Albert Camus

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Albert Camus, 1957.

Albert Camus né le 7 novembre 1913 à Mondovi en Algérie et décédé le 4 janvier 1960 à Villeblevin (Yonne) est un écrivain et philosophe français.

Citations d'Albert Camus[modifier]

Les Noces , 1938[modifier]

Il n'y a pas de honte à être heureux. Mais aujourd'hui l'imbécile est roi, et j'appelle imbécile celui qui a peur de jouir.


Le contraire d'un peuple civilisé, c'est un peuple créateur.


Le Mythe de Sisyphe , 1942[modifier]

Voir le recueil de citations : Le Mythe de Sisyphe

L'Étranger, 1942[modifier]

Aujourd'hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J'ai reçu un télégramme de l'asile : « Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués. » Cela ne veut rien dire. C'était peut-être hier.


C'est alors que tout a vacillé. [...] Tout mon être s'est tendu et j'ai crispé ma main sur le revolver. La gâchette a cédé, j'ai touché le ventre poli de la crosse et c'est là, dans le bruit à la fois sec et assourdissant que tout a commencé. J'ai secoué la sueur et le soleil. J'ai compris que j'avais détruit l'équilibre du jour, le silence exceptionnel d'une plage où j'avais été heureux. Alors, j'ai tiré encore quatre fois sur un corps inerte où les balles s'enfonçaient sans qu'il y parût. Et c'était comme quatre coups brefs que je frappais sur la porte du malheur.


Quand il m'arrive quelque chose, je préfère être là.


Tout le monde sait que la vie ne vaut pas la peine d'être vécue.


Du moment qu'on meurt, comment et quand, cela n'importe pas, c'était évident.


Que m'importaient la mort des autres, l'amour d'une mère, que m'importaient son Dieu, les vies qu'on choisit, les destins qu'on élit, puisqu'un seul destin devait m'élire moi-même et avec moi des milliards de privilégiés qui, comme lui, se disaient mes frères.


Si près de la mort, maman devait s'y sentir libérée et prête à tout revivre.


Comme si les chemins familiers tracés dans les ciels d'étés pouvaient mener aussi bien aux prisons qu'aux sommeils innocents.


[…] s'il me parlait ainsi ce n'était pas parce que j'étais condamné à mort ; à son avis, nous étions tous condamnés à mort.


Il n'était même pas sûr d'être en vie puisqu'il vivait comme un mort.


La Peste, 1947[modifier]

[...] il peut y avoir de la honte à être heureux tout seul.

La presse, si bavarde dans l'affaire des rats, ne parlait plus de rien. C'est que les rats meurent dans la rue et les hommes dans leur chambre. Et les journaux ne s'occupent que de la rue.


Le mal qui est dans le monde vient presque toujours de l'ignorance, [...]


[...], le vice le plus désespérant étant celui de l'ignorance qui croit tout savoir et qui s'autorise alors à tuer.


[...], il vient toujours une heure dans l'histoire où celui qui ose dire que deux et deux font quatre est puni de mort.


Les Justes, 1949[modifier]

La liberté est un bagne aussi longtemps qu'un seul homme est asservi sur la terre.


Il dit que la poésie est révolutionnaire.


Tout le monde ment. Bien mentir, voilà ce qu'il faut.


Chacun sert la justice comme il peut. Il faut accepter que nous soyons différents. Il faut nous aimer, si nous le pouvons.


Et si l'humanité entière rejette la révolution ? Et si le peuple entier, pour qui tu luttes, refuse que ses enfants soient tués ? Faudra-t-il le frapper aussi ?


Alors choisissez la charité et guérissez seulement le mal de chaque jour, non la révolution qui veut guérir tous les maux, présents et à venir.


Même dans la destruction, il y a un ordre, il y a des limites.


Les hommes ne vivent pas que de justice.


L'honneur est un luxe réservé à ceux qui ont des calèches. — Non. Il est la dernière richesse du pauvre.


Mais non, c'est l'éternel hiver. Nous ne sommes pas de ce monde, nous sommes des justes. Il y a une chaleur qui n'est pas pour nous. Ah ! pitié pour les justes !


Pour nous qui ne croyons pas à Dieu, il faut toute la justice ou c'est le désespoir.


On commence par vouloir la justice et on finit par organiser une police.


J'ai lancé la bombe sur votre tyrannie, non sur un homme. — Sans doute. Mais c'est l'homme qui la reçue.


Si la seule solution est la mort, nous ne sommes pas sur la bonne voie. La bonne voie est celle qui mène à la vie, au soleil. On ne peut avoir froid sans cesse.


Marche ! Nous voilà condamnés à être plus grands que nous-mêmes. Les êtres, les visages, voilà ce qu'on voudrait aimer. L'amour plutôt que la justice !


Le bonheur ? — Sentir la main d'un homme avant de mourir.


