Christianisme

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Le christianisme est une religion monothéiste, fondée sur la vie et les enseignements de Jésus de Nazareth tels qu'ils sont présentés dans le Nouveau Testament, et qui est apparue après sa crucifixion, au Ier siècle.


Louis Aragon[modifier]

Quand les ténèbres chrétiennes se furent abattues sur le monde occidental l'homme n'osa presque plus rien penser.

  • La Diane Française, Louis Aragon, éd. Seghërs, 1962, p. 100


Gracchus Babeuf[modifier]

Il faut avancer... parce que le christianisme et la liberté sont incompatibles.

  • in Gracchus Babeuf avec les Egaux, Jean-Marc Shiappa, éd. Les éditions ouvrières, 1991 (ISBN 27082 2892-7), p. 72


Mikhaïl Aleksandrovitch Bakounine[modifier]

Le christianisme est précisément la religion par excellence parce qu'il expose et manifeste, dans sa plénitude, la nature, la propre essence de tout système religieux, qui est l'appauvrissement, l'asservissement et l'anéantissement de l'humanité au profit de la Divinité.

  • Oeuvres complètes de Bakounine, Mikhaïl Bakounine, éd. Editions Champ libre, 1973, t. 8, p. 98


Napoléon Bonaparte[modifier]

La religion chrétienne est celle d'un peuple très civilisé. Elle a élevé l'homme; elle proclame la supériorité de l'esprit sur la matière, de l'âme sur le corps; elle est née dans les écoles grecques;elle est le triomphe des Socrate, des Platon, des Aristide, sur les Flaminius, les Scipion, les Paul-Emile.

  • Campagnes d'Italie, d'Égypte et de Syrie (rédigées à Saint-Hélène), Napoléon Bonaparte, éd. Hachette, 1872, t. 2, p. 205


Louis Chevalier[modifier]

Les Berbères ont été puissamment chrétiens jusque dans les campagnes et dans ces lointains villages ou l'on trouve jusqu'à deux ou trois basiliques. Ils utilisent le latin pour leurs inscriptions. Les fondateurs de la première littérature chrétienne ont été Tertullien et ce pur berbère Saint-Augustin. Les premières traductions de la Bible en latin ont été faites en Afrique. Les émigrants berbères d'alors qui ont leur quartier à Rome, contribuent à répandre le christianisme.

  • Le problème démographique nord-africain (1947), Louis Chevalier, éd. Presses universitaires de France, 1947, p. 194


Emil Cioran[modifier]

Le monothéisme judéo-chrétien est le stalinisme de l'Antiquité.

  • Emil Cioran, 4 juin 1969, dans Au Gre des Mots, au Fil du Temps, paru chez Editions Publibook, 2007, p.127, Jean-Pierre Bellicourt.


Nicolas de Condorcet[modifier]

Le mépris des sciences humaines était un des premiers caractères du christianisme. Il avait à se venger des outrages de la philosophie; il craignait cet esprit d'examen et de doute, cette confiance en sa propre raison, fléau de toutes les croyances religieuses. La lumière des sciences naturelles lui était même odieuse et suspecte; car elles sont très dangereuses pour le succès des miracles; et il n'y a point de religion qui ne force ses sectateurs à dévorer quelques absurdités physiques. Ainsi le triomphe du christianisme fut le signal de l'entière décadence et des sciences et de la philosophie.

  • « Esquisse d'un tableau historique des progrès de l'esprit humain » (1795), dans Oeuvres de Condorcet, Nicolas de Condorcet, éd. Firmin Didot frères, 1847, t. 6, p. 103


Diderot[modifier]

Jamais aucune religion ne fut aussi féconde en crimes que le christianisme ; depuis le meurtre d'Abel jusqu'au supplice de Calas, pas une ligne de son histoire qui ne soit ensanglantée.

