Nationalisme
Le nationalisme en tant que doctrine et idéologie s'est cristallisé au XIXe siècle et au XXe siècle simultanément dans plusieurs pays d'Europe et se définit par rapport à une nation.
Sommaire |
Pierre Bourdieu [modifier]
L'État produit un nationalisme dominant, le nationalisme de ceux qui ont intérêt à l'État ; il peut être discret, de bonne compagnie, ne pas s'accompagner de manière outrancière. L'État produit chez ceux qui sont victimes de la deuxième phase du processus, chez ceux qui sont dépossédés par la construction de l'État-nation, des nationalismes induits, réactionnels : ceux qui avaient une langue et n'ont plus qu'un accent stigmatisé (comme les Occitans). Beaucoup de nations se construisent sur l'inversion d'un stigmate. Ces nationalismes induits, réactionnels, m'inspirent des sentiments ambigus. Évidemment, ils sont tout à fait légitimes dans la mesure où ils essaient de convertir des stigmates en emblèmes. Par exemple, vous pouvez vous dire que le serveur basque qui vous sert une bière à Saint-Jean-de-Luz en français parle bien le français pour un Basque, ou penser qu'il parle un français avec un accent dégueulasse... C'est un changement considérable. Mais, en même temps, qu'en faire ? Faut-il être basque ? L'ambiguïté des deux nationalismes est inhérente au processus de construction de l'État.
-
Sur l'État : Cours au Collège de France, Pierre Bourdieu, éd. Seuil, 2012 (ISBN 978-2-02-066224-6), chap. cours du 14 mars 1991, p. 366
Romain Gary [modifier]
Le patriotisme, c'est d'abord l'amour des siens, le nationalisme, c'est d'abord la haine des autres.
-
Pour Sganarelle (1965), Romain Gary, éd. Gallimard, 1965, p. 371
Alphonse de Lamartine [modifier]
Je suis homme avant d'être Français, Anglais ou Russe, et s'il y avait opposition entre l'intérêt étroit de nationalisme et l'immense intérêt du genre humain, je dirais, comme Barnave : « Périsse ma nation, pourvu que l'humanité triomphe! ».
-
La France parlementaire (1834-1851) : oeuvres oratoires et écrits politiques, Alphonse de Lamartine, éd. A. Lacroix, Verboeckhoven, 1864, vol. 2, p. 382
Alain Soral [modifier]
Seul le nationalisme possède les fondamentaux pour incarner une véritable alternative économique et sociale (...) à la déferlante mondialiste et ultra libérale. Je pense que si Marx était vivant aujourd'hui il appellerait à voter Jean-Marie Le Pen, (...) le Front national, qui agrège des ouvriers, des petits patrons, des artisans est le parti du peuple et porte l'esprit de la Commune.
-
Alain Soral, 7 février 2007, au Salon panoramique du Concorde Lafayette, Paris, dans Pour l'écrivain Alain Soral, rallié au FN, « Marx voterait aujourd'hui Le Pen », Le Monde, paru 7 février 2007, Christiane Chombeau.
Voir aussi [modifier]
Autres projets: