Grec ancien

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Les sept premiers vers de l’Iliade.

Le grec ancien désigne les divers dialectes en usage au cours de l’Antiquité grecque et parmi lesquels l’attique fut prépondérant en raison du rayonnement politique et culturel d’Athènes.

Thomas Arnold[modifier]

En chassant le grec et le latin de vos écoles, vous limitez les idées de l’actuelle génération aux siennes et à celles de ses ancêtres immédiats : vous amputerez tant de siècles de l’expérience du monde et vous nous placerez dans le même état que si la race humaine avait seulement vu le jour en l’an 1500.
  • (en) Expel Greek and Latin from your schools, and you confine the views of the existing generation to themselves and their immediate predecessors: you will cut off so many centuries of the world’s experience, and place us in the same state as if the human race had first come into existence in the year 1500.
  • (en) « Rugby School », Thomas Arnold (trad. Wikiquote), The Quarterly Journal of Education, vol. VII nº 14, janvier-avril 1834, p. 240 (lire en ligne)


André Chénier[modifier]

Un langage sonore, aux douceurs souveraines,
Le plus beau qui soit né sur des lèvres humaines.


Antonio Gramsci[modifier]

On n’apprenait pas le latin et le grec [à l’école] pour les parler, ou pour devenir domestique, interprète ou représentant de commerce. On les apprenait pour connaître directement la civilisation des deux peuples, qui constitue le présupposé nécessaire de la civilisation moderne, on les apprenait autrement dit pour être soi-même et pour se connaître soi-même consciemment.
  • (it) Non si imparava il latino e il greco per parlarli, per fare i camiereri, gli interpreti, i corrispondenti commerciali. Si imparava per conoscere direttamente la civiltà dei due popoli, presupposto necessario della civiltà moderna, cioè per essere se stessi e conoscere se stessi consapevolmente.
  • Cahiers de prison, Antonio Gramsci (trad. Paolo Fulchignoni, Gérard Granel et Nino Negri), éd. Gallimard, coll. « Bibliothèque de philosophie », 1978  (ISBN 978-2-07-029719-1), t. III : Cahiers 10, 11, 12 et 13, p. 339


Henri-Irénée Marrou[modifier]

Les Latins ont toujours respecté dans la culture grecque la source de leur propre développement spirituel, je dirai même qu’ils ne se sont jamais tout à fait dépouillés d’un certain complexe d’infériorité à cet égard ; en particulier, ce fut toujours un lieu commun chez eux que de déplorer la « pauvreté » de leur langue vis-à-vis de la splendeur du grec.
  • Histoire de l’éducation dans l’Antiquité (1948), Henri-Irénée Marrou, éd. Éditions du Seuil, coll. « Points / Histoire », 1981  (ISBN 978-2-02-006015-8), t. 2, partie III. Rome et l’éducation classique, chap. III. La question des langues : grec et latin, p. 47


Jacqueline de Romilly[modifier]

En même temps, dans des pays où l’on est en train d’abolir, ou d’essayer d’abolir, tout l’enseignement de la langue et de la littérature grecques, Hérodote, Thucydide, Platon, surgissent en livre de poche ou en collection bon marché, absolument chaque année. Et pourquoi, dans ces mêmes pays d’Occident (l’Occident englobant les États-Unis), recourt-on au grec pour nommer toutes les inventions et découvertes modernes — de l’euthanasie aux métabolismes — sans parler des fusées ou grands projets qui s’appellent Ariane ou Hermès ?… Nous respirons l’air de la Grèce, sans le savoir, à chaque instant.


Marguerite Yourcenar[modifier]

J’ai aimé cette langue pour sa flexibilité de corps bien en forme, sa richesse de vocabulaire où s’atteste à chaque mot le contact direct et varié des réalités, et parce que presque tout ce que les hommes ont dit de mieux a été dit en grec.


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