  • « Salon » (1763), dans Oeuvres complètes de Diderot, Diderot, éd. Garnier, 1876, t. 10, p. 185


[C]ette religion étant, à mon sens, la plus absurde et la plus atroce dans ses dogmes; la plus inintelligible, la plus métaphysique, la plus entortillée et par conséquent la plus sujette à divisions, sectes, schismes, hérésies; la plus funeste à la tranquillité publique, la plus dangereuse pour les souverains par son ordre hiérarchique, ses persécutions et sa discipline; la plus plate, la plus maussade, la plus gothique et la plus triste dans ces cérémonies; la plus puérile et la plus insociable dans sa morale considérée, non dans ce qui lui est commun avec la morale universelle, mais dans ce qui lui est propre et ce qui la constitue morale évangélique, apostolique et chrétienne; la plus intolérante de toutes.

  • « Lettre à Viallet » (Juillet 1766), dans Correspondance Inédite, Diderot, éd. Gallimard, 1931, p. 333


Luc Ferry[modifier]

Voici, je crois, le plus grand paradoxe de notre rapport, laïque, au christianisme : la naissance de la vie sentimentale moderne, la fondation affective des relations humaines les plus précieuses, fut liée à la sortie d’une religion qui prétendait délivrer un message d’amour.

  • L’Homme-Dieu ou le sens de la vie, Luc Ferry, éd. Grasset, 1996 (ISBN 2-246-43631-1), p. 243


Nous constatons encore aujourd’hui combien les civilisations qui n’ont pas connu le christianisme ont de grandes difficultés à accoucher de régimes démocratiques, parce que l’idée d’égalité, notamment, n’a rien d’évident pour elles.


Étienne Gilson[modifier]

Presque tous les Pères latins sont des Africains. Tertullien de Carthage, le Numide Arnobe de Sicca et son élève Lactance, saint Cyprien de Carthage, Victorinus l'Africain, le Berbère saint Augustin, bref toute cette glorieuse tête de colonne de la patristique latine [...], que de dons splendides de l'Afrique à l'Eglise de Rome pendant que celle-ci n'avait encore à mettre en balance que saint Ambroise et saint Jérôme !

  • Le philosophe et la théologie (1960), Étienne Gilson, éd. Vrin, 2005, p. 175-176


René Girard[modifier]

Le christianisme […], par la figure de Jésus, dénonce le mécanisme du bouc émissaire pour ce qu’il était : le meurtre d’une victime innocente, tuée afin de ramener à la paix une communauté violente.

  • Les Origines de la culture, René Girard, éd. Desclée de Brouwer, 2004 (ISBN 2-220-05355-5), p. 88


C’est le christianisme qui démystifie le religieux et cette démystification, bonne dans l’absolu, s’est avérée mauvaise dans le relatif, car nous n’étions pas préparés à l’assumer. Nous ne sommes pas assez chrétiens.


Melchior Grimm[modifier]

Il n'y a point de crime ni d'horreur dont la fureur barbare des chrétiens ne se soit rendue coupable pendant de longs siècles.

  • « Sur l'ami des hommes de Mirabeau » (1757), dans Correspondance littéraire, philosophique et critique, Melchior Grimm, éd. Furne, 1829, t. 2, p. 91


Adolf Hitler[modifier]

Le coup le plus dur qui ait jamais frappé l'humanité fut l'avènement du christianisme. Le bolchevisme est un enfant illégitime du christianisme. Tous deux sont des inventions du Juif. C'est par le christianisme que le mensonge délibéré en matière de religion a été introduit dans le monde. Le bolchevisme pratique un mensonge de même nature quand il prétend apporter la liberté aux hommes, alors qu'en réalité il ne veut faire d'eux que des esclaves. Dans le monde antique, les relations entre les hommes et les dieux étaient fondées sur un respect instinctif. C'était un monde éclairé par l'idée de tolérance. Le christianisme fut la première croyance dans le monde à exterminer ses adversaires au nom de l'amour. Sa marque est l'intolérance.

  • Libres propos sur la guerre et la paix recueillis sur l’ordre de Martin Bormann, Adolf Hitler, éd. Flammarion, 1952, t. 1, 11-12 juillet 1941, p. 7


Le christianisme est une rébellion contre la loi naturelle, une protestation contre la nature. Poussé à sa logique extrême, le christianisme signifierait la culture systématique de l’échec humain.

