Hiver

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Œuvre de Michel Simonidy (1902).

L'hiver est l'une des quatre saisons des zones tempérées, traditionnellement perçue comme la plus froide, soit les mois de décembre, janvier, février et mars dans l'hémisphère nord.

Valery Larbaud[modifier]

Cueille ce triste jour d'hiver sur la mer grise,
D'un gris doux, la terre est bleue et le ciel bas
Semble tout à la fois désespéré et tendre ;

  • « Carpe diem », Valery Larbaud, dans Anthologie de la poésie française du XXè siècle, Michel Décaudin (Ed.), éd. Gallimard, coll. « Poésie », 1983, p. 208


Amélie Nothomb[modifier]

La neige, eau éclatée, sable de gel, sel non pas de la terre, mais du ciel, sel non salé, au goût de silex, à la texture de gemme pilée, au parfum de froidure, pigment du blanc, seule couleur qui tombe des nuages.


Abbé Pierre[modifier]

Mes amis, au secours... Une femme vient de mourir gelée, cette nuit à trois heures, sur le trottoir du boulevard Sébastopol, serrant sur elle le papier par lequel, avant hier, on l'avait expulsée...
  • Début de l'appel lancé par l'Abbé Pierre en 1954.
  • Abbé Pierre, journal de 13h, Radio-Luxembourg, 1er février 1954


Paul Éluard , Capitale de la douleur, 1926[modifier]

André Masson

Rampe des mois d'hiver, jour pâle d'insomnie, mais aussi, dans les chambres les plus secrètes de l'ombre, la guirlande d'un corps autour de sa splendeur.
  • Capitale de la douleur suivi de L'amour la poésie (1926), Paul Éluard, éd. Gallimard, coll. « Poésie », 1966  (ISBN 978-2-07-030095-2), partie Nouveaux poèmes, André Masson, p. 105


L'hiver sur la prairie

L'hiver sur la prairie apporte des souris.
  • Capitale de la douleur suivi de L'amour la poésie (1926), Paul Éluard, éd. Gallimard, coll. « Poésie », 1966  (ISBN 978-2-07-030095-2), partie Nouveaux poèmes, L'hiver sur la prairie, p. 112


René Char, Fureur et mystère, 1948[modifier]

Le devoir

L'enfant que, la nuit venue, l'hiver descendait avec précaution de la charrette de la lune, une fois à l'intérieur de la maison balsamique, plongeait d'un seul trait ses yeux dans le foyer de fonte rouge. Derrière l'étroit vitrail incendié l'espace ardent le tenait entièrement captif. Le buste incliné vers la chaleur, ses jeunes mains scellées à l'envolée de feuilles sèches du bien-être, l'enfant épelait la rêverie du ciel glacé.
  • Fureur et mystère (1948), René Char, éd. Gallimard, coll. « Poésie », 1962  (ISBN 2-07-030065-X), partie SEULS DEMEURENT (1938-1944), Le devoir, p. 43


Daniel Lefèvre, Rencontres, 2003[modifier]

Dans la neige de l’hiver
J’écrirai le mot printemps
Pour que le printemps l’efface

  • Toute la vie posée sur le tranchant des mots, Daniel Lefèvre, éd. DN, 2012, p. 379


Mélanie Vincelette[modifier]

Dans la langue inuit, le mot perlerorneq signifie « le poids de la vie ». Il désigne une dépression profonde engendrée par la noirceur de l'hiver. Les manifestations en sont diverses : par exemple, une femme peut se rouler nue dans la neige ou s'emparer d'un couteau et menacer son mari dans leur igloo sans raison. Les anthropologues qui avaient étudié la question disaient qu'il n'y avait pas un été assez long pour effacer les effets de l'hiver et le manque d'activités extérieures.
  • Polynie, Mélanie Vincelette, éd. Robert Laffont, 2011, chap. Perlerorneq ou le poids de la vie, p. 81


Anne Calife sous le nom de Anne Colmerauer, La déferlante, 2003[modifier]

Je cours vers le parc pour me calmer. Les feuilles mortes cachent les rides de la terre, cachent sa peur de l’hiver. Parce qu’elle a peur la terre. Comme moi, elle redoute l'hiver, et ses fêtes d’acier.
  • La déferlante, Anne Calife, éd. Balland,2003, réédition Menthol House, 2003  (ISBN 2-7158-1436-4), p. 91


En Lorraine, l'hiver on y entre comme dans une grotte, une caverne, en pèlerinage : en baissant la tête, courbant le dos. Suffit juste de trouver la bonne position, se pelotonner. Et de bien se mettre en boule, parce qu’ici, l’hiver dure dure …
  • La déferlante, Anne Calife, éd. Balland,2003, réédition Menthol House, 2003  (ISBN 2-7158-1436-4), p. 27


A voir[modifier]

Vladimir Nabokov, Le Mot, 1923[modifier]

Mon Dieu ! L'aube hivernale verdit à la fenêtre, et je ne me souviens pas de ce que j'ai crié...
  • « Le Mot », Vladimir Nabokov (trad. Bernard Kreise), Le Magazine Littéraire, nº 495, Mars 2010, p. 11


Articles connexes[modifier]