Platon

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Platon.

Platon (427 av. J.-C./348 av. J.-C.) est un philosophe grec, disciple de Socrate.

Sommaire

[modifier] La République

Il y a, selon moi, naissance de société du fait que chacun de nous, loin de se suffire à lui-même, a au contraire besoin d'un grand nombre de gens.

  • La République (IVème siècle av. J.-C.), Platon, éd. Pleiade, 1950, partie II, (369c), p. 914


Et, par conséquent, en ce sens encore, la possession, autant que l'accomplissement de ce qui nous est propre et qui est nôtre, on s'accorderait à dire que c'est justice.

  • La République (IVème siècle av. J.-C.), Platon, éd. Pleiade, 1950, partie IV, (433c), p. 1000


Le contraire de cette injustice serait donc la justice, qui consisterait pour chaque classe - celle de l'homme d'affaire, celle du militaire auxiliaire, celle du gardien - à exercer ses propres activités dans la cité ; c'est cela qui rendrait la cité juste. [...] Une cité semblait précisément être juste quand les trois groupes naturels présents en elle exerçaient chacun sa tâche propre, et elle nous semblait modérée, ou encore courageuse et sage, en raison d'affections et de dispositions particulières de ces mêmes groupes.

  • La République (IVème siècle av. J.-C.), Platon, éd. GF Flammarion, 2002, partie IV, (434c-435b), p. 239


Il faut, répondis-je, d'après ce dont nous sommes convenus, que, le plus souvent possible, ce soit l'élite des hommes qui ait commerce avec l'élite des femmes, et, au contraire, le rebut avec le rebut; que les rejetons des premiers soient élevés, non ceux des seconds, si l'on veut que le troupeau garde sa qualité éminente.

  • La République (IVème siècle av. J.-C.), Platon, éd. Pleiade, 1950, partie V, (459c), p. 1033


Aucun homme libre ne doit s'engager dans l'apprentissage de quelque connaissance que ce soit comme un esclave.

  • La République (IVème siècle av. J.-C.), Platon, éd. GF Flammarion, 2002, partie VII, (536e), p. 393


Si l'on arrive pas, ou bien à ce que les philosophes règnent dans les cités, ou bien à ce que ceux qui à présent sont nommés rois et hommes puissants philosophent de manière authentique et satisfaisante, et que coïncident l'un avec l'autre pouvoir politique et philosophie; et à ce que les nombreuses natures de ceux qui à présent se dirigent séparément vers l'une ou l'autre carrière en soient empêchées par la contrainte, il n'y aura pas de cesse aux maux des cités, ni non plus il me semble, du genre humain.

  • La République (IVème siècle av. J.-C.), Platon (trad. Pierre Pachet), éd. Folio essais, 1993, partie V, 473d, p. 293


[modifier] Apologie de Socrate

Une vie sans examen ne vaut pas la peine d'être vécue.

  • Apologie de Socrate - Criton - Phédon, Platon (trad. Émile Chambry), éd. Garnier-Flammarion, 1965, p. 51


Il n'y a pas de mal possible pour l'homme de bien, ni pendant sa vie, ni après sa mort.

  • Apologie de Socrate - Criton - Phédon, Platon (trad. Émile Chambry), éd. Garnier-Flammarion, 1965, p. 54


Mais voici l'heure de nous en aller, moi pour mourir, vous pour vivre. Qui de nous a le meilleur partage, nul ne le sait, excepté le dieu.

  • Apologie de Socrate - Criton - Phédon, Platon (trad. Émile Chambry), éd. Garnier-Flammarion, 1965, p. 55


[modifier] Phédon

Socrate à Cébès : Il ne faut pas se tuer avant que Dieu nous en impose la nécessité, comme il le fait aujourd'hui pour moi.

  • Apologie de Socrate - Criton - Phédon, Platon (trad. Émile Chambry), éd. Garnier-Flammarion, 1965, p. 110


[modifier] Divers

Très souvent il faudra que ceux qui commandent aient recours à la fausseté et à la tromperie, dans l'intérêt de ceux qui sont commandés.


"Socrate fait toujours la même chose : il pose de petites questions sans aucun intérêt, et il finit par démonter tout ce que vous avez dit."


On peut en savoir plus sur quelqu'un en une heure de jeu qu'en une année de conversation.