Antisémitisme
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L'antisémitisme (parfois écrit anti-sémitisme) est le nom donné à la discrimination, l'hostilité ou les préjugés à l'encontre des Juifs.
[modifier] Hostilité
[modifier] Charles Fourier
La nation juive n'est pas civilisée, elle est patriarchale, n'ayant point de souverain, n'en reconnaissant aucun en secret, et croyant toute fourberie louable, quand il s'agit de tromper ceux qui ne pratiquent pas sa religion. Elle n'affiche pas ses principes, mais on les connaît assez. Un tort plus grave chez cette nation, est de s'adonner exclusivement au trafic, à l'usure, et aux dépravations mercantiles [...] Tout gouvernement qui tient aux bonnes mœurs devrait y astreindre les Juifs, les obliger au travail productif, ne les admettre qu'en proportion d'un centième pour le vice: une famille marchande pour cent familles agricoles et manufacturières ; mais notre siècle philosophe admet inconsidérément des légions de Juifs, tous parasites, marchands, usuriers, etc.
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Œuvres complètes, Charles Fourier, éd. Librairie Sociétaire, 1848, t. 6, Analyse de la civilisation, p. 421
[modifier] Johann Gottfried von Herder
Depuis des milliers d'années, même dès son origine, le peuple de Dieu, tenant sa patrie du Ciel même, s'en va végétant comme une plante parasite sur le tronc vivace des nations étrangères ; race astucieuse et sordide, à laquelle le monde entier suffit à peine, jamais elle n'a été émue d'une ardente passion pour soutenir ou ressaisir son honneur, et l'oppression la plus obstinée n'a pu l'armer pour s'assurer une retraite et une patrie indépendante.
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Idées sur la philosophie de l'histoire de l'humanité (1791), Johann Gottfried von Herder (trad. Edgar Quinet), éd. F.G. Levrault, 1834, t. 2, Les Hébreux, p. 387
[modifier] Georges Vacher de Lapouge
La nation juive contemporaine est le meilleur exemple de convergence psychique : l'indice varie de 77 en Algérie à 83 en Pologne, les Juifs sont blonds, les Juifs sont bruns, mais partout ils sont les mêmes, arrogants dans le succès, serviles dans le revers, cauteleux, filous au possible, grands amasseurs d'argent, d'une intelligence remarquable, et cependant impuissants à créer. Aussi dans tous les temps ont-ils été odieux, et accablés de persécutions qu'ils ont toujours mises sur le compte de leur religion, mais qu'ils semblent avoir méritées par leur mauvaise foi, leur cupidité et leur esprit de domination. Si l'on réfléchit que l'antisémitisme est bien antérieur au christianisme, qu'il remonte au moins au XVème siècle avant notre ère, il est difficile de voir dans le supplice du Christ la cause unique de la haine dont ils ont été poursuivis par les chrétiens.
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L'Aryen, son rôle social (1899), Georges Vacher de Lapouge, éd. A. Fontemoing, 1899, p. 466
[modifier] Pierre-Joseph Proudhon
Juifs. Faire un article contre cette race qui envenime tout, en se fourrant partout, sans jamais se fondre avec aucun peuple. Demander son expulsion de France, à l'exception des individus mariés avec des Françaises ; abolir les synagogues, ne les admettre à aucun emploi, poursuivre enfin l'abolition de ce culte. Ce n'est pas pour rien que les chrétiens les ont appelés déicides. Le juif est l'ennemi du genre humain. Il faut renvoyer cette race en Asie, ou l’exterminer.
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Pierre-Joseph Proudhon, 1849, dans Pierre-Joseph Proudhon, sa vie et sa pensée, 1809-1849, paru chez Beauchesne, 1982, p.739, Pierre Haubtmann.
