Thorgal

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Fresque murale à Bruxelles représentant Thorgal et Aaricia.

Thorgal est une série de bande dessinée belge de fantasy, créée en 1980 par Jean Van Hamme au scénario et par Grzegorz Rosinski au dessin et à la couleur. Par la suite, le scénario a été repris par Xavier Dorison et Yann, et la couleur à Graza, tandis que Rosinski a laissé place à Fred Vignaux au dessin. La série est publiée par Le Lombard. Thorgal relate les aventures d'un orphelin recueilli par des Vikings quelque part entre le VIe et le VIIIe siècles, et qui vit des aventures hors du commun comprenant des éléments de mythologie nordique et de fantasy, mais aussi de science-fiction. Plusieurs adaptations et séries dérivées en ont été tirées, dont les séries de bandes dessinées groupées sous le titre Les Mondes de Thorgal.

Citations des albums[modifier]

La Magicienne trahie, 1980[modifier]

Lors d'une table ronde au festival de la bande dessinée d'Angoulême en France le 28 janvier 2017, Grzegorz Rosiński (à gauche) revient sur les premières aventures de Thorgal, prépubliées dans Le Journal de Tintin en 1977.

Thorgal : Gandalf-le-fou, tu n'es pas seulement fou, bête et cruel... tu es aussi plus fourbe que le corbeau et plus lâche qu'un lièvre bancal !


Slive : Thorgal le scalde... Nul ne sait d'où tu viens, pas même toi. Mais on te prétend fils d'Aegir, le géant qui règne sous les mers... On te surnomme aussi "fils des orages", car des orages, tu peux avoir la colère et le tumulte. Ton grand crime, toi l'inconnu venu de nulle part, est d'être aimé de la fille de Gandalf-le-fou, roi des Vikings du Nord.


Slive : Si je te délivre, accepteras-tu de te mettre en échange à mon service pendant un an ?


Thorgal : que cherches-tu, femme sans nom ? Quel but poursuis-tu ?
Slive : Le même but que toi : la vengeance !


Le nain : Crie, misérable, hurle... et qu'ainsi périssent tous ceux qui oseront encore profaner la tour-sentinelle du royaume glacé du Niflhel !


Slive : Ton père est veuf depuis sa naissance, Aaricia. Et ce minable roitelet d'une troupe de pirates vikings s'était mis en tête de me forcer à l'épouser... mais son vrai but était de mettre la main sur les immenses richesses de l'île des mers gelées dont je suis la reine !


Thorgal : Je préfère être parjure que l'assassin d'un ennemi blessé.


Ingrid : Regarde-moi, Thorgal. Ne suis-je pas jeune et belle ? Pourtant, je suis née il y a plus de 300 ans !


L'Île des mers gelées, 1980[modifier]

Aaricia : Nul ne sait d'où vient Thorgal. Mais il n'est pas un Viking. Il est courageux, mais il déteste la violence et la cruauté gratuite des hommes d'ici.


Solveig : Ces aigles ! Ils... me font peur !...
Aaricia : Que dis-tu là, Solveig ! Regarde comme ils sont nobles et beaux. Ne sont-ils pas le vrai symbole de la liberté ?


Thorgal : Regarde, Bjorn, qu'y a-t-il de plus beau qu'un oiseau libre qui vole vers le soleil ?


Bjorn : Un vrai Viking n'abandonne jamais !


Le vieillard slug : Nos anciens racontent qu'une nuit, il y eut un grand cataclysme. Le ciel s'emplit de feu, vingt orages éclatèrent et la terre trembla... Terrorisés, les Slugs se réfugièrent au plus profond de leurs cavernes. Le lendemain, les Dominants étaient là. Grands, insensibles, le visage dissimulé par leur casque... Ils étaient peu nombreux, mais semblaient disposer de moyens surnaturels. Les Slugs les prirent pour des dieux et devinrent leurs serviteurs.


Slive : Sache qu'il y a des milliers et des milliers d'années, mon peuple était puissant sur cette Terre. Nous régnions sur tout un continent aujourd'hui disparu. Mais lorsque vint le Grand Cataclysme, bien peu des nôtres parvinrent à gagner les étoiles...


