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Guerre d'Algérie

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La guerre d'Algérie est un conflit qui s'est déroulé de 1954 à 1962 principalement sur le territoire des départements français d'Algérie mais avait également des répercussions en métropole française. Il a opposé les autorités et l'armée françaises à des indépendantistes algériens, principalement réunis sous la bannière du Front de libération nationale.

Une extraordinaire tentative de falsification de l'histoire s'est développée à propos de l'Algérie qui doit être dénoncée.
  • L'Algérie d'Evian (1962), Maurice Allais, éd. Jeune Pied-Noir, 1999, Introduction de Maurice Allais dans sa 2e édition de 1999, p. 14


Les religions, les cultures juive et chrétienne se trouvaient en Afrique du Nord bien avant les arabo-musulmans, eux aussi colonisateurs, aujourd’hui hégémonistes. Avec les Pieds-Noirs et le dynamisme - je dis bien les Pieds-Noirs et non les Français - l’Algérie serait aujourd’hui une grande puissance africaine, méditerranéenne. Hélas ! Je reconnais que nous avons commis des erreurs politiques, stratégiques. Il y a eu envers les Pieds-Noirs des fautes inadmissibles, des crimes de guerre envers des civils innocents et dont l’Algérie devra répondre au même titre que la Turquie envers les Arméniens.
  • Propos de Hocine Aït Ahmed, ancien chef historique du FLN, en juin 2005, Revue Ensemble, n°248
  • L'Europe face à son passé colonial, Daniel Lefeuvre, éd. Riveneuve, 2008, p. 31


La connaissance de l'histoire, de toute l'histoire de la guerre d'Algérie, en France comme en Algérie, est une condition indispensable à un apaisement des passions. Il n'y a pas de devoir de mémoire sans devoir de vérité.


La guerre d'Algérie fut absolument différente des deux autres [Vietnam, Afghanistan] : les Français étaient en Algérie depuis cent trente ans; la guerre d'Algérie fut une guerre de sécession, le Sud se séparant du Nord; ce fut surtout, aspect méconnu, une guerre civile. Elle n'opposa pas seulement l'armée à l'insurrection FLN, ni les Européens aux Musulmans. Elle divisa les partis et les familles. On trouvait des "pieds-noirs" libéraux, et beaucoup d'indigènes profrançais. Après plus d'un siècle de présence, les liens étaient inégaux mais nombreux : travailleurs immigrés en France, fonctionnaires métropolitains en Algérie, Algériens francisés. Car de nombreux Algériens musulmans furent d'actifs partisans de l'Algérie française. On cite les "harkis", mais ceux-ci n'étaient que des miliciens supplétifs ruraux, issus de régions archaïques (d'ou les difficultés qu'ils rencontrèrent en métropole). Il y avait bien d'avantage de fonctionnaires, instituteurs, militaires et officiers indigènes "Algérie française". Cet aspect "guerre civile" explique, sans les excuser, les excès commis des deux côtés. [...] La France était vraiment "chez elle" en Algérie (contrairement à l'Amérique au Vietnam, à la Russie en Afghanistan), mais le FLN aussi. La lutte ne pouvait être que sauvage !


Peter Batty

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[Au debut de la guerre] les généraux devaient se contenter des troupes déjà sur place car Paris leur refusait tout renfort à l'exception de 20 000 hommes et de 20 compagnies de CRS. Les pied-noirs ne marquaient aucun enthousiasme pour s'enroler; tous les prétextes leur étaient bon pour échapper à la conscription. Aussi incroyable que cela paraisse, ce fut la majorité musulmane qui dut défendre la minorité européenne et le moindre paradoxe de cette guerre est qu'elle se déroula entre musulmans. La plupart du temps l'armée française en compta plus que le FLN et ces unité musulmanes furent parmi les meilleures. Etant du pays, elles le connaissaient et surtout connaissaient les méthodes de leurs adversaires ce que les officiers français mirent du temps à faire.
  • Peter Batty, La guerre d'Algérie (2002), écrit par Peter Batty (trad. Jacques Cogniaux)


