Connaissance

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La connaissance est l'action ou l'acte de se faire une représentation, de s'informer ou d'être informé de l'existence de quelque chose.

Enseignement[modifier]

Guide[modifier]

Christine Harache, Toute la fonction d'assistante, 2008[modifier]

Bien communiquer avec des interlocuteurs étrangers

Le stéréotype est le contraire d'une vraie démarche de connaissance de l'autre. Il fait écran aux différences individuelles ou aux exceptions et nous empêche de voir nos interlocuteurs tels qu'ils sont réellement.

  • Toute la fonction d'assistante, Christine Harache, éd. Dunod, 2008 (ISBN 978-10-050545-6), partie 1. Les Savoirs, Une approche de l'interculturel, p. 34


Littérature[modifier]

Essai[modifier]

Choderlos de Laclos, Traité sur l'éducation des femmes, 1903[modifier]

Des femmes et de leur éducation

Cherchons, au moins, dans notre imagination, ce que la société ne nous présente pas. Créons à notre gré une femme parfaitement heureuse, autant au moins que l'humanité le comporte ; ce sera celle qui, née d'une mère tendre, n'aura pas été livrée en naissant aux soins d'une mercenaire ; qui, plus grande, aura été élevée sous les yeux d'une institutrice également indulgente, sage et éclairée qui, sans jamais la contraindre, et sans l'ennuyer de ses leçons, lui aura donné toutes les connaissances utiles et l'aura exemptée de tous les préjugés.

  • Traité sur l'éducation des femmes précédé (1903), Choderlos de Laclos, éd. Pocket, coll. Agora, 2009 (ISBN 978-2-266-18855-5), partie Des femmes et de leur éducation, chap. VIII. Réflexions sur ce qui précède, p. 63


Essai sur l'éducation des femmes

Il n'y a que deux moyens pour connaître : observer et méditer. Il est facile de juger combien nos connaissances seraient bornées si nous étions réduits à nos observations et à nos méditations personnelles, et à celles de ceux qui nous entourent. Tel est l'état des peuplades que nous nommons sauvages. Mais les livres nous font jouir des observations et des méditations des hommes de tous les temps et de tous les lieux.


Prose poétique[modifier]

Joyce Mansour, Dolman le maléfique, 1961[modifier]

Plus tard, quelque vingt ans plus tard, Dolman découvrit le sexe. Tout d'abord il s'occupa uniquement de la connaissance de son corps à l'aide d'un microscope et d'une équerre, puis, moins timide, il se consacra aux fillettes qui osaient le dévisager avec cet air de sous-entendu, ces yeux mouillés, ces demi-sourires qu'on leur connaît. Il opérait à distance.
De son regard scintillant il perçait les formes rondelettes, souillait les claires tuniques, caressait les plaies et cela aussi longtemps que le supportaient ses nerfs, sans procéder au moindre échange de sang, sans même se soucier de l'ablation de l'hymen, jusqu'à ce que sa victime s'égare totalement, tremble devant lui et se convulse, nue, avide de se laisser dévorer par ces yeux infatigables.

  • « Dolman le maléfique », Joyce Mansour, La Brèche, nº 1, Octobre 1961, p. 48


Roman[modifier]

Leonid S. Sukhorukov, All About Everything, 2010[modifier]

Plus nous savons, et plus il devient facile d'admettre ce que nous ne savons pas.

  • All About Everything, Leonid S. Sukhorukov, éd. Susanna Page, 2005, p. 127

Philosophie[modifier]

Friedrich Nietzsche, La Naissance de la tragédie, 1872[modifier]

La connaissance tue l'action, pour agir il faut être obnubilé par l'illusion.


Gaston Bachelard, La Formation de l'esprit scientifique, 1938[modifier]

La connaissance du réel est une lumière qui projette toujours quelque part des ombres.

  • La Formation de l'esprit scientifique, Gaston Bachelard, éd. Vrin, 1938, p. 13


Une connaissance générale est presque fatalement une connaissance vague.

