Alain Soral

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Alain Soral (né en 1958) est un écrivain, essayiste et journaliste français.

Sommaire

[modifier] Sur l'artiste aujourd'hui

La bohême a disparu (...). Aujourd'hui les artistes crèvent en banlieue dans des chambres de bonnes au bord du suicide et les décideurs sont entre eux avec des putes ukrainiennes à s'arroser de champagne.

  • Alain Soral, Ce soir (ou jamais !), France 3, 4 décembre 2007


[modifier] Sur la banlieue

Je me souviens de la banlieue populaire des années 60 ; issus de l’exode rural et de l’immigration, les travailleurs y vivaient en bonne intelligence, et dans le plein emploi aux usines Renault de Billancourt tout près. Aucun racisme contre les anciens immigrés ; dans cette cité-dortoir sans passé, tous étaient fiers d’être originaires d’un ailleurs historique : breton, savoyard, italien, espagnol, polonais... Petite nuance pour les Noirs africains qu’on trouvait rigolos (comme dans Tintin au Congo) ; les Antillais un peu cons qui ne rêvaient que d’astiquer leur BM d’occase le dimanche sur le parking. Les seuls qui posaient problème, déjà, c’étaient les Algériens qui se tenaient à l’écart dans la solitude, la peur, l’islam et la Sonacotra, et dont les jeunes, peu nombreux encore, foutaient déjà la merde : agressions de postiers, glaviots, insultes, bagarres... Mais ce mélange tenait, fraternel, grâce à l’idéologie du travailleur collectif ; le respect de celui qu’on côtoie tous les jours sur le lieu de travail ; le travail partagé au quotidien qui rapproche les gens et abolit les préjugés.

  • Alain Soral, 2002, dans « Banlieue. Des banlieues rouges aux banlieues beurs », Jusqu'où va-t-on descendre ? Abécédaire de la bêtise ambiante.


Le regroupement familial ne fut pas une naïveté humaniste de grand bourgeois qui plane, mais un projet pervers, dégueulasse : transformer les banlieues rouges à très forte conscience et solidarité de classe (avec un PCF à 30 %) en banlieues beurs. On ne dira jamais assez à quel point la maghrébisation, l’africanisation, la tiers-mondisation de la France ont fait baisser vertigineusement le niveau de civisme et de civilité de la population française. À quel point ce recul du niveau de conscience démocratique fut voulu par le patronat et le pouvoir : des voyous et des abrutis plutôt que des ouvriers conscients de leurs droits... et de leurs devoirs. Il y eut un procès Pétain, on peut rêver d’un procès Giscard.

  • Alain Soral, 2002, dans « Banlieue. Des banlieues rouges aux banlieues beurs », Jusqu'où va-t-on descendre ? Abécédaire de la bêtise ambiante.


« Comment le PCF, avec son organisation structurée en parti de classe, a-t-il perdu ce contrôle dans les banlieues ?

— Par l'immigration justement. Le PCF vivait de son encadrement et de sa défense historique de la classe ouvrière, anciennement majoritaire en banlieue. Le but du regroupement familial a donc été clairement, entre autres, de casser ce pouvoir en important massivement dans les banlieues, des Africains issus de la paysannerie pauvre du tiers monde et du bled, sans culture ouvrière, syndicale. Ainsi, on a cassé une organisation et une conscience de classe, comme on a cassé à la même période les forteresses ouvrières et syndicales, type Billancourt. Aujourd'hui, les gosses qui brûlent des bagnoles ne sont pas des enfants d'ouvriers qui se battent pour préserver des acquis de classe, mais des paumés violents, issus le plus souvent de familles sans pères et forcément nihilistes, puisque n'ayant aucune culture solide, aucun exemple valorisant auquel se raccrocher. Ces jeunes ne sont pas des opprimés en lutte, ce sont des névrosés sociaux.
— Des névrosés sociaux ? C'est-à-dire...
— Quand on naît en France de parents étrangers venu d'un pays moins développé qui a été exploité puis ennemi de la France. Quand on a vu son père bosser 30 ans pour le SMIC et raser les murs. Quand notre intelligentsia cosmopolite leur a appris en sus, la haine du Français de souche via les éducateurs trotsko-gauchistes. Quand on a détruit en une génération le patriarcat traditionnel dont ils sont issus pour les soumettre au néo-matriarcat marchand dont, en plus, ils ne touchent pas les dividendes ni concrets ni symboliques. On crée alors objectivement une génération d'adolescents complètement perturbés, déstructurés. Des gosses qui ne sont pas dans la misère au sens traditionnel du terme, puisqu'en banlieue chacun mange à sa faim, peut s'habiller, avoir un téléphone portable et le tout sans bosser, on le voit bien sur les images. Une situation parasitaire qui ne les empêche pas d'être dans un profond mal-être, un sentiment confus, peu verbalisé d'envie et d'impuissance que vient encore redoubler l'énergie de la jeunesse.
— Ça c’est l’analyse psycho-sociologique. Mais politiquement qui sont ces jeunes ?
— Ils correspondent à ce que Marx appelle le sous-prolétariat, d'autres les classes dangereuses. »

[modifier] Sur Oussama Ben Laden

Un mec qui avait le choix entre tirer des putes à Marbella avec tous ses cousins et jouer au casino, qui a pris une voie où il risque la mort tous les jours. (...) Malheureusement, j’ai peur que Ben Laden n’existe pas plus que Lara Croft, j’ai peur que ce soit une création de la CIA.

  • Alain Soral, Tout le monde en parle, France 2, 22 avril 2004


[modifier] Sur les les bobos parisiens

Ils ont même pas cette espèce d'honnêteté d'aller dans des lieux qui leur ressemblent : des lieux prétentieux, froids. A la limite, le lieu qui serait naturellement pour eux et peut-être un jour j'en ferai un camp pour eux, c'est La Défense.


