Paul Valéry

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Paul valéry

Paul Valéry (1871-1945) est un poète et philosophe français.

France[modifier]

À cause des sangs très disparates qu'elle a reçus, et dont elle a composé, en quelques siècles, une personnalité européenne si nette et si complète, productrice d’une culture et d’un esprit caractéristiques, la nation française fait songer à un arbre greffé plusieurs fois, de qui la qualité et la saveur de ses fruits résultent d’une heureuse alliance de sucs et de sèves très divers concourants à une même et indivisible existence.

  • Regards sur le monde actuel, Paul Valéry, éd. Stock, 1931, chap. Introduction aux images de la France, p. 35


Monsieur Teste[modifier]

La bêtise n'est pas mon fort.

  • Œuvres II, Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1960, chap. La soirée avec Monsieur Teste, p. 15


Trouver n'est rien. Le difficile est de s'ajouter ce qu'on trouve.

  • Monsieur Teste, Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. L'Imaginaire, 1946, chap. La soirée avec Monsieur Teste, p. 19


L'expression d'un sentiment est toujours absurde.

  • Monsieur Teste, Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. L'Imaginaire, 1946, chap. La soirée avec Monsieur Teste, p. 20


— Et le démon lui dit : donne-moi une preuve. Montre que tu es encore celui que tu as cru être.

  • Monsieur Teste, Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. L'Imaginaire, 1946, chap. Quelques pensées de Monsieur Teste, p. 135


Le cimetière marin[modifier]

Le vent se lève!... Il faut tenter de vivre!

  • Œuvres I, Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1957, p. 151


Le Bilan de l'intelligence[modifier]

J'ai insisté (peut-être trop longuement) sur cet état critique, et je vous disais en substance qu'un désordre dont on ne peut imaginer le terme s'observe à présent dans tous les domaines. Nous le trouvons autour de nous comme en nous-mêmes, dans nos journées, dans notre allure, et jusque dans notre savoir.


Nous ne supportons plus la durée. Nous ne savons plus féconder l'ennui. Notre nature a horreur du vide, — ce vide sur lequel les esprits de jadis savaient peindre les images de leurs idéaux, leurs Idées, au sens de Platon.


De là cette impression générale d'impuissance et d'incohérence qui domine dans nos esprits, qui les dresse, et les met dans cet état anxieux auquel nous ne pouvons ni nous accoutumer, ni prévoir un terme. D'un côté, un passé, qui n'est pas aboli ni oublié, mais un passé duquel nous ne pouvons à peu près rien tirer qui nous oriente dans le présent et nous donne à imaginer le futur. De l'autre, un avenir sans la moindre figure. Nous sommes, chaque jour, à la merci d'une intervention, d'un accident, matériel ou intellectuel.


Toute l'histoire humaine, en tant qu'elle manifeste la pensée, n'aura peut-être été que l'effet d'une sorte de crise, d'une poussée aberrante, comparable à quelque-une de ces brusques variations qui s'observent dans la nature et qui disparaissent aussi bizarrement qu'elles sont venues. Il y a eu des espèces instables, et des monstruosités de dimensions, de puissance, de complication, qui n'ont pas duré. Qui sait si toute notre culture n'est pas une hypertrophie, un écart, un développement insoutenable, qu'une ou deux centaines de siècles aura suffit à produire et à épuiser ?


Tout se passe dans notre état de civilisation industrielle comme si, ayant inventé quelque substance, on inventait d'après ses propriétés une maladie qu'elle guérisse, une soif qu'elle puisse apaiser, une douleur qu'elle abolisse. On nous inocule donc, pour des fins d'enrichissement, des goûts et des désirs qui n'ont pas de racines dans notre vie physiologique profonde, mais qui résultent d'excitations psychiques ou sensorielles délibérément infligées. L'homme moderne s'enivre de dissipation. Abus de vitesse, abus de lumière, abus de toniques, de stupéfiants, d'excitants... Abus de fréquence dans les impressions ; abus de la diversité ; abus de merveilles ; abus de ces prodigieux moyens de déclenchement, par l'artifice desquels d'immenses effets sont mis sous les doigts des enfants. Toute vie actuelle est inséparable de ces abus.