Slive : Oui, Thorgal. Tu es des nôtres. Et lorsque j'aurai disparu, tu seras le dernier représentant sur Terre du peuple des étoiles !


Les Trois Vieillards du pays d'Aran, 1981[modifier]

L'homme en noir (à Sigurd) : Tu verras : en s'entraidant au lieu de se combattre, beaucoup d'obstacles deviennent plus faciles à franchir.

  • Les Trois Vieillards du pays d'Aran (1981), Jean Van Hamme (scénario) et Grzegorz Rosinski (dessin), éd. Le Lombard, coll. « Thorgal », 2000, t. 3, p. 22


Karshan : Moi, Karshan d'Urizen, je vaincrai par la force !
Volsung : Moi, Volsung de Nichor, je triompherai par l'esprit !
L'homme en noir : Quant à moi, je ne veux ni triompher ni vaincre. Je ne cherche que la justice, mais je l'obtiendrai... (Il ôte son casque et dévoile son visage, montrant qu'il n'est autre que Thorgal.) ...par la colère !

  • Les Trois Vieillards du pays d'Aran (1981), Jean Van Hamme (scénario) et Grzegorz Rosinski (dessin), éd. Le Lombard, coll. « Thorgal », 2000, t. 3, p. 26


La Galère noire, 1982[modifier]

Caleb : Les dieux sont étranges. Plus on les honore, plus ils vous envoient le lendemain de méchants esprits danser la sarabande à l'intérieur de votre crâne...

  • Au lendemain d'une soirée passée à boire en l'honneur des dieux.


Thorgal : J'ignore quels dieux tu invoques, mais tu as trois secondes pour mettre pied à terre et briser ton arc si tu ne veux pas t'en aller les rejoindre.


Thorgal : Pour moi, la seule belle aventure sera de retrouver Aaricia et de vivre en paix avec notre enfant.


Thorgal : Non, Shaniah. Tu devras vivre pour enterrer tous ces morts. Ils t'appartiennent !


L'Enfant des étoiles, 1984[modifier]

Leif Haraldsson : Te voici donc enfin parvenu à tes fins, pourceau : me tuer sans risques pour pouvoir prendre ma place.
Gandalf-le-Fou : Bel héritage, en vérité. Je règnerai sur une douzaine de squelettes peuplant un drakkar à demi-englouti.


Le prêtre : Prends garde, Leif ! C'était la voix du dieu !
Leif Haraldson : Cela ressemble plutôt à la voix d'un nouveau-né qui a faim...


Un jour, le serpent Nidhogg défia Ivaldir, père de tous les nains, à une partie de dames. L'enjeu était le nom du perdant. Ce fut le serpent qui gagna.


Le serpent Nidhogg : J'accepterai de te rendre ton nom le jour où tu me donneras un bijou fait dans le métal qui n'existe pas !


Un de ces enfants, nommé Thorgal, semblait différent des autres. Au lieu de rire et de jouer, il passait de longues heures à contempler la mer, comme s'il attendait une réponse aux questions qui le tourmentaient.


Frigg : Ton courage me plaît, enfant des étoiles ! Prends l'épée qui se trouve devant toi, elle te donnera ta force de demain !


Premier enfant : L'épouse de Gandalf-le-Fou a mis au monde une petite fille...
Deuxième enfant : Et sais-tu ce qu'on a trouvé dans chacun des poings du bébé quand on les a desserrés ?
Troisième enfant : Une perle en forme de larme ! Tu te rends compte ?
Thorgal : Ah... Et comment l'a-t-on appelée, cette petite fille aux perles ?
Un enfant : Aaricia.


Thorgal : Les prêtres disent que vous êtes un dieu revenu vivre parmi les hommes. Lequel de nos dieux êtes-vous ?
Le dieu de la montagne : Celui que tu préfèreras, Thorgal. Ce sont les hommes qui donnent leurs noms aux dieux.


Varth : Les civilisations mises en place par nos successeurs sont à peine élaborées. Nous avons sur elles des milliers d'années d'avance technologique. Sans parler du développement de nos facultés extrasensorielles. Nous n'aurons même pas à combattre pour triompher : il nous suffira de nous faire passer pour des dieux.


Les Archers, 1985[modifier]

Arc à double courbure, du même type que celui qu'adopte Thorgal à partir de l'album Les Archers. Reproduction d'un arc hun.

