Aller au contenu

Prière

Une page de Wikiquote, le recueil des citations libres.
Prière — Charles Burton Barber (1894)

La prière est un acte et parfois une attitude, visant à entretenir un sentiment d'union avec un Dieu, une ou plusieurs divinités ou une personne choisie comme médiateur de Dieu, selon sa propre foi.

Littérature

[modifier]

Essai

[modifier]

Jacques Ellul, L'impossible prière, 1972

[modifier]
La prière va vers l'action mais c'est la première qui est radicalement décisive : toute action sera nécessairement récupérée par le milieu dans lequel elle s'exerce, elle sera détournée de son but, elle sera viciée par les circonstances, elle comportera des conséquences imprévisibles. (…) alors que seule la prière, lorsqu'elle est vraie, ne peut être récupérée. (…) L'action (n') est véritablement qualifiée (que) par la prière. La prière est ce qui atteste de la finitude de l'action et parce qu'elle montre que celle-ci n'est pas dernière, lui enlève son aspect dramatique ou tragique, elle introduit humour et distance dans l'action, que nous serions tentés de prendre affreusement au sérieux. Et ce faisant, la prière donne à l'action sa plus grande vérité : elle sauve l'action de l'activisme.
  • Réédition dans Le défi et le nouveau, compilation de huit ouvrages, Jacques Ellul, éd. La table ronde, 2007, p. 747


Mère Teresa, Mère Teresa, 2010

[modifier]
La prière rend votre cœur plus grand ; jusqu'à ce qu'il soit capable de contenir le don de Dieu lui-même.
  • Mère Teresa, Joseph Langford (trad. Textes réunis par José Luis Gonzalès-Balado), éd. Bayard, 2010  (ISBN 978-2-227-48129-9), p. 230


Toutes les difficultés dans la prière se ramènent à une seule cause : prier comme si Dieu était absent.
  • Mère Teresa, Joseph Langford (trad. Textes réunis par José Luis Gonzalès-Balado), éd. Bayard, 2010  (ISBN 978-2-227-48129-9), p. 236


Aimez prier ressentez plusieurs fois par jour le besoin de prier et prenez le temps de le faire. Si vous voulez prier mieux, vous devez prier plus souvent. La prière élargit le cœur jusqu’à ce qu’il soit capable de contenir le don de Dieu. Demandez, cherchez et votre cœur deviendra assez grand pour le recevoir et le garder en vous.
  • Mère Teresa, Joseph Langford (trad. Textes réunis par José Luis Gonzalès-Balado), éd. Bayard, 2010 (Instruction de Mère Teresa aux sœurs Missionnaires de la Charité le 18 février 1967 )  (ISBN 978-2-227-48129-9), p. 242


Nouvelle

[modifier]

Renée Vivien, La Dame à la Louve, 1904

[modifier]
Je tâchai de retrouver au fond de ma mémoire, plus épuisée qu’une coupe vide, quelques mots de prière… Et des pensées libidineuses vinrent me tourmenter, pareilles à de rouges diablotins.
  • La Dame à la Louve, Renée Vivien, éd. Alphonse Lemaire, 1904, La Dame à la louve, p. 17


Prose poétique

[modifier]

Robert Desnos, Deuil pour deuil, 1924

[modifier]

Il dort, dit la lune.
Et lentement, elle commença à égrener un chapelet d'étoiles. Les étoiles se plaignaient doucement, la comète qui servait de pendentif brillait de mille feux et je me demandais combien de temps encore durerait cette incantation. La lune priait ! Les étoiles une à une pâlissaient et le matin blémissait mes tempes.


Roula Azar Douglas, Le jour où le soleil ne s’est pas levé, 2018

[modifier]
Une bougie qui brûle dans une église, c’est une prière qui se poursuit. La lumière qui s’en dégage monte jusqu’au ciel et l’ange auquel on la dédie peut la voir (…).
  • Le jour où le soleil ne s’est pas levé, Roula Azar Douglas, éd. noir blanc etc..., 2018, p. 52


Pamphlet

[modifier]

Georges Bernanos, Les Grands Cimetières sous la lune, 1938

[modifier]
La prière est, en somme, la seule révolte qui se tienne debout.
  • Les Grands Cimetières sous la lune, dans Essais et écrits de combat, I, Georges Bernanos, éd. Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1971, p. 364


Roman

[modifier]

Joseph Kessel, Les Cœurs purs, 1934

[modifier]

– Pourquoi priez-vous ?
Une voix s'éleva, si connue qu'il en fut tout bouleversé de tendresse et que de nouveau sa force déserta son corps.
- Pour que notre séparation prenne fin, dit-elle.
La main de Beckett palpita, affermit son étreinte ; il allait attirer Mary contre lui, lorsqu'elle ajouta :
– Et je demande à Dieu qu'il vous fasse connaître enfin votre vrai devoir d'Irlandais.
Alors il retrouva dans la douceur enfantine de ce timbre l'accent implacable, la funeste volonté et sa courte béatitude fondit en une détresse sans limites. Mary ne revenait pas repentante, mais armée pour le même combat qui les avait si mortellement déchirés. Dès les premières paroles apparaissait, opiniâtre et fatale, l'image de leur discorde. – Mon devoir… commença-t-il.


Théatre

[modifier]

Georges Bernanos, Dialogues des carmélites, 1949

[modifier]
La Prieure : Méfions-nous de tout ce qui pourrait nous détourner de la prière, méfions-nous même du martyre. La prière est un devoir, le martyre est une récompense. Lorsqu'un grand Roi, devant toute sa cour, fait signe à la servante de venir s'asseoir avec lui sur son trône, ainsi qu'une épouse bien-aimée, il est préférable qu'elle n'en croie d'abord ses yeux ni ses oreilles, et continue à frotter les meubles.
  • Dialogues des carmélites, dans Œuvres romanesques, Georges Bernanos, éd. Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1961, acte III, scène 2, p. 1615


Médias

[modifier]

Télévision

[modifier]

Un chartreux, Détente - Saint de demain, 2010

[modifier]
Il n'y a pas de prières stériles, il n'y a que des âmes desséchées.
  • « Détente - Saint de demain - Pour Samedi », Un chartreux (pas plus de détails d'après l'article), Direct Soir, nº 700, Vendredi 12 février 2010, p. 24


Vous pouvez également consulter les articles suivants sur les autres projets Wikimédia :