Bernard Charbonneau
Apparence

Bernard Charbonneau (1910-1996) est un philosophe français et un pionnier de l'écologie politique. Agnostique, il était un ami du penseur protestant Jacques Ellul, sur lequel il a eu une certaine influence.
Citations
[modifier]La révolution doit se faire contre la misère et contre la richesse - pour que chaque Homme trouve dans une cité volontaire ce qui lui est nécessaire de vivre.
- Nous sommes des révolutionnaires malgré nous. Textes d'écologie politique., Bernard Charbonneau et Jacques Ellul, éd. Editions du Seuil, 2014 (ISBN 978-2-021-16302-5), p. 80
L'Homme n'est pas nature ou liberté mais nature et liberté : et le lieu de cette conjonction c'est chacun de nous. L'Homme qui oublie l'un ou l'autre se met et se détruit. S'il ne voit que la nature, à la limite il n'a qu'un moyen de la préserver : éliminer cet étranger qui perturbe son harmonie. Et s'il ne voit que la liberté, son désir de la dominer, son mépris des limites le mène où nous en sommes.
- La Mesure du combat. Pour une révolution écologique., Bernard Charbonneau, éd. L'Échappée, 2021 (ISBN 979-10-965-62565), p. 61-62
Citations sur Bernard Charbonneau
[modifier][...] le développement de ces forces mécaniques a abouti à la construction d'un système technicien beaucoup plus contraignant que mère Nature, et en outre destructeur de cette dernière. Ellul développera la première partie de cette affirmation, Charbonneau la seconde.
- Voix de la Terre : douze portraits, Dominique Bourg, éd. Presses universitaires de France, coll. « Les classiques de l'écologie », 2024 (ISBN 9782130865131), p. 31
Bernard Charbonneau, Jacques Ellul et Ivan Illich, chacun à leur manière, ont identifié l'hubris comme moteur destructeur de la société, justifiant la critique radicale de la croissance infinie. Chabonneau prône un retour à l'équilibre, Ellul développe une éthique de la non-puissance face à l'obsession technique et Illich propose la convivialité comme antidote à l'industrialisation déshumanisante.
« On ne peut poursuivre un développement infini dans un monde fini. » Cette formule, souvent reprise depuis, a été énoncée pour la première fois en 1944 par Bernard Charbonneau.