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Ernest et Célestine (film)

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Ernest et Célestine est un film d'animation belgo-franco-luxembourgeois réalisé par Stéphane Aubier, Vincent Patar et Benjamin Renner, et sorti en 2012. Ce dessin animé en deux dimensions s'inspire de la série de livres pour la jeunesse du même nom publiée par l'autrice et illustratrice belge Gabrielle Vincent de 1981 à 2000. Il remporte en outre plusieurs distinctions, dont le César du meilleur film d'animation en 2013 et une nomination pour l'Oscar du meilleur film d'animation en 2014.

Citations

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Ernest : Pas de souris dans une maison, jamais ! Tu en acceptes une, il en vient mille. Vous êtes comme ça, vous autres, tous les ours te le diront.
  • Lambert Wilson, Ernest et Célestine (2012), écrit par Daniel Pennac


Dialogues

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Ernest (équipé en ours-orchestre, chante en s'accompagnant de ses instruments) : Allons, un petit geste en direction d'Ernest… (Il s'interrompt le temps de laisser passer un agent de police soupçonneux, puis reprend.) Un rigot de mouton, une andouillette de bire, avant que les flics me virent ou me mettent au violon ! (Un fourgon de police arrive en trombe. Il en sort des policiers qui confisquent à Ernest ses instruments.)

Le chef policier ours (fourre une contravention dans la patte d'Ernest) : Tu as cinq jours pour payer. (Le fourgon repart.)

Ernest (mange la contravention) : J'AI FAIM !
  • Lambert Wilson, Vincent Grass, Ernest et Célestine (2012), écrit par Daniel Pennac


(Ernest retire Célestine d'une poubelle où elle s'était endormie et s'apprête à la manger.)
Célestine : Aaaah ! Non ! Non ! Me mange pas, me mange pas !
Ernest : Mais moi j'ai faim. (Il s'apprête de nouveau à enfourner Célestine dans sa gueule.)
Célestine (se retient au museau d'Ernest) : Comment tu t'appelles ?
Ernest (s'arrête le temps de répondre) : Ernest. (Il réessaie de la manger mais elle se retient encore.)
Célestine (en lui tendant la main) : Moi c'est Célestine. (Ernest essaie de mordre sa main mais elle lui met une gifle.) Il faut qu'on parle sérieusement, Ernest. Tu peux pas me manger. Heu… C'est dans les contes que les ours mangent les souris ! Me dis pas que tu crois aux contes, Ernest, t'es pas un ourson débile !
Ernest (crie) : Bah oui mais j'ai faim !
Célestine (criant à son tour) : T'as faim, t'as faim, et tu crois que c'est une petite souris comme moi qui va te rassasier ? Non mais regarde-moi, Ernest : j'ai que la peau sur les os. Et puis c'est très mauvais pour ta santé de manger dans les poubelles ! Y a toutes les maladies du monde dans une poubelle, y a la grippe, le typhus, l'hépatite, le choléra. Ernest, tu veux attraper toutes les maladies du monde ?
Ernest (penaud) : Ben… non, Célestine, mais, heu…
Célestine (faisant mine d'examiner Ernest comme un médecin) : Voyons un peu : truffe froide et humide, l'œil vitreux, le poil terne… Comment sont les oreilles ? (Elle regarde dans une des oreilles d'Ernest.) Houlà. Et les dents ? Aaaah…
Ernest (ouvrant docilement la gueule) : Aaaah…
Célestine Oh ! là ! là ! Ben dis donc…
Ernest : Quoi ? Chuis malade ?
Célestine (soucieuse) : Pas encore, mais ça va venir.

  • Lambert Wilson et Pauline Brunner, Ernest et Célestine (2012), écrit par Daniel Pennac


À propos du film

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Grand écart : Il a fallu s’approprier deux univers : celui de Daniel Pennac et celui de Gabrielle Vincent.
Benjamin Renner : Sachant que Daniel Pennac ne voulait pas s’effacer derrière Gabrielle Vincent en adaptant purement et simplement les livres, mais lui rendre hommage. Il a pris la liberté de mettre son style, sa patte sur le film, pour qu’il évolue et rejoigne l’univers de Gabrielle Vincent. Le film commence dans un monde sombre, cynique, dur, séparé en deux mondes qui se détestent, avec des principes très agressifs, et ces deux personnages un peu en dehors de tout se rencontrent et fondent l’amitié que l’on retrouve dans les livres de Gabrielle Vincent.

  • Benjamin Renner, co-réalisateur, à propos de l'élaboration du film.
  • « Rencontre avec Benjamin Renner », Maid Marion, Grand écart, 26 mai 2002 (lire en ligne)


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