L'Homme révolté, 1951[modifier]

Toute valeur n'entraîne pas la révolte, mais tout mouvement de révolte invoque tacitement une valeur.

  • (fr) L'Homme révolté (1951), Albert Camus, éd. Gallimard, coll. nrf, 1951, partie 1 L'Homme révolté, p. 26


L'intelligence dans les chaînes perd en lucidité ce qu'elle gagne en fureur.

  • (fr) L'Homme révolté (1951), Albert Camus, éd. Gallimard, coll. Folio/Essais, 1985 (ISBN 978-2-07-032302-9), partie 2 La révolte métaphysique, chap. La négation absolue, p. 57


Le monde romanesque n'est que la correction de ce monde-ci, suivant le désir profond de l'homme. Car il s'agit bien du même monde. La souffrance est la même, le mensonge et l'amour. Les héros ont notre langage, nos faiblesses, nos forces. Leur univers n'est ni plus beau ni plus édifiant que le nôtre. Mais eux, du moins, courent jusqu'au bout de leur destin et il n'est même jamais de si bouleversants héros que ceux qui vont jusqu'à l'extrémité de leur passion.

  • (fr) L'Homme révolté, Albert Camus, éd. Gallimard, 1951, p. 274


La vraie générosité envers l'avenir consiste à tout donner au présent.

  • (fr) L'Homme révolté, Albert Camus, éd. Gallimard, 1966, p. 365


Le Premier Homme[modifier]

Il s'agit du manuscrit sur lequel travaillait Albert Camus au moment de sa mort, il a été retrouvé dans sa sacoche, le 4 janvier 1960, dactylographié une première fois par Francine Camus, puis retravaillé avec l'aide d'Odette Diagne Créach, Roger Grenier, Robert Gallimard et surtout Catherine Camus qui a fait publier l'ouvrage en 1994.


Si tu te noies, ta mère elle te tue.


il faudrait que le livre pèse un gros poids d'objets et de chair.


En vérité, Joséphin était assez près de ses sous, au contraire d'Ernest qui, selon la grand-mère, avait "le cœur sur la main". (Il est vrai que, lorsqu'elle était furieuse contre lui, elle l'accusait au contraire d'avoir la main "trouée".) Mais, outre la différence des natures, il y avait le fait que Joséphin gagnait plus d'argent qu' Etienne et que la prodigalité est toujours plus facile dans le dénuement. Rares sont ceux qui continuent d'être prodigues après en avoir acquis les moyens. Ceux-là sont les rois de la vie, qu'il faut saluer bas.


...lui comme une lame solitaire et toujours vibrante destinée à être brisée d'un coup et à jamais, une pure passion de vivre affrontée à une mort totale, sentait aujourd'hui la vie, la jeunesse, les êtres lui échapper, sans pouvoir les sauver en rien, et abandonné seulement à l'espoir aveugle que cette force obscure qui pendant tant d'années l'avait soulevé au-dessus des jours, nourri sans mesure, égale aux plus dures des circonstances, lui fournirait aussi, et de la même générosité inlassable qu'elle lui avait donné ses raisons de vivre, des raisons de vieillir et de mourir sans révolte.


Personne ne peut imaginer le mal dont j'ai souffert... On honore les hommes qui ont fait de grandes choses. Mais on devrait faire plus encore pour certains qui, malgré ce qu'ils étaient, ont su se retenir de commettre les plus grands forfaits. Oui, honorez-moi.

  • Dans Annexes.


Le livre doit être inachevé. Ex. : Et sur le bateau qui le ramenait en France....

  • Dans Annexes.


Sa mère est le Christ.

  • Dans Annexes.


Et ce qu'il désirait le plus au monde, qui était que sa mère lut tout ce qui était sa vie et sa chair, cela était impossible. Son amour, son seul amour serait à jamais muet.

  • Dans Annexes.


Maman : comme un Muichkine ignorant. Elle ne connaît pas la vie du Christ, sinon sur la croix. Et qui pourtant en est plus près ?

  • Dans Annexes.


Commencer la dernière partie par cette image : l'âne aveugle qui patiemment pendant des années tourne autour de la noria, endurant les coups, la nature féroce, le soleil, les mouches, endurant encore, et de cette lente avancée en rond, apparemment stérile, monotone, douloureuse, les eaux jaillissent inlassablement...

  • Dans Annexes.


La noblesse du métier d'écrivain est dans la résistance à l'oppression, donc au consentement à la solitude.

  • Dans Annexes.


L'Été, 1954[modifier]

Je sais les prestiges et le pouvoir sournois de ce pays [l'Algérie], la façon insinuante dont il retient ceux qui s'y attardent, dont il les immobilise, les prive d'abord de questions et les endort pour finir dans la vie de tous les jours. La révélation de cette lumière, si éclatante, qu'elle en devient noire et blanche, a d'abord quelque chose de suffocant. On s'y abandonne, on s'y fixe et on s'aperçoit que cette trop longue splendeur ne donne rien à l'âme et qu'elle n'est qu'une jouissance démesurée.

