Jean-Luc Mélenchon

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Jean-Luc Mélenchon (2013).

Jean-Luc Mélenchon, né le 19 août 1951 à Tanger (Maroc), est un homme politique français. Membre du Parti socialiste (PS) à partir de 1976, il est ministre délégué à l’Enseignement professionnel de 2000 à 2002 auprès du ministre de l’Éducation nationale Jack Lang, dans le gouvernement de cohabitation de Lionel Jospin.

Il fait partie de l’aile gauche du PS jusqu’au congrès de Reims de 2008, à l’issue duquel il quitte le parti pour fonder le Parti de gauche (PG). Sous les couleurs de la coalition du Front de gauche, dont le PG fait partie, il est élu député européen dans la circonscription Sud-Ouest en 2009 et réélu en 2014. Il est candidat de cette coalition à l’élection présidentielle de 2012, où il arrive en quatrième position au premier tour, avec 11,1 % des voix. Il est candidat à l’élection présidentielle de 2017, « hors cadre de partis » et sans le Front de gauche mais au nom du mouvement La France insoumise (FI), qu’il fonde en février 2016. Il réalise alors un score de 19,58 % des voix au premier tour, le plaçant en quatrième position.

Discours[modifier]

Campagne présidentielle de 2017[modifier]

On ne prépare pas la paix, en préparant la guerre ! On prépare la paix, en travaillant à la paix !


Écoutez vous tous cette clameur qui monte dans nos rangs comme le bruit du vent dans les feuilles, ce son n'a pas de nom mais il est un signal. Celui de la force du peuple, quand il surgit dans son histoire ! Je savais que vous seriez là, je savais qu'elle est inépuisable, la vague qui nous porte, génération après génération. Dans nos rangs, passent aussi les ombres du pauvre visage de l'humanité humiliée : tout ceux qui souffrent de ce monde écœurant où l’accumulation des uns se nourrit de la détresse sans fin des autres ! Nous sommes leur revanche, nous sommes leur dignité intact et l'espérance lumineuse des jours meilleurs ! Puissants de la Terre, nous voici. Nous sommes une nouvelle fois au rendez-vous de notre histoire, avec constance et cohérence, avec confiance et patience et jusqu'à la victoire ! Nous sommes la révolution citoyenne toujours recommencée. Voici notre maxime : « quelque soit le problème, la solution est le peuple ! » Comme nous avions besoin de sentir notre force. Elle est notre liberté, elle est le feu qui brûle en nous et ne se s'éteindra jamais !


Il y a alerte mes amis ! N’écoutez plus les bonimenteurs ! Regardez de près ce qui va vous arrivez si vous ne faites pas le choix qu'on tourne la page de cette période épouvantable où on a cru qu'en compressant les salaires et en poussant sans arrêt les gens dans le dos en leur tordant les bras, on ferait décoller magiquement l'économie et la production. C'est tout le contraire qu'il s'est produit, ça fait 20 ans que ça dure ! Est-ce que c'est pas le moment d'arrêter ça ? Est-ce que c'est pas le moment de dire que le problème c'est celui de ceux qui se gavent ? Ce n'est pas le problème de l'immigré, ce n'est pas le problème de celui qui n'a pas votre religion ! Le problème, c'est le banquier ! Le problème, c'est Mulliez ! Voilà le problème ! Il a un nom, il a une adresse ! On peut changer tant et tant de choses et en particulier ces salariés, ces ouvriers, ces employés à tout les niveaux, au bureau et à l'atelier. Nous allons avoir un besoin immense de mobilisation de tout le monde, parce que nous allons faire changer de haut en bas toutes nos manières de produire pour faire la grande transition écologique dont l'humanité a besoin ! Pas seulement vous, sur vos postes de travail, pour cesser d'absorber des produits nocifs, pas seulement les français, parce que nous nous occupons de notre pays, mais l’humanité toute entière a besoin que les pays les plus avancés, où le niveau de culture et d'éducation est le plus élevé, ceux là montre l'exemple, marchent les premiers !


Campagne présidentielle de 2012[modifier]

Tout le monde mange du couscous et des merguez dans ce pays, l'intégration est réussie !