[modifier] Alphonse Toussenel
Le peuple juif tient une place immense dans l'histoire de l'humanité; c'est le peuple organisateur par excellence, le peuple de l'unité politique et religieuse. Aucune autre race n'a été plus féconde que celle-là en individualités brillantes. Il semble qu'elle ait été douée par la nature de toutes les aptitudes. Politique , législation, beaux-arts, littérature, les juifs ont abordé et cultivé avec un égal succès tous ces domaines de l'intelligence; et sur chacun de ces domaines la trace de leur passage est restée. Malheureusement, tous les liseurs de Bible, qu'on les appelle Juifs ou Genevois, Hollandais, Anglais, Américains, ont dû trouver écrit dans leur livre de prières que Dieu avait concédé aux serviteurs de sa loi le monopole de l'exploitation du globe, car tous ces peuples mercantiles apportent, dans l'art de rançonner le genre humain, la même ferveur de fanatisme religieux. C'est pourquoi je comprends les persécutions que les Romains, les Chrétiens et les Mahometans ont fait subir aux Juifs. La répulsion universelle que le juif a inspirée si longtemps n'était que la juste punition de son implacable orgueil, et nos mépris les représailles légitimes de la haine qu'il semblait porter au reste de l'humanité.
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Les juifs rois de l'époquehistoire de la féodalité financière (1845), Alphonse Toussenel, éd. Librairie de l'École sociétaire, 1845, p. 4
[modifier] Voltaire
Si nous lisions l'histoire des Juifs écrite par un auteur d'une autre nation, nous aurions peine à croire qu'il y ait eu en effet un peuple fugitif d'Egypte qui soit venu par ordre exprès de Dieu immoler sept ou huit petites nations qu'il ne connaissait pas ; égorger sans miséricorde les femmes, les vieillards et les enfants à la mamelle, et ne réserver que les petites filles ; que ce peuple saint ait été puni de son Dieu quand il avait été assez criminel pour épargner un seul homme dévoué à l'anathème. Nous ne croirions pas qu'un peuple si abominable (les Juifs) eut pu exister sur la terre. Mais comme cette nation elle-même nous rapporte tous ses faits dans ses livres saints, il faut la croire.
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Essais sur les Mœurs, Voltaire, éd. Moland, 1875, t. 11, chap. Introduction:XXXVI-Des victimes humaines, p. 123
Toujours superstitieuse, toujours avide du bien d'autrui, toujours barbare, rampante dans le malheur, et insolente dans la prospérité, voilà ce que furent les Juifs aux yeux des Grecs et des Romains qui purent lire leurs livres.
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Essais sur les Mœurs, Voltaire, éd. Moland, 1875, t. 11, chap. Introduction:XLII—Des Juifs depuis Saul, p. 142
Si Dieu avait exaucé toutes les prières de son peuple, il ne serait restés que des Juifs sur la terre ; car ils détestaient toutes les nations, ils en étaient détestés ; et, en demandant sans cesse que Dieu exterminât tous ceux qu'ils haïssaient, ils semblaient demander la ruine de la terre entière
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Essais sur les Mœurs, Voltaire, éd. Moland, 1875, t. 11, chap. Introduction:XLIV—Des prières et des juifs, p. 149
N’est-il pas clair (humainement parlant, et ne considérant que les causes secondes) que si les Juifs, qui espéraient la conquête du monde, ont été presque toujours asservis, ce fut leur faute? Et si les Romains dominèrent, ne le méritèrent-ils pas par leur courage et par leur prudence? Je demande très humblement pardon aux Romains de les comparer un moment avec les Juifs.
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Essais sur les Mœurs, Voltaire, éd. Moland, 1875, t. 11, chap. Introduction:LI—Questions sur les conquetes des romains et leur décadence, p. 168
Si ces Ismaélites [les Arabes] ressemblaient aux Juifs par l'enthousiasme et la soif du pillage, ils étaient prodigieusement supérieurs par le courage, par la grandeur d'âme, par la magnanimité [...] Ces traits caractérisent une nation. On ne voit au contraire, dans toutes les annales du peuple hébreu, aucune action généreuse. Ils ne connaissent ni l'hospitalité, ni la libéralité, ni la clémence. Leur souverain bonheur est d'exercer l'usure avec les étrangers ; et cet esprit d'usure, principe de toute lâcheté, est tellement enracinée dans leurs coeurs, que c'est l'objet continuel des figures qu'ils emploient dans l'espèce d'éloquence qui leur est propre. Leur gloire est de mettre à feu et à sang les petits villages dont ils peuvent s'emparer. Ils égorgent les vieillards et les enfants ; ils ne réservent que les filles nubiles ; ils assassinent leurs maîtres quand ils sont esclaves ;ils ne savent jamais pardonner quand ils sont vainqueurs : ils sont ennemis du genre humain. Nulle politesse, nulle science, nul art perfectionné dans aucun temps, chez cette nation atroce.