[modifier] Sur Maurice G. Dantec

Quand je le compare à Doriot, il y a ce côté gênant chez lui du petit franchouillard qui dit : « Vive l'empire américain ! » et « Vive l'empire américano-sioniste ! » d’ailleurs, et on voit que les Américains et les Sionistes ils sont un peu gênés par cet amour, tu sais l'amour du teckel pour le chien de combat, ils en ont pas vraiment besoin d'un mec comme ça, ça leur fait plutôt du tort. Et quand je le vois sur les plateaux télé avec sa petite chemise brune, ses petites lunettes, sa bagouze avec une croix de fer montée, etc., je me dis comment il a pu en arriver là... (...) Il a ce côté, tu sais, beauf à petite bite qui aime les armes, les grosses bagnoles.

  • Alain Soral, Mea culpa, videodrom.org, 7 juin 2006


[modifier] Sur le Français moyen

Aujourd'hui c'est quoi un Français moyen ? Ce n'est plus un héros des films d'Audiard, c'est un employé de bureau avec un piercing et un tatouage maori, qui regarde le film porno de Canal + le vendredi soir en essayant de coller le sex toy qu'il a offert à sa femme sur le catalogue de La Redoute dans le cul de son chien... On en est pratiquement là.


[modifier] Sur les « gays »

Les dissidents, par exemple les mecs qui sont dans le barebacking, qui disent nous on veut toujours être subversifs, on ne se réclame pas de Mylène Farmer mais de Jean Genet (...), ces gens-là ils se font matraquer par Act-Up en disant : nous, la milice communautaire, on fait la propagande pour l'extérieur, c'est-à-dire que les gays sont tous des petits bourgeois consommateurs qui vont dans les fromageries du Marais en duffle coat en petits couples, c'est-à-dire des bourgeois, et puis ceux qui veulent vivre encore une espèce de transgression, ils se font casser par les petits Torquemada du mouvement gay, les petits Frollo, parce qu'en plus, ces mecs-là passent tellement de temps à emmerder les hétéros qu'ils oublient même de baiser, c'est-à-dire qu'à un moment donné on va dire : vous êtes même plus pédés depuis le temps que vous baisez plus, vous n'êtes plus rien finalement, vous êtes juste des flics.

  • Alain Soral, Tout le monde en parle, France 2, 22 avril 2004


[modifier] Sur Mai 68

On parle d'autant plus de révolution du désir qu'on a renoncé à faire la révolution dans la réalité.

  • Alain Soral, 2003, dans « Mai 68. À tous les petits rentiers de la révolution de pacotille », Socrate à Saint-Tropez : texticules.


[modifier] Sur le nationalisme

Seul le nationalisme possède les fondamentaux pour incarner une véritable alternative économique et sociale (...) à la déferlante mondialiste et ultra libérale. (...) Je pense que si Marx était vivant aujourd'hui il appellerait à voter Jean-Marie Le Pen, (...) [le Front national, qui] agrège des ouvriers, des petits patrons, des artisans [est] le parti du peuple [et porte] l'esprit de la Commune.


[modifier] Sur le pape

Chaque fois que j'entends — en général dans la bouche d'un con de gauche ou d'un pédé vulgaire — le pape dénoncé comme responsable de l'épidémie de sida en Afrique pour n'avoir pas incité au port de la capote, je ne peux m'empêcher de déplorer ce brutal refus du point de vue de l'autre.

  • Alain Soral, 2003, dans « Pape. Différence obligatoire et différence interdite », Socrate à Saint-Tropez : texticules.


Je remarque que les champions de la différence, ils ne tolèrent que la leur, c'est-à-dire que ne pas comprendre que le pape ne peut pas faire la pub pour la capote parce qu'il a voué sa vie au Christ et qu'il incarne des valeurs (qu'on peut contester)... On voit pas pourquoi d'un seul coup, ça deviendrait un apologète du safer sex stakhanoviste gay.

  • Alain Soral, Tout le monde en parle, France 2, 22 mars 2003


[modifier] Sur le Paris de Delanoë

À terme, on imaginera un Paris où il n'y a plus de Parisiens, on paiera quelques connards (...) déguisés, il y aura même des gens qui feront : « Vitrier ! Vitrier ! »... (...) des mecs, des intermittents du spectacle qui seront déguisés, qui auront des uniformes des petits métiers du vieux Paris (...) des intermittents du spectacle déguisés en ramoneurs, en boulangers du XIXème (...)... Des poulbots tu vois, ou alors les gosses des écoles s'il en reste encore, parce qu'à mon avis doit plus y avoir de gosses, ou alors des gosses adoptés par des pédophiles (...) qui seront sûrement des petits Philippins, on les déguisera en petits poulbots pour voir des petits poulbots courir (...). On peut pousser très très loin la logique.


[modifier] Sur le président Sarkozy

Aujourd'hui il n'y a rien de plus drôle que l'Élysée, il n'y a plus besoin de faire de caricatures (...) on attend maintenant que Carla Bruni se barre avec son fils.

  • Alain Soral, 88 minutes, Direct 8, 24 février 2008


[modifier] Sur Staline

Oncle Joe ? Ben moi je me rappelle quand j'avais lu les mémoires d' Errol Flynn qui racontait qu'il était dans un pays des Caraïbes, où un méchant blanc frappait un petit coolie qui portait les paquets, et le petit coolie avait dit : « Tu verras un jour Oncle Joe te punira ! », je me suis dit il y a beaucoup de prolos humiliés qui un jour ont pensé qu'Oncle Joe allait peut-être leur apporter un monde meilleur...

  • Alain Soral, Tout le monde en parle, France 2, 22 avril 2004


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