Boualem Sansal

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Boualem Sansal

Boualem Sansal, né en 1949 à Alger, est un écrivain algérien.

Citations[modifier]

Le Figaro : Avez-vous la nostalgie de la présence française ?
Boualem Sansal : Comme 80% des Algériens. Ce qui ne veut pas dire que nous sommes nostalgiques de la colonisation. Mais au temps de la présence française, l'Algérie était un beau pays, bien administré, plus sûr, même si de criantes inégalités existaient. Beaucoup d'Algériens regrettent le départ des pieds-noirs. S'ils étaient restés, nous aurions peut-être évité cette tragédie.


Je suis un iconoclaste qui dénonce les mensonges de la guerre de libération. J'ose toucher à un mythe fondateur, mais un mythe est fait pour être discuté. L'Algérie a été construite par la France dont elle porte les valeurs du XIXème. Alger est une ville squattée. Ils sont loin d'avoir trouvé les clés. Aujourd'hui, elle tourne le dos à la méditerranée en regardant vers l'Iran et les pays arabes. Chez nous, les politiques s'expriment comme des imams ténébreux. La France est le centre du monde par son immense culture et sa liberté. C'est le pays de l'équilibre par excellence. La liberté est une notion riche et profonde en Occident. Ici, en guise de liberté, c'est le foutoir, l'apostrophe, l'insulte et la bagarre de rues.
  • Le serment des barbares, Boualem Sansal, éd. Gallimard, 2001, p. 325


Il faut en finir avec ces bêtes immondes, avec ces barbares des temps obscurs, ces porteurs de ténèbres, oublier les serments pleins d'orgueil et de morgue qu'ils ont réussi à nous extorquer au sortir de ces années de guerre. La lumière n'est pas avec eux et les lendemains ne chantent jamais que pour les hommes libres.
  • Le serment des barbares, Boualem Sansal, éd. Gallimard, 2001, p. 335


Quarante ans est un temps honnête, ce me semble, pour reconnaître que ces foutus colons ont plus chéri cette terre que nous qui sommes ses enfants.
  • Le serment des barbares, Boualem Sansal, éd. Gallimard, 2001, p. 375


Toute religion qui sort de sa vocation de nourrir le dialogue entre l'homme et son créateur et s'aventure dans le champ politique recèle un potentiel totalitaire. Par le passé, l'Église catholique a fait et défait des royaumes, marié les princes et éradiqué des populations entières comme en Amérique du Sud. Dans le cas de la religion catholique, il s'agissait d'une dérive. Contrairement à l'islam qui se situe par essence dans le champ politique. Le prophète Mahomet est un chef d'État et un chef de guerre qui a utilisé sa religion à des fins tactiques et politiques. Par ailleurs, les textes eux-mêmes ont une dimension totalitaire puisque la charia (loi islamique), qui se fonde sur les textes sacrés de l'islam que sont le Coran, les hadiths et la Sunna, légifère sur absolument tous les aspects de la vie [...]
  • « Boualem Sansal : Du totalitarisme de Big Brother à l'islamisme radical », Alexandre Devecchio, Le FigaroVox, 4 septembre 2015, p. « url » (lire en ligne)


Oui, c'est le monde que décrit Orwell dans 1984, très proche de celui que nous connaissons aujourd'hui où les individus sont domestiqués par la consommation, par l'argent, mais aussi par le droit. Ce dernier domine désormais les politiques, mais aussi le bon sens populaire. Le but est de conditionner l'individu. Cependant, ce système fondé sur l'alliance entre Wall Street et les élites technocratiques arrive à épuisement en même temps que les ressources naturelles. Dans cinquante ans, il n'y aura plus de pétrole et le problème de la répartition des richesses sera encore accru. Il faudra mettre en place un système encore plus coercitif. Une dictature planétaire, non plus laïque mais religieuse, pourrait alors se substituer au système actuel qui devient trop compliqué à cause de la raréfaction des ressources.
  • « Boualem Sansal : Du totalitarisme de Big Brother à l'islamisme radical », Alexandre Devecchio, Le FigaroVox, 4 septembre 2015, p. « url » (lire en ligne)


L'islamisation est en marche et connaît une accélération notable. Chacun peut l'observer. Aujourd'hui, l'islamisation est l'affaire de professionnels de la prédication, de la manipulation et des médias, dont Internet. Elle a des buts politiques offensifs. La masse critique qui déclenchera la réaction en chaîne n'est pas loin d'être atteinte. Elle posera d'énormes et insolubles problèmes en Europe.
  • « Après la collaboration, la soumission, entretien avec Boualem Sansal », Frédéric Pons, Valeurs Actuelles, nº 4077, du 15 au 21 janvier 2015, p. 36


Tant qu'il n'est pas réformé, il restera dans la démarche d'expansion et de conquête qui est la sienne depuis son avènement. Il le fera tantôt par la prédication et l'exemple, tantôt par la force, selon le contexte et le rapport de force.
  • Boualem Sansal évoque l'islam.
  • « Après la collaboration, la soumission, entretien avec Boualem Sansal », Frédéric Pons, Valeurs Actuelles, nº 4077, du 15 au 21 janvier 2015, p. 36


Je vous le dis franchement, je crains pour vous, vous me semblez si peu préparés, pour ne pas dire indolents. Je ne sais trop non plus si vous vous rendez compte que vos gouvernants qui sont d'une pusillanimité indescriptible vous poussent carrément dans le cauchemar.

  • Boualem Sansal, Le Figaro, 16 septembre 2015
  • La guerre civile qui vient, Ivan Rioufol, éd. Albin Michel, 2016, p. 22


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