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Essais sur les Mœurs, Voltaire, éd. Moland, 1875, t. 11, chap. 6-De l’Arabie et de Mahomet, p. 231
Vous ne trouverez en eux qu’un peuple ignorant et barbare, qui joint depuis longtemps la plus sordide avarice à la plus détestable superstition et à la plus invincible haine pour tous les peuples qui les tolèrent et qui les enrichissent. Il ne faut pourtant pas les brûler.
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Le Dictionnaire philosophique (1769), Voltaire, éd. Moland, 1875, t. 19, chap. Article "Juifs", p. 524
C'est à regrets que je parle des Juifs : cette nation est, à bien des égards, la plus détestable qui ait jamais souillé la terre. [...] Le peuple juif était, je l’avoue, un peuple bien barbare. Il égorgeait sans pitié tous les habitants d’un malheureux petit pays sur lequel il n’avait pas plus de droit qu’il n’en a sur Paris et sur Londres.
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Le Dictionnaire philosophique (1769), Voltaire, éd. Moland, 1875, t. 20, chap. Article "Tolérance", p. 533
[modifier] Discrimination et persécution
[modifier] Adolf Hitler
Il faut donc, dans un délai déterminé, débarrasser toute l'Europe occidentale de ses Juifs. C'est d'autant plus nécessaire qu'il se trouve toujours parmi eux un certain pourcentage de fanatiques qui essayent constamment de faire prévaloir la Juiverie. Il n'est pas conseillé non plus, de ce fait, de les envoyer en Sibérie, car, à cause de leur résistance au climat, ils s'endurciraient physiquement encore plus. Il serait beaucoup plus indiqué - puisque les Arabes n'en veulent pas en Palestine - de les transporter en Afrique, c'est-à-dire sous un climat qui est préjudiciable à des hommes de notre résistance et ou, par conséquent, ils n'entreront pas en conflit d'intérêt avec les Européens.
- 29 mai 1942
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Hitler cet inconnu (1951), Adolf Hitler, propos notés par le Dr Henry Picker (trad. R.Jouan), éd. Presses de la cité, 1969, p. 425
[modifier] Préjugés
[modifier] Napoléon Bonaparte
J'ai entrepris l'oeuvre de corriger les Juifs, mais je n'ai pas cherché à en attirer de nouveaux dans mes états. Loin de là, j'ai évité de faire rien de ce qui peut montrer de l'estime aux plus méprisables des hommes.
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Napoléon Bonaparte, 6 mars 1808, Lettre de Napoléon à son frère Jérôme, dans Lettres inédites de Napoléon Ier (an VIII-1815), paru chez Plon, 1897, t.1, p.159, Léon Lecestre.
Les Juifs sont un vilain peuple, poltron et cruel.
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Napoléon Bonaparte, 28 août 1817, Sainte-Hélène, dans Journal de Sainte-Hélène 1815-1818, paru chez Flammarion, 1947, t.2, p.226, Général Gourgaud.
[modifier] François-René de Chateaubriand
Dans cette race les femmes sont beaucoup plus belles que les hommes; elles semblent avoir échappé à la malédiction dont leurs pères, leurs maris et leurs fils ont été frappés.
