Alphonse de Lamartine

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Alphonse Marie Louis de Prat de Lamartine a été un poète, écrivain, historien, et homme politique français né à Mâcon le 21 octobre 1790 et mort à Paris le 28 février 1869.

Méditations poétiques, 1820[modifier]

Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé.


Borné dans sa nature, infini dans ses vœux,
L'homme est un dieu tombé qui se souvient des cieux


C'est pour la vérité que Dieu fit le génie.


Ô temps, suspends ton vol ! et vous, heures propices,
            Suspendez votre cours !
Laissez nous savourer les rapides delices
des plus beaux de nos jours !


L'homme n'a point de port, le temps n'a point de rive ;
            Il coule, et nous passons !


Harmonies poétiques et religieuses, 1830[modifier]

Objets inanimés, avez-vous donc une âme ?

Voyage en Orient, 1835[modifier]

Je suis las des musées, — cimetières des arts.

  • « Voyage en Orient », dans Œuvres complètes, Alphonse de Lamartine, éd. Hachette, Pagnerre, Furne, 1856-1857, t. 7, Athènes (18 août 1832), p. 95 (voir la fiche de référence de l'œuvre)


Le monde est un livre dont chaque pas nous ouvre une page.

  • « Premières Méditations poétiques », dans Œuvres complètes, Alphonse de Lamartine, éd. Hachette, Pagnerre, Furne, 1856-1857, t. 8, Paysages et pensées en Syrie, les ruines de Balbek, 1er avril 1833, p. 58 (voir la fiche de référence de l'œuvre)


Histoire des Girondins, 1847[modifier]

Il y a une femme à l'origine de toutes les grandes choses.

  • Histoire des Girondins, Alphonse de Lamartine, éd. Wouters, 1851, livre huitième, p. 272


Toussaint Louverture, 1850[modifier]

Le moine : […] Je suis de la couleur de ceux qu'on persécute !

  • Toussaint Louverture, Alphonse de Lamartine, éd. Michel Lévy, 1850, acte II, scène IV, p. 51


Graziella, 1852[modifier]

Il semble que la parole soit la seule prédestination de l'homme et qu'il ait été créé pour enfanter des pensées comme l'arbre pour enfanter son fruit.

  • Graziella, Alphonse de Lamartine, éd. Librairie Nouvelle, 1852, p. III, XV


Histoire de la Turquie, 1854[modifier]

Si la grandeur du dessein, la petitesse des moyens, l'immensité du résultat sont les trois mesures du génie de l'homme, qui osera comparer humainement un grand homme de l'histoire moderne à Mahomet ? Les plus fameux n'ont remué que des armes, des lois; Ils n'ont fondé, quand ils ont fondé quelque chose, que des puissances matérielles écroulées souvent avant eux. Celui-là a remué des armées, des législations, des empires, des peuples, des dynasties, des millions d'hommes sur un tiers du globe habité; mais il a remué, de plus, des idées, des croyances, des âmes.

  • Histoire de la Turquie, Alphonse de Lamartine, éd. Librairie du Constitutionnel, 1854, livre premier, p. 277-278


L'inspiration intérieure de Mahomet fut sa seule imposture. Il y avait deux hommes en lui, l'inspiré de la raison et le visionnaire de l'extase. Les inspirations du philosophe furent aidées à son insu par les visions du malade. Ses songes, ses délires, ses évanouissements pendant lesquels son imagination traversait le ciel et conversait avec des êtres imaginaires, lui faisaient à lui-même les illusions qu'il faisait aux autres. La crédulité arabe inventa le reste.

  • Histoire de la Turquie, Alphonse de Lamartine, éd. Librairie du Constitutionnel, 1854, livre premier, p. 279


Philosophe, orateur, apôtre, législateur, guerrier, conquérant d’idées, restaurateur des dogmes rationnels d’un culte sans images, fondateur de vingt empires terrestres et d’un empire spirituel, voilà Mahomet. A toutes les échelles ou l'on mesure la grandeur humaine, quel homme fut plus grand ? Il n'y a de plus grand que celui qui, en enseignant avant lui le même dogme, avait promulgué en même temps une morale plus pure, qui n'avait pas tiré l'épée pour aider la parole, seul glaive de l'esprit, qui avait donné son sang au lieu de répandre celui de ses frères, et qui avait été martyr au lieu d'être conquérant. Mais celui-là, les hommes l'ont jugé trop grand pour être mesuré à la mesure des hommes, et si sa nature humaine et sa doctrine l'ont fait prophète, même parmi les incrédules, sa vertu et son sacrifice l'ont proclamé Dieu!

  • Histoire de la Turquie, Alphonse de Lamartine, éd. Librairie du Constitutionnel, 1854, livre premier, p. 280-281


La France parlementaire, 1864[modifier]

Je suis homme avant d'être Français, Anglais ou Russe, et s'il y avait opposition entre l'intérêt étroit de nationalisme et l'immense intérêt du genre humain, je dirais, comme Barnave : « Périsse ma nation, pourvu que l'humanité triomphe! ».


Poésies[modifier]

On voudrait revenir à la page où l'on aime,
Et la page où l'on meurt est déjà sous nos doigts !

  • « Vers sur un album », dans Œuvres complètes, Alphonse de Lamartine, éd. Gosselin, Furne, Pagnerre, 1847, t. 2 (« Poésies diverses »), livre troisième, poème II (« Milly ou la terre natale »), p. 367 (voir la fiche de référence de l'œuvre)


Discours[modifier]

La France est une nation qui s'ennuie.

  • « Discours en réponse à M. Thiers » (10 janvier 1839), dans Œuvres, Alphonse de Lamartine, éd. Firmin Didot, 1849, t. 1 (« Tribune de M. de Lamartine »), p. 217 (voir la fiche de référence de l'œuvre)


Horace était le poëte de l'époque, comme le Dante semble le poëte de la nôtre [...].


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