Automne

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L'AutomneJohn William Godward (1900)

L'automne est l'une des quatre saisons des zones tempérées. Située entre l'été et l'hiver, cette saison correspond aux mois de septembre, octobre, novembre et décembre dans l'hémisphère nord.

Littérature[modifier]

Poésie[modifier]

Jules Laforgue, Les Complaintes, 1885[modifier]

Automne, automne, adieux de l’Adieu !

La tisane bout, noyant mon feu ;
Le vent s’époumonne
A reverdir la bûche où mon grand cœur tisonne.
Est-il de vrais yeux ?
Nulle ne songe à m’aimer un peu.

  • « Complainte de l'automne monotone », dans Les Complaintes et les premiers poèmes (1885), Jules Laforgue, éd. Gallimard, coll. « Poésie », 1979, p. 74


Annie Le Brun, Le Carreau sans cœur, 1964[modifier]

Les pneus dispersent la petite monnaie de mes ongles d'avant le jour
Les cerises éclatées des lumières en chaîne filent sur les gaules des ravaudeurs de linge noir
La boue du Rhin monte en serpent d'automne autour de mes jambes croisées haut sur la dernière cervelle des draps gonflés
Et les quatre directions du décor glissent impondérables entre nos bras en écharpe.

  • « Le Carreau sans cœur », Annie Le Brun, La Brèche, nº 7, Décembre 1964, p. 58


Prose poétique[modifier]

Octavio Paz, Liberté sur parole, 1958[modifier]

Papillon d'obsidienne

Attends-moi de l'autre côté de l'année : tu me rencontreras comme un éclair étendu au bord de l'automne.
  • Liberté sur parole (1958), Octavio Paz (trad. Jean-Clarence Lambert), éd. Gallimard, coll. « Poésie », 1966  (ISBN 2-07-031789-7), partie II. AIGLE OU SOLEIL ? (1949-1950), Aigle ou Soleil ? — Papillon d'obsidienne, p. 92


Roman[modifier]

Colette, La Maison de Claudine, 1922[modifier]

Je n’aiderai personne à contempler ce qui s’attache de splendeur, dans mon souvenir, aux cordons rouges d’une vigne d’automne que ruinait son propre poids, cramponnée, au cours de sa chute, à quelques bras de pin.
  • La Maison de Claudine (1922), Colette, éd. Imprimerie Moderne de Nantes, coll. « Super-Bibliothèque », 1976  (ISBN 2-261-00093-6), Où sont les enfants ?, p. 9


Julien Green, Léviathan, 1929[modifier]

Rien n'est plus délicieux que ces premières journées d'automne où l'air agité de puissants remous semble une mer invisible dont les vagues se brisent dans les arbres, tandis que le soleil, dominant cette fureur et ce tumulte, accorde à la moindre fleur l'ombre qu'elle fera tourner à son pied jusqu'au soir. De ce calme et de cette frénésie résulte une impression où la force se mêle à une douceur que le langage humain ne peut rendre. C'est un repos sans langueur, une excitation que ne suit aucune lassitude ; le sang coule plus joyeux et plus libre, le cœur se passionne pour cette vie qui le fait battre. A ceux qui ne connaissent pas le bonheur, la nature dans ces moments généreux leur en apporte avec les odeurs des bois et les cris des oiseaux, avec les chants du feuillage et toutes ces choses où palpite l'enfance.


Anne Calife sous le nom de Anne Colmerauer, La déferlante, 2003[modifier]

Nous voici allongés sur l'herbe, Tom et moi. Dessous le vert de l'herbe, dessus la bienveillance du ciel. Les ciels d'automnes sont les plus beaux : aussi précis que ceux de l'été avec pourtant une onctuosité, une douceur … Des ciels suaves, prêts à se rompre, prêts à pleurer
  • La déferlante, Anne Calife, éd. Balland,2003, réédition Menthol House, 2003  (ISBN 2-7158-1436-4), p. 11


Articles connexes[modifier]