Matérialisme dialectique

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Le matérialisme dialectique ou la dialectique matérialiste est une conception philosophique générale du monde réel englobant la nature et l'histoire. La méthode scientifique qui résulte de la pensée dialectique matérialiste est la méthode du passage de l'abstrait au concret qui a été utilisé par Karl Marx dans l'étude de la société capitaliste du XIX. C'est une extension du matérialisme historique (histoire et homme/travail) qui permet d'étudier scientifiquement une société dans son environnement global. Cette extension de la dialectique aux phénomènes naturels sera le plus vivement critiquée par les philosophes comme Jean-Paul Sartre entre nombreux autres. Quelques scientifiques seulement useront de ce mode de pensée dialectique dans leurs recherches, comme Alexandre Zinoviev en logique, J.B.S. Haldane et Richard C. Lewontin en génétique, Stephen Jay Gould en paléontologie, Paul Langevin et Eftýchios Bitsákis en physique, Lev Vygotski et Henri Wallon en psychologie. Patrick Tort découvre que c'est également la conception de Charles Darwin à travers La Filiation de l'homme et la sélection liée au sexe en 1871.

Mot clés : Abstraction, contradiction, matérialisme, dialectique ...

La fondation[modifier]

Karl Marx[modifier]

Dans sa forme mystifiée, la dialectique devint une mode allemande, parce qu'elle semblait glorifier l'état de choses existant. Mais dans sa configuration rationnelle, elle est un scandale et une abomination pour les bourgeois et leurs porte-parole doctrinaires, parce que dans l'intelligence positive de l'état de choses existant, elle inclut du même coup l'intelligence de sa négation, de sa destruction nécessaire, parce qu'elle saisit toute forme faite dans le flux du mouvement et donc aussi sous son aspect périssable, parce que rien ne peut lui en imposer, parce qu'elle est dans son essence, critique et révolutionnaire

  • Le Capital, Livre I, Karl Marx, éd. PUF, 1993, p. 17


La défense du matérialisme dialectique[modifier]

Paul Lafargue[modifier]

un idéaliste typique [...] ne se doute même pas que Marx, disciple de Hegel, était convaincu du développement dialectique des principes prétendus immuables, qu'il avait dépassé son maître et montré comment l'apparition et la transformation de ces principes dans le cerveau humain étaient étroitement liées au développement des rapports économiques. Mais [...] affirme que la nouvelle organisation sociale reposera sur les principes immuables de la justice et des droits reconnus et rendus à chacun ! Prenant pour modèle Karl Marx. [...] Or, Marx était fermement convaincu qu'il est vain de vouloir monter de toutes pièces une société, de même qu'il est impossible de créer un animal : ce sont les rapports économiques qui créent et développent les formes sociales qui y correspondent.

  • "L'Argent" de Zola (1891-1892), Paul Lafargue, éd. Sociales Internationales, 1936, p. 160 in Paul Lafargue - Critiques Littéraires


Le renouveau du matérialisme dialectique[modifier]

Henri Wallon[modifier]

Pour une encyclopédie dialectique, 1945[modifier]

La société doit être explicable comme la nature, et comme la nature, elle devrait être scientifiquement transformable.

  • Psychologie et dialectique - écrits de 1926 à 1961, Henri Wallon, éd. Messidon, 1990, partie Pour une encyclopédie dialectique, p. 121


Il faut choisir entre l'éclectisme et la dialectique. Au lieu de juxtaposer, de contaminer, de brouiller entre elles les contradictions qui peuvent-être dans les idées et dans les choses, il convient de les reconnaître, de les pousser à leur dernier degré de précision; de chercher comment la vérité s'en accommode, comment elles se résolvent dans la réalité.

  • Psychologie et dialectique - écrits de 1926 à 1961, Henri Wallon, éd. Messidon, 1990, partie Pour une encyclopédie dialectique, p. 124


Car c'est un fait que la réalité existe et c'est un fait qu'elle est le résultat de forces qui s'affrontent et dont elle traduit l'équilibre du moment.

