Jean Giraud

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Jean Giraud, alias Mœbius, au festival international de la BD à Łódź (Pologne) en 2008.

Jean Giraud, né le 8 mai 1938 à Nogent-sur-Marne et mort le 10 mars 2012 à Montrouge, est un auteur français de bande dessinée, connu sous son propre nom et sous les pseudonymes de Mœbius /mø.bjys/ et de Gir. Sous le pseudonyme de Gir puis sous son vrai nom, il dessine la bande dessinée de western Blueberry. Sous le pseudonyme de Mœbius, il est l'auteur et/ou le dessinateur de bandes dessinées de science-fiction, telles que Le Garage hermétique, L'Incal ou Arzach, qui lui valent une reconnaissance internationale. Il est l'un des fondateurs de la maison d'édition Les Humanoïdes associés, éditrice du magazine Métal hurlant. Il participe également à la conception graphique de films comme Alien et Tron.

Citations[modifier]

Blueberry (1965-2005)[modifier]

Voir le recueil de citations : Blueberry

L'Incal, avec Alejandro Jodorowsky (1981-1989)[modifier]

Voir le recueil de citations : L'Incal

Propos publics[modifier]

C'était une époque merveilleuse. Joseph a été pour moi un père parfait ; je n'ai qu'à me féliciter des leçons qu'il m'a données.
  • Au sujet de ce qu'il a appris en travaillant avec le dessinateur Jijé.
  • Mister Moebius et Docteur Gir, Numa Sadoul, éd. Albin Michel, 1976, p. 15-16


Goscinny (...) s'est trouvé seul face à une meute de loups qui, au lieu de lui parler des problèmes de la B.D., se sont mis à l'agresser. Moi j'ai fait partie des loups, je l'ai attaqué d'une façon épouvantable.
  • Au sujet de la fronde d'une partie des auteurs du journal Pilote contre René Goscinny qu'ils accusent en mai 1968 d'être le "valet des patrons".
  • Mister Moebius et Docteur Gir, Numa Sadoul, éd. Albin Michel, 1976, p. 15-16


J'ai toujours eu la prétention démesurée et insolente d'être un pont entre la BD et l'art. Les petits Mickeys, les nez cassés, les grandes oreilles appartiennent à la même tradition que les gravures rupestres ou les toiles exposées dans les musées nationaux : celle du dessin.
  • « Mœbius : “J'ai très tôt été attiré par l'envers du décor” », Jean Giraud, propos recueillis par Stéphane Jarno, Télérama, 1er octobre 2010 (lire en ligne)


Télérama : Pourquoi la BD a-t-elle aussi peu de reconnaissance officielle en France ?
Parce qu'elle porte un péché originel : avoir travaillé pour les enfants. Quand je suis arrivé dans le métier à la fin des années 1950, le mot d'ordre était : « Pas de vagues. » Tout le monde était dans le collimateur de la police, au moindre faux pas, une image dérangeante, un dialogue pas clair, c'était la convocation au Quai des Orfèvres et le risque d'être suspendu, au nom de la protection de l'enfance.

  • « Mœbius : “J'ai très tôt été attiré par l'envers du décor” », Jean Giraud, propos recueillis par Stéphane Jarno, Télérama, 1er octobre 2010 (lire en ligne)


Nous étions une phalange d'aventuriers fous, Gotlib, Mandryka, Bretécher, Druillet qui prétendions changer le regard porté sur la BD. Nous ne supportions plus qu'Hergé ou Jacobs soient considérés comme des auteurs mineurs, nous voulions démontrer que notre « sous-genre » pouvait sans se renier accompagner les lecteurs dans l'âge adulte. Jusqu'alors, quand on devenait « grand », on brûlait symboliquement deux choses : les culottes courtes et les bandes dessinées. Grâce à nous, les adultes d'aujourd'hui n'ont plus honte de faire leur coming out bédéphile.
  • « Mœbius : “J'ai très tôt été attiré par l'envers du décor” », Jean Giraud, propos recueillis par Stéphane Jarno, Télérama, 1er octobre 2010 (lire en ligne)


Au fond de la pente douce, je me suis retrouvé devant un nouveau maître, auquel je ne m'attendais pas : mon cancer, un lymphome, la maladie de la modernité, de l'empoisonnement par les pesticides et les ondes radio. Ce nouveau maître exige que je donne la mesure de tout ce que j'ai appris. Tout mon cheminement a pris soudain son sens, c'est lui qui me donne la force de faire, de continuer et surtout de ne pas me laisser aller à mourir, de ne pas céder à la tentation de tout résoudre d'un coup, en refermant la porte.
  • « Mœbius : “J'ai très tôt été attiré par l'envers du décor” », Jean Giraud, propos recueillis par Stéphane Jarno, Télérama, 1er octobre 2010 (lire en ligne)


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