (ISBN 2-246-35111-1), p. 46


La Violence et le Sacré, 1972[modifier]

La tendance mimétique fait du désir la copie d'un autre désir et débouche nécessairement sur la rivalité.

  • La Violence et le Sacré (1990), René Girard, éd. Hachette, coll. Pluriel, 2004 (ISBN 2-01-278897-1), p. 249


La tendance à effacer le sacré, à l'éliminer entièrement, prépare le retour subreptice du sacré, sous une forme non pas transcendante mais immanente, sous la forme de la violence et du savoir de la violence.

  • La Violence et le Sacré (1990), René Girard, éd. Hachette, coll. Pluriel, 2004 (ISBN 2-01-278897-1), p. 480


Shakespeare. Les feux de l’envie, 1990[modifier]

L’imitation ne se contente pas de rapprocher les gens ; elle les sépare, et le paradoxe est qu’elle peut faire ceci et cela simultanément.

  • Shakespeare. Les feux de l’envie, René Girard, éd. Grasset, 1990 (ISBN 2-246-24991-0), p. 9

…l’envie est de tous les péchés le plus difficile à avouer, et le plus répandu.

  • Shakespeare. Les feux de l’envie, René Girard, éd. Grasset, 1990 (ISBN 2-246-24991-0), p. 10


Il est inévitable qu’à un moment donné, même les meilleurs amis du monde croisent sur leur chemin un objet qu’ils ne peuvent ni ne souhaitent partager.

  • Shakespeare. Les feux de l’envie, René Girard, éd. Grasset, 1990 (ISBN 2-246-24991-0), p. 19


L’amitié est cette coïncidence parfaite de deux désirs. Mais l’envie et la jalousie ne sont pas autre chose. La mimesis du désir est à la fois le ressort de ce que l’amitié offre de meilleur et de ce que la haine a de pire.

  • Shakespeare. Les feux de l’envie, René Girard, éd. Grasset, 1990 (ISBN 2-246-24991-0), p. 19


Nos désirs ne deviennent vraiment convaincants que lorsqu’ils sont reflétés par ceux des autres.

  • Shakespeare. Les feux de l’envie, René Girard, éd. Grasset, 1990 (ISBN 2-246-24991-0), p. 24

Si l’on est trop assuré de leur possession, même les biens les plus importants et les plus rares perdent l’attrait qui était le leur.

  • Shakespeare. Les feux de l’envie, René Girard, éd. Grasset, 1990 (ISBN 2-246-24991-0), p. 35

Il faut voir dans les mythes le récit nécessairement déformé d’une violence collective spontanée qui rassemble à nouveau une communauté que la rivalité mimétique a fait voler en éclats.

  • Shakespeare. Les feux de l’envie, René Girard, éd. Grasset, 1990 (ISBN 2-246-24991-0), p. 39


Tous les abandons ont leur source dans le désenchantement qui naît d’une possession sans histoire.

  • Shakespeare. Les feux de l’envie, René Girard, éd. Grasset, 1990 (ISBN 2-246-24991-0), p. 49


Dès lors qu’un rôle nous appartient en propre, dès lors qu’on est officiellement et culturellement habilité à le jouer, il perd de son prestige. Le rôle des autres est toujours plus fascinant que le sien.

  • Shakespeare. Les feux de l’envie, René Girard, éd. Grasset, 1990 (ISBN 2-246-24991-0), p. 80


Dans les mythes et les légendes d’où sont tirées la plupart des tragédies, la fraternité est presque toujours associée à la réciprocité de la vengeance. Un examen attentif révèle que le héros tragique par excellence n’est pas l’individu solitaire, l’Œdipe de Freud et de la Poétique d’Aristote, mais le couple des frères ennemis, Étéocle et Polynice, Hamlet et Claudius.

  • Shakespeare. Les feux de l’envie, René Girard, éd. Grasset, 1990 (ISBN 2-246-24991-0), p. 334


Celui par qui le scandale arrive, 2001[modifier]

De toutes les menaces qui pèsent sur nous, la plus redoutable, nous le savons, la seule réelle, c'est nous-mêmes.

  • Celui par qui le scandale arrive (2001), René Girard, éd. Hachette, coll. Pluriel, 2006, p. 15

Achever Clausewitz, 2007[modifier]

Voir le recueil de citations : Achever Clausewitz

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