Discussion:Alexandre Zinoviev

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Réparation du vandalisme officiel réalisé sous couvert de règles absolutisées pour certains profils d'auteurs[modifier]

Ce saccage par Vorlod est choquant d'autant plus que 98% des citations étrangers de wikiquote n'ont pas de « traducteur » et que les mêmes qui ont supprimé toutes ces citations facilement trouvable dans le commerce. A l'origine ce ne fut même pas une obligation mais un conseil. Mais, petit à petit c'est devenu une obligation absolue pour les auteurs « a-typique » « hétérodoxe » « renégat ».

Or, il est plus facile pour les gardiens des bonnes mœurs de tuer que d'élever, d'exterminer celui qui est en « faute » sous de prétexte imbécile que de donner de leur temps de manière opératoire et utile.

Voici tout ce qui a été « tiré a vue contre le manque de traducteur » par le sieur Vorlod. sur la page Alexandre Zinoviev mais qui est impossible avec la page Hannah Arendt en supprimant des les citations mal sourcée manquant de traducteur : « Erreur : cette action a été automatiquement identifiée comme nuisible. Cette action a été automatiquement identifiée comme nuisible et a donc été bloquée. Si vous pensez que votre action était constructive, veuillez contacter un administrateur et l’informer de ce que vous avez essayé de faire. Voici une brève description de la règle de filtrage anti-abus ayant détecté votre action : Suppression de sections volumineuses ».


Problems of the Logic of Scientific Knowledge, 1964[modifier]

« Les nouvelles connaissances des objets d'étude ne viennent pas de l'observation, ni de l'expérimentation (comme cela se passe au niveau empirique), mais des jugements logiques dans le cadre d'une théorie donnée ou nouvellement développée (c'est-à-dire, de groupes spéciaux de concepts et de rapports unis par des règles de la logique).»

=> (en) New knowledge [of] the objects of investigation comes not through observation and experiment (as happens on the empirical level) but through logical judgments in the framework of a given or newly developed theory (i.e., special groups of concepts and statements united by rules of logic)

=> in Foundations of the logical theory of scientific knowledge (Complex Logic), Alexandre Zinoviev, éd. Reidel Publishing Company, 1973, partie editorial introduction, p. VIII (citation de la partie Logical and Physical implication, p.91 in Problems of the Logic of Scientific Knowledge (1964))

Les confessions d'un homme en trop (trop pour Vorlod)[modifier]