Sigwald : Ha ! Ha ! Ha ! Quelle belle sortie ! Décidément, tu es bien la plus fantastique tireuse que je connaisse.
Kriss de Valnor : Je sais. L'arc au poing, il n'existe aucun homme capable de me battre.


Arghun Pied-d'arbre : Tu vois que dans l'art de faire du mal à son prochain, l'imagination de l'homme ne connaît pas de limite.


Arghun Pied-d'arbre : Elle n'a que vingt ans, mais elle ne craint ni hommes ni démons.

  • Au sujet de Kriss de Valnor.


Sigwald-le-brûlé : Elle n'a jamais poussé un cri. Mais pour ce qu'ils lui ont fait subir, je pourrais tous les écorcher vifs rien qu'avec mes dents.

  • Au sujet de Kriss de Valnor.


Kriss de Valnor : Apprenez, pauvres naïfs, que Kriss de Valnor ne partage jamais !


Le Pays Qâ, 1986[modifier]

Thorgal : Kriss de Valnor !
Kriss de Valnor : Surtout ne le dites pas, mais je sens bien que vous êtes ravis de me revoir.


Aaricia : La petite paysanne torcheuse de marmots est aussi une princesse viking, Kriss de Valnor. N'oublie jamais ça !


Variay, premier régent xinjin : Au nom du peuple xinjin, je vous souhaite bonne chance.


Arghun Pied-d'arbre : Des cailloux, du sable, ces drôles d'arbres dont les épines tranchent comme des poignards, tout ça sous un soleil à vous rissoler la cervelle... Comment les dieux ont-ils pu créer un pays pareil ?


Aaricia (après avoir combattu à bord du vaisseau volant) : Oh, Thorgal, j'ai eu si peur... Tant de rage, aussi... et maintenant tant de dégoût de moi-même...
Thorgal : Tu ne dois pas, mon amour. Tu as tué pour te défendre, comme nous tous. Et tu l'as fait avec courage. C'est la guerre qui est honteuse, pas le fait d'y prendre part.


Les Yeux de Tanatloc, 1987[modifier]

Yariay : Ogotaï, maudit soit son nom, a décidé d'en finir une fois pour toutes avec les Xinjins. Il prépare une invasion massive, à laquelle nous serons bien incapables de résister.


Aaricia (à Kriss de Valnor) : Je veux bien te sauver la vie, comme je l'ai fait sur le vaisseau volant, parce que j'y suis obligée. Mais te tendre la main, pas question !


Jolan (à Tanatloc) : Le premier régent dit que vous êtes un dieu. Mais ce n'est pas vrai. Vous n'êtes qu'un méchant vieil homme qui va mourir.


Kriss de Valnor : Tu devrais te méfier, Tjall-le-fougueux. La dernière fois que tu m'a embrassée, ça t'a valu une grosse bosse sur le crâne !


Tanatloc : Les habitants du monde d'origine de Thorgal ont consacré des milliers d'années à développer leur vision réelle des choses, au-delà de l'apparence, et ils ont appris à libérer et à contrôler les formidables courants d'énergie inutilisés que produisent nos ondes cérébrales. Toi, Jolan, tu possèdes ces ondes d'énergie. Je peux les sentir jaillir de toi comme se libère un torrent prisonnier. Ton père n'a pas cette faculté. Mais il t'a transmis, sans le savoir, cet héritage de tes ancêtres. Cette énergie, tu devras apprendre à la maîtriser.


Kriss de Valnor : Il est stupide de jouer au héros en se faisant tuer. Il faut être un gagnant, Tjall. Les morts ont toujours tort. Les gagnants, ce sont ceux qui restent en vie. Et moi, je ne veux pas mourir. Songe à l'or qui nous attends, compagnon... à la vie d'aventures que nous allons mener, toi et moi... Songe à moi que tu as choisie... moi qui t'aime...


Tanatloc (à Yariay) : Comprends-tu le tourment qui me ronge ? J'ai, sans le savoir, envoyé mon petit-fils commettre le plus abominable des crimes : tuer son propre père !


La Cité du dieu perdu, 1987[modifier]

J'aurais tant voulu... être comme t...
  • Dernière phrase de Tjall, adressée à Thorgal Aegirsson.