Marseille nous dit que notre chance, c'est le métissage. Et depuis 2 600 ans, nous sommes du parti de ceux qui se disent contents d'être mélangés, fiers d'être le peuple qui compte le plus grand nombre de mariages mixtes de toute l'Europe !... Les peuples du Maghreb sont nos frères et nos sœurs. Il n'y a pas d'avenir pour la France sans les Arabes et les Berbères du Maghreb.


La France n’est pas une nation occidentale. Elle ne l’est ni du fait de son peuple bigarré, ni du fait qu’elle est présente dans tous les océans du monde, du fait qu’elle est, existe, vit et rayonne à proximité des cinq continents, de la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie, La Réunion, Mayotte, les Caraïbes, la Guyane... Non, la France n’est pas une nation occidentale, elle est une nation universaliste.


Une fois de plus, il va nous falloir être ce cratère brûlant d’où va jaillir de nouveau la flamme des révolutions qui, par contagion, deviennent la cause commune de toutes les nations d’Europe. Nous allons ouvrir la brèche, nous n’avons besoin des conseils et des autorisations de personne [...] Nos révolutions n’ont jamais été des révolutions pour les Français mais pour l’humanité universelle.


Nous sommes au mois de germinal, les bourgeons gonflés de vie éclatent déjà en fleurs et avec elles s'annonce la promesse des fruits. France belle et rebelle, vienne le temps des cerises et des jours heureux.
Je suis désolé de voir [que le gouvernement suisse] ne comprend pas que tout cela a une limite. Les Suisses eux-mêmes finiront par pâtir d'un monde désorganisé dans lequel circule de l'argent sale et où des exilés, qui sont en vérité des déserteurs fiscaux, peuvent penser trouver refuge... La Suisse n'est pas une île. Elle ne peut vivre de filouterie pendant que le monde se débat dans la crise. J'espère aussi qu'en Suisse on trouve que la morale doit être supérieure à la cupidité.


Citations[modifier]

Est-ce qu'on croit qu'il y a un seul français qui se laisse attraper par des informations qu'il n'a pas envie d'entendre ? Ceux qui les croient, les croient parce qu'ils ont envie de les croire et s'ils ont envie de les croire, on ferait bien de se demander pourquoi. Parce que le doute s'est répandue partout ! Et si le doute s'est répandue partout, c'est parce qu'ils ont vu que la décision démocratique n'était pas respectée, que quand ils votent « non », on fait comme s'ils avaient voté « oui »... et ainsi de suite. Et c'est de l'intérieur que s'est vidée la confiance.


Mais la « dénonciation », si nécessaire qu’elle soit, ne saurait suffire. La stratégie de combat doit être à la mesure de ce que nous affrontons : totale et globale.


Un peu de marxisme aiderait certains à penser plus finement.


Et les fonctionnaires, je me permet de le dire, ont construit l'État. Ils sont aujourd'hui ceux qui le portent sur leurs dos.


On va voir quel est le degré d’indépendance des parlementaires socialistes et d’Europe Écologie-Les Verts. [...] Ceux qui ne voteront pas avec nous, on ne les lâchera pas [...]. On les pourchassera jusque dans le dernier village de France.


Je ne supporte plus de vivre autrement que dans un endroit où les gens sont mélangés. J'habite à Paris dans le dixième arrondissement, je ne pourrais pas habiter dans le 6e ou dans le 7e [arrondissement], je ne peux pas vivre quand il n'y a que des blonds aux yeux bleus, c'est au-delà de mes forces.
  • Interrogé sur ses origines par la radio marocaine Hit Radio.


Vous savez qu'il va en arriver 200 millions, des réfugiés climatiques ? C'est quoi votre belle pensée sur le sujet ? Moi je vous dit que la solution c'est d'empêcher le dérèglement climatique ! Ah mais ça on ne peut pas ! On peut jamais. On ne peut jamais traiter les sujets sur le fond ! Il faut arrêter la guerre et cette guerre n'a de réalité que pour des pipelines et des gazoducs. C'est tout !