La guerre d'Algérie, c'est d'abord un soulèvement contre les égorgeurs et les pillards et une fraternisation totale des Musulmans et des Français contre ce déchainement de haine.
  • Mon pays la France (1963), Saïd Boualam, éd. Pocket, 1973, p. 21


Si la rebellion avait été ce mouvement de tout un peuple avide d'indépendance et fanatisé par la Guerre Sainte, c'est une masse de millions de musulmans qui en aurait terminé en quelques heures avec la présence française. Or, aux pires moments de la révolte, le FLN n'a jamais pu aligner plus de 40 000 combattants.
  • Les Harkis au service de la France (1963), Saïd Boualam, éd. France-Empire, 1963, p. 138


On peut tourner la page d'une histoire qui a duré cent trente ans, mais on ne peut pas effacer l'Histoire. On ne peut pas effacer ce que la France a apporté à l'Algérie, cette présence qui est dans le cœur de ses pires ennemis, dans les pierres des villes et des villages, dans les champs, dans les vignes et jusque dans ce paysage qui a été modelé par la France.
  • Les Harkis au service de la France (1963), Saïd Boualam, éd. France-Empire, 1963, p. 264


Sur les drapeaux des régiments de tirailleurs algériens et sur les étendards des spahis est gravée une devise. Ce n'est même pas « Honneur et Fidélité » mais « Honneur et Patrie », notre Patrie, c'est la France, et nous n'admettons pas qu'on l'arrache de nos cœurs. Nous n'admettons pas, après le 13 mai [1958], après le référendum du 28 septembre [1958], qu'on revienne sur notre volonté de vivre et de mourrir français. Nous n'admettons pas non plus que la Métrople soit consultée pour savoir si l'on nous autorise à être français. C'est une injure qui nous est faite, à nous Musulmans, qui avons défendu sur tous les champs de bataille un patrimoine commun, un honneur commun, une patrie unique et qui sommes d'ailleurs un mélange de races, de confessions et de peuples ni plus ni moins divers que le peuple français lui-même.
  • Déclaration du Bachaga Boualam, vice-président de l'Assemblée nationale, le 28 janvier 1960
  • De Psichari à de Gaulle, Marcel Gallienne, éd. La pensée universelle, 1978, p. 187


La guerre d’Algérie n’a jamais été une guerre entre européens et musulmans. C’est avant tout une guerre arabo-arabe, entre musulmans qui ont choisi l’évolution vers la culture et la société occidentales, et les autres, partisans d’une société arabo-musulmane dont les principes politiques et économiques se rattachent à la tradition musulmane et aux utopies socialistes. Aussi, pour les arabes et berbères partisans de l’Algérie Française, leur engagement dans l'OAS est la suite logique de leur engagement pour la France puissance européenne.
  • Propos de Bernard Coll, secrétaire général de l'Association Jeune Pied-Noir, dans son ouvrage consacré aux harkis
  • Les oubliés de la guerre d'Algérie, Raphaël Delpard, éd. M. Lafon, 2003, p. 217


Les données chiffrées montrent ainsi qu'il y avait trois à quatre fois plus de musulmans en armes du côté français que du côté de l'armée de libération. Face aux 200.000 combattants loyalistes, l'ALN n'a jamais dépassé 50.000 hommes armés, dont 32.000 en Tunisie et au Maroc; à l'intérieur, il reste en janvier 1962 3.400 réguliers et 12.000 auxiliaires, disposant de 6.000 armes de guerre et de 5.000 fusils de chasse [...] Selon le ministère algérien des Anciens combattants, 132.290 Algériens ont servi dans l'ALN, dont 71.392 ont été tués.
  • Les combattants musulmans de la Guerre d'Algérie, Maurice Faivre, éd. L'Harmattan, 1995, p. 125


