Carlo Rovelli

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Carlo Rovelli en 2005

Carlo Rovelli, né le 03 mai 1956 à Vérone (Vénétie) en Italie, est un physicien, directeur de recherche au CNRS au Centre de physique théorique de Luminy (Université d'Aix-Marseille), à l'origine de la théorie de la gravitation quantique à boucles.

Citations[modifier]

Anaximandre de Milet : ou la naissance de la pensée scientifique[modifier]

Et si le temps n’existait pas ?[modifier]

Le physicien n’est pas, ne peut pas être, un technicien déconnecté des réalités - puisque c’est de la réalité qu’il prétend parler. Le monde qu’il interroge dans l’accélérateur de particules et le monde où il s’éveille le matin ne font qu’un.
  • Et si le temps n’existait pas ? un peu de science subversive, Carlo Rovelli (trad. Élisa Brune), éd. Dunod, 2012  (ISBN 978-2-10-057273-1), chap. Préface, p. VI


Nous voulions changer le monde, le rendre meilleur, moins injuste ; trouver de nouvelles façons de vivre et d'aimer ; expérimenter de nouvelles manières de vivre ensemble ; bref, tout essayer. Nous tombions amoureux tout le temps et discutions à l'infini. Nous voulions apprendre à voir les choses sans a priori. Il y avait des moments de désarroi, et d'autres qui laissaient entrevoir l'aube d'un monde merveilleusement neuf.
  • Et si le temps n’existait pas ? un peu de science subversive, Carlo Rovelli (trad. Élisa Brune), éd. Dunod, 2012  (ISBN 978-2-10-057273-1), chap. I. Rébellion et rêves, p. 3


Le chemin n'a pas toujours été facile, mais les espoirs fous et les rêves sans limites ne m'ont pas abandonné ; il fallait seulement avoir le courage de les suivre.
  • Et si le temps n’existait pas ? un peu de science subversive, Carlo Rovelli (trad. Élisa Brune), éd. Dunod, 2012  (ISBN 978-2-10-057273-1), chap. I. Rébellion et rêves, p. 3


Avec la science, j'ai découvert un mode de pensée qui d'abord établit des règles pour comprendre le monde, puis devient capable de modifier ces mêmes règles. Cette liberté, dans la poursuite de la connaissance, me fascinait. Poussé par ma curiosité, et peut-être par ce que Federico Cesi, ami de Galilée et visionnaire de la science moderne, appelait « le désir naturel de savoir », je me suis retrouvé, presque sans m'en rendre compte, immergé dans des problèmes de physique théorique.
  • Et si le temps n’existait pas ? un peu de science subversive, Carlo Rovelli (trad. Élisa Brune), éd. Dunod, 2012  (ISBN 978-2-10-057273-1), chap. I. Rébellion et rêves, p. 5


Je suis convaincu qu'aujourd'hui le dialogue entre la physique et la philosophie est vital. Dans le passé, ce dialogue a eu un rôle très important dans le développement de la science, particulièrement dans les moments d'évolution conceptuelle majeure de la physique théorique. Galilée et Newton, Faraday et Maxwell, Bohr, Heisenberg, Dirac et Einstein, pour ne mentionner que les exemples les plus importants, se sont nourris de philosophie, et n'auraient jamais pu accomplir les sauts conceptuels immenses qu'ils ont accomplis s'ils n'avaient eu aussi une éducation philosophique. Cela ressort de façon évidente de leurs écrits, dans lesquels les problèmes conceptuels et philosophiques jouent un rôle essentiel, en leur suggérant des questions et en leur ouvrant de nouvelles perspectives.
  • Et si le temps n’existait pas ? un peu de science subversive, Carlo Rovelli (trad. Élisa Brune), éd. Dunod, 2012  (ISBN 978-2-10-057273-1), chap. 4. La science ou l’exploration permanente de nouvelles façons de penser le monde, p. 50


Peut-être la plus grande découverte scientifique du XXe siècle est-elle le fait que la science « se trompe ». Que les représentations du monde développées par la science peuvent être, dans un sens précis et vérifiable, fausses. Et donc que l'on peut avoir plusieurs lectures du monde et que chacune ne peut être considérée comme vraie que jusqu'à un certain point.
  • Et si le temps n’existait pas ? un peu de science subversive, Carlo Rovelli (trad. Élisa Brune), éd. Dunod, 2012  (ISBN 978-2-10-057273-1), chap. 4. La science ou l’exploration permanente de nouvelles façons de penser le monde, p. 56