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Mémoires d'outre-tombe (1811), François-René de Chateaubriand, éd. Flammarion, 1948, t. 4, p. 389
[modifier] Winston Churchill
Ce mouvement chez les juifs n'est pas nouveau. De l'époque de Spartacus-Weishaupt à celle de Karl Marx, jusqu'à Trotsky (Russie), Bela Kun (Hongrie), Rosa Luxembourg (Allemagne) et Emma Goldman (Etats-Unis), cette conspiration mondiale destinée à détruire la civilisation pour reconstituer une société fondée sur la stagnation, sur la malveillance et l'envie et sur une impossible égalité n'a fait que croître. Elle a été derrière tous les mouvements subversifs du XIXe siècle; et à présent, pour finir, cette bande de personnages extraordinaires issus de la pègre des grandes villes d'Europe et d'Amérique a empoigné le peuple russe par les cheveux pour devenir pratiquement les maîtres incontestés de cet énorme empire
- (en) This movement among the Jews is not new. From the days of Spartacus-Weishaupt to those of Karl Marx, and down to Trotsky (Russia), Bela Kun (Hungary), Rosa Luxembourg (Germany), and Emma Goldman (United States), this worldwide conspiracy for the overthrow of civilisation and for the reconstitution of society on the basis of arrested development, of envious malevolence, and impossible equality, has been steadily growing. It has been the mainspring of every subversive movement during the 19th century; and now at last this band of extraordinary personalities from the underworld of the great cities of Europe and America have gripped the Russian people by the hair of their heads and have become practically the undisputed masters of that enormous empire.
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Winston Churchill (trad. Wikiquote), 8 février 1920, dans Article "Zionism versus Bolshevism" dans le "Illustrated Sunday Herald"., paru The Churchill you didn't know, Guardian, 28/11/2002, Amy Iggulden.
[modifier] Charles de Gaulle
Il n'y a pas de raison pour la France, et je suggérais même pour le Royaume-Uni, de ruiner ses relations avec les Arabes, sous prétexte que l'opinion publique éprouve des sympathies superficielles pour Israël, parce que c'est un petit pays avec une histoire malheureuse.
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Charles de Gaulle, 1967, dans The Chariot of Israël, paru chez Weidenfeld and Nicolson, 1981, p.43, Harold Wilson.
L’établissement d’un État d’Israël, soulevait, à l’époque, un certain nombre d’appréhensions. On pouvait se demander, en effet, et on se demandait même chez beaucoup de Juifs, si l'implantation de cette communauté sur des terres qui avaient été acquises dans des conditions plus ou moins justifiables et au milieu de peuples arabes qui lui étaient foncièrement hostiles, n'allait pas entrainer d'innombrables, d'interminables conflits. Certains même redoutaient que les juifs, jusqu’alors dispersés, mais qui étaient restés ce qu’ils avaient été de tout temps, c’est à dire un peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateur, n’en viennent, une fois rassemblés dans le site de leur ancienne grandeur, à changer en ambition ardente et conquérante les souhaits très émouvants qu’ils formaient depuis dix-neuf siècles : l'an prochain à Jérusalem.
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Charles de Gaulle, 27 novembre 1967, Conférence de presse, dans 1967, la guerre des six joursla victoire empoisonnée, paru chez Editions Complexe, 2001, p.82, Pierre Hazan.
Notre sympathie pour les Juifs est indiscutable, mais faudrait-il encore que certains ne se sentent pas plus israéliens que français. Leur prise de position en faveur de l'Etat d'Israël est inadmissible.
- Entretien avec le rabbin Jacob Kaplan, janvier 1968
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Charles de Gaulle, janvier 1968, dans De Gaulle, mon père, paru chez Plon, 2004, t.2, p.464, Philippe de Gaulle.
[modifier] Edmond de Goncourt
Quant aux dessins à la plume, représentant des types juifs, Tissot nous les montre portraiturés dans la vérité du type juif autochtone, et donnant très exactement ces grands nez courbes, ces sourcils broussailleux, ces barbes en éventail, ces regards précautionneux soulevant de lourdes paupières, et les pensées calculatrices, et les jovialités mauvaises, et la perfide cautèle, sous la bouffisssure de graisse de ces faces.
