Pureté

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Littérature[modifier]

Écrit intime[modifier]

Paul Klee, Journal, 1957[modifier]

Adieu, vie que je mène présentement. Tu ne saurais durer telle qu'elle. Noble tu fus. Pur esprit. Paisible et solitaire. Adieu honneur, dès le premier pas fait en public.


Nouvelle[modifier]

Renée Vivien, La Dame à la Louve, 1904[modifier]

Brune comme une Noisette

Elle était hostilement pure comme une de ces petites bêtes marines qui vivent tapies en un coquillage aux parois de nacre… Je vis la contraction douloureuse de tout son visage brun.
  • La Dame à la Louve, Renée Vivien, éd. Alphonse Lemaire, 1904, Brune comme une Noisette, p. 161


Prose poétique[modifier]

Hans Arp, Note 2 sur l'art, 1917[modifier]

La pureté d'un principe me rend heureux, voir au-delà de l'horizontale qui s'élargit tranquillisant les nouveautés végétales des pays éloignés ; floraisons de glace. La verticale : dans la sérieuse pensée devant l'infini en sentant la profondeur d'un instant devant l'animal.
  • « Note 2 sur l'art », Hans Arp, Dada, nº 2, Décembre 1917, p. 2


Roman[modifier]

Umberto Eco, Le Nom de la rose, 1980[modifier]

[…]
— Qu’est-ce qui vous effraie le plus dans la pureté ? demandai-je.
— La hâte », répondit Guillaume.

  • Guillaume de Baskerville répondant à Adso de Melk, lors du procès du cellérier Rémigio de Varagine.
  • Le Nom de la rose (1980), Umberto Eco (trad. Jean-Noël Schifano), éd. Grasset, coll. « Le Livre de Poche », 1990  (ISBN 2-253-03313-8), partie Cinquième jour, chap. None — Où l’on administre la justice et l’on a l’embarassante impression que tout le monde a tort, p. 485


Médias[modifier]

Presse[modifier]

Jacques Abeille, Premières réponses à l'enquête sur les représentations érotiques, 1964[modifier]

Les représentations imaginaires oscillent précisément entre ces deux pôles : des représentations « Sadiennes » avec accumulation de détails d'une violence à peine supportable alternant régulièrement avec des bouffées de la tendresse la plus ineffable qui révèle l'objet de mon amour dans toute sa pureté et dans toute sa souveraineté. Evidemment cette succession de représentations constitue un rythme qui va se précipitant jusqu'à une synthèse finale.
Ce rythme, tout comme la forme de cette synthèse même, échappent à mon contrôle. Il m'est possible de stimuler les représentations mais ni de les provoquer, ni de les éviter, ni même de les inhiber.
[...] Seules les forces vives de l'imagination constituent la sauvegarde de mon amour.
Elles orchestrent à elles seules cette généreuse synthèse. Se succédant régulièrement — imbriquées l'une dans l'autre — mouvement de l'amour.

  • Réponse de Jacques Abeille à l'interrogation suivante : Comment se caractérisent vos représentations imaginaires dans l'acte d'amour ? Justifient-elles un jugement de valeur ? Sont-elles spontanées ou volontaires ? se succèdent-elles dans un ordre fixe ? Lequel ? — Il est clairement question d'une enquête initiée par la revue surréaliste La Brèche en décembre 1964.
  • « Premières réponses à l'enquête sur les représentations érotiques », Jacques Abeille, La Brèche, nº 7, Décembre 1964, p. 84