Cette histoire de 130 années, ou combattants français et musulmans ont combattu côte à côte pour la défense des valeurs de liberté et de démocratie, s'est achevée dans la guerre civile et le sang, contrairement à ce qui s'est passé en Tunisie et au Maroc. Les accords d'Evian, qui devaient consacrer la coopération de nos deux peuples, n'ont été qu'une paix ratée. En livrant l'Algérie à la domination d'un parti totalitaire, dont les responsables se battaient "au couteau" pour accaparer richesses et pouvoir, la France a condamné les adeptes des valeurs républicaines au massacre et à l'exil, et conduit le peuple algérien, non à la liberté, mais à l'oppression et à la misère, suivies de la révolte, de l'intolérance et du retour à l'obscurantisme. Notre responsabilité de Français dans la situation dramatique de l'Algérie de 1995 est donc grande.
  • Les combattants musulmans de la Guerre d'Algérie, Maurice Faivre, éd. L'Harmattan, 1995, p. 231


Les premiers maquisards de novembre 1954 ont fait ce rêve insensé de livrer d’abord une guerre civile, pour transformer tous les Algériens en étrangers à l’intérieur d’un territoire francisé. Cela ne pouvait se faire que dans le sang, par la terreur, le sectarisme, l’intimidation religieuse. Il fallait transformer en traîtres tous ceux qui n’étaient pas pour l’indépendance ou qui n’y songeaient pas [...]. Il fallait inventer le concept de trahison et faire de tous les incertains et de tous les tièdes, comme de tous les passifs, des renégats, des apostats et des collaborateurs.


Je doute qu'on fasse preuve de discernement lorsque, pressé de dénoncer, à juste titre, la torture "française", on oublie systématiquement la sauvagerie de l'autre camp [...], un délire meurtrier qui alla bien au-delà de ce qu'implique une lutte de libération nationale [...], une violence qui réapparaît significativement dans l'Algérie d'aujourd'hui.


En Algérie la criminalité algérienne se déroule pratiquement en cercle fermé. Les Algériens s'entre-volaient, s'entre-déchiraient, s'entre-tuaient. En Algérie, l'Algérien s'attaquait peu aux Français et évitait les rixes avec les Français. En France par contre l'émigré créera une criminalité intersociale, intergroupes. En France la criminalité algérienne diminue. Elle s'adresse surtout aux Français et les mobiles en sont radicalement nouveaux. Un paradoxe nous a considérablement aidés à démystifier les militants : on constate depuis 1954, une quasi-disparition des crimes de droit commun. Plus de disputes, plus de détails insignifiants entraînant mort d'homme. Plus de colères explosives parce que le front de ma femme ou son épaule gauche ont été perçus par le voisin. La lutte nationale semble avoir canalisé toutes les colères, nationalisé tous les mouvements affectifs ou émotionnels.
  • Les Damnés de la Terre (1961), Frantz Fanon, éd. La Découverte poche, 2002, p. 294


Mohand Hamoumou

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Les intellectuels de gauche qui furent si prompts à dénoncer la torture et les crimes de l'armée, demeurèrent étrangement aveugles ou silencieux sur la barbarie du FLN.
  • Archives orales de Français-musulmans,: ou les conditions d'une immigration de guerre, Mohand Hamoumou, éd. Ministère de la Culture Direction du patrimoine ethnologique, 1988, p. 125


L'unité nationale fut imposée par la force. Il y eut, dès la conquête, un parti français favorable à la colonisation. Le nationalisme algérien, qui n'a trouvé son unité qu'après 1962, s'est imposé par la guerre civile. L'élite sociale et politique a dû composer avec la mentalité militariste.


La guerre d'Algérie est, à bien des égards, une guerre civile et ce sera là une de ses marques pratiquement constante.
  • La guerre d'Algérie: genèse et engrenage d'une tragédie‎, Pierre Montagnon, éd. Pymalion, 1984, p. 240


Au moins 200 000 Algériens ont été tués par leurs frères de 1954 à 1962, contre 150 000 par les Français. La guerre civile a coûté à l'Algérie plus cher que la guerre d'indépendance. La suite amplifiera la courbe. Ce passé fratricide anticipe et éclaire un présent qui ne l'est pas moins.


