Nationalisme

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Le nationalisme en tant que doctrine et idéologie s'est cristallisé au XIXe siècle et au XXe siècle simultanément dans plusieurs pays d'Europe et se définit par rapport à une nation.

Pierre Bourdieu[modifier]

L'État produit un nationalisme dominant, le nationalisme de ceux qui ont intérêt à l'État ; il peut être discret, de bonne compagnie, ne pas s'accompagner de manière outrancière. L'État produit chez ceux qui sont victimes de la deuxième phase du processus, chez ceux qui sont dépossédés par la construction de l'État-nation, des nationalismes induits, réactionnels : ceux qui avaient une langue et n'ont plus qu'un accent stigmatisé (comme les Occitans). Beaucoup de nations se construisent sur l'inversion d'un stigmate. Ces nationalismes induits, réactionnels, m'inspirent des sentiments ambigus. Évidemment, ils sont tout à fait légitimes dans la mesure où ils essaient de convertir des stigmates en emblèmes. Par exemple, vous pouvez vous dire que le serveur basque qui vous sert une bière à Saint-Jean-de-Luz en français parle bien le français pour un Basque, ou penser qu'il parle un français avec un accent dégueulasse... C'est un changement considérable. Mais, en même temps, qu'en faire ? Faut-il être basque ? L'ambiguïté des deux nationalismes est inhérente au processus de construction de l'État.


Georges Darien [modifier]

Si le nom français ne doit pas être à jamais rayé de l’histoire, il faut que la France des Nationalistes, c’est-à-dire la France de Rome, trouve demain devant elle la France des Juifs, des Protestants, des Intellectuels et des Cosmopolites, c’est-à-dire la France de la Révolution – et qu’elle triomphe, si elle peut ; ou qu’on lui foute les tripes au soleil, une fois pour toutes.


Romain Gary[modifier]

Le patriotisme, c'est d'abord l'amour des siens, le nationalisme, c'est d'abord la haine des autres.

  • Pour Sganarelle (1965), Romain Gary, éd. Gallimard, 1965, p. 371


Bernard-Henri Lévy[modifier]

Je déteste le nationalisme. Je crois, au plus profond de moi, que la construction européenne doit nous débarrasser de ce mixte bizarre de maurrassisme et de jacobinisme qui fait le fond de sauce de notre religion patriote. Je trouve que La Marseillaise, par exemple, est un chant détestable et grotesque.

  • Bernard-Henri Lévy, 10 janvier 2005, BHL répond - Interview Eric Conan et Denis Jeambar et Renaud Revel,, dans L'Express, paru 10 janvier 2005.


Alphonse de Lamartine[modifier]

Je suis homme avant d'être Français, Anglais ou Russe, et s'il y avait opposition entre l'intérêt étroit de nationalisme et l'immense intérêt du genre humain, je dirais, comme Barnave : « Périsse ma nation, pourvu que l'humanité triomphe! ».


Alain Soral[modifier]

Seul le nationalisme possède les fondamentaux pour incarner une véritable alternative économique et sociale (...) à la déferlante mondialiste et ultra libérale. Je pense que si Marx était vivant aujourd'hui il appellerait à voter Jean-Marie Le Pen, (...) le Front national, qui agrège des ouvriers, des petits patrons, des artisans est le parti du peuple et porte l'esprit de la Commune.


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