Jacques Sapir

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Jacques Sapir (né le 24 mars 1954 à Puteaux en France) est un économiste français.

Il a enseigné à l'université de Paris-X Nanterre, puis il est devenu directeur d'études à l'EHESS en 1996, après y être entré comme maître de conférences en 1990. Il dirige depuis 1996 le Centre d'études des modes d'industrialisation (CEMI-EHESS) ; il a été le responsable de la formation doctorale « Recherches comparatives sur le développement » de 1996 à 2006. C'est un expert des problèmes de l'économie russe et des questions stratégiques, mais aussi un théoricien de l'économie qui s'est fait un nom sur des positions hétérodoxes très marquées sur plusieurs sujets et un engagement politique à la gauche de la gauche.

La Mandchourie oubliée, 1996[modifier]

[les campagnes militaires soviétique] s'inscrivent dans une histoire plus globale, celle de la société soviétique, voire de l'histoire russe. L'art militaire soviétique n'est pas sorti tout armé du crâne de quelques théoriciens. Il est le produit d'un processus de maturation qui débuta du temps du régime tsariste et en particulier des suites d'un autre conflit qui eut la Mandchourie pour terrain, la guerre russo-japonaise de 1904-1905. L'évolution de l'art militaire renvoie alors à celle de la société; elle met en valeur les relations particulières et difficiles entre logique professionnelle et logique politique de l'URSS.
  • La Mandchourie oubliée, Jacques Sapir, éd. Du Rocher, 1996, p. 15


L'histoire militaire est donc ici mise au service d'un double objectif : montrer comment la société soviétique a envisagé le problème de la guerre, mais aussi souligner certaines caractéristiques du système social, et en particulier les formes prises par des pathologies spécifiques.
  • La Mandchourie oubliée, Jacques Sapir, éd. Du Rocher, 1996, p. 15


Presse[modifier]

La mondialisation marchande aboutit toutefois à des catastrophes et les pays qui s'en sont le mieux sortis sont ceux qui n'ont pas joué le jeu du libre-échange.

  • « Le traité transatlantique, c'est l'ultime stade de la disparition de l'État, entretien avec Jacques Sapir », Anne-Laure Debaecker et Raphaël Stainville, Valeurs Actuelles, nº 4121, 19 au 25 novembre 2015, p. 96


Des multinationales pourront attaquer en justice un État à chaque fois qu'il y aura une réglementation nationale qui apparaîtrait comme un nouveau type de normes non comprises dans l'accord. [...]
Le passage à une justice arbitrale fait que la loi n'est plus à la base du règlement du conflit mais devient en elle-même l'objet du conflit. [...] Si le traité transatlantique était signé, n'importe quelle multinationale pourrait décider d'attaquer les mesures qu'elle estime contradictoires à l'esprit du traité. C'est l'ultime stade de la disparition de l'État.

  • « Le traité transatlantique, c'est l'ultime stade de la disparition de l'État, entretien avec Jacques Sapir », Anne-Laure Debaecker et Raphaël Stainville, Valeurs Actuelles, nº 4121, 19 au 25 novembre 2015, p. 96


Il est fondamental de considérer que ce traité est un acte politique. c'est donc politiquement qu'il doit être refusé. Ses dimensions techniques complexes nécessitent d'être traitées les unes après les autres et non au sein d'un paquet. Puisque l'on cherche à nous imposer ce traité de manière globale, nous allons le refuser de manière globale, quitte à ce que, branche par branche, secteur par secteur, nous puissions rouvrir des négociations, à nos conditions.

  • « Le traité transatlantique, c'est l'ultime stade de la disparition de l'État, entretien avec Jacques Sapir », Anne-Laure Debaecker et Raphaël Stainville, Valeurs Actuelles, nº 4121, 19 au 25 novembre 2015, p. 97