L'espace libre et le temps libre ne sont plus que des souvenirs. Le temps libre dont il s'agit n'est pas le loisir tel qu'on l'entend d'habitude. [...]
Mais je dis que le loisir intérieur, qui est tout autre chose que le loisir chronométrique, se perd. Nous perdons cette paix essentielle des profondeurs de l'être, cette absence sans prix, pendant laquelle les éléments les plus délicats de la vie se rafraîchissent et se réconfortent, pendant laquelle l'être, en quelque sorte, se lave du passé, du futur, de la conscience présente, des obligations suspendues et des attentes embusquées...


Tout se borne à distribuer un savoir sans profondeur vivante, puisque nous admettons que nos vies publiques, nos rues, nos places soient déshonorées par des monuments qui offensent la vue et l'esprit ; que nos villes se développent dans le désordre, que les constructions de l'État ou des particuliers s'élèvent sans le moindre souci des exigences les plus simples du sentiment de la forme.


Mais cette fois, c'est notre sensibilité verbale qui s'est brutalisée, émoussée, dégradée... Le langage s'use en nous.
L'épithète est dépréciée. l'inflation de la publicité a fait tomber à rien la puissance des adjectifs les plus forts. La louange et même l'injure sont dans la détresse ; on doit se fatiguer à chercher de quoi glorifier ou insulter les gens !


Toutes les notions sur lesquelles nous avons vécu sont ébranlées. Les sciences mènent la danse. Le temps, l'espace, la matière sont comme le feu, et les catégories sont en fusion.
Quant aux principes politiques et aux lois économiques, vous savez assez bien que Méphistophélès en personne semble aujourd'hui les avoir engagés dans la troupe de son sabbat.


L'individu, c'est aussi la liberté de l'esprit. Or nous avons vu que cette liberté (dans son sens le plus élevé) devient illusoire par le seul fait de la vie moderne. Nous sommes suggestionnés, harcelés, abêtis, en proie à toutes les contradictions, à toutes les dissonances qui déchirent le milieu de la civilisation actuelle. L'individu est déjà compromis, avant même que l'État l'ait entièrement assimilé.


Variété[modifier]

Ce n'est qu'un jeu pour l'amateur de symétries historiques, c'est-à-dire imaginaires, que de démontrer que ces deux figures littéraires sont des figures semblables.

  • Œuvres I, Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1957, chap. Villon et Verlaine, p. 427


Dans les domaines de la création, qui sont aussi les domaines de l'orgueil, la nécessité de se distinguer est indivisible de l'existence même.

  • Œuvres I (1924), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1957, chap. Situation de Baudelaire, p. 600


Le poète se consacre et se consume à définir et à construire un langage dans le langage.

  • Œuvres I (1924), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1957, chap. Situation de Baudelaire, p. 611


Mais un homme excité ne se paie pas de logique. Mon ami regardait mon calme comme un beau vase qui donne envie de le mettre en morceaux.

  • Œuvres I (1924), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1957, chap. Le coup de dés - Lettre au directeur des Marges, p. 623


Maintenant, sur une immense terrasse d'Elsinore, qui va de Bâle à Cologne, qui touche aux sables de Nieuport, aux marais de la somme, aux craies de Champagne, aux granits d'Alsace, — l'Hamlet européen regarde des millions de spectres. Mais il est un Hamlet intellectuel. Il médite sur la vie et la mort des vérités.

  • Europes, de l'Antiquité au 20° siècle (1919), Paul Valéry, éd. Robert Laffont, coll. Bouquins, 2000, chap. La crise de l'Esprit, p. 405 à 410


En vérité, il n’est pas de théorie qui ne soit un fragment, soigneusement préparé, de quelque autobiographie.

