Chat

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Kätzchen im Boudoir — Carl Reichert (1918)

Le chat est un félin de petite taille, généralement domestiqué.

Littérature[modifier]

Écrit intime[modifier]

Salvador Dali, Les moustaches radar, 1964[modifier]

« N'oublions pas que ces orgies d'informations devront être abondamment arrosées par le sang et le bruit de fortes doses d'opéras, d'irrationalité concrète, de musique concrétissime et de décors abstraits mathieusiens et millarésiens, comme celles déjà fameuses ou Dali veut le volume de bruit lyrique provoqué par la castration-supplice et la mise à mort de 558 porcs sur fond sonore de 300 motocyclettes, moteurs en marche, sans jamais oublier les hommages rétrospectifs tels que les passages d'orgue remplis de chats attachés aux claviers afin de mêler leurs miaulements irascibles à la divine musique du Padre Vittoria que Philippe II d'Espagne pratiqua déjà en son temps. »


André Lichtenberger, Histoire de Boo, mon chat, 1906[modifier]

« Tout bien pesé, l'homme est la plus noble conquête d'un chat. »

  • « Histoire de Boo, mon chat », André Lichtenberger, La Revue hebdomadaire, 28 juillet 1906, p. 419 (lire en ligne)


Essais[modifier]

Gustave Flaubert, Dictionnaire des idées reçues[modifier]

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Poésie[modifier]

Robert Desnos, Rrose Sélavy, 1922[modifier]

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  • « Rrose Sélavy », Robert Desnos, Littérature Nouvelle Série, nº 7, Décembre 1922, p. 17


Le chaton de la gare[modifier]

« Ce chat n'est à personne, un peu à tout le monde
sa robe, s'il en gardait les marques, serait tachetée de mains »

  • La bible des éléphants, Éric Bernicot, éd. Éditions du Gril, coll. « Princeps », 2013, p. 22


Prose poétique[modifier]

Joseph Delteil, Échec, 1923[modifier]

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  • « Échec », Joseph Delteil, Littérature Nouvelle Série, nº 10, Octobre 1923, p. 7


Proverbe[modifier]

Jean-Antoine de Baïf/Prosper Blanchemain, 1581[modifier]

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Roman[modifier]

Ingrid Astier, Même pas peur, 2015[modifier]

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Colette, La Maison de Claudine, 1922[modifier]

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  • La Maison de Claudine (1922), Colette, éd. Imprimerie Moderne de Nantes, coll. « Super-Bibliothèque », 1976  (ISBN 2-261-00093-6), Les Deux Chattes, p. 215


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  • La Maison de Claudine (1922), Colette, éd. Imprimerie Moderne de Nantes, coll. « Super-Bibliothèque », 1976  (ISBN 2-261-00093-6), Les Deux Chattes, p. 216


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  • La Maison de Claudine (1922), Colette, éd. Imprimerie Moderne de Nantes, coll. « Super-Bibliothèque », 1976  (ISBN 2-261-00093-6), Les Deux Chattes, p. 216


Anne Calife, Paul et le Chat, 2004[modifier]

« Le Chat que j'appelle avec toujours la même intonation de la voix, tourne aussi la tête vers moi d'un air un peu distrait, orientant les oreilles dans ma direction. Il lève un début de queue pour montrer que, oui, il m’a repérée, puis fixe passionnément, parmi les hautes herbes, un éphémère, un papillon jaune – enfin, quelque chose que je ne vois pas. » Le Chat me donne aussi le même genre de baiser sauvage. Brusquement, il s'accroupit en forme de tortue laissant seulement dépasser ses pattes blanches, avance un museau rose, yeux clos et m'assène un ou deux petits coups froids et mouillés. » Malgré l’hiver, le Chat entrait, sortait. Durant la nuit, il dormait contre ma peau nue, une de ses pattes blanches dans ma paume ouverte. Je sentais les pointes froides de ses moustaches, son odeur de pluie et d’herbe froissée. Mal gonflé, ballon empli trop vite, le Chat chaloupait désormais un ventre distendu. Je me suis aperçu de manière inattendue qu'il attendait des petits…J’utiliserai pourtant l’article défini masculin pour qualifier le Chat, lui assignant ainsi son espace dans l’espèce animale, cette catégorie silencieuse d’êtres s’exprimant au travers de leur attitude. »

  • Paul et le Chat, Anne Calife, éd. Mercure de France, réédition Menthol House, 2004  (ISBN 978-2-9599680-2-0), p. 46


« Malgré l’hiver, le Chat entrait, sortait. Durant la nuit, il dormait contre ma peau nue, une de ses pattes blanches dans ma paume ouverte. Je sentais les pointes froides de ses moustaches, son odeur de pluie et d’herbe froissée. Mal gonflé, ballon empli trop vite, le Chat chaloupait désormais un ventre distendu. Je me suis aperçu de manière inattendue qu'il attendait des petits…J’utiliserai pourtant l’article défini masculin pour qualifier le Chat, lui assignant ainsi son espace dans l’espèce animale, cette catégorie silencieuse d’êtres s’exprimant au travers de leur attitude.(...)À ma connaissance, le Chat demeure le seul animal dont toutes les émotions se lisent au travers de l’orientation des oreilles, pupilles et battements de queue. »