La société russe d'avant la révolution était tiraillée entre trois forces : un système nobiliaire en voie de disparition, un capitalisme à l’état embryonnaire et une bureaucratie d’État. Cette dernière était à tel point prédominante dans notre "trou" que la masse de la population ne percevait presque pas les deux autres. Pour cette raison, la révolution de février passa inaperçue.
  • Les confessions d'un homme en trop, Alexandre Zinoviev, éd. éditions Folio, 1991, p. 36
Le problème de l'esclavage n'est pas de comprendre pourquoi on force les gens à devenir des esclaves, mais pourquoi ils se laissent asservir.
  • Les confessions d'un homme en trop, Alexandre Zinoviev, éd. éditions Folio, 1991, p. 67
Selon une opinion bien ancrée, les kolkhozes ont été inventés par les scélérats staliniens selon des considérations purement idéologiques. Pure ineptie ! L'idée n'est pas marxiste, elle n'a même rien avoir avec le marxisme classique. Loin d'être un fruit de la théorie, elle a surgi dans la vie pratique comme le produit d'un communisme bien réel, rien moins qu'imaginaire. L'idéologie ne fut qu'un moyen de justifier une évolution historique.
  • Les confessions d'un homme en trop, Alexandre Zinoviev, éd. éditions Folio, 1991, p. 68
Je crois que pour réussir dans une sphère quelconque de l'activité humaine, il ne suffit pas d'y avoir des dispositions. Serait-on très doué, si l'on n'est pas soutenu par ceux qui sont à même de reconnaitre et de pousser un talent, le succès est impossible.
Les années trente furent la période la plus noire et en mêle temps la plus optimiste de l'histoire soviétique.
  • Les confessions d'un homme en trop, Alexandre Zinoviev, éd. éditions Folio, 1991, p. 99
La société communiste est née en Russie en pleine conformité avec les lois de l'évolution et non comme une exception due au hasard. La révolution d'octobre a simplement libéré la voie à une tendance déjà présente en Russie depuis des siècles.
  • Les confessions d'un homme en trop, Alexandre Zinoviev, éd. éditions Folio, 1991, p. 153
Toute guerre révèle d'une manière ou d'une autre les caractéristiques fondamentales des sociétés qui y sont impliquées.
  • Les confessions d'un homme en trop, Alexandre Zinoviev, éd. éditions Folio, 1991, p. 196
« Il ne s'agit pas, dis-je, de faire comme s'il existait quelque part une logique dialectique toute prête, que nous n'aurions qu'à identifier comme telle. Cette science n'existe pas et l'expression "logique dialectique" possède d'ailleurs plusieurs sens. Il faut poser le problème autrement. Personne ne remet en cause le fait qu'il existe un mode de pensée et une approche dialectique des phénomènes. On emploie dans cette approche des formes que décrit la logique formelle. Mais on recourt également à d'autres moyens qui nous permettent de nous orienter dans une réalité complexe, changeante et contradictoire. Ce sont ces moyens, qui rendent possible la pensée dialectique, qui doivent être pris pour objet d'étude de la logique. Et, il importe peu que nous envisagions cette science comme une logique dialectique particulière ou comme une branche de la logique formelle. Soit dit en passant, ces modes de pensée ont déjà été étudiés par John Stuart Mill, pour ne citer que lui. » p.317 > Ce débat m'obligea à élaborer ma propre conception de ces aspects de la philosophie. Je décidai de concevoir une discipline qui engloberait comme objet d'étude les problèmes de logique, de gnoséologie, d'ontologie, de méthodologie, et de dialectique ainsi que d'autres matière qui touchent aux problèmes généraux du langage et de la connaissance. je considérais comme secondaire l'appellation de ladite discipline. "Philosophie" ne convenait pas. […]. Avec le temps, je me mis à utiliser l'expression « logique complexe » pour distinguer ce que je faisais de ce que faisaient les autres.
  • Les confessions d'un homme en trop, Alexandre Zinoviev, éd. éditions Folio, 1991, p. 316-317
…[le] stalinisme historique (ou simplement stalinisme) est la forme sous laquelle la société communiste s'est créé en Union Soviétique sous l'impulsion de Staline, de ces lieutenants et de tous ceux qui exécutaient leurs volontés et agissaient conformément à leurs idées et directives (ces derniers peuvent-être qualifiés de « staliniens historiques ». La société communiste n'est pas le produit de la volonté d'un homme. Elle surgi en obéissant à des lois sociales objectives, qui se sont révélées à travers l'activité de certains individus, de sorte que la forme qu'elles ont prises porte la marque de Staline et des staliniens.
