Aristophane

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Buste d'Aristophane.

Aristophane, né dans le dème de Kydathénée vers 450–445 et mort vers 385 av. J.-C., est un fameux poète comique de la Grèce antique. Onze de ses pièces nous sont parvenues.

Les Acharniens[modifier]

Messieurs les Spectateurs, Ah! ne nourrissez point d'aigreur à mon endroit, si, pauvre besacier, je me mêle pourtant devant les Athéniens d'opiner sur les affaires d'État, dans cette farce que je trousse : s'il s'agit de parler juste, elle a son mot à dire elle aussi, la farce ! mes propos seront sévères, mais justes.

  • (grc)

    Δικαιόπολις.
    Mή μοι φθονήσητ᾽ ἄνδρες οἱ θεώμενοι,
    εἰ πτωχὸς ὢν ἔπειτ᾽ ἐν Ἀθηναίοις λέγειν
    μέλλω περὶ τῆς πόλεως, τρυγῳδίαν ποιῶν.
    τὸ γὰρ δίκαιον οἶδε καὶ τρυγῳδία.
    ἐγὼ δὲ λέξω δεινὰ μὲν δίκαια δέ.

  • Justinet (Dicaiopolis).
  • (grc) Aristophane, Théâtre complet (Les Acharniens) (trad. Victor-Henry Debidour), éd. Gallimard, coll. « Folio », 1973, t. I, p. 64, vers 500-501


Les Nuées[modifier]

Oh ! là ! là ! bon dieu de sort ! ces nuits, ce que c'est long ! Ça n'en finit pas ! Il ne fera donc jamais jour ! Il y a pourtant bel âge que j'ai entendu le coq ! Et mes valets qui ronflent ! Ah ! dans le temps on n'aurait pas vu ça !

  • (grc)

    Στρεψιάδης
    ἰοὺ ἰού:
    ὦ Ζεῦ βασιλεῦ τὸ χρῆμα τῶν νυκτῶν ὅσον:
    ἀπέραντον. οὐδέποθ᾽ ἡμέρα γενήσεται;
    καὶ μὴν πάλαι γ᾽ ἀλεκτρυόνος ἤκουσ᾽ ἐγώ:
    οἱ δ᾽ οἰκέται ῥέγκουσιν: ἀλλ᾽ οὐκ ἂν πρὸ τοῦ.

  • Tourneboule (Strepsiade). Premiers vers de la pièce.
  • (grc) Aristophane, Théâtre complet (Les Nuées) (trad. Victor-Henry Debidour), éd. Gallimard, coll. « Folio », 1973, t. I, p. 219, vers 1-5


TOURNEBOULE. - Mais Zeus, à votre compte, dis, au nom... de la Terre, l'Olympien, il n'est pas dieu ?
SOCRATE. - Qui ça, Zeus ? Trêve de balivernes ! Il n'existe même pas, Zeus.
TOURNEBOULE. - Qu'est-ce que tu dis ? Alors, qui c'est qui pleut ? Explique-moi un peu ça pour commencer !

  • (grc)

    Στρεψιάδης : ὁ Ζεὺς δ᾽ ἡμῖν, φέρε πρὸς τῆς γῆς, οὑλύμπιος οὐ θεός ἐστιν;
    Σωκράτης : ποῖος Ζεύς; οὐ μὴ ληρήσεις: οὐδ᾽ ἔστι Ζεύς.
    Στρεψιάδης : τί λέγεις σύ;
    ἀλλὰ τίς ὕει; τουτὶ γὰρ ἔμοιγ᾽ ἀπόφηναι πρῶτον ἁπάντων.

  • Socrate expliquant à Strepsiade que les Nuées sont les seules déesses véritables.
  • (grc) Aristophane, Théâtre complet (Les Nuées) (trad. Victor-Henry Debidour), éd. Gallimard, coll. « Folio », 1973, t. I, p. 242, vers 366-369


Les Oiseaux[modifier]

Epopopoï popoï, popopopoï popoï,
io io ito ito
ici, tous ici, arrivez, mes frères
de la gent ailée,
qui sur les labours de nos paysans
levez votre dîme en bonnes semences !
vous toutes, les mille escadrilles qui
pillez l'épi d'orgez et grugez le grain,
qui voltigez vif et jasez joli !
Drillantes cohortes,
qui, dans les sillons, houspillez les mottes
en piaillant menu à voix guillerette :
tio tio tio tio tio tio tio tio !
Et vous vous à qui les touffes de lierre
offrent, aux jardins, perchoir et pitance !
vous, ceux des montagnes,
et vous, tous ceux qui
picorez l'olive et piquez l'arbouse
dépêchez-vous vite ! ici ! tire-d'aile !
mon chant vous appelle !
Trioto ! trioto ! totobrix !

  • (grc)

    ἐποποῖ ποποποποποποποῖ,
    ἰὼ ἰὼ ἰτὼ ἰτὼ ἰτὼ ἰτὼ,
    ἴτω τις ὧδε τῶν ἐμῶν ὁμοπτέρων:
    ὅσοι τ᾽ εὐσπόρους ἀγροίκων γύας
    νέμεσθε, φῦλα μυρία κριθοτράγων
    σπερμολόγων τε γένη
    ταχὺ πετόμενα, μαλθακὴν ἱέντα γῆρυν:
    ὅσα τ᾽ ἐν ἄλοκι θαμὰ
    βῶλον ἀμφιτιττυβίζεθ᾽ ὧδε λεπτὸν
    ἡδομένᾳ φωνᾷ:
    τιὸ τιὸ τιὸ τιὸ τιὸ τιὸ τιὸ τιό.
    ὅσα θ᾽ ὑμῶν κατὰ κήπους ἐπὶ κισσοῦ
    κλάδεσι νομὸν ἔχει,
    τά τε κατ᾽ ὄρεα τά τε κοτινοτράγα τά τε κομαροφάγα,
    ἀνύσατε πετόμενα πρὸς ἐμὰν αὐδάν:
    τριοτὸ τριοτὸ τοτοβρίξ:

  • (grc) Aristophane, Théâtre complet (Les Oiseaux) (trad. Victor-Henry Debidour), éd. Gallimard, coll. « Folio », 1973, t. II, p. 42, vers 227-242


Les Grenouilles[modifier]

Brékékékex, coax, coax !

  • (grc)

    βρεκεκεκὲξ κοὰξ κοάξ

  • Refrain du Chœur des grenouilles du Styx.
  • (grc) Aristophane, Théâtre complet (Les Grenouilles) (trad. Victor-Henry Debidour), éd. Gallimard, coll. « Folio », 1973, t. II, p. 297, vers 209


Les Thesmophories[modifier]

La fortune a vite fait de changer en mal et de régner sous une autre forme (v. 724-5)

M.-J. Alfonsi, Aristophane. Théâtre complet 2. Les thesmophories. Traduction établie par M.-J. A., Paris, GF, 1966.

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