  • La Formation de l'esprit scientifique, Gaston Bachelard, éd. Vrin, 1938, p. 72


Gaston Bachelard, L'Eau et les rêves, 1942[modifier]

Si la provocation est une notion indispensable pour comprendre le rôle actif de notre connaissance du monde, c'est qu'on ne fait pas de la psychologie avec de la défaite. On ne connaît pas tout de suite le monde dans une connaissance placide, passive, quiète. Toutes les rêveries constructives — et il n'est rien de plus essentiellement constructeur que la rêverie de puissance — s'animent dans l'espérance d'une adversité surmontée, dans la vision d'un adversaire vaincu. On ne trouvera le sens vital, nerveux, réel des notions objectives qu'en faisant l'histoire psychologique d'une victoire orgueilleuse remportée sur un élément adverse. C'est l'orgueil qui donne à l'unité dynamique à l'être, c'est lui qui crée et allonge la fibre nerveuse. C'est l'orgueil qui donne à l'élan vital ses trajets rectilignes, c'est-à-dire son succès absolu. C'est le sentiment de la victoire certaine qui donne au réflexe sa flèche, la joie souveraine, la joie mâle de perforer la réalité.

  • L'eau et les rêves — Essai sur l'imagination de la matière (1942), Gaston Bachelard, éd. Le Livre de Poche, coll. Biblio Essais, 1993 (ISBN 978-2-253-06100-7), partie I, chap. VIII L'eau violente, p. 181


Psychologie[modifier]

Mary Esther Harding, Les Mystères de la femme, 1953[modifier]

Dans les textes tantriques [...] il est dit que l'évolution de la conscience passe, grâce au croissant, de la région humide à la zone enflammée du soleil, et de là, à travers la région de l'air, à la pleine lune. Celui qui atteint la pleine lune « voit les trois périodes et a la vie longue », il est aux portes de la « grande libération ». Ces trois périodes sont le passé, le présent et l'avenir. Elles correspondent aux trois mondes des mythes de la lune : les enfers, la terre et les cieux. [...] en termes de psychologie, celui qui a atteint au royaume de la pleine lune a gagné la connaissance de l'inconscient qui est source, passé, origine ; il possède la puissance dans le monde présent, son regard pénètre l'avenir. En un sens il échappe au temps dont il transcende les limites. Il a acquis l'immortalité.

  • Les Mystères de la femme (1953), Mary Esther Harding (trad. Eveline Mahyère), éd. Payot & Rivages, coll. Petite Bibliothèque Payot, 2001 (ISBN 2-228-89431-1), chap. XIV. Renaissance et immortalité, p. 317


Paul-Claude Racamier, Pensée perverse et décervelage, 1992[modifier]

Noyaux pervers

[...] je pense, oui je pense avec force et avec ténacité à la victoire de la vérité qui se libère sur les mensonges qui purulent ; de l’authentique sur le toc ; de la connaissance qui se gagne sur l’imbécillité qui se pavane ; et des charmes de la créativité libidinale sur les miasmes inféconds de la perversité.
Oui, je pense avec ferveur à la qualité de l’esprit.

  • Pensée perverse et décervelage, 1992, Noyaux pervers Lever de rideau sur un final, dans [1], paru Trait pour trait Mouvement de travail et de recherche autour de la psychanalyse, Paul-Claude Racamier.


Cédric Roos, La relation d'emprise dans le soin, 2006[modifier]

Modèle cognitivo-comportemental

Dans l’apprentissage libre, l’individu peut se servir volontairement et consciemment des connaissances acquises alors que ses choix et comportements sont prédéterminés dans l’apprentissage dans l’état et la programmation.

  • La relation d'emprise dans le soin, 2006, Modèle cognitivo-comportemental : Pratiques relationnelles ou praxis Programmation, dans [2], paru Textes Psy, Cédric Roos.


Alexandre Zinoviev[modifier]

les nouvelles connaissances de l'objet d'étude ne viennent pas de l'observation, ni de l'expérience (comme cela se passe au niveau empirique), mais des jugements logiques dans le cadre d'une théorie donnée ou nouvellement développées (c'est à dire, des groupes spéciaux de concepts et de rapports unis par des règles de la logique)

  • (en) new knowledge [of] the objects of investigation comes not through observation and experiment (as happens on the empirical level) but through logical judgments in the framework of a given or newly developed theory (i.e., special groups of concepts and statements united by rules of logic)
  • in Foundations of the logical theory of scientific knowledge (Complex Logic), Alexandre Zinoviev, éd. Reidel Publishing Company, 1973, partie editorial introduction, p. VIII (citation de la partie Logical and Physical implication, p.91 in Problems of the Logic of Scientific Knowledge (1964))


Stephen Jay Gould[modifier]

Si nous nous contentons de voir dans le passé des héros servant nos desseins actuels, nous ne comprendrons jamais la richesse ni la pluralité des chemins de la connaissance.

  • Quand les poules auront des dents (1984), Stephen Jay Gould (trad. Daniel Lemoine), éd. Points, coll. Sciences, 1991 (ISBN 978-2020069809), chap. 6, p. 105



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