  • Libres propos sur la guerre et la paix recueillis sur l’ordre de Martin Bormann, Adolf Hitler, éd. Flammarion, 1952, t. 1, 10 octobre 1941, p. 51


C'est le christianisme qui a causé la perte de Rome. Ce ne sont ni les Germains ni les Huns.

  • Libres propos sur la guerre et la paix recueillis sur l’ordre de Martin Bormann, Adolf Hitler, éd. Flammarion, 1952, t. 1, 27 janvier 1942, p. 247


Le terrorisme est seulement une idée juive répandue par le christianisme.

  • Hitler cet inconnu (Hitlers Tischgesprache im Führerhauptquartier 1951), Adolf Hitler, notes de Henry Picker, éd. Presses de la cité, 1969, 4 avril 1942, p. 274


Jean Jaurès[modifier]

Nous combattons l'Eglise et le christianisme parce qu'ils sont la négation du droit humain et renferment un principe d'asservissement humain.

  • Jean Jaurès, 3 mars 1904, dans Histoire des catholiques français au XIXe siècle, paru chez Éditions du Milieu du monde, 1947, p.389, Henri Guillemin.


Frédéric Lenoir[modifier]

La croyance en Dieu reste largement majoritaire en Occident : 93 % des Américains et 67 % des Européens affirment croire en Dieu.

  • Les métamorphoses de Dieu : la nouvelle spiritualité occidentale, Frédéric Lenoir, éd. Plon, 2003, p. 7


En Europe, selon la dernière grande enquête sur les valeurs effectuée en 1999, on compte ainsi seulement 7 % d’athées et 30 % de pratiquants réguliers (qui assistent à un office religieux au moins une fois par mois).

  • Les métamorphoses de Dieu : la nouvelle spiritualité occidentale, Frédéric Lenoir, éd. Plon, 2003, p. 8


En Occident, le christianisme est devenu invisible. Toutes ses valeurs ont été intégrées dans l’humanisme laïc. Il ne lui reste que le discours sur les mœurs [l’avortement, le préservatif]. Or ce discours, en cohérence avec la ligne du Vatican, est en complet divorce avec nos sociétés.


Claude Lepelley[modifier]

C'est paradoxalement en Afrique du Nord, donc dans un pays aujourd'hui totalement islamisé, qu'est né le christianisme occidental latin. [...] En Afrique du Nord, dès la seconde moitié du IIe siècle, prit son essor dans tous les milieux sociaux la communauté chrétienne occidentale la plus abondante et la plus dynamique, d'emblée de langue latine. C'est là aussi qu'au Ve siècle le christianisme occidental trouva sa personnalité propre, intellectuelle et spirituelle, grâce à la marque indélébile que devaient lui imprimer la pensée et l'oeuvre de saint Augustin. [...] Les provinces de l'Afrique romaine comptaient parmi les plus riches de l'immense empire; on y trouvait de multiples villes prospères, ou vivait une élite cultivée, formée le plus souvent de Berbères latinisés comme l'étaient de toute évidence Augustin lui-même et sa famille.

  • « Saint Augustin et le rayonnement de sa pensée », Claude Lepelley (2007), dans Histoire du Christianisme, sous la direction d'Alain Corbin, éd. Seuil, 2007, p. 121-122


Henri-Irénée Marrou [modifier]

Le christianisme africain a été l'agent combien fécond, combien efficace, d'un transfert de culture du sud au nord, d'Afrique en Europe. [...] Je crois que vous devriez, vous Maghrébins [...], vous devriez être assez fiers de cela, d'avoir offert à l'Europe ces maîtres qui l'ont formée [...] qu'ils s'appellent Tertullien, Cyprien, Augustin [...]. De l'Andalousie et de la Campanie jusqu'à l'Angleterre, la chrétienté latine tout entière, l'Europe occidentale tout entière a été de la sorte fécondée, éduquée, cultivée par vos ancêtres selon la chair, sinon l'esprit, vos pères, chers amis maghrébins.