  • Psychologie et dialectique - écrits de 1926 à 1961, Henri Wallon, éd. Messidon, 1990, partie Pour une encyclopédie dialectique, p. 124


La connaissance procède de l'action sur les choses avant de la guider. Puis c'est entre les deux un perpétuel devancement réciproque.

  • Psychologie et dialectique - écrits de 1926 à 1961, Henri Wallon, éd. Messidon, 1990, partie Pour une encyclopédie dialectique, p. 126


Ainsi s'emboitent l'autre dans l'autre les science de la nature et les sciences de l'homme. Elles sont complémentaires.

  • Psychologie et dialectique - écrits de 1926 à 1961, Henri Wallon, éd. Messidon, 1990, partie Pour une encyclopédie dialectique, p. 126


J.B.S. Haldane[modifier]

Assez naturellement, les biologistes pour lesquelles le matérialisme dialectique ne signifie rien, ou bien signifie une arme de l’abominable Marx, ne peuvent pas comprendre comment des mutations délétères peuvent être une condition du progrès évolutif. Du coup, ils leur dénient toute importance.

  • In Simon Gouz, Biologie, philosophie et marxisme. Textes choisis d’un biologiste atypique (J.B.S. Haldane( 1937). A Dialectical Account of Evolution (p.473-485). Science and Society (vol.1, n°4).), J.B.S. Haldane, éd. Éditions Matériologiques,, 2012, p. 56


Ce processus dialectique est appelé « mutation » et mène à des variations héritables au sein d’une espèce. Si nous ne la regardons pas dialectiquement, nous pouvons la décréter soit pathologique soit progressive. En fait, elle constitue une union de ces deux termes opposés.

  • In Simon Gouz, Biologie, philosophie et marxisme. Textes choisis d’un biologiste atypique (J.B.S. Haldane( 1937). A Dialectical Account of Evolution (p.473-485). Science and Society (vol.1, n°4).), J.B.S. Haldane, éd. Éditions Matériologiques,, 2012, p. 56


Paul Langevin[modifier]

La notion d'un objet isolable, c'est quelque chose qui, au fond, est singulièrement abstrait. C'est une synthèse accomplie depuis longtemps par nos ancêtres, contre un grand nombre d'apparences et de sensations diverses et même parfois contradictoires, les unes tactiles, les autres visuels, les une individuelles, les autres collectives. Grâce à cette notion de l'objet, non seulement nous groupons, nous synthétisons nos expériences individuelles, mais encore nous pouvons communiquer les unes avec les autres et confronter, humaniser nos représentations.

  • P. Langevin, La Notion de Corpuscules et d'Atomes, Hermann, Paris, 1934, p.44-46.


Il y a une véritable construction qui a été abstraite au début, et qui s'est colorée de concret à mesure que nous nous le servions. Le concret est l'abstrait rendu familier par l'usage.

  • P. Langevin, La Notion de Corpuscules et d'Atomes, Hermann, Paris, 1934, p.44-46.


Richard C. Lewontin[modifier]

Nous ne sommes pas programmés, 1985[modifier]

Les explications dialectiques cherchent à rendre compte de l'univers matériel d'une façon cohérente, unitaire, mais non réductionniste. Pour la dialectique, l'univers est unitaire, mais en changement constant; les phénomènes observables à tout instant font partie de processus, processus qui ont une histoire et un futur, dont les voies ne sont pas uniquement déterminés par leurs unités constitutives. Les "touts" sont composés d'unités dont on peut décrire les propriétés, mais l'interaction de ces unités, lors de la constitution des "touts", engendre des complexités qui font que les produits obtenus sont qualitativement différents des parties constitutives.