  • Les confessions d'un homme en trop, Alexandre Zinoviev, éd. éditions Folio, 1991, p. 337
Tout imbécile peut se faire valoir au dépens du passé.
  • Les confessions d'un homme en trop, Alexandre Zinoviev, éd. éditions Folio, 1991, p. 339
Staline n'est pas le créateur de la tragédie russe, il n'en fut que l'expression.
  • Les confessions d'un homme en trop, Alexandre Zinoviev, éd. éditions Folio, 1991, p. 340
Le problème n'est plus comment bâtir le paradis sur Terre, mais comment y vivre.
Tout en considérant le communalisme comme un phénomène universel, je soulignais que seule la société communiste était totalement gouvernée selon les lois de la communalité.
  • Les confessions d'un homme en trop, Alexandre Zinoviev, éd. éditions Folio, 1991, p. 424
Ainsi, l'Occident perçoit sa propre petitesse, reflétée dans le miroir courbe de la société soviétique, comme un phénomène grandiose
  • Les confessions d'un homme en trop, Alexandre Zinoviev, éd. éditions Folio, 1991, p. 598
Le lavage idéologique des cerveaux constitue l'essence et le fondement de la formation de l'homme soviétique. […]. Dans le cadre de la formation idéologique, les gens apprennent à interpréter "correctement" les phénomènes auxquels ils sont confortés dans leur vie. […] Il ne s'agit pas là d'abrutissement. L'homme idéologique ainsi formé ne devient pas bête. c'est plutôt l'effet inverse qui a lieu.
Une des raisons du niveau intellectuel assez bas d'essais qui critiquent la société soviétique et dénoncent ses fléaux, c'est précisément une mauvaise éducation idéologique.
  • Les confessions d'un homme en trop, Alexandre Zinoviev, éd. éditions Folio, 1991, chap. Lavage de cerveau idéologique, p. 638
En réalité, Orwell n’a pas prédit la société post-capitaliste future, mais simplement exprimé comme nul ne l’avait fait auparavant la peur qu’à l’Occident du communisme
  • Les confessions d'un homme en trop, Alexandre Zinoviev, éd. éditions Folio, 1991, chap. "1984" et 1984, p. 672
Rien ne prend si bien racine dans l'esprit des gens que des idées fausses devenues préjugés. L'ignorance est une force !
  • Les confessions d'un homme en trop, Alexandre Zinoviev, éd. éditions Folio, 1991, chap. "1984" et 1984, p. 673
Un ouragan de désinformation de type nouveau s'est déversé sur l'humanité. 
Il ne s'agit plus de création et diffusion intentionnelle d'information délibérément fausse pour induire en erreur. Maintenant, on utilise des informations vraies dans le but prétendu de nettoyer les esprits. Mais ces informations sont sélectionnées, traitées, combinées, interprétées et présentées de telle façon qu'une image fausse et déformée de la réalité en résulte.
Jamais dans l'histoire de l'humanité une si énorme somme de vérités n'a servi de matériel pour un si gigantesque mensonge. Jamais encore l'humanité n'est tombée en si grande erreur à partir de la meilleure information qui soit. Aujourd'hui, instruction et compétence servent à l'abrutissement des masse aussi bien que l'ignorance dans le temps passés. 
La particularité spéciale de cette nouvelle forme de mensonge, c'est qu'elle ressemble plus la vérité que la vérité elle-même.
La vérité est désormais le lot de solitaire aux moyens, hélas, très limités de diffuser leurs idées et d'influencer les masses.
  • Les confessions d'un homme en trop, Alexandre Zinoviev, éd. éditions Folio, 1991, p. 695
… le mensonge médiatique, ayant monopolisé les appréciations morales, prend la forme du bien tandis que les tentatives de de le dévoiler prennent la forme de mal. Les démagogues affolés manipulent les masses en leur promettant toutes sortes de bien terrestres, sans prendre en compte en considération les lois de l'histoire.
L'appareil de propagande de Staline et Brejnev semble, en comparaison [au mensonge médiatique], un jeu de faussaires amateurs.
Le monde se trouve de nouveau en face de folles tentations et de folles séductions. […] Ayez peur de ceux qui vous séduisent car les séducteurs trompent toujours !
  • Les confessions d'un homme en trop, Alexandre Zinoviev, éd. éditions Folio, 1991, p. 696