  • Actes du Deuxiem̀e congres international d'étude des cultures de la mediterranée occidentale, Henri Irénée Marrou, éd. Société nationale d'édition et de diffusion, 1978, vol. 2, p. 173-176


Jean-Paul Marat[modifier]

Toutes les religions prêtent la main au despotisme; je n'en connais aucune toutefois qui le favorise autant que la chrétienne.

  • Les chaînes de l'esclavage (1793), Jean-Paul Marat, éd. A. Havard, 1833, p. 188


Friedrich Nietzsche [modifier]

Le bouddhisme est cent fois plus réaliste que le christianisme — il a dans le sang l'habitude acquise de poser les problèmes froidement et objectivement, il vient après un mouvement philosophique qui a duré des centaines d'années — la notion de « Dieu » est déjà abolie quand il survient. Le bouddhisme est la seule religion positiviste que nous montre l'Histoire, et même dans sa théorie de la connaissance (un strict phénoménisme) — il ne dit plus « guerre au péché », mais rendant à la réalité ce qui lui est dû : « guerre à la souffrance ». Il a déjà laissé derrière lui — et c'est ce qui le différencie radicalement du christianisme — l'automystification des conceptions morales ; il se trouve, pour employer mon language, outre bien et mal.

  • L’Antéchrist (1888), Friedrich Nietzsche, éd. Gallimard, 2006 (ISBN 2070325571), p. 30-31


Tenir pour sincère un Paul de Tarse, dont la patrie était le centre du rationalisme stoïcien, lorsqu'il arrange une hallucination en preuve de la « survie » du Rédempteur ou simplement lui prêter la foi qu'il raconte qu'il a eu cette hallucination, voilà qui serait pure niaiserie de la part d'un psychologue : Paul voulait la fin, par conséquent il voulait aussi les moyens… Ce que lui-même ne croyait pas, les imbéciles parmi lesquels il répandait sa doctrine le crurent. — Son besoin à lui, c'était le pouvoir : en Paul, c'était encore le prêtre qui aspirait au pouvoir, — tout ce qu'il lui fallait, c'étaient des idées, des enseignements, des symboles, grâce auxquels il pût tyranniser les masses, former des troupeaux. Quel est le seul emprunt que, plus tard, Mahomet fit au christianisme ? L'invention de Paul, son moyen d'asseoir la tyrannie des prêtres, de former des troupeaux : la croyance en l'immortalité — c'est-à-dire la doctrine du « jugement »…

  • L’Antéchrist (1888), Friedrich Nietzsche, éd. Gallimard, 2006 (ISBN 2070325571), p. 57


Le christianisme nous a frustrés de la moisson de la culture antique, et, plus tard, il nous a encore frustrés de celle de la culture islamique. La merveilleuse civilisation maure d’Espagne, au fond plus proche de nous, parlant plus à nos sens et à notre goût que Rome et la Grèce, a été foulée aux pieds (et je préfère ne pas penser par quels pieds!) — Pourquoi? Parce qu’elle devait le jour à des instincts aristocratiques, à des instincts virils, parce qu’elle disait oui à la vie, avec en plus, les exquis raffinements de la vie maure!… Les croisés combattirent plus tard quelque chose devant quoi ils auraient mieux fait de se prosterner dans la poussière — une civilisation en comparaison de laquelle même notre XIX siècle semblerait pauvre et retardataire! Sans doute, ils révaient de butin : l'Orient était riche!… Voyons donc les choses comme elles sont! Les croisades? Une piraterie de grande envergure, et rien de plus! […] L'Église a mené sa guerre à outrance contre tout ce que la Terre portait comme d'aristocratique! […] La noblesse allemande est à peu près entièrement absente de l’histoire de la culture supérieure : on en devine la cause… Le christianisme, l’alcool - les deux grands moyens de corruption... En soi, on ne devrait même pas avoir à choisir entre l’islam et le christianisme, pas plus qu’entre un Arabe et un Juif. La réponse est donnée d’avance: ici, nul ne peut choisir librement. Soit on est un tchandala, soit on ne l’est pas. « Guerre à outrance avec Rome! Paix et amitié avec l’Islam. » C’est ce qu’a senti, c’est ce qu’a fait ce grand esprit fort, le seul génie parmi les empereurs allemands, Frédéric II.