  • Paul et le Chat, Anne Calife, éd. Mercure de France, réédition Menthol House, 2004  (ISBN 978-2-9599680-2-0), p. 12


« Les rayons verts, disposés en roue dans les yeux du Chat, rencontrèrent ceux jaunes du matin. Le Chat ferma les yeux, s'endormit. »

  • Paul et le Chat, Anne Calife, éd. Mercure de France, réédition Menthol House, 2004  (ISBN 978-2-9599680-2-0), p. 30


« Dans son berceau, le Chat était lové sur la grenouillère en velours. Dans la pénombre du store, les yeux de Paul concentraient toute la lumière. Contre le velours, le Chat ronronnait sourdement. Paul battait l’air de ses poings en demande d’explications. Je fis le « sshhhht » du chat signifiant « Ouste, va-t-en ! » Le Chat se lécha méthodiquement le bout des pattes. Paul, lui, ne bougeait plus, attentif à chaque mouvement du Chat, là, entre ses jambes. « Une fois encore je « crachais » pour que Chat descende – je me demandai, l’espace d’une seconde, qui était le Chat… Ce dernier mit son masque japonais le plus beau, deux traits noirs obliques sur ses yeux et lâcha un profond soupir de bien-être. Quant à moi, je restai là, debout, tête vide, éclaboussée par les paillettes vertes des yeux du Chat, submergée par le bleu des yeux de Paul. »

  • Paul et le Chat, Anne Calife, éd. Mercure de France, réédition Menthol House, 2004  (ISBN 978-2-9599680-2-0), p. 61


« Un cri, une sorte de couinement m’arracha au rêve, je pensai qu’il y avait des souris dans le lit. Le Chat roulait d’un côté puis de l’autre. Son ventre se durcissait, se détendait en flux douloureux, il appuyait ses pattes brûlantes contre mon ventre. Il accouchait. Là. Contre moi. Nue. Submergé par la douleur, son regard flottait, voguait par-delà, le faisant presque loucher. Haletant, pupilles dilatées, le nez presque rouge à force d’être rose, le Chat leva la patte arrière en l’air. Et voilà qu’il léchait vigoureusement une petite chose molle, ridiculement flasque. Surtout, qu’est-ce qu’il ronronnait . Un son de gorge puissant, un son de rage, de victoire. Il frottait ses joues sur moi, tellement joyeux qu'il me mordillait les doigts, me grignotait l’intérieur du poignet. Comme il m'amenait ses mulots égorgés, il m’avait offert son chaton sous la couette. C’était une petite chose au nez en triangle rouge, aux yeux clos, le poil encore plaqué de liquides vivants. La nuit s’accoudait massive, trapue contre la vitre ; il devait être deux ou trois heures du matin. (...).J’allais chercher dans la cuisine, le panier en velours que je couvris d’une serviette éponge. J’y plaçais le Chat, pattes raidies et son chaton mou. Le Chat haletait mais ronronnait éperdument. Roses et noirs, ses coussinets s'ouvraient, se refermaient comme des fleurs venimeuses. Je sentais les pétales blancs qui forçaient dans la nuit pour éclater leurs coques dures. »

  • Paul et le Chat, Anne Calife, éd. Mercure de France, réédition Menthol House, 2004  (ISBN 978-2-9599680-2-0), p. 37


Le Chat disparaissait d’un bond leste, laissant imprimé le S noir de sa queue se découpant contre le ciel.

  • Paul et le Chat, Anne Calife, éd. Mercure de France, réédition Menthol House, 2004  (ISBN 978-2-9599680-2-0), p. 77


« Le Chat que j'appelle avec toujours la même intonation de la voix, tourne aussi la tête vers moi d'un air un peu distrait, orientant les oreilles dans ma direction. Il lève un début de queue pour montrer que, oui, il m’a repérée, puis fixe passionnément, parmi les hautes herbes, un éphémère, un papillon jaune – enfin, quelque chose que je ne vois pas. (...)Le Chat me donne aussi le même genre de baiser sauvage. Brusquement, il s'accroupit en forme de tortue laissant seulement dépasser ses pattes blanches, avance un museau rose, yeux clos et m'assène un ou deux petits coups froids et mouillés. »

  • Paul et le Chat, Anne Calife, éd. Mercure de France, réédition Menthol House, 2004  (ISBN 978-2-9599680-2-0), p. 78


Anne F. Garréta/J. Roubaud, Eros mélancolique, 2008[modifier]

« Les jours, très vite, se firent clairs, tièdes, doux, éveillant des espoirs précoces et dangereux chez les arbres qui se couvrirent de feuilles naissantes, tendres et aveugles comme des chats nouveau-nés. »


Philosophie[modifier]

Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra, 1885[modifier]

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  • Ainsi parlait Zarathoustra (1885), Friedrich Nietzsche (trad. Georges-Arthur Goldschmidt), éd. Le Livre de Poche, coll. « Les Classiques de Poche », 1979  (ISBN 978-2-253-00675-6), partie II, chap. « Du discernement humain », p. 174


Liens externes[modifier]

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