La pacification n'est pas une fin. C'est une nécessité. La France, nation de 43 millions d'habitants, au long, douleureux et glorieux passé, ne pouvait abandonner à quelques chefs de bandes de vastes régions de ce pays créé par elle. Elle ne pouvait livrer des centaines de milliers de Français européens d'origine et des millions de Français musulmans fidèles à la France à la terreur, grâce à laquelle ces massacreurs espéraient détacher de nous les populations, détruire notre bienfaisante autorité et nous éliminer complètement et définitivement. La pacification est aussi un moyen qui permettra de poursuivre et de renouveler une œuvre.
  • 15 janvier 1957, Marcel-Edmond Naegelen fut député socialiste, ministre et gouverneur général de l'Algérie de 1948 à 1951.
  • Algérie, 1830-1962, Jeanne Caussé, Bruno de Cessole, éd. Maisonneuve & Larose, 1999, Marcel-Edmond Naegelen, 15 janvier 1957, p. 479


Si nous faisions l’intégration, [dans les départements français d'Algérie], si tous les Arabes et les Berbères d’Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s’installer en métropole alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées !
  • Charles de Gaulle à Alain Peyrefitte, le 5 mars 1959, à propos des "événements d'Algérie".
  • C’était de Gaulle, tome 1, Alain Peyrefitte, éd. éditions de Fallois/Fayard, 1994  (ISBN 9782213028323), p. 52


Il ne faut pas avoir peur des mots : c'est un véritable racisme anti-arabe qui constitua en dernière analyse le fondement majeur du rejet de l'Algérie. Les grands motifs philosophiques et généreux que l'on invoquait : liberté des peuples à disposer d'eux-mêmes, lutte contre l'impérialisme, décolonisation, furent des leurres politiques, agités devant l'opinion, des leurres de propagande, habilement utilisés pour camoufler cette répugnance de se mélanger avec ces gens de là-bas, ceux qui ne seront jamais des Français.


Le nombre des Algériens musulmans engagés, dans l'un et l'autre camp [partisans de la présence française et FLN], a été du même ordre de grandeur.
  • Pour une histoire de la Guerre d'Algérie, Guy Pervillé, éd. Picard, 2002, p. 137


[L]a guerre d'Algérie [fut] une guerre civile autant qu'une guerre étrangère. D'abord une guerre civile entre Algériens, à cause de la lutte fratricide entre le FLN et son rival messaliste, le MNA, mais surtout à cause des "Français musulmans" qui ont toujours été plus nombreux du côté français que les combattants de l'ALN à un moment donné. [...] D'autre part, la guerre d'Algérie fut aussi une guerre civile entre "Algériens", dans la mesure où la masse des Français d'Algérie (y compris les juifs Algériens) refusa de croire aux promesses du FLN (démenties par son terrorisme) et voulut rester française dans une Algérie française. Elle fut aussi une guerre civile entre Français, dans la mesure où cette volonté des Français d'Algérie les conduisit à refuser le revirement de la politique gouvernementale (approuvée par la masse des Français de France) vers la recherche d'une solution négociée avec le FLN donnant satisfaction à ses revendications.


Ce qui me frappe, dans l'appréhension que l'on a de l'affaire algérienne, c'est qu'on oublie qu'elle a été, avant tout, une guerre civile entre musulmans, et que ceux que nous appelions, à l'époque, les Français musulmans en ont été les premières victimes. Le FLN a réussi à étendre son emprise sur les campagnes et dans les villes par des méthodes bien connues, qu'on peut, pour faire bref, appeler terroristes et staliniennes, comme nous en avons été les témoins. [...] nous avons traversé des villages où nous avons vu des hommes égorgés, émasculés, défigurés, parce qu'on les avait soupçonnés d'être pro-français. Il s'agissait de Français musulmans, qui avaient été tués de manière atroce par d'autres Français musulmans : tel a été notre premier contact physique avec la rébellion. Bien entendu, les pieds-noirs ont été, eux aussi, les cibles de ce terrorisme. Mais la vision que l'on peut avoir, en parcourant les journaux aujourd'hui, et qui donne le sentiment que la guerre d'Algérie opposait les pieds-noirs et l'armée au peuple algérien, est profondément biaisée. Sur le terrain, ce n'était pas du tout cela : c'était une guerre entre Français, dont les principales victimes ont été les Français musulmans. Il faut donc y insister : la guerre d'Algérie a été une guerre civile entre Français musulmans, ceux qui voulaient séparer l'Algérie de la France, et ceux qui voulaient sortir de la situation coloniale par le haut, et faire en sorte que cette terre puisse abriter ensemble et faire coexister en paix sous l'égide de la France les fidèles de la Bible, du Talmud et du Coran.
  • Le livre blanc de l'armée française en Algérie, Michel de Jaeghere, éd. Contretemps, 2001, Propos de Hélie de Saint Marc, p. 20