  • Variété III, IV et V, Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Folio essais, 1944, chap. Poésie et pensée abstraite, p. 666

Mélange[modifier]

Le moi est haïssable... mais il s'agit de celui des autres.

  • Œuvres I (1941), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1957, chap. Moralités, p. 325


Celui qui n'a pas nos répugnances nous répugne.

  • Œuvres I (1941), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1957, chap. Moralités, p. 325


Chacune des qualités d'un esprit apporte des chances particulières d'erreur à la représentation du réel. Si tu es vif, le lent t'échappe.

  • Œuvres I (1941), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1957, chap. Moralités, p. 327


Le mensonge et la crédulité s'accouplent et engendrent l'Opinion.

  • Œuvres I (1941), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1957, chap. Instants, p. 376


Les vilaines pensées viennent du cœur.

  • Œuvres I (1941), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1957, chap. Instants, p. 376


Regards sur le monde actuel[modifier]

L'accomplissement de nos désirs ne nous éloigne pas toujours de notre perte.

  • Œuvres II, Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1960, chap. Notes sur la grandeur et décadence de l´Europe, p. 931


Une guerre dont l´issue n'a été due qu'a l'inégalité des puissances totales des adversaires est une guerre suspendue.

  • Œuvres II, Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1960, chap. Notes sur la grandeur et décadence de l´Europe, p. 931


La politique fut d'abord l'art d'empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde. A une époque suivante, on y adjoignit l'art de contraindre les gens à décider sur ce qu'ils n'entendent pas.

  • Œuvres II, Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1960, chap. Des partis, p. 947


L'historien fait pour le passé ce que la tireuse de cartes fait pour le futur. Mais la sorcière s'expose à une vérification et non l'historien.

  • Œuvres II, Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1960, chap. Des partis, p. 948


L'existence des voisins est la seule défense des nations contre une perpétuelle guerre civile.

  • Œuvres II, Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1960, chap. Des partis, p. 948


Tel quel[modifier]

Il est des hommes dont l´oreille, toute saine qu'elle est, ne distingue pas les sons d'avec les bruits.

  • Œuvres II (1941), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1960, chap. Choses tues, p. 481


Le réveil fait aux rêves une réputation qu'ils ne méritent pas.

  • Œuvres II (1941), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1960, chap. Moralités, p. 523


La richesse est une huile qui adoucit les machines de la vie.

  • Œuvres II (1941), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1960, chap. Moralités, p. 526


Dieu créa l'homme, et ne le trouvant pas assez seul, il lui donne une compagne pour lui faire mieux sentir sa solitude.

  • Œuvres II (1941), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1960, chap. Moralités, p. 541


Vieillir consiste à éprouver le changement du stable.

  • Œuvres II (1941), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1960, chap. Moralités, p. 541


La vie est à peine un peu plus vieux que la mort.

  • Œuvres II (1941), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1960, chap. Moralités, p. 542


Les livres ont les mêmes ennemis que l'homme: le feu, l'humide, les bêtes, le temps; et leur propre contenu.

  • Œuvres II (1941), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1960, chap. Moralités, p. 546


Crois, ou je te tue éternellement.

  • Œuvres II (1941), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1960, chap. Cahier B, p. 577


Le pouvoir sans abus perd le charme.

  • Œuvres II (1941), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1960, chap. Cahier B, p. 587


Il est impossible de dire au Monde, au Corps : je ne veux rien de toi, mais ne veuille rien de moi.

  • Œuvres II (1941), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1960, chap. Cahier B, p. 589


Le poème - cette hésitation prolongée entre le son et le sens.

  • Œuvres II (1941), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1960, chap. Rhumbs, p. 637


On n´est jamais assez content de soi pour se livrer à fond.

