Mondialisation

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Le terme mondialisation désigne le développement de liens d'interdépendance entre hommes, activités humaines et systèmes politiques à l'échelle du monde.

Citations[modifier]

La Suisse dispose, grâce à son fédéralisme et sa démocratie directe, de leviers politiques lui permettant de juguler le souffle brutal de la mondialisation.


C'est dans ce sens que les gouvernements occidentaux, les politiciens et les journalistes économiques ont tenté de nous persuader, au cours de la décennie écoulée, que nous pouvions décider au niveau national tout ce que nous voulions, mais qu'il n'y avait aucune alternative face au marché mondial, au marché commun européen ou à la mondialisation et qu'il ne nous restait qu'à nous soumettre si nous ne voulions pas que l'économie s'effondre. En même temps, nos gouvernements s'efforçaient de transformer le marché mondial ou le marché commun européen par des accords internationaux et des institutions de telle façon que toute possibilité d'alternatives se trouvait réduite.

  • « "L'Europe, une multinationale. Le pouvoir sans contrôle des entreprises." », Peter Niggli, Horizons et débats (ISSN 1662-4599), nº 13/14, 12 avril 2010, p. 3


Le monde entier est en train de devenir une seule population, et cet aspect de la globalisation ne peut être que bénéfique sur le plan génétique.

  • Evolution biologique, évolution culturelle, Luigi Luca Cavalli-Sforza, éd. Odile Jacob, 2005, chap. Gènes, populations, phénotypes et environnement, p. 90


Si notre gestion de la mondialisation a tant déçu, c'est en raison de ce qui aurait pu être. Avec la fin de la guerre froide, les États-Unis devenaient l'unique superpuissance — puissance militaire et économique dominante. Le monde attendait d'eux qu'ils prennent les choses en main. À mon sens, quand on exerce un leadership, on ne peut pas tenter de refaire le monde uniquement dans son propre intérêt, et, s'il s'agit d'un leadership démocratique, on est tenu de faire avancer ses idées par la persuasion, non par l'intimidation, la menace de faire usage de sa force militaire ou économique.

  • Quand le capitalisme perd la tête, Joseph E. Stiglitz, éd. Fayard, 2003, p. 290


Avec la mondialisation, nous sommes tous interdépendants. On disait autrefois : lorsque les États-Unis éternuent, le Mexique s'enrhume. Aujourd'hui lorsque les États-Unis éternuent, une grande partie du monde attrape la grippe, et les problèmes actuels de l'Amérique sont bien plus graves que de simples reniflement…
La mondialisation ne se limite pas à la libre circulation transfontière des biens, des services et des capitaux. Elle accélère la circulation des idées.

  • Quand le capitalisme perd la tête, Joseph E. Stiglitz, éd. Fayard, 2003, p. 15


Les contacts transcontinentaux entre les sociétés humaines n’ont attendu ni la mondialisation, ni les grandes découvertes géographiques.

  • « Claude Lévi-Strauss et l’aménagement des territoires », Françoise Choay, URBANISME, nº 365, mars-avril 2009, p. 82


[la mondialisation] consiste à faire fabriquer par des esclaves pour vendre à des chômeurs.


Tous les peuples du monde rêvent aujourd'hui de disposer de leviers politiques qui leur permettraient de juguler un tant soit peu les vents brutaux sortis de la boite de Pandore du droit économique international. C'est la leçon politique de la mondialisation: plus les frontières s'effacent sous la pression d'une économie mondialisée, plus le besoin d'enracinement politique s'affirme localement.

  • « la démocratie en Suisse à l'épreuve du droit international », Yves Nidegger, MagASIN, nº 1, 2012, p. 2


De tous temps, le mélange de l’idéologie et de la technocratie a abouti au pire. L’idéologie de la mondialisation heureuse associée à la technocratie d’organisations non-élues ne déroge pas à la règle.


La mondialisation est inéluctablement liée au développement industriel, mais telle qu'on nous l'impose, elle n'est rien d'autre qu'une régression : la soumission de la vie spirituelle et culturelle de l'humanité aux lois aveugles de la circulation du capital et de la technologie.

La mondialisation marchande aboutit toutefois à des catastrophes et les pays qui s'en sont le mieux sortis sont ceux qui n'ont pas joué le jeu du libre-échange.

  • « Le traité transatlantique, c'est l'ultime stade de la disparition de l'État, entretien avec Jacques Sapir », Anne-Laure Debaecker et Raphaël Stainville, Valeurs Actuelles, nº 4121, 19 au 25 novembre 2015, p. 96


Plus largement, mon livre déconstruit brique par brique l'argumentation destinée à nous vendre la mondialisation actuelle comme étant « heureuse », le meilleur système possible ; alors qu'elle est objectivement malheureuse, c'est-à-dire inéquitable et inhumaine.

  • « La mondialisation malheureuse ou le règne de l'oligarchie », propos recueillis par Alexandre Devecchio, Le Figaro Vox, 14 septembre 2016 (lire en ligne)


Je suis convaincu que le basculement de la mondialisation malheureuse à l'altersystème est à la fois possible, souhaitable, et relativement proche. Le point de rupture en sera, je pense, le basculement d'une grande puissance dans l'altersystème, servant d'avant-garde et de point d'appui. Ma seule véritable interrogation est de savoir si l'écroulement du système de la mondialisation malheureuse inclura une transition violente ; par exemple une grande guerre.

  • « La mondialisation malheureuse ou le règne de l'oligarchie », propos recueillis par Alexandre Devecchio, Le Figaro Vox, 14 septembre 2016 (lire en ligne)


Le moteur du système capitalisme, c’est le profit, c’est une évidence que l’on s’efforce de dissimuler car elle est socialement délicate à admettre. Le profit mesure l’efficacité et en même temps, il est le but, la finalité du système. C’est la recherche du profit qui fait épargner, entreprendre, investir, embaucher risquer, innover. L’explosion des transferts sociaux, des coûts indirects a réduit considérablement le profit disponible dans le système. C’est pour cela qu’il a fallu aller chercher le profit ailleurs, dans la globalisation. La globalisation a été le moyen de prolonger, de tout prolonger, de repousser les limites au profit rencontrées aux USA.

  • Globalisation=Mondialisation
  • « "De Greenspan au futur échec de Trump" », Bruno Bertez, L'AGEFI (ISSN 1422-6391), 29 novembre 2016, p. 12


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