Entretien avec Jean-Jacques Lafaye, 1991[modifier]

D'autres interrogent les faits réels et font des erreurs. De mon côté, j'ignore cette face de la réalité et je me trompe peu. Il y a plusieurs façon de trouver la vérité des choses : pour moi, c'est toujours dans ma tête et dans mon cœur.
La maladie de notre temps, c'est la médiocrité.
  • in The 2012 Alexandre Zinoviev Birthday Book, entrevue d'Alexandre Zinoviev par J.J. Lafaye en 1991 à Munich, éd. blurb, 2012, p. 39

Perestroïka et contre-perestroïka, 1991[modifier]

L'origine du communisme[modifier]

(…) Je m'inscris en faux contre l'opinion communément admise selon laquelle le communisme réel serait la réalisation des idéaux marxistes et qu'il serait imposé aux masses, contre leur volonté, leurs désirs et leurs intérêts, par une poignées d'idéologues recourant à la force et au mensonge.
Le communisme n'est pas seulement un régime politique que l'on peut transformer sur un ordre d'en haut, il est une organisation sociale de la population. Il s'est formé un Union Soviétique, non pas conformément au projet marxiste ni au gré des idéologues marxistes, mais en vertu des lois objectives qui régissent l'organisation de large masse de population en un organisme social achevé. Il est le résultat d'un processus de création historique auquel ont pris part des millions de personnes. (…)
  • Perestroïka et contre-perestroïka, Alexandre Zinoviev, éd. Olivier Orban, 1991, p. 13
Le communisme naît de diverses façons. En Russie, il fut le résultat du krach consécutif à la Première Guerre mondiale, de la révolution et de la guerre civile. Il fut apporté dans les pays d'Europe de l'Est par l'armée soviétique, vainqueur de l'Allemagne nazie. Mais quelle que soit la diversité des voies historiques qu'il emprunte en tel ou tel recoin de la planète, le communisme a ceci de particulier qu'il naît pas de rien et n'est pas totalement étranger au pays où il s'installe. (…)
Les racines du communisme existaient et existent, sous une forme ou une autre, dans les sociétés les plus diverses. Elles existaient également dans la Russie d'avant la révolution. Elles existent aujourd'hui dans les pays occidentaux. Sans elles, aucune société d'envergure et un tant soit peu développé n'est concevable. Elles représentent des phénomènes sociaux que je qualifierai de "phénomènes communautaires". Ceux-ci ne deviennent dominants et ne peuvent engendrer un type de société spécifique communiste - ou "socialisme réel" - que dans des conditions bien particulières. (…)
Quoi qu'il en soit les phénomènes communautaires eux-même sont généraux, universels. Ils sont déterminés par le simple fait qu'un assez grand nombre d'individus se trouvent contraints de vivre, sur des générations, en formant un tout, une communauté. (…) Ces phénomènes communautaires sont régis à leur tour par certaine lois objectives.
Il en ressort de ce qui vient d'être dit que le communisme n'est ni le produit, ni la continuation, ni l'aboutissement du capitalisme. Ils ont des origines différentes. Ce n'est pas par hasard que le communisme a fait irruption sur la scène de l'histoire, non pas dans l'Occident hautement développé mais dans une Russie arriérée d'un point de vue capitaliste et hautement développée sur le plan des phénomènes communautaires : appareil d'état centralisé et puissant, classe importante de fonctionnaires, masses habituées à se soumettre au pouvoir, communauté paysanne. En liquidant les classes affaiblies des propriétaires terriens et celle, pas encore solide, des capitalistes, la révolutions d'Octobre devait balayer le terrain des relations communautaires. Ce n'est pas non plus par hasard que le communisme a séduit des pays de faible développement capitaliste.
Le communisme, en un mot, est l'organisation de millions de personnes en un tout, selon les lois communautaires. Cela implique naturellement, l'instauration de bien des choses inexistantes dans la société non communiste précédente, ou dans la société d'un autre type. Les éléments communautaires préexistants, prémices du communisme, se transforment dans les conditions nouvellement créées, parfois si radicalement qu'ils semblent n'avoir plus aucun lien avec leur anciennes manifestations. D'où l'impression, erronée, que les relations de type communiste sont absolument neuves.
Il s'ensuit que, pour faire un pays communiste, il ne suffit pas de prendre le pouvoir, de collectiviser l'économie ni d'imposer une idéologie d'état. Il y faut des transformations plus profonde à savoir : organiser différemment les masses, conformément aux lois communautaires auxquelles doivent-être soumis tous les aspects de la vie. (…)
  • Perestroïka et contre-perestroïka, Alexandre Zinoviev, éd. Olivier Orban, 1991, p. 14-16

La crise de l'économie[modifier]