  • Œuvres II (1941), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1960, chap. Autres rhumbs, p. 689


Le sujet d'un ouvrage est à quoi se réduit un mauvais ouvrage.

  • Œuvres II (1941), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1960, chap. Autres rhumbs, p. 679


Pamphlétaires, orateurs, violents, forcenés, qui vociférez, dites, ne sentez-vous jamais que tout homme qui crie est sur le point de faire semblant de crier?

  • Œuvres II (1941), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1960, chap. Autres rhumbs, p. 689


Le plaisir qu'il y a à comprendre certains raisonnements délicats dispose l´esprit en faveur de leurs conclusions.

  • Œuvres II (1941), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1960, chap. Autres rhumbs, p. 693


Par le moyen de l'homme, l'impossible presse sur le réel.

  • Œuvres II (1941), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1960, chap. Suite, p. 775


Entendez la parole la plus étrange : Il y aura des hommes après nous.

  • Œuvres II (1960), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1960, chap. Notes, p. 1428


Mauvaises pensées et autres[modifier]

Être soi-même!... Mais soi-même en vaut-il la peine?

  • Œuvres II (1942), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1960, p. 811


Offense-moi, - pour me donner la force de te tuer.

  • Œuvres II (1942), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1960, p. 826


Tous nos ennemis sont mortels.

  • Œuvres II (1942), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1960, p. 834


Quand nous parvenons au but, nous croyons que le chemin a été le bon.

  • Œuvres II (1942), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1960, p. 847


Un homme absorbé dans la plus profonde méditation. Son visage est vide, rien n'est écrit par ses traits. Comment peut-on être si loin de ce que l'on a de plus près?

  • Œuvres II (1942), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1960, p. 863


Le simple est toujours faux. Ce qui ne l'est pas est inutilisable.

  • Œuvres II (1942), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1960, p. 864


L´espoir fait vivre, mais comme sur une corde raide.

  • Œuvres II (1942), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1960, p. 864


Nous avons de quoi saisir ce qui n'existe pas et de quoi ne pas voir ce qui nous crève les yeux.

  • Œuvres II (1942), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1960, p. 866


L'homme de génie est qui m'en donne.

  • Œuvres II (1942), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1960, p. 881


Le pauvre est le produit d'une transformation facile effectuée sur le riche; le riche, celui d´une transformation difficile effectuée sur le pauvre.

  • Œuvres II (1942), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1960, p. 884


Un homme compétent est un homme qui se trompe selon les règles.

  • Œuvres II (1942), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1960, p. 887


Proverbe pour les puissants: Si quelqu'un te léche les bottes, mets-lui le pied dessus avant qu'il ne commence à te mordre.

  • Œuvres II (1942), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1960, p. 900


L'individu est la plus étrange création de l´homme.

  • Œuvres II (1942), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1960, p. 905


Dieu a tout fait de rien. Mais le rien perce.

  • Œuvres II (1942), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1960, p. 907


Il y a de la pauvreté d'esprit à être toujours d'accord avec soi-même.

  • Œuvres II (1960), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1960, chap. Notes, p. 1503


Citations sur Paul Valéry[modifier]

Paul Valéry est un écrivain de fragments. S'il ne restait de lui, comme certains écrivains antiques, que des morceaux et que ce fussent les bons, on le prendrait pour un des génies du monde. Et c'est peut-être cela sa perfection.

  • Dictionnaire égoïste de la littérature française, Charles Dantzig, éd. Grasset, 2005, p. 646


Valéry est avant tout un voluptueux et tout son art est une attention voluptueuse. C'est l'esprit attentif à la chair et l'enveloppant d'une espèce de conscience épidermique, le plaisir atteint par la définition, tout un beau corps gagné, ainsi que par un frisson, par un réseau de propositions exquises.

  • Le poète et le shamisen (6.1926), in recueil L'oiseau noir dans le soleil levant, Paul Claudel, éd. Gallimard, 1929, p. 6


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