  • Nous ne sommes pas programmés, Richard C. Lewontin, Steven Rose, Léon J. Kamin, éd. La Découverte, 1985, p. 28-29


La triple hélice : Les gènes, l'organisme, l'environnement, 2003[modifier]

De même qu'il existe une dialectique entre l'organisme et son environnement, l'un façonnant l'autre, il existe une dialectique entre la méthode et la problématique de la science

  • La Triple hélice : Les gènes, l'organisme, l'environnement, Richard C. Lewontin, éd. Seuil, 2003, p. 147


Alexandre Zinoviev[modifier]

Les confessions d'un homme en trop, 1991[modifier]

J'ai toujours été surpris que des gens cultivés et disposant de données factuelles importantes produisent, sur des phénomènes sociaux de grande envergure, des conclusions insignifiantes, superficielles ou déviées au point d'en devenir absurdes.
Les condition de mon existence et les rapports que j'ai entretenus avec mon entourage m'ont obligé à l'exercice inverse : formuler de vaste généralisations fondées sur l'observation d'un nombre limité de "petits" événement.
Avec le temps, j'ai découvert que ces "petits riens" sont justement les fondements du processus historiques et que, d'un point de vue social, les phénomènes apparemment grandioses n'en sont que l'écume. Des notions dialectiques comme l'essence et le phénomène, le contenu et la forme m'ont beaucoup servi.

  • Les confessions d'un homme en trop, Alexandre Zinoviev, éd. éditions Folio, 1991, chap. Modèle de société, p. 195


"Il ne s'agit pas, dis-je, de faire comme s'il existait quelque part une logique dialectique toute prête, que nous n'aurions qu'à identifier comme telle. Cette science n'existe pas et l'expression "logique dialectique" possède d'ailleurs plusieurs sens. Il faut poser le problème autrement. Personne ne remet en cause le fait qu'il existe un mode de pensée et une approche dialectique des phénomènes. On emploie dans cette approche des formes que décrit la logique formelle. Mais on recourt également à d'autres moyens qui nous permettent de nous orienter dans une réalité complexe, changeante et contradictoire. Ce sont ces moyens, qui rendent possible la pensée dialectique, qui doivent être pris pour objet d'étude de la logique. Et, il importe peu que nous envisagions cette science comme une logique dialectique particulière ou comme une branche de la logique formelle. Soit dit en passant, ces modes de pensée ont déjà été étudiés par John Stuart Mill, pour ne citer que lui."

  • Les confessions d'un homme en trop, Alexandre Zinoviev, éd. éditions Folio, 1991, p. 316


[...] la méthode dialectique n'est rien d'autre qu'une pensée scientifique dans des conditions où, pour paraphraser Marx, les méthodes d'investigation expérimentale et empirique doivent laisser la place à la force de l'abstraction, à des postulats théoriques et à des déductions appliquées à une interconnexion changeante et complexe de relation et de processus. John Stuart Mill avait déjà tenté de décrire une telle méthode, mais Dieu sait pourquoi on ne l'a jamais rapprochée à la dialectique.

  • Les confessions d'un homme en trop, Alexandre Zinoviev, éd. éditions Folio, 1991, chap. Ma thèse, p. 323


En transformant le marxisme en idéologie officielle, on avait fait de la dialectique non plus un instrument de connaissance des réalités complexes, mais un moyen d'abrutissement et d'escroquerie idéologique.

  • Les confessions d'un homme en trop, Alexandre Zinoviev, éd. éditions Folio, 1991, chap. Ma thèse, p. 324


Toute tentative de décrire la méthode dialectique comme un ensemble de technique logiques (et tel était bien le propos de mon travail) était voué aux gémonies : la philosophie soviétique avait érigé la dialectique en une doctrine des lois générales de l'univers.

  • Les confessions d'un homme en trop, Alexandre Zinoviev, éd. éditions Folio, 1991, chap. Ma thèse, p. 324


L'Occidentisme - Essai sur le triomphe d'une idéologie, 1996[modifier]

Pourtant, le mépris des chercheurs occidentaux n'est pas rationnellement justifiable. Les phénomènes étudiés hurlent littéralement qu'ils ont lieu non pas en vertu de préceptes politiques, mais selon des lois objectives que l'on qualifiait naguère de dialectiques. On y trouve la lutte des contraires, la division de l'uni et la polarisation des parties, la transformation de phénomène en leur opposé et leur retour, à un nouveau niveau, à leur état ("négation de la négation"), le passage de changements quantitatifs en qualitatifs, etc. Mais les chercheurs, craignant qu'on ne leur reproche de la vénération pour la dialectique font tout ce qu'ils peuvent pour ne pas la remarquer dans leurs objets d'étude. À la place, ils pondent des platitudes saturées de classifications et de définitions "bureaucratiques".