La crise de l'économie communiste n'a rien de commun avec les crises économiques des sociétés capitalistes. A la base de la crise capitaliste se trouve un production anarchique.[…] A la base de la crise de l'économie communiste se trouvent les principes même de son organisation. […] Cette crise est relative, en ce sens qu'elle n'est perçue que par comparaison avec le niveau de vie et la technologie des pays occidentaux. La véritable crise vient de ce qu'on s'est écarté des méthodes communistes appliquées en économie, pour tenter de surmonter les difficultés et la stagnation par des méthodes capitalistes.
  • Perestroïka et contre-perestroïka, Alexandre Zinoviev, éd. Olivier Orban, 1991, chap. La crise de l'économie, p. 107
La meilleure étude de ces crises capitalistes reste, de mon point de vue, les travaux de K. Marx qu'il est bon ton aujourd'hui de juger erronés. En fait, c'est exactement le contraire.
  • Perestroïka et contre-perestroïka, Alexandre Zinoviev, éd. Olivier Orban, 1991, chap. La crise de l'économie, p. 106
Dans l'intention d'améliorer la situation économique, les gorbatchéviens ont mis l'économie elle-même en état de crise.
  • Perestroïka et contre-perestroïka, Alexandre Zinoviev, éd. Olivier Orban, 1991, chap. La crise de l'économie, p. 108
Avant-propos[modifier]
Savoir et comprendre sont deux chose tout à fait différente. On peut savoir beaucoup et comprendre peu. […] Or, la compréhension ne vient pas automatiquement de l'expérience, de l'observation ou de l'accumulation de donnée. […]
Savoir vivre dans une société et être capable d'en saisir l'essence ont même des tendances à s'exclure réciproquement. Les virtuoses de savoir-vivre (entrepreneurs, arrivistes, roublards et escrocs) sont généralement incapables d'appréhender la nature des mécanismes qu'ils utilisent. Ceux qui le percent à jour révèlent, en revanche, bien peu d'aptitude a se débrouiller dans la vie pratique.
La compréhension d'une société concrète dépend de nombreux facteurs, notamment de la méthodologie utilisée. Celle-ci prédétermine ce que le chercheur va remarquer dans le domaine de son étude et comment il interprètera ses trouvailles.
  • L'Occidentisme - essai sur le triomphe d'une idéologie, Alexandre Zinoviev, éd. Plon, 1995 (ISBN 978-2259-183-178), partie Avant-propos, chap. savoir et comprendre, p. 5
Structure sociale de la population[modifier]
Lorsque l’on examine la structure sociale de la population de l’Occident, il est impossible d’ignorer les millions d’ouvriers immigrés sans lesquels la société occidentale moderne est impensable.
  • L'Occidentisme - essai sur le triomphe d'une idéologie, Alexandre Zinoviev, éd. Plon, 1995 (ISBN 978-2259-183-178), partie Structure sociale de la population, chap. L’esclavage moderne, p. 112
L’aspiration des millions d’immigrés à se fondre de leur plein gré dans la société occidentale n’influence guère leur statut au sein de cette dernière. Ils forment une couche sociale stable comparable aux esclaves de l’empire romain.[…] Proportionnellement à la population, les esclaves de l’empire romain étaient moins nombreux que nos travailleurs immigrés. Pourtant, la société romaine était classée comme esclavagiste alors que l’on appelle démocratique l’occidentale.
  • L'Occidentisme - essai sur le triomphe d'une idéologie, Alexandre Zinoviev, éd. Plon, 1995 (ISBN 978-2259-183-178), partie Structure sociale de la population, chap. L’esclavage moderne, p. 112-113
L’existence de la couche des travailleurs immigrés a déjà engendré, en Occident, des problèmes qui comptent parmi les plus importants et difficiles de notre époque.[…] Quelle que soit la manière dont on les qualifie, ces graves conflits sont devenus, et pour longtemps, une donnée permanente de la vie à l’Ouest. La permanence de cette couche sociale et son maintien dans cet état semi-servile est objectivement indispensable à l’existence d’une société dont les contradictions sont exacerbées par le discours sur les libertés civiles, les droits de l’homme et l’égalité des chances. Dans une certaine mesure, c’est une aubaine pour l’Occident que ces problèmes soient perçus comme raciaux : cela permet d’occulter leur essence sociale et leur caractère organique. Dans le cas contraire, ils seraient apparus depuis longtemps pour ce qu’ils sont en réalité : les escarmouches d’un conflit de classes.
  • L'Occidentisme - essai sur le triomphe d'une idéologie, Alexandre Zinoviev, éd. Plon, 1995 (ISBN 978-2259-183-178), partie Structure sociale de la population, chap. L’esclavage moderne, p. 114
=État droit et argent[modifier]
Il me semble que dans le système de séparation des pouvoirs, il faudrait ajouter à ses trois composantes traditionnelles, le législatif, l’exécutif et le judiciaire, une quatrième : le pouvoir monétaire.
  • L'Occidentisme - essai sur le triomphe d'une idéologie, Alexandre Zinoviev, éd. Plon, 1995 (ISBN 978-2259-183-178), p. 85
L'idéologie[modifier]
Si l’on compare l’influence de l'idéologie dans les pays communistes et occidentaux, on constate bien vite qu'un résultat analogue est atteint en Occident sans les moyens idéologiques dont disposait le parti unique. Le système d'«abrutissement» occidental est incomparablement plus puissant que celui qui existait en URSS dans les années staliniennes et même brejnéviennes. Il ne touche pas seulement les citoyens ordinaires, entièrement plongés dans la sphère de l'action idéologique, mais aussi le milieu professionnel qui s’occupe de l’étude des phénomènes sociaux.
  • L'Occidentisme - essai sur le triomphe d'une idéologie, Alexandre Zinoviev, éd. Plon, 1996 (ISBN 978-2259-183-178), partie L'idéologie, p. 194
L’occident se moquait des cultes de la personnalité dans les pays communistes, mais il tombe dans le même travers et dans des proportions largement supérieures. Il crée et maintient en permanence le culte de présidents, de Premiers ministres, de chanceliers, de généraux, de professeurs, d’acteurs de cinéma, de sportifs et même de criminels. L’industrie à produire d’« éminentes » personnalités est tellement puissante que l’on peut qualifier la société occidentale de « cultiste ». Il ne s’agit nullement de mettre à l’honneur des actes réels d’individus d’exception, mais d’enfoncer dans la tête des gens la conviction que la société et son évolution résultent des efforts de ces personnalités.
  • L'Occidentisme - essai sur le triomphe d'une idéologie, Alexandre Zinoviev, éd. Plon, 1996 (ISBN 978-2259-183-178), partie L'idéologie, p. 207-208
La présence du facteur subjectif n'exclut pas les lois objectives, car ce facteur est lui-même un phénomène objectif,soumis à l'action de loi sociales spécifiques.
La méthode de pensée dialectique ne se réduit pas aux "lois de la dialectique" connues. Elle inclut un certain nombre de procédés d'expérimentation mentale que Hegel et Marx appelaient la méthode d'ascension de l'abstrait vers le concret. (…) Je suis persuadé que cette méthode pourrait-être très utile à la description de l'occidentisme, mais, à ce jour, Le Capital de Marx reste l'exemple unique de son application.
  • L'Occidentisme - essai sur le triomphe d'une idéologie, Alexandre Zinoviev, éd. Plon, 1996 (ISBN 978-2259-183-178), partie L'idéologie, chap. Antidialectisme de l'idéologie de l'occidentisme, p. 208