Entre terre et lumière, 1988[modifier]

Thorgal : Nous avons chèrement payé le droit de retrouver notre fils, mon aimée, et nous devons l'emmener avant qu'il ne se prenne à son tour pour un dieu vivant.


Thorgal : Maudite femme ! Même réduite à l'état de vieillarde centenaire incapable de tenir debout, cette sorcière parvient encore à faire le mal.

  • Au sujet de Kriss de Valnor.


Jolan : Je partirai si je veux. Et vous, vous resterez ici si j'en ai envie. Car c'est moi qui commande ici, pas toi !
Thorgal : Vraiment ?
Jolan : Oui, vraiment, car je suis Hurukan. Et je te rappelle que sans moi, tu serais mort. C'est moi qui t'ai sauvé la vie quand tu étais malade dans la forêt. Avec mes pouvoirs ! Car c'est moi qui ai hérité des pouvoirs du peuple des étoiles, et pas toi. Ça prouve que je vaux plus que toi et que tu dois m'obéir.
Thorgal : Oh, j'en ai un, de pouvoir...
Jolan : Ah oui ? Je voudrais bien savoir lequel ?
Thorgal (attrapant Jolan) : Celui-ci.
Jolan : Hé ! Qu'est-ce que tu !?... (Thorgal lui donne la fessée.) Aïe ! Tu... Tu ne... Ouille ! Aïe !


Aaricia, 1989[modifier]

Yggdrasil, l'arbre-monde de la mythologie nordique dont s'inspire Thorgal. Gravure de Friedrich Wilhelm Heine, extraite de Asgard and the gods (« Asgard et les dieux ») de Wilhelm Wägner (Londres, 1886).

Thorgal : Tu as eu beaucoup de chance de leur échapper.
Aaricia : C'était mieux que de la chance, Thorgal... C'était toi.


Hiérulf-le-penseur : Afin de te reconnaître comme roi, l'Althing ordonne que je reste à tes côtés, afin de veiller au respect de nos lois ancestrales. Lois qui exigent notamment la protection des faibles et des enfants. Ta couronne est à ce prix, Gandalf-le-Fou.


Thorgal : Lorsque mon âme s'envolera aux portes du grand Valhalla... La Walkyrie qui m'accueillera aura ton visage, Aaricia...
Aaricia : Tu chantes faux, mais c'est joli quand même.


Bjorn : Quoi ? Le bâtard veut jouer aux redresseurs de torts ? Pour ça, il faudrait que tu sois capable de te battre comme un vrai Viking, plutôt que de gratter les cordes de ton luth dans ton trou à rats !
Thorgal (allonge Bjorn par terre d'un coup de poing) : L'un n'empêche pas l'autre, comme tu vois.


Aaricia (venant de sauver Thorgal d'une tentative d'assassinat) : Tu vois que je sais très bien m'occuper de ton ménage, hein...
Thorgal : Heu... Oui, en effet.


Vigrid : Moi qui étais venu sur Mitgard pour accomplir de grands exploits, comme tu vois, c'est plutôt raté. Et je ne peux même pas avoir la consolation de mourir puisque je suis immortel.


Aaricia : J'ai rencontré un dieu aveugle qui se transforme en dragon, je lui ai fabriqué un arc-en-ciel au lac du matin et je suis revenue ici sur un cheval volant. Mais le plus important, c'est que je sais à présent que nous ne nous quitterons jamais.
Thorgal : Je crois en effet que nous sommes faits l'un pour l'autre, petite fille... nous avons le même genre de rêves.


Le Maître des montagnes, 1989[modifier]

Thorgal : La liberté est le seul bien pour lequel il vaille la peine de se battre.


Torric : J'aurais dû me douter que le fameux grand-père était derrière tout ça. Qu'a-t-il encore inventé, celui-là ?
Vlana : Il n'a rien inventé, Torric. Il étudiait. Je t'ai dit que c'était un grand savant. Sa principale passion était les travaux d'un philosophe crétois peu connu des temps anciens, un certain Phaïos. Ces travaux concernaient le temps considéré non pas comme une durée immuable, mais comme une distance que l'on peut parcourir dans plusieurs directions. D'après ce Phaïos, le temps ne serait pas à l'image d'une rivière qui coule toujours dans le même sens, mais à celle de cercles les uns autour des autres et sans cesse en mouvement comme les ronds formés par un caillou jeté dans l'eau. Et entre ces cercles il y aurait des passages !