  • L'Été, Albert Camus, éd. Gallimard, 1954, p. 92


La Chute, 1956[modifier]

La vérité est que tout homme intelligent, vous le savez bien, rêve d'être un gangster et de régner sur la société par la seule violence. Comme ce n'est pas aussi facile que veut bien le faire croire la lecture des romans spécialisés, on s'en remet généralement à la politique et l'on court au parti le plus cruel.

  • Œuvres III (1956), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 2008 (ISBN 978-2-07-011704-8), chap. La Chute, p. 721


L'homme est ainsi, cher monsieur, il a deux faces: il ne peut pas aimer sans s'aimer.

  • Œuvres III (1956), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 2008 (ISBN 978-2-07-011704-8), chap. La Chute, p. 711


Heureusement, il y a la genièvre, la seule lueur dans ces ténèbres.

  • Œuvres III (1956), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 2008 (ISBN 978-2-07-011704-8), chap. La Chute, p. 701


Les martyrs, cher ami, doivent choisir d’êtres oubliés, raillés ou utilisés. Quant à être compris, jamais.

  • Œuvres III (1956), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 2008 (ISBN 978-2-07-011704-8), chap. La Chute, p. 731


Vous parliez du Jugement dernier. Permettez- moi d'en rire respectueusement. Je l'attends de pied ferme: j'ai connu ce qu'il y a de pire , qui est le jugement des hommes. Pour eux, pas de circonstances atténuantes, même la bonne intention est imputée à crime.

  • Œuvres III (1956), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 2008 (ISBN 978-2-07-011704-8), chap. La Chute, p. 747


N'attendez pas le Jugement dernier. Il a lieu tous les jours.

  • Œuvres III (1956), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 2008 (ISBN 978-2-07-011704-8), chap. La Chute, p. 748


Avouez cependant que vous vous sentez, aujourd'hui, moins content de vous-même que vous ne l'étiez il y a cinq jours ? J'attendrai maintenant que vous m'écriviez ou que vous reveniez. Car vous reviendrez, j'en suis sûr ! Vous me trouverez inchangé. Et pourquoi changerais-je puisque j'ai trouvé le bonheur qui me convient ?

  • Œuvres III (1956), Paul Valéry, éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 2008 (ISBN 978-2-07-011704-8), chap. La Chute, p. 762


Discours de réception du prix Nobel de littérature, 1957[modifier]

Les vrais artistes ne méprisent rien ; ils s'obligent à comprendre au lieu de juger.

  • Albert Camus, 10 décembre 1957, à Stockholm, dans NobelPrize.org, paru 10 décembre 1957.


Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu'elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse.

  • Albert Camus, 10 décembre 1957, à Stockholm, dans NobelPrize.org, paru 10 décembre 1957.


Autres citations[modifier]

Oui, j'ai une patrie : la langue française .

  • Carnets II, janvier 1942-mars 1951, Albert Camus, éd. Gallimard, 1964, p. 337


Toute société est basée sur l'aristocratie, car celle-ci, la vraie, est exigence à l'égard de soi-même et sans cette exigence toute société meurt.

  • Carnets III, mars 1951 - décembre 1959, Albert Camus, éd. Gallimard, 2013, p. 157


C'est peu de chose que de savoir courir au feu quand on s'y prépare depuis toujours et quand la course vous est plus naturelle que la pensée. C'est beaucoup au contraire que d'avancer vers la torture et vers la mort, quand on sait de science certaine que la haine et la violence sont choses vaines par elles-mêmes. C'est beaucoup que de se battre en méprisant la guerre, d'accepter de tout perdre en gardant le goût du bonheur [...]

  • Lettres à un ami allemand, Albert Camus, éd. Gallimard, 1948, renouvelé en 1972, p. 24


C'est déjà beaucoup de savoir qu'à énergie égale, la vérité l'emporte sur le mensonge.

  • Lettres à un ami allemand, Albert Camus, éd. Gallimard, 1948, renouvelé en 1972, p. 30


Les mots prennent toujours la couleur des actions ou des sacrifices qu'ils suscitent.

  • Lettres à un ami allemand, Albert Camus, éd. Gallimard, 1948, renouvelé en 1972, p. 53


Je continue à croire que ce monde n'a pas de sens supérieur. Mais je sais que quelque chose en lui a du sens et c'est l'homme, parce qu'il est le seul être à exiger d'en avoir.

  • Lettres à un ami allemand, Albert Camus, éd. Gallimard, 1948, renouvelé en 1972, p. 71


Le goût de la vérité n'empêche pas la prise de parti.

