François Hollande

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François Hollande.

François Hollande est un homme d'État, 24e président de la République française de 2012 à 2017. Il a été précédemment premier secrétaire du Parti socialiste, président du conseil général de la Corrèze, et député de Corrèze.

Citations[modifier]

Faire simple, ce n'est pas faire médiocre, ou même banal, c'est au contraire avoir le respect des français... être exemplaire


Ça m'a obligé à rentrer plus tard ? Et alors ? (...) je préfère, non pas faire des économies, [mais] faire simple


Toute victoire a sa part de poison [...] je m'attends à de la colère et peut être même à de la violence.

  • Propos tenu lors d'un déjeuner en mars 2012.
  • « La victoire empoisonnée », Éric Dupin, Royaliste (ISSN 0151-5772), nº 1018, 17 septembre au 30 septembre 2012, p. 7


Oui, je n'aime pas les riches. Je n’aime pas les riches, j'en conviens.


Pendant des semaines, on nous avait dit : travailler plus pour gagner plus, et aujourd'hui, cela va être : travailler plus pour payer plus.

  • Discours lors d'un meeting de soutien aux candidats PS en Haute-Vienne, à Limoges.
  • La TVA sociale dope le discours du PS, 14 juin 2007, dans lcitf1.fr, paru 15 juin 2007.

Vous verrez, Sarko, en dépit des apparences, c'est Giscard. Comme lui, il entame par une forme d'ouverture. Comme lui, il va être pris à revers par la crise économique. Comme lui, il va affronter une impopularité grandissante. Comme lui, il va se perdre dans l'admiration de sa propre personne. Comme lui, il humilie les siens. Comme lui, il va perdre toutes les élections locales. Comme lui, il va chercher son salut en essayant de retrouver ses bases électorales de la droite dure. Comme lui, il va s'isoler. Comme lui, il sera donc battu.

  • L'anti-Sarko, 20 octobre 2011, dans Le Nouvel Observateur, paru le 20 octobre 2011, page 62, François Bazin : Discours à l'université d'été du PS de 2008.


C’est le rêve français que je veux réenchanter, celui qui a permis à des générations durant toute la République de croire à l’égalité et au progrès.

  • Le discours de François Hollande au siège du Parti socialiste, 16 octobre 2011, dans Le Télégramme.com, paru le 16 octobre 2011, François Hollande : François Hollande. « C'est le rêve français que je veux réenchanter ».


Je vais vous confier mon secret, ce secret que j’ai gardé depuis longtemps mais que vous avez sans doute découvert : j’aime les gens, quand d’autres sont fascinés par l’argent.

  • L'intégralité du discours de François Hollande au Bourget, 22 janvier 2012, dans Le Nouvel Observateur, paru le 22 janvier 2012, François Hollande : Discours au meeting du Bourget du 22 janvier 2012.


Dans cette bataille qui s’engage, je vais vous dire qui est mon adversaire, mon véritable adversaire. Il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance.

  • L'intégralité du discours de François Hollande au Bourget, 22 janvier 2012, dans Le Nouvel Observateur, paru le 22 janvier 2012, François Hollande : Discours au meeting du Bourget du 22 janvier 2012.


Chaque nation a une âme. L’âme de la France, c’est l’égalité. C’est pour l’égalité que la France a fait sa révolution et a aboli les privilèges dans la nuit du 4 août 1789. C’est pour l’égalité que le peuple s’est soulevé en juin 1848. C’est pour l’égalité que la IIIe République a instauré l’école obligatoire et l’impôt citoyen sur le revenu. C’est pour l’égalité que le Front populaire a œuvré en 1936. C’est pour l’égalité que le gouvernement du général de Gaulle a institué la sécurité sociale en 1945. C’est pour l’égalité que François Mitterrand a été élu en 1981. C’est pour l’égalité que nous avons fait, avec Lionel Jospin, la couverture maladie universelle et l’allocation personnelle à l’autonomie. C’est pour l’égalité que nous aurons aussi à combattre et à proposer aux Français le changement.

  • L'intégralité du discours de François Hollande au Bourget, 22 janvier 2012, dans Le Nouvel Observateur, paru le 22 janvier 2012, François Hollande : Discours au meeting du Bourget du 22 janvier 2012.


Moi, président de la République, je ne serai pas le chef de la majorité, je ne recevrai pas les parlementaires de la majorité à l'Élysée.
Moi, président de la République, je ne traiterai pas mon premier ministre de collaborateur.
Moi, président de la République, je ne participerai pas à des collectes de fonds pour mon propre parti, dans un hôtel parisien.
Moi, président de la République, je ferai fonctionner la justice de manière indépendante, je ne nommerai pas les membres du parquet alors que l'avis du Conseil supérieur de la magistrature n'a pas été dans ce sens.
Moi, président de la République, je n'aurai pas la prétention de nommer les directeurs des chaînes de télévision publique, je laisserai ça à des instances indépendantes.
Moi, président de la République, je ferai en sorte que mon comportement soit en chaque instant exemplaire.
Moi, président de la République, j'aurai aussi à cœur de ne pas avoir un statut pénal du chef de l’État ; je le ferai réformer, de façon à ce que si des actes antérieurs à ma prise de fonction venaient à être contestés, je puisse dans certaines conditions me rendre à la convocation de tel ou tel magistrat ou m'expliquer devant un certain nombre d'instances.
Moi, président de la République, je constituerai un gouvernement qui sera paritaire, autant de femmes que d'hommes.
Moi, président de la République, il y aura un code de déontologie pour les ministres, qui ne pourraient pas rentrer dans un conflit d'intérêts.
Moi, président de la République, les ministres ne pourront pas cumuler leur fonction avec un mandat local, parce que je considère qu'ils devraient se consacrer pleinement à leur tâche.
Moi, président de la République, je ferai un acte de décentralisation, parce que je pense que les collectivités locales ont besoin d'un nouveau souffle, de nouvelles compétences, de nouvelles libertés.
Moi, président de la République, je ferai en sorte que les partenaires sociaux puissent être considérés, aussi bien les organisations professionnelles que les syndicats, et que nous puissions avoir régulièrement une discussion pour savoir ce qui relève de la loi, ce qui relève de la négociation.
Moi, président de la République, j'engagerai de grands débats, on a évoqué celui de l'énergie, et il est légitime qu'il puisse y avoir sur ces questions là de grands débats citoyens.
Moi, président de la République, j'introduirai la représentation proportionnelle pour les élections législatives, pour les élections non pas de 2012, mais celles de 2017, car je pense qu'il est bon que l'ensemble des sensibilités politiques soient représentées.
Moi, président de la République, j'essaierai d'avoir de la hauteur de vue, pour fixer les grandes orientations, les grandes impulsions, mais en même temps je ne m'occuperai pas de tout et j'aurai toujours le souci de la proximité avec les Français.

