Isao Takahata

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Isao Takahata recevant son Cristal d'honneur au Festival international du film d'animation d'Annecy 2014.

Isao Takahata (高畑 勲, Takahata Isao) est un réalisateur japonais de films d'animation, né le à Ise et mort le à Tokyo. Il est le cofondateur du studio Ghibli avec Hayao Miyazaki. Sa notoriété en Occident vient principalement de son film Le Tombeau des lucioles, sorti en 1988, mais il a réalisé plus d'une dizaine de films d'animation (longs et courts-métrages) ainsi que trois séries animées. Considéré par ses pairs comme l'un des plus grands réalisateurs d'animation, il exerce une influence capitale sur l'évolution de son art au Japon comme à l'échelle internationale.

Films[modifier]

Le Tombeau des lucioles, 1988[modifier]

Voir le recueil de citations : Le Tombeau des lucioles

Souvenirs goutte à goutte, 1991[modifier]

Voir le recueil de citations : Souvenirs goutte à goutte

Citations[modifier]

Si j'aime le travail de Frédéric Back ou de Youri Norstein, Le Roi et l'Oiseau me tient particulièrement à cœur : sans doute Grimault est-il parvenu, plus que tout autre, à marier littérature et animation. Il m'a éveillé à la culture française, et à la sensibilité européenne, dont vous devez trouver des traces dans Le Tombeau des lucioles
  • « L'animation et le réel. Entretien avec Isao Takahata », propos d'Isao Takahata recueillis à Annecy le 4 juin 1995 et traduits par Gilles Ciment, Positif (ISSN 0048-4911), nº 425-426, Juillet-août 1996 (lire en ligne)


Gilles Ciment : Quel emploi occupiez-vous à la Tôei Animation, où vous avez débuté ?
Isao Takahata : Comme tous les jeunes qui entrent dans la société, j'ai commencé par les menus travaux, y compris le balayage ! Ce qu'on appelle « assistant ».

  • « L'animation et le réel. Entretien avec Isao Takahata », propos d'Isao Takahata recueillis à Annecy le 4 juin 1995 et traduits par Gilles Ciment, Positif (ISSN 0048-4911), nº 425-426, Juillet-août 1996 (lire en ligne)


Le Japon a une longue tradition de récits où dessins et textes sont liés (les tenants actuels en sont les mangas et les dessins animés), et ces récits n'étaient pas forcément des farces. Comme d'autre part je considère que le dessin animé ne doit pas s'adresser uniquement aux enfants, je veux faire en sorte que toute la famille aille voir mes films. La guerre est horrible, des enfants meurent, et cela apparaît rarement à l'écran. Pour ce film j'ai recherché une manière simple de montrer ces choses. Ce n'est pas parce que c'est un film d'animation qu'il doit épargner les spectateurs, même les plus jeunes : ils doivent prendre conscience de la réalité. Personne ne me l'a reproché au Japon.
  • « L'animation et le réel. Entretien avec Isao Takahata », propos d'Isao Takahata recueillis à Annecy le 4 juin 1995 et traduits par Gilles Ciment, Positif (ISSN 0048-4911), nº 425-426, Juillet-août 1996 (lire en ligne)


Tous mes films sont des adaptations littéraires, surtout de romans étrangers. Dans le cas de ce roman autobiographique, on pourrait croire qu'il s'agit d'une histoire purement japonaise, mais elle est universelle : le drame de ces deux enfants pourrait se dérouler à n'importe quelle époque, pendant n'importe quelle guerre. J'ai simplement ajouté quelques scènes, comme le prologue et l'épilogue où les fantômes de Setsuko et de Seita contemplent le Japon moderne. Mon intention était de rafraîchir la mémoire de mes contemporains, leur dire que les morts sont toujours présents d'une certaine manière, et que nous nous devons de préserver leur souvenir.
  • « L'animation et le réel. Entretien avec Isao Takahata », propos d'Isao Takahata recueillis à Annecy le 4 juin 1995 et traduits par Gilles Ciment, Positif (ISSN 0048-4911), nº 425-426, Juillet-août 1996 (lire en ligne)


Il n'y a aucun parti pris : pendant la guerre, et pas seulement au Japon, les adultes n'ont généralement pas été très bienveillants à l'égard des enfants ; des spectateurs plus âgés que moi m'ont confirmé que cela se passait exactement ainsi. Ce n'était pas de la méchanceté, c'était la guerre ! Je veux que les spectateurs d'aujourd'hui, en voyant l'attitude de la tante, du paysan et des autres adultes, s'interrogent sur l'attitude qu'eux-mêmes auraient dans une situation extrême.
  • « L'animation et le réel. Entretien avec Isao Takahata », propos d'Isao Takahata recueillis à Annecy le 4 juin 1995 et traduits par Gilles Ciment, Positif (ISSN 0048-4911), nº 425-426, Juillet-août 1996 (lire en ligne)


Je suis convaincu que l'animation est le meilleur moyen de montrer le réel. Avec les prises de vues réelles, on ne peut pas montrer objectivement la réalité, parce qu'il y a nécessairement reconstitution, malgré les apparences. Le dessin animé, qui ne cherche pas à se cacher d'être une interprétation artistique, peut donc s'engager à montrer le réel — j'ai d'ailleurs réalisé, un an avant Le Tombeau des lucioles, un documentaire sous forme de dessin animé, L'Histoire de la rivière Yana.
  • « L'animation et le réel. Entretien avec Isao Takahata », propos d'Isao Takahata recueillis à Annecy le 4 juin 1995 et traduits par Gilles Ciment, Positif (ISSN 0048-4911), nº 425-426, Juillet-août 1996 (lire en ligne)


L'animation procure une liberté, une créativité que ne possède pas le cinéma traditionnel, et tourner un film me frustrerait considérablement : j'aurais toujours le sentiment d'avoir abandonné le travail en cours…
  • « L'animation et le réel. Entretien avec Isao Takahata », propos d'Isao Takahata recueillis à Annecy le 4 juin 1995 et traduits par Gilles Ciment, Positif (ISSN 0048-4911), nº 425-426, Juillet-août 1996 (lire en ligne)


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