  • Camus à "Combat", Albert Camus, éd. Gallimard, 2002, p. 181


La justice, c'est de juger les hommes sur eux-mêmes et non sur leur nom ou leurs idées.

  • Camus à "Combat", Albert Camus, éd. Gallimard, 2002, p. 183


Les doctrines, comme les nations et les individus, ne meurent qu'en refusant de s'engager.

  • Camus à "Combat", Albert Camus, éd. Gallimard, 2002, p. 192


Il n'y a ni justice ni liberté possibles lorsque l'argent est toujours roi.

  • Camus à "Combat", Albert Camus, éd. Gallimard, 2002, p. 280


Une société basée sur l'argent ne peut prétendre à la grandeur ou à la justice.

  • Camus à "Combat", Albert Camus, éd. Gallimard, 2002, p. 336


Notre monde, demain, sera ce que nous voudrons qu'il soit. Mais il faut le vouloir durement et longtemps.

  • Camus à "Combat", Albert Camus, éd. Gallimard, 2002, p. 187


Le démocrate, après tout, est celui qui admet qu'un adversaire peut avoir raison, qui le laisse donc s'exprimer et qui accepte de réfléchir à ses arguments. Quand des partis ou des hommes se trouvent assez persuadés de leurs raisons pour accepter de fermer la bouche de leurs contradicteurs par la violence, alors la démocratie n'est plus.

  • Camus à "Combat", Albert Camus, éd. Gallimard, 2002, p. 665


la civilisation mécanique vient de parvenir à son dernier degré de sauvagerie. Il va falloir choisir, dans un avenir plus ou moins proche, entre le suicide collectif ou l'utilisation intelligente des conquêtes scientifiques.

  • Albert Camus, 8 août 1945, Éditorial, dans Combat, paru 8 août 1945.


Ce que je sais de la morale, c'est au football que je le dois.

  • Les Secrets Douloureux Que Nous Cachent Les Dieux, Jean-Paul Taddeï, éd. L'Harmattan, 2002 (ISBN 274751790X), p. 77


Preuve admirable de la puissance de sa religion : il arrive à la charité sans passer par la générosité. Il a tort de me renvoyer sans cesse à l'angoisse du Christ. Il me semble que j'en ai un plus grand respect que lui, ne m'étant jamais cru autorisé à exposer le supplice de mon sauveur, deux fois par semaine, à la première page d'un journal de banquiers…

  • Les Carnets : des notes de travail au journal intime, Roger Grenier, éd. Magazine Littéraire numero 276, 1990, p. 28


L'Afrique commence aux Pyrénées.

  • Albert Camus, décembre 1959, Revue littéraire Oranaise "Simoun", dans Albert Camus, dans le premier silence et au-delà, paru J. Goemaere, 1985, p.19, Paul F. Smets.


Si la thèse de l'abandon [de l'Algérie] triomphait, les conséquences seraient terribles pour les Arabes comme pour les Français. C'est le dernier avertissement d'un écrivain voué depuis vingt ans au service de l'Algérie.

  • À propos de l'Algérie
  • Nouvelles Paroles d'un revenant, Jacques d'Arnoux, éd. Nouvelles Editions Latines, 1965, p. 113


Citations à propos d'Albert Camus[modifier]

Camus et les « taiseux »[modifier]

(...) je l’appelle le « porte-silence des taiseux ». Les Français pauvres d’Algérie, auxquels Camus appartient par sa naissance, se caractérisent par leur peu de mots, dû à la fois à un manque de vocabulaire (voire, dans le cas de sa famille, à des problèmes d’élocution) et à une pudeur et une fierté frappantes. Camus a été le porte-voix de ces gens, en respectant leur relative absence au langage dans ses écrits. Il donne à voir un quotidien humble en dépeignant tout ce qui se passe en-deçà et par-delà le langage. (...)

  • L’interview dont est extraite cette citation est publiée dans le supplément littéraire hebdomadaire du quotidien Le Monde, daté du vendredi 8 novembre mais paru le jeudi 7 novembre 2013, soit pour le centenaire exact de la naissance de l'écrivain, et un mois après la parution aux Classiques Garnier d’un essai d’Ève Morisi, titré Albert Camus : le souci des autres (ISBN 978-2-8124-1750-4).
    Ève Morisi avait précédemment réuni, en 2011, chez Gallimard (ISBN 978-2-07-013554-7) sous le titre Albert Camus contre la peine de mort, divers écrits d’Albert Camus, précédés d’une préface de Robert Badinter et suivis d’un essai de la directrice d’ouvrage, titré La Peine de mort dans les romans de Camus : motif, mythe, éthique.
  • (fr)« Le “porte-silence des taiseux” », Macha Séry (journaliste) et Ève Morisi, Le Monde des livres, nº 21401, 8 novembre 2013, p. 6


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