Richesse

Citations « Richesse » sur Wikiquote, le recueil de citations libre
Aller à : navigation, rechercher
Plutus, dieu des richesses

La richesse est l'abondance de biens ou de revenus.

Philosophie[modifier]

Platon, La République[modifier]

[…], quand la richesse et les riches sont honorés dans une cité, la vertu et les hommes vertueux y sont tenus en moindre estime.


Michel Onfray, Contre-histoire de la philosophie II. Le christianisme hédoniste, 2006[modifier]

La mesure permet d’éviter la satiété qui engendre le dégoût. Trop avoir, tout avoir ne permet pas une satisfaction simple ni sereine.


Science[modifier]

Georges Canto, Voleurs, tricheurs et menteurs, 2012[modifier]

Les qualificatifs "Voleurs, tricheurs et menteurs" aurait pu être le titre de l'article paru en février 2012 dans la revue de l'Académie nationale des sciences sur les catégories sociales supérieures.

  • Menée principalement au sein de l'université de Berkeley, sept études ont établi un lien statistique entre l'appartenance à une catégorie sociale élevée et des comportements contraires à l'éthique.
  • « Les riches ne sont pas vertueux », Georges Canto, Gestion de fortune, nº 228, Juillet/Août 2012, p. 28


Alors que les refus de priorité sont en moyenne de 12,4%, ils s'élèvent à près de 30% chez les conducteurs de grosses voitures ("4 à 5 fois plus que les petites voitures"). A peine la moitié d'entre eux laissent traverser un piéton s'engageant sur un passage protégé, alors que la moyenne est de deux sur trois.

  • Les deux études citées ci-dessus ont évalué le comportement de 274 automobilistes à un important carrefour de San Francisco
  • « Les riches ne sont pas vertueux », Georges Canto, Gestion de fortune, nº 228, Juillet/Août 2012, p. 28


Concernant le chapardage, les upper-class ont pris en moyenne deux fois plus de bonbons que les participants moins favorisés (1,17 contre 0,6).

  • « Les riches ne sont pas vertueux », Georges Canto, Gestion de fortune, nº 228, Juillet/Août 2012, p. 28


Littérature[modifier]

Prose poétique[modifier]

René Char, Fureur et mystère, 1948[modifier]

Le Requin et la mouette

Quand je dis : j'ai levé la loi, j'ai franchi la morale, j'ai maillé le cœur, ce n'est pas pour me donner raison devant ce pèse-néant dont la rumeur étend sa palme au delà de ma persuasion. Mais rien de ce qui m'a vu vivre et agir jusqu'ici n'est témoin alentour. Mon épaule peut bien sommeiller, ma jeunesse accourir. C'est de cela seul qu'il faut tirer richesse immédiate et opérante.

  • Fureur et mystère (1948), René Char, éd. Gallimard, coll. « Poésie », 1962  (ISBN 2-07-030065-X), partie LE POEME PULVERISE (1945-1947), Le Requin et la mouette, p. 190


Roman[modifier]

André Breton, L'Amour fou, 1937[modifier]

Tandis que, comme en rêve, on étale toujours devant nous d'autres parterres, vous vous penchez longuement sur ces fleurs enveloppées d'ombre comme si c'était moins pour les respirer que pour leur ravir leur secret et un tel geste, à lui seul, est la plus émouvante réponse que vous puissiez faire à cette question que je ne vous pose pas. Cette profusion de richesses à nos pieds ne peut manquer de s'interpréter comme un luxe d'avances que me fait à travers elle, plus encore nécessairement à travers vous, la vie. Et d'ailleurs, vous si blonde, physiquement si attirante au crépuscule du matin, c'est trop peu dire qu'ajouter que vous ne faites qu'un avec cet épanouissement même.


Jean Giono, Que ma joie demeure, 1935[modifier]

« Le monde se trompe, dit Bobi. Vous croyez que c'est ce que vous gardez qui vous fait riche. On vous l'a dit. Moi je vous dis que c'est ce que vous donnez qui vous fait riche.» […]
« Vous n'avez d'autre grange que cette grange-là, dit-il en frappant la poitrine. Tout ce que vous entassez hors de votre cœur est perdu. »


Essai[modifier]

Jean Giono, Les vraies richesses, 1936[modifier]

Car la richesse de l'homme est dans son cœur. C'est dans son cœur qu'il est le roi du monde. Vivre n'exige pas la possession de tant de choses.


Paul Valéry, Œuvres II, 1941[modifier]

La richesse est une huile qui adoucit les machines de la vie.

  • Œuvres II (1941), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1960, chap. Moralités, p. 526


Psychologie[modifier]

Paul-Claude Racamier, Pensée perverse et décervelage, 1992[modifier]

Mouvement pervers narcissique

Il s’agit d’éteindre et de tarir en soi cette envie dont a si bien parlé Mélanie Klein, dans l’un de ses derniers et meilleurs écrits, cette envie prédatrice et tenaillante qui s’exerce avec virulence envers tout ce qui est capable de dispenser richesse psychique et créativité, à commencer par le sein maternel. Dès lors que l’objet est non seulement vidé, mais cloué au sol par les tâches qui lui sont infligées, dès lors qu’il est impérieusement soutiré, il n’a plus rien d’enviable, réduit qu’il a été à l’état d’ustensile.

  • Pensée perverse et décervelage, 1992, Mouvement pervers narcissique Plaisir manipulatoire, et faire-valoir narcissique, dans [1], paru Trait pour trait Mouvement de travail et de recherche autour de la psychanalyse, Paul-Claude Racamier.