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Journal des Goncourt, mémoires de la vie littéraire (1896), Edmond de Goncourt, éd. G. Charpentier et cie, 1896, t. 9, Journal des Goncourt, 18 juin 1894, p. 237
[modifier] Louis de Jaucourt
Les anciens Hébreux, stupides, superstitieux, séparés des autres peuples, ignorants dans l’étude de la physique, incapables de recourir aux causes naturelles, attribuaient toutes leurs maladies aux mauvais esprits, [...] ils s’adressaient aux devins, aux magiciens, aux enchanteurs, ou finalement aux prophètes.
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Louis de Jaucourt, 1766, Encyclopédie, Article «Médecine», dans Les sciences sociales dans l'Encyclopédie, paru chez F. Alcan, 1923, p.43, René Hubert.
[modifier] Jean Jaurès
Dans les villes, ce qui exaspère le gros de la population française contre les Juifs, c'est que, par l'usure, par l'infatigable activité commerciale et par l'abus des influences politiques, ils accaparent peu à peu la fortune, le commerce, les emplois lucratifs, les fonctions administratives, la puissance publique . [...] En France, l'influence politique des Juifs est énorme mais elle est, si je puis dire, indirecte. Elle ne s'exerce pas par la puissance du nombre, mais par la puissance de l'argent. Ils tiennent une grande partie de de la presse, les grandes institutions financières, et, quand ils n'ont pu agir sur les électeurs, ils agissent sur les élus. Ici, ils ont, en plus d'un point, la double force de l'argent et du nombre.
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Jean Jaurès, 1er mai 1895, Dépêche de Toulouse, La question juive en Algérie, dans De la question berbère au dilemme kabyle, paru chez L'Harmattan, 2004, p.36, Maxime Ait Kaki.
Nous savons bien que la race juive, concentrée, passionnée, subtile, toujours dévorée par une sorte de fièvre du gain quand ce n'est pas par la force du prophétisme, nous savons bien qu'elle manie avec une particulière habileté le mécanisme capitaliste, mécanisme de rapine, de mensonge, de corset, d'extorsion.
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Jean Jaurès, 1898, Discours au Tivoli, dans Un journal des journaux, paru chez Creer, 1997, p.87, Pierre Feuerstein.
[modifier] Gustave Le Bon
Il y a bien peu de ressemblance assurément entre l'Arabe, tel qu'il nous apparaît à l'époque de sa civilisation, et le juif, tel que nous le connaissons depuis des siècles trop souvent plat, pusillanime, avare et cupide ; et il semble humiliant au premier d'être comparé au second ; mais il ne faut pas oublier que ce sont les conditions d'existence particulières auxquelles les juifs ont été soumis depuis des siècles qui en ont fait la race si peu estimée que nous connaissons aujourd'hui . Un peuple quelconque, soumis à des conditions d'existence semblables, n'ayant d'autre métier possible que le commerce et l'usure, méprisé partout, fût devenu ce qu'est le juif que nous connaissons et qui, riche ou pauvre, garde ces instincts sordides que vingt siècles d'hérédité semblent avoir fixés en lui pour toujours.
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La Civilisation des Arabes (1884), Gustave Le Bon, éd. La Fontaine au Roy, 1990, Livre premier, chapitre deuxième, Les Arabes, p. 36
[modifier] Guy de Maupassant
Dès qu'on avance dans le sud, la race juive se révèle sous un aspect hideux qui fait comprendre la haine féroce de certains peuples contre ces gens, et même les massacres récents. Les Juifs d'Europe, les Juifs d'Alger, les Juifs que nous connaissons, que nous coudoyons chaque jour, nos voisins et nos amis, sont des hommes du monde, instruits, intelligents, souvent charmants. Et nous nous indignons violemment quand nous apprenons que les habitants d'une petite ville inconnue et lointaine ont égorgé et noyé quelques centaines d'enfants d'Israël. Je ne m'étonne plus aujourd'hui ; car nos juifs ne ressemblent guère aux juifs de là-bas.
