Viol

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Musique[modifier]

Kurt Cobain[modifier]

Rape me !
Rape me my friend !
Rape me !
Rape me, again !

  • Rape Me, Kurt Cobain, Nirvana, album In Utero (1993 chez DGC Records).
Konstantin Makovsky - The Bulgarian martyresses.jpg

Cinéma[modifier]

Coluche, 1989[modifier]

Violer, c'est quand on veut pas. Moi, je voulais, moi.
  • Le viol, Coluche, album Coluche : l'intégrale, vol. 3, 1989 chez Carrère.


Clint Eastwood, Mystic River, 2003[modifier]

Jimmy: We bury our sins here, Dave. We wash them clean.
  • Sean Penn, Mystic River (2003), écrit par Brian Helgeland


Virginie Despentes, Baise-moi, 2005[modifier]

Manu (après la scène du viol) : Après ça, moi je trouve ça chouette de respirer. On est encore vivantes, j'adore ça. C'est rien à côté de ce qu'ils peuvent faire, c'est jamais qu'un coup de queue..
Karla : Comment tu peux dire ça ?
Manu : Je peux dire ça parce que j'en ai rien à foutre de leurs pauvres bites de branleurs et que j'en ai pris d'autres dans le ventre et que je les emmerde. C'est comme une voiture que tu gares dans une cité, tu laisses pas des trucs de valeur à l'intérieur parce que tu peux pas empêcher qu'elle soit forcée. Ma chatte, je peux pas empêcher les connards d'y rentrer et j'y ai rien laissé de précieux.

  • Baise-moi (1993), Virginie Despentes, éd. J'ai lu, 2005, partie 1, chap. 8, p. 57


Politique[modifier]

François Mitterrand, Mémoires interrompus, 1997[modifier]

Je ne me sentais pas né pour vivre citoyen d’un peuple humilié. L’Histoire de France me possédait, j’aimais ses héros, ses fastes, et les grandes idées venues d’elles qui avaient soulevé le monde. J’avais la conviction, depuis l’enfance, que j’aurais à la continuer. Je ressentais également l’occupation de mon pays comme un viol. […] J’ai noté ailleurs que pour moi, le génie le plus représentatif de la France était Vauvan. Lui n’avait pensé qu’à renforcer les fondations, fermer les issues, sauver le pré carré qu’une prescience miraculeuse avait déjà dessiné dans l’esprit d’un Philippe Auguste ou d’un Charles V.
  • Mémoires interrompus. Entretiens avec Georges-Marc Benamou, François Mitterrand, éd. Odile Jacob, 1997, p. 22-23


Jean-François Kahn, La grand colère des féministes, 2011[modifier]

Je suis certain qu'il n'y a pas eu tentative de viol.
  • « La grande colère des féministes », Émilie Trevert et Pauline Pellissier, Le Point, nº 2019, 26 mai 2011, p. 52


Laurent Obertone, La France Orange Mécanique, 2013[modifier]

Le viol de guerre est un moyen de transmission massive du capital génétique […]. En prenant les femmes des tribus conquises, ils répandent leurs gènes parmi les autres groupes. Et donc leur génome favorable.


A Oslo, deux viols sur trois sont commis par des malfaiteurs musulmans et 80% des victimes sont des Norvégiennes autochtones.


Littérature[modifier]

Renée Vivien, La Dame à la Louve, 1904[modifier]

Les Sœurs du silence

« Puis-je savoir?… » commençai-je avec embarras et maladresse.
« Ne m’interrogez point, » interrompit la Femme Grise, non sans douceur. « Car la question est un viol brutal du droit et du devoir de se taire. Regardez et observez, apprenez par vous-même, sans jamais rien demander à un être aussi faillible, aussi incertain que vous. »

  • La Dame à la Louve, Renée Vivien, éd. Alphonse Lemaire, 1904, Les Sœurs du silence, p. 35


La Chasteté paradoxale

Je m’approchai d’elle, les sens exaspérés jusqu’au viol. Ma main chercha les seins farouches que soulevait impétueusement un souffle irrité.
Plus prompte qu’un essor d’hirondelle, elle saisit un stylet, merveille de niellure et de pierreries, qui ornait sa ceinture, et me le plongea dans la poitrine… Je tombai… Une douleur suraiguë me trouait le cœur… Je sombrai au fond d’une nuit rouge…. [...]
Je ne franchis plus le seuil de la proxénète, de cette étrange femme, perverse et pure, impudique et inaccessible…

  • La Dame à la Louve, Renée Vivien, éd. Alphonse Lemaire, 1904, La Chasteté paradoxale, p. 109


André Breton, L'Amour fou, 1937[modifier]

Comment ne pas espérer faire surgir à volonté la bête aux yeux de prodiges, comment supporter l'idée que, parfois pour longtemps, elle ne peut être forcée dans sa retraite ? C'est toute la question des appâts. Ainsi, pour faire apparaître une femme, me suis-je vu ouvrir une porte, la fermer, la rouvrir, – quand j'avais constaté que c'était insuffisant glisser une lame dans un livre choisi au hasard, après avoir postulé que telle ligne de la page de gauche ou de droite devait me renseigner d'une manière plus ou moins indirecte sur ses dispositions, me confirmer sa venue imminente ou sa non-venue, – puis recommencer à déplacer les objets, chercher les uns par rapport aux autres à leur faire occuper des positions insolites, etc. Cette femme ne venait pas toujours mais alors il me semble que cela m'aidait à comprendre pourquoi elle ne viendrait pas, il me semble que j'acceptais mieux qu'elle ne vînt pas.


Arthur Koestler, La Treizième Tribu, 1976[modifier]

[L]es données de l'anthropologie s'accordent avec l'Histoire pour réfuter l'opinion encore courante selon laquelle il existerait une race juive remontant à la tribu biblique. Au point de vue anthropologique, deux séries de faits militent contre cette croyance : l'extrême diversité des juifs en matière de caractères physiques, et leur similitude avec des populations non juives au milieu desquelles ils vivent. [...] C'est évidemment le métissage qui explique ces deux phénomènes. Il a revêtu plusieurs formes selon les divers contextes historiques : mariages mixtes, prosélytisme à grande échelle, viol - accompagnement constant (légal ou toléré) des guerres et des pogroms.
  • La Treizième tribu (1976), Arthur Koestler, éd. Tallandier, 2008, p. 272


Virginie Despentes, King Kong Théorie, 2006[modifier]

La prostitution a été une étape cruciale, dans mon cas, de reconstruction après le viol. Une entreprise de dédommagement, billet après billet, de ce qui m'avait été pris par la brutalité.
  • King Kong Théorie, Virginie Despentes, éd. Grasset, 2006, p. 72


Régis Jauffret, Claustria, 2012[modifier]

Angelika devenue un affreux trésor humain décati enfermé dans cette épouvantable caverne qui comme celle d’Ali Baba s’ouvrait avec un sésame.
  • Claustria (.), Régis Jauffret, éd. Seuil, coll. « . », 2012, p. 219-220


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