Philosophie

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La philosophie (du grec ancien φιλοσοφία, composé de φιλεῖν, « aimer » et σοφία, « la sagesse, le savoir », c'est-à-dire littéralement : « l'amour de la sagesse ») désigne une activité et une discipline existant depuis l'Antiquité et se présentant comme un questionnement, une interprétation et une réflexion sur le monde et l'existence humaine, ou encore comme un savoir systématique

Célèbre représentation des différentes écoles de l’Antiquité : on reconnaît, au centre, Platon montrant le ciel du doigt (allusion à sa théorie des Idées) et Aristote montrant par opposition la terre (allusion à son souci d’ancrer le savoir dans l’examen des faits empiriques). Détail d’une fresque de Raphaël.

Littérature[modifier]

Essai[modifier]

Prose poétique[modifier]

Jacques Baron, La Journée des mille dimanches, 1922[modifier]

Ici commence la partie philosophique de ce gros oeuvre qui occupa toute ma vie. Elle comprend quatre volumes in-octavo reliés en peau de truie. Elle sert de papier dans les W.-C. des cafés à la mode. Je suis connu dans toutes les bonnes sociétés. On prétend même qu'on chante des hymnes en mon honneur dans les couvents de nonnes que j'eus plaisir il y a quelques temps à dépuceler les unes après les autres.

  • « La Journée des mille dimanches », Jacques Baron, Littérature Nouvelle Série, nº 4, Septembre 1922, p. 15


Roman[modifier]

Dominique Fernandez, Porporino ou les mystères de Naples, 1974[modifier]

— A Naples les richesses sont concentrées dans les mains de quelques grandes familles qui les dilapident sans en créer de nouvelles ; la noblesse se croirait déchue si elle se mettait à travailler ; le peuple est trop misérable pour penser au lendemain. Tout stagne, tout périclite. La philosophie des lumières se heurte à l'évidence d'un marasme chronique. Tant que le royaume n'aura pas une bourgeoisie marchande et industrielle qui prenne en main les affaires et assume les responsabilités d'une classe dirigeante véritable, la meilleure volonté du monde ne pourra ici qu'enregistrer la défaite de la raison.


André Comte-Sponville[modifier]

La philosophie n’est ni une science ni une religion : chacun y cherche une même vérité (qui serait la vérité) mais ne trouve jamais que la sienne, qu’il confronte à celle des autres.

  • Confessions d’un philosophe. Réponses à André Comte-Sponville, Marcel Conche et André Comte-Sponville, éd. Albin Michel, coll. Biblio Essais, 2003 (ISBN 2-253-131000-8), p. 12

Marcel Conche[modifier]

J’entends par « homme philosophe », celui qui mesure qu’il n’appartient qu’à lui-même de décider de ce que signifie « être » et de la façon, pour lui, d’être « vraiment ». Philosophe, tout homme l’est virtuellement. Mais la plupart des humains sont des « hommes collectifs », qui abdiquent en autrui la responsabilité de leur être.

  • Confessions d’un philosophe. Réponses à André Comte-Sponville, Marcel Conche et André Comte-Sponville, éd. Albin Michel, coll. Biblio Essais, 2003 (ISBN 2-253-13100-8), p. 202


La philosophie est recherche de la vérité au sujet du Tout de la réalité, et de la place de l’homme dans le Tout. […] La philosophie n’est ni recherche du bonheur ni recherche d’un sagesse qui serait possession de la Vérité, car posséder la Vérité est impossible ; mais elle a pour condition une sagesse, car sans une certaine sagesse, on ne peut se vouer à la recherche de la vérité.

  • Confessions d’un philosophe. Réponses à André Comte-Sponville, Marcel Conche et André Comte-Sponville, éd. Albin Michel, coll. Biblio Essais, 2003 (ISBN 2-253-13100-8), p. 275


Descartes[modifier]

C'est proprement avoir les yeux fermés, sans tâcher jamais de les ouvrir, que de vivre sans philosopher.

  • Lettre-préface à l'édition francaise Les principes de la philosophie, Descartes, éd. ferdinand alquié, 1989 (ISBN 2-04-017304-8), p. 771


Épicure, Lettre à Ménécée[modifier]

Il faut (…) que le jeune homme aussi bien que le vieillard cultivent la philosophie : celui-ci pour qu'il se sente rajeunir au souvenir des biens que la fortune lui a accordé dans le passé, celui-là pour être, malgré sa jeunesse, aussi intrépide en face de l'avenir qu'un homme avancé en âge.

  • Epicure et les épicuriens (1961), Épicure (trad. Maurice Solovine, choix des textes Jean Brun), éd. Presses Universitaires de France, coll. Les grands textes, 2004, p. 129 (texte intégral sur Wikisource)


Luc Ferry[modifier]

On peut vivre dans nos sociétés modernes, et malgré tout pas si mal, sans se poser jamais les questions fondamentales.

  • L'Homme-Dieu ou le sens de la vie, Luc Ferry, éd. Grasset, 1996 (ISBN 2-246-43631-1), p. 20

Victor Hugo, Les Misérables[modifier]

La philosophie est le microscope de la pensée.


Karl Marx et Friedrich Engels, Thèses sur Feuerbach[modifier]

XI. Les philosophes n'ont fait qu'interpréter le monde de différentes manières — ce qui importe, c'est de le transformer.