Entretiens par Galia Ackerman, 2001[modifier]

J'ai découvert une loi d'organisation sociale que j'appelle la « loi de la régénération sociale » et qui peut s'énoncer de la manière suivante : lorsqu'un système social s'effondre, mais que les hommes et le cadre politique restent inchangés, le nouveau système social ressemble à celui qui vient de disparaître. En vertu de cette loi, de nombreux éléments du soviétisme ont été préservés ou régénérés.
les sociétés occidentales ne sont pas nées en un jour. Elles se sont formées au cours des siècles, au prix de guerres dévastatrices, de luttes sociales acharnées et d'énormes sacrifices humains. Les valeurs occidentales ne sont pas, elles non plus, venues de nulle part : elles prennent appui sur des doctrines religieuses et philosophiques qui ne sont pas universelles et qui ne sauraient donc être appliquées n'importe quand à n'importe qui. Par-dessus le marché, ce n'est pas le modèle occidental réel qui a été implanté chez nous, mais sa version de propagande.
  • « Poutine et l'occident », entrevue d'Alexandre Zinoviev par Galia Ackerman, www.politiqueinternationale.com, nº 92, ÉTÉ - 2001, p. en ligne

Le testament d'une sentinelle, 2005[modifier]

=> « Le testament d'une sentinelle », Alexandre Zinoviev, propos recueillis par François Busnel et traduits du russe par Valéry Chemelkine., L'Expression, nº (en ligne sur lexpress.fr), 01/03/2005, p. en ligne

C'est le propre des systèmes totalitaires de ne rien comprendre à l'humour.
Le communisme était pour moi un idéal. Mais surtout un système d'éducation : […]. J'ai donc été éduqué et élevé comme un communiste idéaliste, au sens où l'entendaient Thomas More, Campanella, Charles Fourier ou Saint-Simon, qui comptent beaucoup pour moi. Mais ce communisme-là fut perverti et trahi par les dirigeants du Parti. La réalité que j'observais ne correspondait pas du tout aux idéaux du communisme.
   Quels sont vos rapports avec Alexandre Soljénitsyne? A.Z. _ Je n'en ai jamais eu et je ne veux pas en avoir. Comme écrivain, son "œuvre" est médiocre, surévaluée. Et comme penseur, c'est proche de la nullité. Je suis tourné vers l'avenir, et Soljénitsyne, vers le passé.

— Le message qui précède, non signé?, a été déposé par 90.33.130.146 (d · c · b).

cf Discussion utilisateur:90.33.130.146 --Vorlod (discussion) 22 mai 2020 à 10:42 (CEST)