David Ruelle

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David Ruelle (1973)

David Ruelle (20 août 1935, Gand - ) est physicien, mathématicien reçu à l'Académie des Sciences de Paris et Chevalier de la Légion d'Honneur.

Citations[modifier]

Hasard et chaos, 2000[modifier]

Les ordinateurs feront bientôt concurrence aux mathématiciens et risquent de les mettre pour toujours au chômage.
  • Hasard et chaos (1991), David Ruelle, éd. Odile Jacob, 2000, p. 11


Notre cerveau a été façonné par la sélection naturelle, non pas en vue des mathématiques, mais pour nous favoriser dans la chasse et la cueillette, la guerre, les relations sociales...
  • Hasard et chaos (1991), David Ruelle, éd. Odile Jacob, 2000, p. 12


Dawkins analyse l'effet de la sélection naturelle au niveau du gène individuel, et montre que celui-ci essaye d'assurer égoïstement sa propre reproduction, sans se soucier des autres gènes (...) En l'absence de mutation, les gènes égoïstes reproduisent d'eux mêmes des copies identiques, et sont donc potentiellement immortels. Les plantes et les animaux ne sont que les véhicules mortels qui transportent les gènes.
  • Le Copyleft peut être qualifié de gène (ou de virus) qui suit cette même logique égoïste.
  • Hasard et chaos (1991), David Ruelle, éd. Odile Jacob, 2000, p. 201


La science est totalement amorale, et complètement irresponsable.
  • Hasard et chaos (1991), David Ruelle, éd. Odile Jacob, 2000, p. 215


Il est pathétique que ce cerveau (humain) prétendument si supérieur a du mal a exécuter des opérations arithmétiques simples, est incapable de donner l'heure exacte, et ne peut pas mettre en mémoire quelques milliers de chiffres (...) Dans l'activité typiquement "supérieure" que constitue la science, il semble que nous utilisons surtout nos capacités de langage et notre système visuel. L'implication du système visuel est un gros avantage, et c'est pourquoi la géométrisation des mathématiques est importante.
  • Hasard et chaos (1991), David Ruelle, éd. Odile Jacob, 2000, p. 207


Nous présentons nos connaissances mathématiques sous la forme de brefs théorèmes parce que notre esprit rejette les formulations réellement longues (...) En bref, la façon dont nous faisons des mathématiques est humaine, trop humaine (...) à cause du théorème de Gödel, nous n'avions aucune garantie que la question puisse être résolue.
  • Hasard et chaos (1991), David Ruelle, éd. Odile Jacob, 2000, p. 208


L’étrange beauté des mathématiques, 2008[modifier]

  • L'étrange beauté des mathématiques, David Ruelle, éd. Odile Jacob, 2008  (ISBN 9782738121493), p. .


Autres citations[modifier]

Je ne pense pas que la nature s’exprime en langue mathématique ; ce sont les observateurs, les savants qui observent la nature et qui traduisent en langage mathématique ce qu’ils voient.


Un mathématicien c’est quelqu’un dont le cerveau n’arrête pas de fonctionner; parfois c’est conscient parfois c’est inconscient, mais il y a toujours quelque chose qui tourne […]. De ce point de vue, les mathématiciens sont un peu comme les poètes : les poètes aussi retournent dans leur esprit, consciemment ou inconsciemment, des vers jusqu’à obtenir une formulation parfaite.


Ce qui me frappe dans les mathématiques c’est le contraste, le mélange, entre les choses extrêmement simples et les choses extrêmement compliquées […] En mathématique on a l’impression que ça fait partie de la nature même des mathématiques, que certaines choses simples auxquelles on s’intéresse mènent inéluctablement à des situations extrêmement complexes, et que d’autre part derrière certaines situations extrêmement complexes on retrouve une certaine simplicité. Donc peut-être que c’est ça qui, pour les mathématiciens, fait la beauté du sujet.


Citations rapportées[modifier]

Citations sur[modifier]

Voir aussi[modifier]

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