  • Le Maître des montagnes (1989), Jean Van Hamme (scénario) et Grzegorz Rosinski (dessin), éd. Le Lombard, coll. « Thorgal », 1998, t. 15, p. 30


Gerroed : J'allais oublier... Saxegaard m'a chargé d'un message pour toi... « Le temps doit rester l'affaire des dieux. » C'est tout. Il paraît que tu comprendras. Adieu, Thorgal.

  • Le Maître des montagnes (1989), Jean Van Hamme (scénario) et Grzegorz Rosinski (dessin), éd. Le Lombard, coll. « Thorgal », 1998, t. 15, p. 47


La Gardienne des clés,[modifier]

La Gardienne des clés : J'ignore qui a créé cette multitude d'entités, mais il existe une règle absolue : la loi des mondes, qui interdit à ces univers de se rencontrer. C'est pour faire respecter cette loi que je suis là.


Volsung (ayant l'apparence de Thorgal) : C'est très simple : j'ai décidé de devenir votre chef. Ou, plus exactement, votre roi. Le roi des Vikings du Nord.


Thorgal (à Aaricia) : L'étrange destin qui ne cesse de s'acharner sur moi vous fait courir trop de dangers.


La Forteresse invisible, 1993[modifier]

Kriss de Valnor : La vérité, Thorgal de mon cœur, c'est que tu en avais assez de ta marmaille, de ton lit bien douillet et de ta marmite sur le feu tous les soirs. Tu voulais ta liberté, et à présent, tu t'offres le luxe d'avoir des remords.


Kriss de Valnor : Ah, Thorgal, quand je pense à ce que nous pourrions faire, toi et moi, si tu n'avais pas des principes aussi stupides...


Thorgal : Ne croise plus jamais ma route, Kriss de Valnor ! Plus jamais !


Alayin : Tu n'es qu'un homme fait de chair et de sang, et cependant tu es allé là où aucun autre homme n'aurait eu le pouvoir de le faire. Tu es allé au-delà du temps, au-delà de notre monde, au-delà même du séjour des ombres, et à chaque fois, tu en es revenu. Tu es un protégé des dieux, enfant des étoiles. Mais cette protection pèse d'un poids trop lourd sur ton cœur et tes épaules, car il est périlleux pour un simple mortel d'avoir trop d'importance aux yeux de ceux qui forgent notre destin.


Tjall : Tout homme a au plus profond de lui sa forteresse invisible et les démons qu'il y affronte sont ses propres démons.


Taïmyr : Avec ton nom s'effacera ton dernier souvenir et commencera pour toi un nouveau destin.


La Marque des bannis, 1995[modifier]

Aaricia : On peut être la fille d'un chef et néanmoins trouver plus sage de bâtir sur la paix chez soi que sur les combats en terre étrangère.


Le doyen du Thing : Aaricia, fille de Gandalf, toi et tes enfants êtes condamnés au bannissement, ainsi en a décidé le Thing. Vous quitterez le village demain à l'aube, sans armes ni nourriture, ni argent, en n'emportant que les vêtements que vous aurez sur le dos.


Aaricia : Un fils qui a d'étranges pouvoirs... une fille qui sait se faire entendre des loups dont elle porte le nom... Thorgal m'a fait de bien singuliers enfants !...


La Couronne d'Ogotaï, 1995[modifier]

Jaax : Je viens du futur, Jolan. De l'avenir. D'une époque située trente mille années après celle où nous sommes à présent.


Jaax : Nous ne sommes que quelques-uns, les Veilleurs, à avoir le droit d'utiliser le Voyageur. Sinon, n'importe qui pourrait se promener à travers le temps pour faire n'importe quoi, et ce serait le chaos.


Jolan (adulte) : Souviens-toi que vous n'avez pas le droit d'intervenir physiquement, Jaax. Vous ne pouvez ni sauver, ni affronter un être d'une autre époque que la vôtre. Mais moi, je le peux !