  • François Hollande, Débat télévisé du second tour de l'élection présidentielle française de 2012, Jérôme Revon, TF1, France 2, BFMTV, i-Télé, LCI, France 24, LCP, Public Sénat et France 3, RTL, Europe 1, France Inter, France Info et RFI, 2 mai 2012


Voilà ce qui vous change, la mort habite la fonction présidentielle.

  • « Hollande se livre : "La mort habite la fonction présidentielle" », Tristan Quinault-Maupoil / AFP, Le Figaro, 19 mars 2015 (lire en ligne)


Patriotisme économique[modifier]

Qu'est-ce que cela veut dire le « patriotisme économique » ? Cela veut dire que, face à un coup qui a été porté à l'économie mondiale et à la population, nous devons réagir avec responsabilité, sérénité et dignité - et donc, volonté.


Le patriotisme économique n'est que la face cocardière du clientélisme.


Oui, de définir une sorte de patriotisme économique. J'y tiens beaucoup.

  • À propos de la création de la Banque publique d'investissement.


Citations rapportées[modifier]

Gouverner, c'est pleuvoir.

  • « Les maux d'esprit », Charles de Gaulle, Les dossiers du Canard enchaîné, Juillet 2014, p. 64


Citation sur François Hollande[modifier]

Avec ce livre, j'ai voulu raconter en toute sincérité, sans fausse honnêteté, avec mes mots crus, comment et pourquoi la France a pu accoucher de Hollande.

  • À propos de son livre Derniers Carnets de 2012.


Christophe Ono ,journaliste : À quel chef d'Etat historique oseriez-vous le comparer ?
Michel Onfray : A Pierre Ier, roi de Chypre au XIVe siècle: ce souverain ne se déplaçait jamais sans une chemise de sa femme, qu'il exposait sur son lit, puis il obligeait ses honorables visiteurs à venir la saluer… François Hollande n'a rien fait dans l'Histoire, mais sa compagne, elle, qui le suit partout et se trouve toujours sur la photo, ne cesse de faire des histoires… Pour l'instant, la place de François Hollande dans l'Histoire n'est pas assurée: à cette heure, il a les petites histoires, pas la grande Histoire.

  • « Michel Onfray : "Le président anguille" », Christophe Ono, Michel Onfray, Le Point, 28 février 2013 (lire en ligne)


François Hollande ne tranche pas, au contraire de Nicolas Sarkozy, grand trancheur, lui. Les hommes qui passent à l'acte donnent l'impression d'avoir du caractère, parce qu'ils choisissent d'imposer leur opinion. François Hollande ne manque pas de volonté, mais il est embarrassé d'un excès de scrupules. Il est plus scientifique que chef d'État. Son sens de la nuance lui joue manifestement de mauvais tours. Ce qui fait cependant de lui un être moral.

  • L'interview dont est extraite cette citation fait partie d'un dossier titré « Peut-il changer ? : Hollande vu par les psys », publié en pages 38 à 56 de l'hebdomadaire.
  • « Cyrulnik : du comédien de l'autorité à l'hésitant authentique », Émilie Lanez (journaliste), Boris Cyrulnik, Le Point, nº 2147, 7 novembre 2013, p. 40-41


Et voilà qu'elle surgit cette tête. Une tête de président qui résiste même au temps. Que n'a t'il dû ausculter dix fois, cent fois peut être, l'a transformé, l'a protégé, l'a caché souvent. Mais contrairement aux apparences, cette tête-là est celle d'un dur à cuire. Blanchit sous le harnais d'un socialisme déjà désenchanté, de batailles rangés le plus souvent gagnés à l'arraché, François Hollande sait ce que il doit au passé. Et le voilà qu'il terrasse un à un ses adversaires de gauche comme de droite pour un beau jour de mai, s'emparer de l'Élysée, ce palais que d'aucun lui prédisait hors de porté. Un dur d'oreille aussi puisque si il semble écouté tout le monde, partout souvent […] il n'entend pas. Les français ne l'aiment pas. François Hollande n'est il pas au fond la victime consentante d'un monde épuisé par la transparence, l'impuissance et le désenchantement ? Un type normal que l'impopularité mais aussi la lucidité va conduire, un soir de décembre 2016, à ne plus rien briguer.


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