  • L’Antéchrist (1888), Friedrich Nietzsche, éd. Gallimard, 2006 (ISBN 2070325571), p. 85


Michel Onfray[modifier]

Le christianisme célèbre la pulsion de mort, la vérité des arrière-mondes, le mépris de la chair, la passion doloriste, la crainte des châtiments, la catastrophe du péché originel.

  • Contre-histoire de la philosophie II. Le christianisme hédoniste, Michel Onfray, éd. Grasset, 2006 (ISBN 2-246-68901-5), p. 137


Des millions de morts, des millions de morts sur tous les continents, pendant des siècles, au nom de Dieu, la bible dans une main, le glaive dans l'autre : l'Inquisition, la torture, la question; les croisades, les massacres, les pillages, les viols, les pendaisons, les exterminations, les bûchers; la traite des noirs, l'humiliation, l'exploitation, le servage, le commerce des hommes, des femmes et des enfants; les génocides , les ethnocides des conquistadores très chrétiens, certes, mais aussi, récemment, du clergé rwandais aux côtés des exterminateurs hutus; le compagnonnage de route avec tous les fascismes du XXième siècle, Mussolini, Pétain, Hitler, Pinochet, Salazar, les colonels de la Grèce, les dictateurs d'Amérique du Sud; etc... Des millions de morts pour l'amour du prochain.

  • Traité d'athéologie, Michel Onfray, éd. Livre de Poche, 2006 (ISBN 2-253-11557-1), p. 235


Ernest Renan[modifier]

A l'époque romaine, d'ailleurs, le monde berbère a introduit quelques éléments essentiels dans le mouvement général de la civilisation, en prenant une part considérable à la formation du christianisme latin. [...] [L'hospitalité kabyle] est admirable et montre tout ce qu'il y a d'excellentes qualités de coeur dans la race berbère. Les pages héroiques et touchantes de l'histoire du christianisme africain s'expliquent par cet esprit d'humanité, de douceur.

  • « La société berbère » (1873), dans Mélanges d'histoire et de voyages (1878), Ernest Renan, éd. Calmann Lévy, 1890, p. 322-337


François Reynaert[modifier]

Le christianisme est tout bonnement une religion orientale, exactement comme l’Islam le sera plus tard et la géographie qui est devenue la leur ne tient qu’aux hasards de l’histoire. Mais non, écoutez une certaine droite identitaire parler de nos « vieilles terres chrétiennes », écoutez les nationalistes que le nom de Charles Martel fait vibrer encore. Pour eux Jésus Christ est aussi français que le roquefort ou le général de Gaulle. Ils oublient juste que si malheureux arrivait aujourd’hui de sa Palestine natale avec ses pratiques bizarres et son dieu étonnant, ils appelleraient la police pour le reconduire à la frontière.


Bertrand Russell[modifier]

J'affirme, en pesant mes termes, que la religion chrétienne, telle qu'elle est établie dans ses églises, fut et demeure le principal ennemi du progrès moral dans le monde.

  • (en) I say quite deliberately that the Christian religion, as organized in its churches, has been and still is the principal enemy of moral progress in the world.
  • (en) Why I Am Not a Christian, and Other Essays on Religion and Related Subjects (1927), Bertrand Russell (trad. Wikiquote), éd. Touchstone Books, 1986 (ISBN 9780671203238), p. 21


Nicolas Sarkozy[modifier]

Il est certain que les valeurs chrétiennes ont été civilisatrices en Europe et leur influence dominante.

