Décroissance

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La décroissance, terme popularisé dans les années 2000, désigne deux une projection économique théorique qui considère que la croissance économique telle qu'elle est mesurée par les indicateurs économiques tels que le PIB, ne peut pas être durable, en raison, notamment, de la non prise en compte de la finitude des ressources naturelles et de la prise en compte en tant que création de richesse de la destruction du capital naturel.

Citations[modifier]

Avis favorables[modifier]

Alain de Benoist[modifier]

La décroissance représente une alternative en forme de rupture. Mais elle ne sera possible qu'à la condition d'une transformation générale des esprits. Serge Latouche parle à très juste titre de « décoloniser l'imaginaire ». Cela impose de combattre le productivisme sous toutes ses formes, en vue, non d'un retour en arrière, mais d'un dépassement. Il s'agit de faire sortir de nos têtes le primat de l'économie et l'obsession de la consommation, qui ont rendu l'homme étranger à lui-même. De rompre avec le monde des objets pour réinstituer celui des hommes.
  • « L'ère du gaspillage », Robert de Herte (Alain de Benoist), Éléments, nº 119, hiver 2006, p. 3 (lire en ligne)


André Gorz[modifier]

L’utopie ne consiste pas, aujourd'hui, à préconiser le bien-être par la décroissance et la subversion de l’actuel mode de vie ; l’utopie consiste à croire que la croissance de la production sociale peut encore apporter le mieux-être, et qu’elle est matériellement possible.
  • Écologie et politique, André Gorz, éd. du Seuil, 1978, chap. « Écologie et liberté » (1977), p. 20


La décroissance est donc un impératif de survie. Mais elle suppose une autre économie, un autre style de vie, une autre civilisation, d’autres rapports sociaux. [..] La sortie du capitalisme aura donc lieu d'une façon ou d'une autre, civilisée ou barbare. La question porte seulement sur la forme qu’elle va prendre et la cadence à laquelle elle va s’opérer.
  • Écologica, André Gorz, éd. Galilée, 2008, chap. « La sortie du capitalisme a déjà commencé » (repris de « Le travail dans la sortie du capitalisme » [17 septembre 2007], ÉcoRev' , n° 28, automne 2007, p. 11), p. 29-30


Jean-Marc Jancovici[modifier]

Jusqu’au pétrole, l'homme était toujours parvenu à passer sur des énergies plus efficientes : le bois a précédé le charbon qui lui-même a été suivi par le pétrole. Pour la première fois de l’histoire de l’humanité, nous allons passer sur des énergies dégradées. L'éolien, ce sont nos moulins à vent d'il y a trois siècles. Notre société n'a donc pas d'alternative à la décroissance.


Pierre Rabhi et Nicolas Hulot[modifier]

Parmi les alternatives, je crois beaucoup à l'idée de décroissance. C'est-à-dire à une résistance à la mondialisation compétitive et négative : une résistance fondée sur l'autolimitation et la sobriété. Je revendique pour moi et tous mes semblables ce que la vie elle-même a établi comme légitime : nourriture, vêtements, soins et abri, sans lesquels l'épanouissement humain est impossible.


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