Or, je pense que c'est précisément dans la découverte des limites des représentations scientifiques du monde que se révèle la force de la pensée scientifique. Celle-ci n'est pas dans les « expériences », ni dans les « mathématiques », ni dans une « méthode ». Elle est dans la capacité propre de la pensée scientifique à se remettre toujours en cause. Douter de ses propres affirmations. N'avoir pas peur de nier ses propres croyances, même les plus certaines. Le cœur de la science est le changement.
  • Et si le temps n’existait pas ? un peu de science subversive, Carlo Rovelli (trad. Élisa Brune), éd. Dunod, 2012  (ISBN 978-2-10-057273-1), chap. 4. La science ou l’exploration permanente de nouvelles façons de penser le monde, p. 56-57


Einstein n’est pas le premier à avoir changé en profondeur notre vision du monde. Beaucoup l’ont fait avant lui, et de manière plus révolutionnaire encore : Copernic et Galilée ont convaincu tout le monde que la Terre sous nos pieds voyage à 30 kilomètres par seconde, Faraday et Maxwell ont rempli l’espace de champs électriques et magnétiques, Darwin nous a convaincu que nous avions des ancêtres communs avec les coccinelles…
  • Et si le temps n’existait pas ? un peu de science subversive, Carlo Rovelli (trad. Élisa Brune), éd. Dunod, 2012  (ISBN 978-2-10-057273-1), chap. 4. La science ou l’exploration permanente de nouvelles façons de penser le monde, p. 58-59


Nous connaissons le nom de l'homme qui, le premier, a changé cette image ancienne du monde : Anaximandre, scientifique et philosophe qui vécut six siècles avant Jésus-Christ à Millet, ville grecque sur la côte de la Turquie d'aujourd'hui. C'est lui qui a suggéré, et est arrivé à imposer à tous, une nouvelle lecture du monde : la Terre est un gros caillou qui flotte dans l'espace. Le ciel n'est pas seulement au-dessus de la Terre : il est tout autour de la Terre, y compris au-dessous.
  • Et si le temps n’existait pas ? un peu de science subversive, Carlo Rovelli (trad. Élisa Brune), éd. Dunod, 2012  (ISBN 978-2-10-057273-1), chap. 4. La science ou l’exploration permanente de nouvelles façons de penser le monde, p. 60


Sept brèves leçons de physique[modifier]

Adolescent Albert Einstein a passé un an à ne rien faire. Si on ne perd pas son temps, on n'arrive nulle part, choses que les parents d'adolescents oublient souvent. […] Albert lisait Kant, et suivait quelques cours à l'Université de Pavie pour se divertir. C'est de cette façon qu'on devient un vrai scientifique.
  • Sept brèves leçons de physique (2014), Carlo Rovelli (trad. Patrick Vighetti), éd. Odile Jacob, 2015, chap. La plus belle des théories, p. 11


Les équations de la physique quantique (…) demeurent mystérieuses : elles ne décrivent pas ce qui arrive à un système physique mais seulement la façon dont un système agit sur un autre. Qu'est-ce que cela signifie ? Que la réalité essentielle est indescriptible ? Qu'il manque un morceau de l'histoire ? Ou, comme je le crois, que nous devons accepter l'idée que la réalité n'est qu'interaction ?
  • Sept brèves leçons de physique (2014), Carlo Rovelli (trad. Patrick Vighetti), éd. Odile Jacob, 2015, chap. Les quantas, p. 28


Notre monde pourrait être né d'un univers précédent qui était en train de se contracter sous son propre poids, jusqu'à s'effondrer dans un espace très petit, avant de « rebondir » et de recommencer à se dilater, pour devenir l'univers en expansion que nous observons autour de nous.
  • Sept brèves leçons de physique (2014), Carlo Rovelli (trad. Patrick Vighetti), éd. Odile Jacob, 2015, chap. Grains d'espace, p. 57


La chaleur des trous noirs est une pierre de Rosette, écrite en trois langues, Quanta, Gravité et Thermodynamique, et en attente d'être déchiffrée, pour nous dire ce qu'est vraiment l'écoulement du temps.
  • Sept brèves leçons de physique (2014), Carlo Rovelli (trad. Patrick Vighetti), éd. Odile Jacob, 2015, chap. La probabilité, le temps et la chaleur des trous noirs, p. 73


L’Ordre du temps[modifier]

Autres citations[modifier]

Pour comprendre ce qui se passe au cœur d'un trou noir, il faut une théorie quantique de la gravitation.


Citations rapportées[modifier]

Citations sur[modifier]

Voir aussi[modifier]

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