Bernard-Henri Lévy

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Bernard-Henri Lévy en 2011

Bernard-Henri Lévy (né le 5 novembre 1948), surnommé BHL, est un intellectuel engagé, écrivain, journaliste, essayiste, metteur en scène de théâtre, cinéaste, homme d'affaires et éditorialiste présent tant sur la scène publique nationale qu'internationale.

[modifier] Citations de BHL

On nous avait fait le coup des aspects positifs de Vichy (bouclier, moindre mal, grandes réformes économiques et sociales…). Voilà qu’on nous refait celui du rôle positif, voire de l’oeuvre humaniste, de la présence française en Afrique (équipements, santé, Savorgnan de Brazza, Lyautey, nos ancêtres les Gaulois, l’école de la République…). […] Le projet colonial, même s’il n’est pas le seul en cause et si les peuples d’Afrique n’ont pas attendu les négriers occidentaux pour pratiquer la traite des personnes et l’esclavage, est un projet pervers, fondé sur des règles qui font, en tant que telles, honte à une démocratie : Code de l’indigénat, racisme d’État, droit des races dites supérieures à gouverner les inférieures. L’idéologie coloniale, le corps de convictions et de fantasmes qui ont rendu possible la conquête militaire d’une partie du monde par une autre, n’est pas une idéologie génocidaire […] mais c’est incontestablement, en revanche, une idéologie criminelle […] : ainsi les 700 000 morts de la conquête de l’Algérie par Bugeaud et Pélissier ; ainsi les 45 000 morts de Sétif ; ainsi les 90 000 victimes de la pacification de Madagascar; j’en passe. […] l’idée coloniale était, en soi, une idée perverse ; l’aventure coloniale a été, en son principe, une page sombre de notre Histoire ; et il y a dans le geste de ceux qui veulent réviser cette évidence, il y a dans leur aplomb, leur passion, leur enthousiasme repu de beaufs qui se lâchent, un parfum de bond en arrière que l’on n’avait pas senti depuis longtemps.

  • A propos de la loi du 23 février 2005 portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés


Je suis l'enfant naturel d'un couple diabolique, le fascisme et le stalinisme.


La leçon de la Shoah, pour moi, c'est aussi une vigilance sans répit sur tous les fronts contemporains du malheur. ...se donner une vraie chance, si, en quelque point du globe...revient flotter le parfum, reconnaissable entre mille, du génocide, de ne pas passer à côté; tout faire, se donner tous les moyens possibles, pour, ce jour-là, ne pas avoir à dire:"nous ne savions pas; je ne savais pas"; une mémoire vive, en d'autres termes; une mémoire en alerte, et qui travaille, et qui donne des armes à qui en veut; une mémoire qui rende, non pas sourd, mais attentif aux premières notes de la musique fatale; ce n'est jamais la même musique? ni le même parfum? l'Histoire a plus d'imagination que les hommes? le Diable plus que l'Histoire? et il n'est pas du genre, le Diable, à commettre l'erreur d'amateur de nous resservir un génocide en tout point semblable à l'étalon du genre? bien sûr; mais tout de même, il ne fallait pas être sorcier au Rwanda, pour entendre ce qui venait; il ne fallait pas être très malin pour, en Bosnie ... comprendre de quoi il retournait - Il fallait juste ... avoir la Shoah au coeur et dans la tête; il fallait juste ... se souvenir ...; il fallait en un mot, avoir une mémoire à jour.


Il faut le dire et le redire : présenter comme une « riposte laïque » la stigmatisation de l'islam comme tel est une ânerie doublée d'une insulte à un idéal de laïcité qui a toujours signifié, à la fois, la séparation du théologique et du politique et le droit égal, alors, une fois la séparation opérée, de pratiquer décemment leur culte pour toutes les religions. Il faut le dire et le redire : présenter comme un « arc républicain », ou comme une alliance entre « républicains des deux rives », ce nouveau rapprochement rouge-brun qui voit les crânes rasés du Bloc identitaire fricoter, sur le dos des musulmans de France, avec tel ancien du Monde diplo, Bernard Cassen, est un crachat au visage d'une République qui, à Monte Cassino, puis dans les combats pour la libération de Marseille, puis dans la poche de Colmar, en Alsace, face à la division Das Reich, n'a pas eu de plus vaillants défenseurs que les pères et grand-pères de ces hommes et femmes que l'on voudrait, aujourd'hui, clouer au pilori.

  • A propos des « Assises internationales sur l'islamisation de nos pays » organisées le 18 décembre 2010 à Paris par le site « Ripostes laïque »
  • « L'honneur des musulmans », Bernard-Henri Lévy, Le Point, nº 1997-1998, jeudi 23 et 30 décembre 2010, p. 130


Je suis un cosmopolite résolu. J’aime le métissage et je déteste le nationalisme. Je ne vibre pas à « la Marseillaise ». J’espère que le cadre national sera un jour dépassé.


Bien sûr, nous sommes résolument cosmopolites. Bien sûr, tout ce qui est terroir, béret, bourrées, binious, bref, « franchouillard » ou cocardier, nous est étranger, voire odieux.

  • Bernard-Henri Lévy, 1985, Edito, dans Globe, paru 1985.


J’ai porté en étendard ma fidélité à mon nom et ma fidélité au sionisme et à Israël, a-t-il déclaré. C’est en tant que juif que j’ai participé à cette aventure politique [la guerre en Libye], que j’ai contribué à définir des fronts militants, que j’ai contribué à élaborer pour mon pays et pour un autre pays une stratégie et des tactiques.


[modifier] Citations sur BHL

Tout, chez toi, est imaginaire. Le supposé ex-gauchiste, première hypostase, ce personnage de révolutionnaire d’opérette que tu t’es inventé rétrospectivement de toutes pièces, comme faire-valoir de ton reniement, même toi tu sembles douter qu’il ait jamais existé. « Ce fameux « émoi de Mai », auquel la légende veut que j’ai participé depuis ma chambre, entre un transistor et une carte d’état-major » (légende et état-major par toi inventé), écris-tu en préface à la réédition des Indes rouges. Et encore : « il y a beaucoup de faux, certes, dans la légende. Mais il y a un peu de vrai aussi. Et la vérité c’est que je n’ai pas été, en effet, un acteur majeur du mouvement… » Très curieux, ce vague, cette incertitude sur soi-même. Dites-moi ce que j’ai vécu, demandes-tu, car tu ne sembles pas le savoir toi-même. Brummell, devant les lacs italiens, demandait à son valet de chambre : « Est-ce ce paysage que j’aime ? ». Ta seconde hypostase est aussi incertaine, falote. Le néo-philosophe concocté sous Giscard pour rallier la droite s’est retrouvé socialo sous Mitterrand. La troisième, l’artiste insondable au regard hanté, le Radiguet trop vieux, le romancier truqueur, a la même indécision, la même artificialité. Comme si tu avais, au lieu d’une biographie, un fantôme de biographie, fait de morceaux empruntés, de clichés volés à trois vies différentes et célèbres du passé.


Et cette inexistence est inscrite en tes initiales, BHL. Tu n'as même pas de nom à toi, rien qu'un sigle, comme RATP, ou SNCF.


L'idole de Saint-Germain-des-Près
Bien qu'il écrive avec ses pieds
A la prétention insensée
De nous dire ce qu'il faut penser


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