Albert Camus

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Albert Camus, 1957.

Albert Camus né le 7 novembre 1913 à Mondovi en Algérie et décédé le 4 janvier 1960 à Villeblevin (Yonne) est un écrivain et philosophe français.

Sommaire

[modifier] Le Mythe de Sisyphe , 1942

Voir le recueil de citations : Le Mythe de Sisyphe

[modifier] L'Étranger, 1942

   Aujourd'hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J'ai reçu un télégramme de l'asile : « Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués. » Cela ne veut rien dire. C'était peut-être hier.


C'est alors que tout a vacillé. [...] Tout mon être s'est tendu et j'ai crispé ma main sur le revolver. La gâchette a cédé, j'ai touché le ventre poli de la crosse et c'est là, dans le bruit à la fois sec et assourdissant que tout a commencé. J'ai secoué la sueur et le soleil. J'ai compris que j'avais détruit l'équilibre du jour, le silence exceptionnel d'une plage où j'avais été heureux. Alors, j'ai tiré encore quatre fois sur un corps inerte où les balles s'enfonçaient sans qu'il y parût. Et c'était comme quatre coups brefs que je frappais sur la porte du malheur.


Quand il m'arrive quelque chose, je préfère être là.


Tout le monde sait que la vie ne vaut pas la peine d'être vécue.


Du moment qu'on meurt, comment et quand, cela n'importe pas, c'était évident.


Que m'importaient la mort des autres, l'amour d'une mère, que m'importaient son Dieu, les vies qu'on choisit, les destins qu'on élit, puisqu'un seul destin devait m'élire moi-même et avec moi des milliards de privilégiés qui, comme lui, se disaient mes frères.


Si près de la mort, maman devait s'y sentir libérée et prête à tout revivre.


Comme si les chemins familiers tracés dans les ciels d'étés pouvaient mener aussi bien aux prisons qu'aux sommeils innocents.


[…] s'il me parlait ainsi ce n'était pas parce que j'étais condamné à mort ; à son avis, nous étions tous condamnés à mort.


Il n'était même pas sûr d'être en vie puisqu'il vivait comme un mort.


[modifier] La Peste, 1947

[...] il peut y avoir de la honte à être heureux tout seul.

[modifier] L'homme révolté, 1951

L'intelligence dans les chaînes perd en lucidité ce qu'elle gagne en fureur.

  • L'homme révolté (1951), Albert Camus, éd. Gallimard, coll. Folio/Essais, 1985 (ISBN 978-2-07-032302-9), partie 2 La révolte métaphysique, chap. La négation absolue, p. 57


[modifier] Discours de réception du prix Nobel de littérature, 1957

Les vrais artistes ne méprisent rien ; ils s'obligent à comprendre au lieu de juger.

  • Albert Camus, 10 décembre 1957, à Stockholm, dans NobelPrize.org, paru 10 décembre 1957.


Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu'elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse.

  • Albert Camus, 10 décembre 1957, à Stockholm, dans NobelPrize.org, paru 10 décembre 1957.


[modifier] Autres citations

Ce que je sais de la morale, c'est au football que je le dois.

  • Les Secrets Douloureux Que Nous Cachent Les Dieux, Jean-Paul Taddeï, éd. L'Harmattan, 2002 (ISBN 274751790X), p. 77


L'Afrique commence aux Pyrénées.

  • Albert Camus, décembre 1959, Revue littéraire Oranaise "Simoun", dans Albert Camus, dans le premier silence et au-delà, paru J. Goemaere, 1985, p.19, Paul F. Smets.


La vraie générosité envers l'avenir consiste à tout donner au présent.


L'homme est la seule créature qui refuse d'être ce qu'elle est.