Géants, 1996[modifier]

Galathorn : Laisse-moi deviner... Je viens de tuer ce malheureux avec sa propre épée et je vais tenter de m'évader, c'est bien ça ?
Dragov : C'est toujours un plaisir d'avoir affaire à un adversaire intelligent, prince Galathorn.


Kriss de Valnor : De quelle race veux-tu faire partie, Shaïgan ? Celle des maîtres ou celle des esclaves ?
Thorgal : D'aucune des deux. Et cesse de m'appeler Shaïgan. Shaïgan n'a jamais existé.


Kriss de Valnor (à Thorgal) : Il me fallait un homme pour gouverner aux hommes dans ce monde d'hommes. Et grâce à toi, j'ai atteint ce que j'ai désiré toute ma vie...


Kriss de Valnor : Je t'ai toujours aimé, Thorgal... aimé jusqu'à la haine, parfois... souvent... mais aimé. Reste avec moi, je t'en supplie...


Frigg : Tu ne le sais sans doute pas, mais tu es déjà mort trois fois. Et par trois fois, la vie t'a été rendue. C'est bien plus que ce qui a jamais été accordé à aucun autre humain de Mitgard.


Heidrun : Il faut un mot magique pour ouvrir la porte et mon père est le seul à le connaître. Mais je l'ai entendu quand je suis venue avec lui. C'est un mot très facile à retenir... HHJLMRRRKRHGMLRRGLH (La porte s'ouvre.) Et voilà !


Thorgal : Regarde, Kriss de Valnor... Je suis libre ! Je suis Thorgal Aegirsson et je suis libre !!!


Galathorn : Tu resteras toujours une énigme pour moi, Thorgal Aegirsson.


La Cage, 1997[modifier]

Galathorn : Un roi ne choisit pas ses vassaux, Thorgal. Ce sont eux qui le choisissent. Et qui l'acceptent, jusqu'à ce que l'un d'entre eux se sente assez fort pour tenter de devenir roi à son tour.


Thorgal : Je refuse aussi bien d'avoir un maître que d'en être un.


Galathorn : Je te dois la vie et tu me dois ta mémoire retrouvée. Que tu le veuilles ou non, nos vies sont désormais liées, Thorgal.


Thorgal : Qui sont Darek et Lehla ?
Louve : Darek, c'est le frère de Lehla. Et Lehla... c'est la sœur de Darek.


Aaricia : Tu vois, l'homme : tu n'as pas intérêt à te faire passer pour Thorgal, car je ne sais pas si je pourrai lui pardonner un jour les larmes de souffrance et de haine que je versais chaque nuit.


Arachnéa, 1999[modifier]

Thorgal : Des fous ! Je suis tombé chez des fous sourds et aveugles !
Dracon : Ils ne sont pas fous. Ils sont ignorants.


Thorgal : Rien de tel que quelques araignées pour se donner du courage, pas vrai ?


Kah-Aniel, 2013[modifier]

Ne crains rien, Thorgal. Ne sais-tu pas que ma destinée doit s'accomplir ? Tu resteras toujours mon père. Même si je ne suis plus entièrement ton fils...
  • Aniel à son père Thorgal Aegirsson, juste après sa transformation en Kah-Aniel.


Citations au sujet de Thorgal[modifier]

Grzegorz Rosinski[modifier]

Le dessinateur Grzegorz Rosinski au 44e festival international de la bande dessinée d'Angoulême (France), en janvier 2017.
J'aime de plus en plus les illustrations, et me sens fatigué à réaliser des planches. Je rêve de pouvoir peindre des doubles pages qui parsèmeraient les albums. [...] Je voudrais offrir ce genre de cadeaux aux lecteurs, mais, hélas, je suis de plus en plus lent.
  • « Thorgal, la quarantaine rugissante », Grzegorz Rosinski (propos recueillis par Jean-Pierre Fuéri), Casemate, nº 110, décembre 2017, p. 76


Je travaillais à l'hôpital sans savoir si j'allais avoir le temps de finir cette histoire. Ce fut terrible, la pire période de ma vie.
  • Sur le travail de Le Feu écarlate, sorti en novembre 2015.
  • « Thorgal, la quarantaine rugissante », Grzegorz Rosinski (propos recueillis par Jean-Pierre Fuéri), Casemate, nº 110, décembre 2017, p. 76


Je vais peut-être commencer à chercher quelqu'un pour dessiner un jour la série mère. Je tiens à ce que Thorgal continue.
  • « Thorgal, la quarantaine rugissante », Grzegorz Rosinski (propos recueillis par Jean-Pierre Fuéri), Casemate, nº 110, décembre 2017, p. 76


Je dois dire que Jean a vu ma fascination quand je travaillais sur la Vengeance du Comte Skarbek. Je cherchais alors à me libérer des procédés répétitifs : toujours les mêmes planches, les mêmes crayonnages, les mêmes encrages, etc. J’en avais assez, je l’avoue. Quand Jean m’a annoncé qu’il comptait arrêter Thorgal, je lui ai dit que cela m’arrangeait bien, car moi aussi, j’en avais assez. On était vraiment soulagé d’être du même avis. Mais il ne fallait pas tuer les personnages, ni décevoir nos millions de lecteurs. Il nous fallait alors trouver des successeurs. Avec l’expérience vécue sur la réalisation de la Vengeance du Comte Skarbek, j’ai compris que je pouvais continuer Thorgal à condition d’adopter de nouvelles façons de dessiner et de peindre… Pour moi maintenant, la peinture c’est la vie !
  • Sur son changement complet de technique de dessin pour La Vengeance du Comte Skarbek.
  • « Entretien avec Yves Sente et Grzegorz Rosinski », Grzegorz Rosinski (propos recueillis par ), Auracan, 28 novembre 2008 (lire en ligne)


Je ne suis pas un dessinateur de bande dessinée, je suis issu d’un milieu d’artistes, du milieu de l’illustration. Pendant des années, j’ai fait des choses qui n’ont rien à voir avec la BD : j’ai travaillé dans la publicité, j’ai réalisé des illustrations, des pochettes de disques, etc… J’utilise la BD comme un moyen d’expression comme un autre ! Il s’agit d’un moyen différent des autres car il possède certaines règles propres afin que cela soit lisible, crédible, logique…
  • « Entretien avec Yves Sente et Grzegorz Rosinski », Grzegorz Rosinski (propos recueillis par ), Auracan, 28 novembre 2008 (lire en ligne)


Yves Sente[modifier]

Jean m’a également fixé une règle essentielle : respecter les valeurs véhiculées par Thorgal, celles de la famille, de l’amitié, de l’amour… Ici réside l’une des clés du succès de la série, ce qui est très rare. Dans Thorgal, on ne s’attache pas uniquement à un personnage, mais à l’ensemble de sa famille. Le scénariste doit donc entrer dans la psychologie de chaque personnage, les faire jouer juste, faire en sorte que leurs rapports sonnent juste.
  • « Entretien avec Yves Sente et Grzegorz Rosinski », Grzegorz Rosinski (propos recueillis par ), Auracan, 28 novembre 2008 (lire en ligne)


Jean Van Hamme[modifier]

Pour ma part, le fait d'arrêter Thorgal date de l'année dernière lorsque j'ai bouclé l'histoire qui sort maintenant. J'ai eu le temps de m'habituer à cette idée et cela va très bien. Je devrais avoir l'air plus ému et plus triste. Je sais… (sourire) . Mais soyons sérieux, si j'avais dû être malheureux en l'abandonnant, je n'aurais pas franchi le pas. C'est évident ! En continuant, je risquais de me répéter. J'ai l'impression d'avoir fait le tour du personnage. Il vaut mieux frustrer le lecteur que le décevoir. Donc, je préfère qu'un autre le ravive, car il en vaut la peine.
  • Sur son choix d'arrêter de scénariser Thorgal en 2006.


J'ai voulu faire une histoire qui soit une belle sortie. Y ai-je réussi ou pas, le public en décidera, mais je crois que je m'en suis, en tous cas, approché.
  • Sur Le Sacrifice, le dernier album de Thorgal qu'il a scénarisé.


Yann[modifier]

À l’instar de Dallas, Thorgal est une saga familiale, mais où les fjords remplacent le pétrole. C’est tout de même plus écologique !
  • « Entretien avec Yves Sente et Grzegorz Rosinski », Yann (Yann Lepennetier) (propos recueillis par Marc Bauloye), BD Best, 11 novembre 2012 (lire en ligne)


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