La méthode de pensée dialectique ne se réduit pas aux "lois de la dialectique" connues. Elle inclut un certain nombre de procédés d'expérimentation mentale que Hegel et Marx appelaient la méthode d'ascension de l'abstrait vers le concret. (...) Je suis persuadé que cette méthode pourrait-être très utile à la description de l'occidentisme, mais, à ce jour, Le Capital de Marx reste l'exemple unique de son application.

  • L'Occidentisme - essai sur le triomphe d'une idéologie, Alexandre Zinoviev, éd. Plon, 1996 (ISBN 978-2259-183-178), partie L'idéologie, chap. Antidialectisme de l'idéologie de l'occidentisme, p. 208


La suprasociété globale et le Russie, 2000[modifier]

Pour décrire un processus historique spontané, il faut faire appel à la dialectique. Pour décrire les processus conscients-volitifs il faut utiliser un autre appareil méthodologique. Dans ce cas il est indispensable de savoir ce que sont les plans sociaux (les projets); comment et pourquoi on les décide, comment on les réalise, comment, par quels moyens et selon quelles règles, on pratique la gestion sociale des personnes. Ce n'est pas en contradiction avec la dialectique, c'est une autre orientation de l'étude des objets sociaux.

  • La suprasociété globale et le Russie, Alexandre Zinoviev, éd. L'Age d'Homme, 2000 (ISBN 978-2828-113-929), partie Sur la voie de la suprasociété, chap. L'évolution planifiée et dirigée, p. 27


Bertell Ollman[modifier]

La Dialectique mise en œuvre, 2005[modifier]

En général, la recherche non-dialectique part d’une petite partie et en établit les connexions en vue de reconstruire le tout plus large. A l’inverse, la recherche dialectique commence par le tout, le système ou autant de celui-ci que l’on comprend à ce stade, pour ensuite examiner la partie afin de voir comment elle s’imbrique et comment elle fonctionne, ceci menant éventuellement à une compréhension du tout plus complète qu’au point de départ.

  • La Dialectique mise en œuvre, Le processus d'abstraction dans la méthode de Marx, Bertell Ollman, éd. Syllepse, 2005, p. 15

... la réalité ne se réduit pas aux apparences, et qu'à s'en tenir aux apparences, à ce qui nous frappe immédiatement et directement on peut se fourvoyer. L'erreur mise en scène dans ce récit est-elle courante ? Selon, Marx, loin d'être une exception, elle est typique dont la plupart des gens appréhendent la réalité dans notre société. S'appuyant sur ce qu'ils voient, entendent et touchent dans leur environnement immédiat - empreintes de toutes sortes -, ils en tirent des conclusions qui sont dans bien des cas l'exact opposé de la vérité

  • La Dialectique mise en œuvre, Le processus d'abstraction dans la méthode de Marx, Bertell Ollman, éd. Syllepse, 2005, p. 24


Stephen Jay Gould[modifier]

Une hérisson dans la tempête, 1994[modifier]

La pensée dialectique devrait être prise plus au sérieux par les occidentaux, et non être écartée sous prétexte que certaines nations de l'autre partie du monde en ont adopté une version figée pour asseoir leur dogme.


Les questions que [La dialectique] soulève sont, sous une autre forme, les questions de l'opposition entre réductionnisme et holisme qui sont à présent si brûlante dans tous les domaines de la biologie (où les explications réductionnistes ont atteint leurs limites et où, pour progresser, il faudrait de nouvelles approches pour traiter les données existantes, au lieu d'accumuler encore d'avantage de données).


