Guy de Maupassant
Citations « Guy de Maupassant » sur Wikiquote, le recueil de citations libre
Guy de Maupassant (1850–1893) est un écrivain français, auteur de romans, de nouvelles et de contes.
Sommaire |
Pierre et Jean (1888)
La langue française, d’ailleurs, est une eau pure que les écrivains maniérés n’ont jamais pu et ne pourront jamais troubler. Chaque siècle a jeté dans ce courant limpide ses modes, ses archaïsmes prétentieux et ses préciosités, sans que rien surnage de ces tentatives inutiles, de ces efforts impuissants. La nature de cette langue est d’être claire, logique et nerveuse. Elle ne se laisse pas affaiblir, obscurcir ou corrompre.
-
Pierre et Jean (1888), Guy de Maupassant, éd. Gallimard, 1982 (ISBN 2070374149), p. 60 (texte intégral sur Wikisource)
Nos yeux, nos oreilles, notre odorat, notre goût différents créent autant de vérités qu'il y a d'hommes sur la terre.
-
Pierre et Jean, Guy de Maupassant, éd. Paul Ollendorff, 1888, Introduction, p. XVIII (texte intégral sur Wikisource)
Le Horla et autres nouvelles (1887)
Est-ce que nous voyons la cent millième partie de ce qui existe?
-
Le Horla (1887), Guy de Maupassant, éd. Albin Michel, coll. Livre de poche, 1979 (ISBN 2-253-00539-8), p. 26 (texte intégral sur Wikisource)
J'aime ce pays, et j'aime y vivre parce que j'y ai mes racines, ces profondes et délicates racines, qui attachent un homme à la terre où sont nés et morts ses aïeux, qui l'attachent à ce qu'on pense et à ce qu'on mange, aux usages comme aux nourritures, aux locutions locales, aux intonations des paysans, aux odeurs du sol, des villages et de l'air lui-même.
-
Le Horla (1887), Guy de Maupassant, éd. Albin Michel, coll. Le livre de poche, 1967, p. 5 (texte intégral sur Wikisource)
Une vie (1883)
La vie, voyez-vous, ça n’est jamais si bon ni si mauvais qu’on le croit.
-
Une vie (1883), Guy de Maupassant, éd. Gallimard, coll. folio classique, 1974 (ISBN 2-07-041084-6), chap. XIV, p. 278
Sur l'eau (1888)
Les hommes de guerre sont des fléaux du monde. Nous luttons contre la nature, l'ignorance, contre les obstacles de toute sorte, pour rendre moins dure notre misérable vie. Des hommes, des bienfaiteurs, des savants, usent leur existence à travailler à ce qui peut aider, ce qui peut secourir, ce qui peut soulager leurs frères. Ils vont, acharnés, à leur besogne utile, entassant les découvertes, agrandissant l'esprit humain, élargissant la science, donnant chaque jour à l'intelligence une somme de savoir nouveau, donnant chaque jour à leur patrie du bien-être, de l'aisance, de la force. La guerre arrive. En six mois, les généraux ont détruit vingt ans d'efforts, de patience et de génie.
-
Sur l'eau (1888), Guy de Maupassant, éd. Société d'éditions littéraires et artistiques, 1904, p. 74
Si les peuples comprenaient, s'ils faisaient justice eux-mêmes des pouvoirs meurtriers, s'ils refusaient de se laisser tuer sans raison, s'ils se servaient de leurs armes contre ceux qui les leur ont données pour massacrer, ce jour-là, la guerre serait morte.
-
Sur l'eau (1888), Guy de Maupassant, éd. Société d'éditions littéraires et artistiques, 1904, p. 77