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Lettres d'Afrique : Algérie, Tunisie, Guy de Maupassant, éd. La Boîte à documents, 1990, Le Zarez (1881), p. 347
[modifier] Jules Michelet
Les Juifs, quoi qu'on dise, ont une patrie, la bourse de Londres ; ils agissent partout, mais leur racine est au pays de l'or.
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Le Peuple, Jules Michelet, éd. Paulin, 1846, p. 119
[modifier] Ernest Renan
Je suis donc le premier à reconnaître que la race sémitique, comparée à la race indo-européenne, représente réellement une combinaison inférieure de la nature humaine.
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Histoire générale et système comparé des langues sémitiques (1855), Ernest Renan, éd. Imprimerie impériale, 1858, p. 4
[modifier] Jean-Paul Sartre
Quand je vivais à Berlin, dans les commencements du régime nazi, j’avais deux amis français dont l’un était juif et l’autre non. Le Juif présentait un type "sémite" accentué; il avait un nez courbe, les oreilles décollées, les lèvres épaisses [...]. Je ne nierai pas qu’il y ait une race juive [...] Ce que j’appellerai, faute de mieux, caractères ethniques, ce sont certaines conformations physiques héritées qu’on rencontre plus fréquemment chez les Juifs que chez les non-Juifs [...]. Par caractères ethniques nous entendons ici les données biologiques héréditaires que nous avons acceptées comme incontestables .
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Réflexions sur la question juive, Jean-Paul Sartre, éd. P. Morihien, 1947, p. 78-131
[modifier] Louis Terrenoire
Comment les Etats Arabes peuvent-ils accepter Israël, Etat raciste fondé sur la religion juive, qui exclut toute égalité réelle entre Arabes et Juifs vivant sur son territoire ? [...] Actuellement, les Israëliens détruisent les maisons arabes dans les territoires occupés, pour y construire des maisons pour les Juifs [...] s'ils voulaient prouver qu'ils n'ont pas de visées annexionnistes, ils n'agiraient pas ainsi.
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Louis Terrenoire, 1967, dans Nos politiciens face au conflit israélo-arabe, paru chez Fayard, 1981, p.47-54, Patrick Wasman et René-François Teissedre.
[modifier] Paul Henri Thiry d'Holbach
Victime en tous temps de son fanatisme, de sa religion insociable, de sa loi insensée, [le peuple juif] est maintenant dispersé dans toutes les nations, pour lesquelles il est un monument durable des effets terribles de l’aveuglement superstitieux [...]. Ose donc enfin, ô Europe, secouer le joug insupportable des préjugés qui t’affligent ! Laisse à des Hébreux stupides, à de frénétiques imbéciles, à des Asiatiques lâches et dégradés, ces superstitions aussi avilissantes qu’insensées.
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Paul Henri Thiry d'Holbach, 1770, L’esprit du judaïsme, dans La société française face au racisme de la Révolution à nos jours, paru chez Editions Complexe, 1999, p.24, Claude Liauzu.
[modifier] Jules Verne
Petit, malingre, les yeux vifs mais faux, le nez busqué, la barbiche jaunâtre, la chevelure inculte, les pieds grands, les mains longues et crochues, il offrait ce type si connu du juif allemand, reconnaissable entre tous. C’était l’usurier souple d’échine, plat de cœur, rogneur d’écus et tondeur d’œuf. L’argent devait attirer un pareil être comme l’aimant attire le fer, et, si ce Shylock fut parvenu à se faire payer de son débiteur il en eût certainement revendu la chair au détail. D’ailleurs, quoiqu’il fût juif d’origine, il se faisait mahométan dans les provinces mahométanes, lorsque son profit l’exigeait, chrétien au besoin en face d’un catholique, et il se fût fait païen pour gagner davantage. Ce juif se nommait Isac Hakhabut.
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Hector Servadac, Jules Verne, éd. Hetzel, 1877, p. 221
[modifier] Emile Zola
Il y avait là, en un groupe tumultueux, toute une juiverie malpropre, de grasses faces luisantes, des profils desséchés d'oiseaux voraces, une extraordinaire réunion de nez typiques, rapprochés les uns des autres ainsi que sur une proie.