  • Textes 1 (1845), Karl Marx (trad. R. Cartelle et G. Badia), éd. sociales, coll. Classiques du marxisme, 1972, chap. Un nouveau matérialisme, p. 91


Gérard de Nerval, Les Filles du feu, 1834[modifier]

Sylvie

Lorsque je vis briller les eaux du lac à travers les branches des saules et des coudriers, je reconnus tout à fait un lieu où mon oncle, dans ses promenades, m'avait conduit bien des fois : c'et le Temple de la philosophie, que son fondateur n'a pas eu le bonheur de terminer. Il a la forme du temple de la sibylle Tiburtine, et, debout encore, sous l'abri d'un bouquet de pins, il étale tous ces grands noms de la pensée qui commence par Montaigne et Descartes, et qui s'arrêtent à Rousseau. Cet édifice inachevé n'est déjà plus qu'une ruine, le lierre le festonne avec grâce, la ronce envahit les marches disjointes. Là, tout enfant, j'ai vu des fêtes où les jeunes filles vêtues de blanc venaient recevoir des prix d'étude et de sagesse.

  • Les Filles du feu (1834), Gérard de Nerval, éd. Maxi-Livres, coll. Maxi-Poche Classiques Français, 1997 (ISBN 2-8771-4348-1), partie Sylvie — Souvenir du valois, IX. Ermenonville, p. 130


Roger Nimier, Le Hussard bleu[modifier]

La philo n'est pas mal non plus. Malheureusement, elle est comme la Russie : pleine de marécages et souvent envahie par les Allemands.

  • Le Hussard bleu, Roger Nimier, éd. Gallimard, coll. Folio, 2004 (ISBN 2-07-036986-2), p. 348


Platon, La République[modifier]

Si l'on arrive pas, ou bien à ce que les philosophes règnent dans les cités, ou bien à ce que ceux qui à présent sont nommés rois et hommes puissants philosophent de manière authentique et satisfaisante, et que coïncident l'un avec l'autre pouvoir politique et philosophie; et à ce que les nombreuses natures de ceux qui à présent se dirigent séparément vers l'une ou l'autre carrière en soient empêchées par la contrainte, il n'y aura pas de cesse aux maux des cités, ni non plus il me semble, du genre humain.

  • La République, Platon (trad. Pierre Pachet), éd. Folio essais, 1993, p. Livre V, 473d


Bertrand Russell[modifier]

Tout problème philosophique, soumis à une analyse et une élucidation indispensable, se trouve ou bien n'être pas philosophique du tout ou bien logique, dans le sens où nous employons ce terme.

  • La méthode scientifique en philosophie, Bertrand Russell (trad. Philippe Devaux), éd. Payot&Rivages, 2002 (ISBN 2-228-89529-6), Deuxième conférence, p. 65


Le propre de la philosophie est de commencer par quelque chose de si simple qu'il ne semble pas la peine de l'énoncer, et de terminer par quelque chose de si paradoxal que personne n'y croira.

  • « La philosophie de l'atomisme logique » (1918), dans Écrits de logique philosophique, Bertrand Russell (trad. Jean Michel Roy), éd. PUF, 1989, p. 352


Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie.


Térence, Heauton Timoroumenos[modifier]

Rien de ce qui est humain ne m'est étranger .

  • (la) Homo sum: humani nihil a me alienum puto.


Ludwig Wittgenstein[modifier]

Tractatus logico-philosophicus[modifier]

La tractacus logico-philosophicus de M. Wittgenstein, qu’il se révèle ou non comme donnant la vérité définitive sur les sujets dont il traite, mérite certainement, par son ampleur et sa portée et sa profondeur, d’être considéré comme événement important dans le monde philosophique.


4.003 - La plupart des propositions et des questions qui ont été écrites touchant les matières philosophiques ne sont pas fausses, mais sont dépourvues de sens.

  • Tractatus logico-philosophicus (1921), Ludwig Wittgenstein (trad. Gilles-Gaston Granger), éd. Gallimard, 1993 (ISBN 2-07-075864-8), p. 51


4.0031 - Toute philosophie est « critique du langage ».

  • Tractatus logico-philosophicus (1921), Ludwig Wittgenstein (trad. Gilles-Gaston Granger), éd. Gallimard, 1993 (ISBN 2-07-075864-8), p. 51


Recherches philosophiques[modifier]

Voir aussi Jeux de langage

Quand bien même un lion saurait parler, nous ne pourrions le comprendre.


Donner des ordres, et agir d’après des ordres - Décrire un objet en fonction de ce qu’on voit, ou à partir des mesure que l’on prend - Produire un objet d’après une description (dessin) - Rapporter un événement - Faire des conjectures au sujet d’un événement - Établir une hypothèse et l’examiner - Représenter par des tableaux et des diagrammes les résultats d’une expériences - Inventer une histoire ; et la lire. Jouer du théâtre - Chanter des comptines - Résoudre des énigmes - Faire une plaisanterie ; la raconter - Résoudre un problème d’arithmétique appliquée - Traduire d’une langue dans une autre - Solliciter, remercier, maudire, saluer, prier..

  • Signo, 2006, dans Nicolas Xanthos, « Les jeux de langage chez Wittgenstein », dans Louis Hébert (dir.), Rimouski (Québec), en ligne.


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