  • La République, les religions, l'espérance, Nicolas Sarkozy, éd. Éditions du Cerf, 2004 (ISBN 2-266-15708-6), p. 180


Arthur Schopenhauer [modifier]

Les fruits du christianisme ce sont les guerres de religion, les boucheries, les croisades, l'inquisition et autres persécutions, l'extermination des indigènes d'Amérique et l'introduction, à leur place, d'esclaves africains.

  • Arthur Schopenhauer , 1851, Sur la religion, Barbarie des religions monothéistes, dans Dictionnaire des grands thèmes de l'Histoire des religions, paru chez Éditions Complexe, 2004, p.734, Daniel Dubuisson.


Henri Teissier[modifier]

Les Européens doivent apprendre qu’une partie notable de leurs racines chrétiennes latines se trouvent au sud de la Méditerranée. Et les habitants du Maghreb doivent aussi connaître le rôle qu’ont joué leurs ancêtres dans une tradition culturelle et religieuse qui leur apparaît aujourd’hui comme une réalité totalement étrangère à leur terre. Cette prise de conscience peut avoir aussi son importance pour les jeunes Églises d’Afrique qui regardent leurs sources spirituelles comme uniquement européennes, oubliant non seulement les origines orientales de la Bible et les développements de la patristique orientale, mais aussi le rôle de l’Afrique romaine. Le professeur Claude Lepelley réfléchissant sur notre sujet, n’hésite pas à exprimer sa position sous cette forme paradoxale: «Le christianisme occidental n’est pas né en Europe, mais au sud de la Méditerranée». Cette affirmation qui peut étonner est pourtant largement étayée par l’histoire.


Paul Henri Thiry d'Holbach[modifier]

Toutes les vertus, que le christianisme admire, ou sont outrées et fanatiques, ou elles ne tendent qu'à rendre l'homme timide, abject et malheureux : si elles lui donnent du courage, il devient bientôt opiniâtre, altier, cruel, et nuisible à la société. C'est ainsi qu'il faut qu'il soit, pour répondre aux vues d' une religion qui dédaigne la terre, et qui ne s'embarrasse pas d'y porter le trouble, pourvû que son dieu jaloux triomphe de ses ennemis. Nulle morale véritable ne peut être compatible avec une telle religion.


Une religion, dont les maximes tendent à rendre les hommes intolérants, les souverains persécuteurs, les sujets, ou esclaves, ou rebelles; une religion, dont les dogmes obscurs sont des sujets éternels de disputes; une religion, dont les principes découragent les hommes, et les détournent de songer à leurs vrais intérêts; une telle religion, dis-je, est destructive pour toute société.


Paul Veyne[modifier]

L’apport du christianisme à l’Europe actuelle, qui compte toujours une forte proportion de chrétiens, se réduit presque à la présence de ceux-ci parmi nous. S’il fallait absolument nous trouver des pères spirituels, notre modernité pourrait nommer Kant et Spinoza.

  • Quand notre monde est devenu chrétien, Paul Veyne, éd. Albin Michel, coll. Idées, 2007, p. 256


Ce n'est pas le christianisme qui est à la racine de l'Europe, c'est l'Europe actuelle qui inspire le christianisme ou certaines de ses versions.

  • Quand notre monde est devenu chrétien, Paul Veyne, éd. Albin Michel, coll. Idées, 2007, p. 257


Voltaire[modifier]

Tant qu’il y aura des fripons et des imbéciles, il y aura des religions. La nôtre est sans contredit la plus ridicule, la plus absurde, et la plus sanguinaire qui ait jamais infecté le monde.

  • « Lettre à Frédéric II, roi de Prusse » (5 janvier 1767), dans Oeuvres complètes de Voltaire, Voltaire, éd. Moland, 1875, t. 45, vol. 13, p. 11


[Le Christianisme est] la superstition la plus infâme qui ait jamais abruti les hommes et désolé la terre.

  • « Lettre à d'Argence » (11 octobre 1763), dans Oeuvres complètes de Voltaire, Voltaire, éd. Hachette, 1861, p. 153-154


Voir aussi[modifier]

Christianisme en Afrique du Nord

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