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L'argent (1891), Emile Zola, éd. F. Bernouard, 1928, p. 20
[modifier] Contre l'antisémitisme
[modifier] Anatole France
Je ne connais ni juifs ni chrétiens. Je ne connais que des hommes, et je ne fais de distinction entre eux que de ceux qui sont justes et de ceux qui sont injustes. Qu'ils soient juifs ou chrétiens, il est difficile aux riches d'être équitables. Mais quand les lois seront justes, les hommes seront justes.
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Monsieur Bergeret à Paris (1901), Anatole France, éd. BiblioBazaar, 2006, p. 46
[modifier] Bernard Lazare
Peuple énergique, vivace, d'un orgueil infini, se considérant comme supérieur aux autres nations, le peuple juif voulut être une puissance. Il avait instinctivement le goût de la domination puisque, par ses origines, par sa religion, par la qualité de race élue qu'il s'était de tout temps attribuée, il se croyait placé au-dessus de tous. Pour exercer cette sorte d'autorité, les Juifs n'eurent pas le choix des moyens. L'or leur donna un pouvoir que toutes les lois politiques et religieuses leur refusaient, et c'était le seul qu'ils pouvaient espérer. Détenteurs de l'or, ils devenaient les maîtres de leurs maîtres, ils les dominaient et c'était aussi l'unique façon de déployer leur énergie, leur activité. N'auraient-ils pu la manifester d'une autre manière ? Si, et ils le tentèrent, mais là, ils eurent à combattre contre leur propre esprit. Durant de longues années, ils furent des intellectuels, ils s'adonnèrent aux sciences, aux lettres, à la philosophie. Ils furent mathématiciens et astronomes ; ils firent de la médecine et, si l'école de Montpellier ne fut pas créée par eux, ils aidèrent à son développement ; ils traduisirent les livres d'Averroès et des Arabes commentateurs d'Aristote ; ils révélèrent la philosophie grecque au monde chrétien et leurs métaphysiciens, Ibn Gabriol et Maïmonide furent parmi les maîtres des scolastiques. Ils furent pendant des années les dépositaires du savoir ; ils tinrent, comme les initiés antiques, le flambeau qu'ils transmirent aux Occidentaux ; ils eurent, avec les Arabes, la part la plus active à la floraison et à l'épanouissement de cette admirable civilisation sémitique, qui surgit en Espagne et dans le Midi de la France, civilisation qui annonça et prépara la Renaissance.
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L'antisémitisme, son histoire et ses causes (1894), Bernard Lazare, éd. L. Chailley, 1894, p. 112
[modifier] Paul Morand
Le mot Juif, prononcé par quelqu'un qui ne l'est pas, est déjà de l'antisémitisme.
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Journal inutile 1968-1972 (1971), Paul Morand, éd. Gallimard, 2001, p. 601
[modifier] Friedrich Nietzsche
C'est un fait que les Juifs, s'ils voulaient - ou si on les y forçait, comme semblent le vouloir les antisémites -, pourraient dès maintenant exercer leur prépondérance et même littéralement leur domination sur l'Europe ; c'est un fait également qu'ils n'y travaillent pas et ne font pas de projets dans ce sens. Pour le moment, ce qu'ils veulent et souhaitent, et même avec une certaine insistance, c'est d'être absorbés dans l'Europe et par l'Europe, ils aspirent à s'établir enfin quelque part où ils soient tolérés et respectés, et à mettre enfin un terme à leur vie nomade de "Juifs errants". On devrait bien tenir compte de cette aspiration et de cette pression (où s'exprime peut-être déjà une atténuation des instincts juifs) et les favoriser ; et pour cela il serait peut-être utile et juste d'expulser du pays les braillards antisémites.
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« Par-delà le bien et le mal » (1886), dans OEuvres II, Friedrich Nietzsche, éd. Robert Laffont, 1990, p. 698