Lorsqu'elle se présente comme les lignes directrices d'une philosophie du changement, et non comme des préceptes dogmatiques que l'on décrète vrais, les trois lois classiques de la dialectique illustrent une vision holistique dans laquelle le changement est une interaction entre les composantes de systèmes complets, et où les composantes elles-mêmes n'existent pas a priori, mais sont à la fois les produits du système et des données que l'on fait entrer dans le système. Ainsi, la loi des "contraires qui s'interpénètrent" témoigne de l'interdépendance absolue des composantes; la "transformation de la quantité en qualité" défend une vision systématique du changement, qui traduit les entrées de données incrémentielles en changement d'état; et "la négation de la négation" décrit la direction donnée à l'histoire, car des systèmes complexes ne peuvent retourner exactement à leurs états antérieurs.


Eftýchios Bitsákis[modifier]

La nature dans la pensée dialectique, 2001[modifier]

... il y a des marxistes qui n'acceptent l'existence que de dialectiques concrètes, régionales dans les domaines spécifiques du réel. D'autres acceptent qu'une dialectique de l'histoire. Les uns et les autres n'acceptent pas la légitimité de la dialectique de la nature, et plus généralement du matérialisme dialectique, qu'ils considèrent comme une addition "idéologique" à la connaissance positive du marxisme : de la science marxiste, identifiée au matérialisme historique.
Nous avons signalé les objections contre ces idées.


Évariste Sanchez-Palencia[modifier]

Promenade dialectique dans les sciences, 2012[modifier]

...il est souvent possible, à partir de certains faits, d'en construire une explication causale ad hoc, parfaitement cohérente avec ces faits. Le caractère arbitraire et subjectif de ces explications n'apparaît qu'à l'épreuve objective d'autres faits, qui mettent en évidence leur manque de généralité et surtout de pouvoir prédictif. Parfois malheureusement, des dogmatismes entachent l'activité scientifique, la détournant de sa vrai nature, qui est critique et autocritique : Ce sont les imperfections de la science d'aujourd'hui qui constituent sa vitalité en nous donnant l'assurance d'une évolution fructueuse.

  • Promenade dialectique dans les sciences, Évariste Sanchez-Palencia, éd. Hermann, 2012, partie Quelques remarques sur causalité et finalisme, p. 146


À la rigueur, ce contenu [dialectique] est changeant avec le progrès des sciences, car en un certains sens, ce contenu est la science elle-même.

  • Promenade dialectique dans les sciences, Évariste Sanchez-Palencia, éd. Hermann, 2012, partie Pragmatique et dialectique, p. 271


Voici l'énoncé de ces principes [dialectiques], essentiellement dus à F. Engels (1878), sous la forme donnée par J.M Brohm (2003):

  1. Mouvement et transformation.
  2. L'action réciproque (ou interdépendance, dite aussi unité dialectique)
  3. La contradiction, force créatrice
  4. Le passage du quantitatif au qualitatif (bonds et ruptures).
  5. La négation de la négation : thèse, antithèse et synthèse (ou principe du développement en spirale).


Notons que Georges Politzer (1936) regroupe les principes 3 et 5 en un seul. Cela ne présente aucun inconvénient, puisque le contenu des principes n'a pas encore été défini. Qui plus est, l'évolution de nos connaissance scientifiques conduit à une révision permanente du contenu de ces principes. C'est ainsi que [...], pour les phénomènes faisant intervenir l'évolution d'au mois trois agents, un nouveau principe, « des comportements erratiques sur l'attracteur » mettant en œuvre des découvertes (le chaos déterministe) datant seulement d'une trentaine d'années, et donc totalement inconnues d'Engels ou de Politzer.

  • Promenade dialectique dans les sciences, Évariste Sanchez-Palencia, éd. Hermann, 2012, partie Pragmatique et dialectique, p. 271-2


Nous [voyons], lors de la description de ces principes [dialectiques]..., qu'il ne s'agit nullement de lois déterministes précises comme celle de la gravitation, mais des tendances générales, sorte de cadre où s'inscrivent des lois plus précises et particulières ou les phénomènes eux-même.

  • Promenade dialectique dans les sciences, Évariste Sanchez-Palencia, éd. Hermann, 2012, partie Pragmatique et dialectique, p. 272