Cathédrale Notre-Dame de Paris

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Pour le roman de Victor Hugo, voir Notre-Dame de Paris (roman). Confusion.svg

Notre-Dame de Paris

La cathédrale Notre-Dame de Paris, communément appelée Notre-Dame, est la cathédrale de l'archidiocèse de Paris, située sur l'île de la Cité. Dédiée à la Vierge Marie, elle est pendant de nombreux siècles l'une des cathédrales les plus grandes d'Occident. Longtemps la plus haute construction de la ville, elle est l'un des monuments les plus emblématiques de Paris.

François Hollande[modifier]

Lorsque l'évêque Maurice de Sully entreprit, en 1163, d'édifier une cathédrale sur l’île de la cité, il ne savait pas qu'il commençait d'élever vers le ciel l'un des plus beaux témoignages que l'Homme puisse donner de son audace. Il ne savait pas non plus qu'il engageait un travail qui allait s'étendre sur des siècles.
Au long de ce Moyen Âge où l'amour du divin se confondait avec celui de la beauté, l'édification de la cathédrale fut un labeur fait de mille peines et de mille joies. Ce fut une œuvre populaire, faite de patience, de confiance, de constance, à laquelle contribua une foule diverse d'artisans, animés de la volonté de concilier rigueur et liberté, respect des normes et invention de la nouveauté.
  • « Adresse du Président de la République », François Hollande, dans Notre-Dame de Paris, Sous la direction du cardinal Vingt-Trois, éd. La Nuée Bleue, Place des Victoires, coll. « La grâce d'une cathédrale », 2012  (ISBN 978-2-8099-0798-8), p. 7


De ce génie naquit Notre-Dame, cette perfection dans l'harmonie des formes, dans la splendeur des arcs et des courbes, dans l'éclat des couleurs. La cathédrale accueillit Saint Louis, les petits enfants que l'on y abandonna, l'empereur qui y fut sacré, et aussi le Quasimodo de Victor Hugo.
  • « Adresse du Président de la République », François Hollande, dans Notre-Dame de Paris, Sous la direction du cardinal Vingt-Trois, éd. La Nuée Bleue, Place des Victoires, coll. « La grâce d'une cathédrale », 2012  (ISBN 978-2-8099-0798-8), p. 7


Des premiers États généraux du Royaume sous Philippe le Bel aux grâces rendues par Henri IV pour Paris reconquis, de l'éloge funèbre du grand Condé par Bossuet à la cérémonie du soir de la Libération de Paris, Notre-Dame s'est affirmée au fil des siècles comme l'une de ces maisons d'histoire où se reconnaît et se retrouve le peuple de France.
  • « Adresse du Président de la République », François Hollande, dans Notre-Dame de Paris, Sous la direction du cardinal Vingt-Trois, éd. La Nuée Bleue, Place des Victoires, coll. « La grâce d'une cathédrale », 2012  (ISBN 978-2-8099-0798-8), p. 7


Sylvain Tesson[modifier]

Je suis monté cent cinquante fois sur Notre-Dame, nuitamment, sans abîmer le moindre ornement, sans désagréger ni arceau ni moulure, prenant soin de ne laisser aucune trace. Parfois, j'ai rencontré des Compagnons du devoir. Ils travaillaient déjà, en pleine nuit, dans la charpente partie en fumée. C'étaient alors d'étranges conversations, dans la forêt, à voix feutrée, avec des hommes qui n'étaient pas de leur temps ni de leur terre.


Quand il y avait du vent, le sommet de la flèche bougeait légèrement, car elle était de bois, souple, vivante, et ce mouvement était un peu vertigineux. Nous avions l'impression de nous tenir au mât. Il portait la nuit en drapeau. Parfois je me croyais accroché à un métronome. La très légère oscillation battait la mesure du temps passé.
Nous redescendions à la corde, nous faisions des courtes poses sous les arcs-boutants et, au milieu de ce peuple de tarasques, de gargouilles et de créatures mêlé aux feuillages gothiques, nous nous demandions ce qu'un parisien du XIIIe siècle pensait de ce vaisseau de pierre, surnageant plus haut que tout autre édifice. Sans doute devait-il trouver le monument accordé à son époque. La nôtre jamais n'élèvera un monument pour l'âme. Tout juste peut-elle convoquer ses techniciens pour s'occuper des décombres.


Que signifie l'effondrement ? Y a-t-il le moindre enseignement à tirer d'un brasier ? Il est peut être temps de se calmer. Trop d'empressement à faire table rase mène peut-être à ce genre de désastre. Et si l'effondrement de la flèche était la suite logique de ce que nous faisons subir à l'histoire ? L'oubli, le ricanement, la certitude de nous-mêmes, l'emballement, l'hubris, le fétichisme de l'avenir… et, un jour, les cendres.
Peut-être un peuple va-t-il se porter au chevet de sa reine ? Peut-être va-t-il se souvenir qu'il n'est pas né hier. Mais peut-être rien ne changera-t-il et continuerons-nous à nous espionner les uns les autres, à nous haïr, à nous conspuer.
Alors on se dira que la flèche a bien fait de se retirer.


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