En Algérie, après bien des équivoques, après bien des tâtonnements, nous avions reçu une mission claire : vaincre l’adversaire, maintenir l’intégrité du

patrimoine national, y promouvoir la justice raciale, l’égalité politique. On nous a fait faire tous les métiers, oui, tous les métiers, parce que personne ne pouvait ou ne voulait les faire. Nous avons mis dans l’accomplissement de notre mission, souvent ingrate, parfois amère, toute notre foi, toute notre jeunesse, tout notre enthousiasme. Nous y avons laissé le meilleur de nous-mêmes. Nous y avons gagné l’indifférence, l’incompréhension de beaucoup, les injures de certains. Des milliers de nos camarades sont morts en accomplissant cette mission. Des dizaines de milliers de musulmans se sont joints à nous comme camarades de combat, partageant nos peines, nos souffrances, nos espoirs, nos craintes. Nombreux sont ceux qui sont tombés à nos côtés. Le lien sacré du sang versé nous lie à eux pour toujours. [...] Et un soir, pas tellement lointain, on nous a dit qu’il fallait apprendre à envisager l’abandon possible de l’Algérie, de cette terre si passionnément aimée, et cela d’un cœur léger. Alors nous avons pleuré. L’angoisse a fait place en nos cœurs au désespoir [...] Nous pensions à toutes ces promesses solennelles faites sur cette terre d’Afrique. Nous pensions à tous ces hommes, à toutes ces femmes, à tous ces jeunes qui avaient choisi la France à cause de nous et qui, à cause de nous, risquaient chaque jour, à chaque instant, une mort affreuse. Nous pensions à ces inscriptions qui recouvrent les murs de tous ces villages et mechtas d’Algérie : "L’Armée nous protégera, l’armée restera". Nous pensions à notre honneur perdu.

  • Déclaration de Hélie de Saint Marc, lors de son procès devant le haut tribunal militaire, le 5 juin 1961
  • Alger, le putsch, Maurice Vaïsse, éd. Complexe, 1983, p. 172


Je suis un iconoclaste qui dénonce les mensonges de la guerre de libération. J'ose toucher à un mythe fondateur, mais un mythe est fait pour être discuté. L'Algérie a été construite par la France dont elle porte les valeurs du XIXème. Alger est une ville squattée. Ils sont loin d'avoir trouvé les clés. Aujourd'hui, elle tourne le dos à la méditerranée en regardant vers l'Iran et les pays arabes. Chez nous, les politiques s'expriment comme des imams ténébreux. La France est le centre du monde par son immense culture et sa liberté. C'est le pays de l'équilibre par excellence. La liberté est une notion riche et profonde en Occident. Ici, en guise de liberté, c'est le foutoir, l'apostrophe, l'insulte et la bagarre de rues.
  • Le serment des barbares, Boualem Sansal, éd. Gallimard, 2001, p. 325


L'armée, les pieds-noirs, les musulmans, les élus, étaient unis par une certaine conception qu'ils avaient de la France. [...] C'était cela l'O.A.S., ni ultras, ni fascistes, ni hitlériens. Qu'étaient-ils donc, je vous en prie, pour le pouvoir? ils étaient un obstacle sur la route qui conduisait à l'indépendance de l'Algérie.


On dit que la révolution a été celle du peuple. En fait l’expression n’est pas très juste. La révolution a été le fait d’un groupe de militants qui ont dirigé ce peuple.
  • De son vrai nom Slimane Bentobbal, était l'un des leaders du Front de Libération Nationale (FLN).
  • La guerre d’Algérie et les Algériens, Collectif, éd. Armand Collin, 1997, Cité par Gilbert Meynier dans « Idéologie et culture politique de la Révolution algérienne dans les Mémoires inédits de Lakhdar Ben Tobbal », p. 277


Voir aussi

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