Souris

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Une souris de l'espèce Apodemus sylvaticus aux Pays-Bas en 2005.

« Souris » est un nom du vocabulaire courant qui peut désigner toutes sortes de mammifères rongeurs ayant généralement une petite taille, un museau pointu, des oreilles rondes, un pelage gris-brun et une queue relativement longue. Autrement dit, ce terme ne correspond pas à un niveau précis de la classification scientifique des espèces. Il s'agit d'un nom vernaculaire dont le sens est ambigu en biologie, car il est applicable seulement à une partie des espèces classées dans l'ordre des Rodentia. Toutefois, en disant « souris » les francophones font le plus souvent référence à la souris grise (Mus musculus), une espèce commune des maisons, élevée également comme animal de compagnie ou de laboratoire. La souris chicote, elle émet un cri ressemblant à un petit crissement.

Littérature[modifier]

Jean-Antoine de Baïf/Prosper Blanchemain, Les Mimes, enseignements et proverbes, 1880[modifier]

Absent le chat, les souris dansent.
  • Plus tard repris et modernisé : « Quand le chat n’est pas là, les souris dansent ».


Paul Éluard , Capitale de la douleur, 1926[modifier]

L'hiver sur la prairie

L'hiver sur la prairie apporte des souris.
  • Capitale de la douleur suivi de L'amour la poésie (1926), Paul Éluard, éd. Gallimard, coll. « Poésie », 1966  (ISBN 978-2-07-030095-2), partie Nouveaux poèmes, L'hiver sur la prairie, p. 112


René Char, Fureur et mystère, 1948[modifier]

Feuillets d'Hypnos

Les souris de l'enclume. Cette image m'aurait paru charmante autrefois. Elle suggère un essaim d'étincelles décimé en son éclair. (L'enclume est froide, le fer pas rouge, l'imagination dévastée.)
  • Fureur et mystère (1948), René Char, éd. Gallimard, coll. « Poésie », 1962  (ISBN 2-07-030065-X), partie FEUILLETS D'HYPNOS (1943-1944), p. 99


Joyce Mansour, Les Gisants satisfaits, 1958[modifier]

« Je te tuerai », dit-il, car les seins de la femme se dressaient sous ses doigts. Une main glissa le long de sa cuisse et elle valsa dans l'eau comme une souris savante. Elle mordit le nez ponctué de pores dilatés, elle enfonça son genou dans le ventre moelleux, appela au secours, puis sombra dans une féroce jouissance sous l'œil de l'assassin. Son sexe éclairait les sables mouvants où tremblaient des bizarreries moustachues.
  • Les surréalistes — Une génération entre le rêve et l'action (1991), Jean-Luc Rispail, éd. Gallimard, coll. « Découverte Gallimard Littérature », 2000  (ISBN 2-07-053140-6), chap. Témoignages et documents, Joyce Mansour, Les Gisants satisfaits, 1958, p. 177


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