Pour moi, dans la tradition des Lumières, au contraire, tout est affaire d’argumentation rationnelle et de conviction intime. On peut donc convaincre tout le monde. Alors, il est heureux que l’on puisse constater qu’en effet d’aucuns changent d’avis ou d’angle d’analyses.


Je suis absolument certain d'une chose; c'est que le Parti Communiste Français, comme moi, dit qu'il faut régulariser tous les travailleurs sans-papiers de ce pays.
  • Abordant le thème de de la clandestinité du travail et ses idées communes avec le parti communiste lors d'un débat avec Marine Le Pen


Si cruel que ce soit à entendre, les peuples peuvent se tromper. Le nôtre s'est déjà trompé et on sait de quel prix il faut payer dans l'histoire le fait d'avoir manqué le train de l'histoire.
  • Au sujet du non du Danemark au traité de Maastricht le 2 juin 1992.
  • Jean-Luc Mélenchon, 06 juin 1992, Débats au Sénat sur le traité de Maaastricht, dans [1].


Eh bien, qu'ils aillent se faire foutre ! Les Lituaniens ? Tu en connais un, toi, de Lituanien ? J'en ai jamais vu un, moi !


Qu'ils s'en aillent tous ! Vite, la révolution citoyenne, 2010[modifier]

Car la consigne ("Qu'ils s'en aillent tous") ne visera pas seulement ce président, roi des accointances, et ses ministres, ce conseil d'administration gouvernemental de la clique du Fouquet's ! Elle concernera toute l'oligarchie bénéficiaire du gâchis actuel. "Qu'ils s'en aillent tous !" : les patrons hors de prix, les sorciers du fric qui transforment tout ce qui est humain en marchandise, les émigrés fiscaux, les financiers dont les exigences cancérisent les entreprises. Qu'ils s'en aillent aussi, les griots du prétendu "déclin de la France" avec leurs sales refrains qui injectent le poison de la résignation. Et pendant que j'y suis, "Qu'ils s'en aillent tous" aussi ces antihéros du sport, gorgés d'argent, planqués du fisc, blindés d'ingratitude. Du balai ! Ouste ! De l'air !


J'accuse les équipes de droite depuis 2002 de démolir sciemment et méthodiquement le système éducatif républicain pour orienter les gens vers les systèmes privés.


Au cours des vingt-cinq dernières années, le partage de tout ce qui a été produit par les Français s'est modifié de la façon la plus brutale qui soit. Dix points de la richesse totale produite sont passés de la poche des producteurs à celle des rentiers. Et cela alors même que l'effort fourni et les gains de productivité qui en ont résulté ont fait un bond prodigieux de 30 % depuis 1983. Ce détroussage représente 195 milliards par an.


Propos rapporté[modifier]

Vous savez pourquoi le NPA est fichu ? Parce qu'on ne transforme pas un groupuscule d’intellectuels juifs du Quartier Latin en parti de masse des banlieues musulmanes.


Citations sur Jean-Luc Mélenchon[modifier]

Ce n'est ni un lettré aigre comme Bayrou, ni un collégien ampoulé comme Villepin. C'est un vrai intellectuel de combat comme la IIIe République savait en produire.


Regardez le débat entre Marine Le Pen et Laurent Joffrin ; prenez la même contre Mélenchon. D'un côté, des gloussements hystériques sur les valeurs républicaines. De l'autre, des réponses point par point au programme économique du FN, que Mélenchon semble d'ailleurs connaître mieux que sa signataire. Mélenchon n’est pas seulement un tribun, c’est un admirable raisonneur.


C’est le cache-sexe du Parti communiste. Je l’appelle merluchon, un petit merlu, qui est le chef de l’équipe des requins qui suivent derrière.



Mélenchon prétend défendre les ouvriers, c'est faux. Moi, je les protège en m'opposant à l'immigration qui fait baisser les salaires des travailleurs français. Jadis, le communiste Georges Marchais ne disait pas autre chose que ce que j'affirme aujourd'hui.
  • « "Présidente en 2017? C'est possible!" », Marine Le Pen, propos recueillis par Jean-Noël Cuénod, Tribune de Genève (ISSN 1010-2248), 2-3 juin 2012, p. 7


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