Langue française
La langue française est une langue romane parlée principalement en :
- France, dont elle est originaire (la « langue d’oïl »), ainsi qu’au
- Canada (dans toutes les provinces et territoires mais principalement au Québec, en Ontario et au Nouveau-Brunswick)
- Belgique (en Wallonie, à Bruxelles et dans certaines villes de Flandre) et en
- Suisse (l'une des trois langues officielles du pays ), parlée principalement en Romandie.
- États-Unis (surtout en Louisiane et au Maine)
Sommaire |
Littérature [modifier]
Roman [modifier]
Guy de Maupassant, Pierre et Jean (1888) [modifier]
La langue française, d’ailleurs, est une eau pure que les écrivains maniérés n’ont jamais pu et ne pourront jamais troubler. Chaque siècle a jeté dans ce courant limpide ses modes, ses archaïsmes prétentieux et ses préciosités, sans que rien surnage de ces tentatives inutiles, de ces efforts impuissants. La nature de cette langue est d’être claire, logique et nerveuse. Elle ne se laisse pas affaiblir, obscurcir ou corrompre.
-
Pierre et Jean (1888), Guy de Maupassant, éd. Gallimard, 1982 (ISBN 2070374149), p. 60 (texte intégral sur Wikisource)
Citation choisie citation du jour pour le 28 février 2009.
Médias [modifier]
Presse [modifier]
Littérature, Enquête — Pourquoi écrivez-vous ?, 1919 [modifier]
Pourquoi j'écris ? Pour essayer de voir plus clair en moi et pour regarder avec plus de passion attentive les spectacles de beauté. Par besoin de formuler pour soi-même mes émotions et de combattre pour mes idées, par amour des mots vivants clairs et colorés de la langue française, par goût de l'action libre. Car il n'est aucun mode d'expression qui donne aussi bien le sentiment de la pleine liberté. Devant son papier blanc, l'écrivain a la joie et la fierté de sentir qu'il ne dépend que de lui-même. Et c'est une des plus nobles joies.
- George Lecomte, Président de la Société des Gens de Lettres, donne suite à une enquête concernant son statut d'écrivain menée par le mensuel surréaliste Littérature, ce sur plusieurs numéros.
-
« Notre enquête — Pourquoi écrivez-vous ? », George Lecomte, Littérature, nº 10, Décembre 1919, p. 23
François de Closets, Le culte de l'orthographe, c'est fini !, 2009 [modifier]
L'alphabet latin comportait 22 sons. Et le français 30 à 50 ! comment faire entendre ces sons nouveaux au moment où le français a commencé à être consigné par écrit vers le Xème siècle ? On a utilisé l'alphabet existant, c'est-à-dire l'alphabet latin, mais il a fallu faire quantité d'assemblages, de tripatouillages pour rendre les sons qui n'existaient pas en latin. Autrement dit, la première difficulté du français, c'est qu'il n'a pas l'alphabet de sa langue.
-
« Le culte de l'orthographe, c'est fini ! », François de Closets, Migros Magazine, nº 40, 28 septembre 2009, p. 29
Citation choisie citation du jour pour le 14 mars 2010.
[...] à la base, en français, les genres sont aléatoires et n'ont aucune valeur signifiante. Pardonnez-moi d'apparaître trivial, mais comment appelle-t-on les attributs de la virilité ? « Verge » est un mot féminin. En revanche « sein » et « vagin » sont masculins. [...] Le neutre n'existe pas en français. Et donc on a réparti le féminin et le masculin au petit bonheur la chance.
-
« Le culte de l'orthographe, c'est fini ! », François de Closets], Migros Magazine, nº 40, 28 septembre 2009, p. 30
Traditionnellement, nos écrivains se considèrent comme les gardiens de la langue française. Qu'une langue serve d'abord d'instrument de communication est à leur yeux secondaire. Pour eux, le français est une œuvre d'art, pas touche !
-
« Le culte de l'orthographe, c'est fini ! », François de Closets, Migros Magazine, nº 40, 28 septembre 2009, p. 29-30
Autres projets: