Plaute

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Plaute, en latin Titus Maccius Plautus, né vers 254 av. J.-C. et mort en 184 av. J.-C., est un auteur comique latin, l'un des premiers grands dramaturges romains.

Amphitryon[modifier]

La vaillance est la meilleure des récompenses. La vaillance, assurément, l'emporte sur toute chose. Liberté, sécurité, vie, fortune et parents, patrie et enfants lui doivent protection et salut. La vaillance a tout en elle, on a tous les biens si l'on possède la vaillance.

  • (la)

    Virtus praemium 'st optimum.
    Virtus omnibus rebus anteit profecto.
    Libertas, salus, vita, res, parenteis, Patria et prognati tutantur, servantur;
    virtus omnia in sese habet ; omnia adsunt bona, quem penes est virtus.

  • Théâtre complet I, Plaute (trad. Paul Mazon), éd. Gallimard, coll. « Folio », 1991 (reprise en poche de l'édition dans la collection La Pléiade de 1971), acte II, scène 2, p. 36, vers 648-651


La Comédie des ânes (Asinaria)[modifier]

L'homme est pour l'homme un loup, non un homme, quand on ne sait pas quel il est.

  • (la)

    Lupus est homo homini, non homo, quom qualis sit non novit.

  • Théâtre complet I, Plaute (trad. Paul Mazon), éd. Gallimard, coll. « Folio », 1991 (reprise en poche de l'édition dans la collection La Pléiade de 1971), acte II, scène 4, p. 85, vers 495


Ô Liban, comme on est à plaindre, quand on aime !

  • (la) O Libane, ut miser est homo, qui amat.
  • Léonidas à Libanus (Liban).
  • Théâtre complet I, Plaute (trad. Paul Mazon), éd. Gallimard, coll. « Folio », 1991 (reprise en poche de l'édition dans la collection La Pléiade de 1971), acte III, scène 3, p. 90, vers 616


La Comédie de la Marmite (Aulularia)[modifier]

Ce n'est point par hasard qu'un corbeau a crié tout à l'heure sur ma gauche.

  • (la) Non temere est quod corvos cantat mihi nunc ab laeva manu
  • Affirmation superstitieuse de l'avare Euclion.
  • Théâtre complet I, Plaute (trad. Paul Mazon), éd. Gallimard, coll. « Folio », 1991 (reprise en poche de l'édition dans la collection La Pléiade de 1971), acte IV, scène 3, p. 139, vers 624


Je suis fini, je suis mort, je suis assassiné.

  • (la) Perii, interii, occidi.
  • L'avare Euclion venant de découvrir que son or a disparu.
  • Théâtre complet I, Plaute (trad. Paul Mazon), éd. Gallimard, coll. « Folio », 1991 (reprise en poche de l'édition dans la collection La Pléiade de 1971), acte IV, scène 9, p. 90, vers 713


Les Bacchis (Bacchis)[modifier]

Du moins c'est mon plus cher désir ; quelle en sera l'issue, cela est entre les mains des dieux.

  • (la) Sperat quidem animus : quo eveniat, diis in manu est.
  • Théâtre complet I, Plaute (trad. Paul Mazon), éd. Gallimard, coll. « Folio », 1991 (reprise en poche de l'édition dans la collection La Pléiade de 1971), acte I, scène 2, p. 164, vers 144


Celui qu'aiment les dieux meurt jeune, en santé, sens et raison.

  • (la) Quem di diligunt, adulescens moritur, dum valet, sentit, sapit.
  • Lieu commun grec antique que l'on trouve chez des auteurs grecs comme Hérodote et Ménandre. (Note de Paul Mazon.)
  • Théâtre complet I, Plaute (trad. Paul Mazon), éd. Gallimard, coll. « Folio », 1991 (reprise en poche de l'édition dans la collection La Pléiade de 1971), acte IV, scène 6, p. 190, vers 816


Casina ou Les Tireurs de sort[modifier]

Obtenez la victoire par votre valeur véritable.

  • (la) Vincite virtute vera.
  • Théâtre complet I, Plaute (trad. Paul Mazon), éd. Gallimard, coll. « Folio », 1991 (reprise en poche de l'édition dans la collection La Pléiade de 1971), acte prologue, p. 267, vers 87


La Comédie de la corbeille (Cistellaria)[modifier]

L'amour est source de miel aussi bien que de fiel.

  • (la) Amor et melle et felle est fecundissimus.
  • Théâtre complet I, Plaute (trad. Paul Mazon), éd. Gallimard, coll. « Folio », 1991 (reprise en poche de l'édition dans la collection La Pléiade de 1971), acte I, scène 1, p. 315, vers 69


Charançon (Curculio)[modifier]

Qui veut manger la noix brise d'abord la coquille ; qui veut aller au lit se fraie un chemin avec des baisers.

  • (la)

    Qui e nuce nuculeum esse volt, frangit nucem.
    qui volt cubare, pandit saltum saviis.

  • Théâtre complet I, Plaute (trad. Paul Mazon), éd. Gallimard, coll. « Folio », 1991 (reprise en poche de l'édition dans la collection La Pléiade de 1971), acte I, scène 1, p. 349, vers 55


Les Ménechmes (Menaechmi)[modifier]

Tu cherches un nœud dans un jonc.

  • (la) In scirpo nodum quaeris
  • Proverbe signifiant "se créer des difficultés inutilement".
  • Théâtre complet I, Plaute (trad. Paul Mazon), éd. Gallimard, coll. « Folio », 1991 (reprise en poche de l'édition dans la collection La Pléiade de 1971), acte II, scène 1, p. 436, vers 247


Le Soldat fanfaron (Miles gloriosus)[modifier]

Un hôte ne saurait descendre chez un ami, aussi cher soit-il, sans que, trois jours étant passé, il ne soit déjà à plaintes.

  • (la) Hospes nullus tam in amici hospitium divorti potest, quin, ubi triduum continuum fuerit, jam odiosis siet.
  • Théâtre complet II, Plaute (trad. Paul Mazon), éd. Gallimard, coll. « Folio », 1991 (reprise en poche de l'édition dans la collection La Pléiade de 1971), acte III, scène 1, p. 566, vers 741


La Comédie du fantôme (Mostellaria)[modifier]

Mais moi, j'aime la vérité, je veux que l'on me dise la vérité, je déteste le mensonge.

  • (la) Ego verum amo, verum vol mihi dici : mendacem odi.
  • Théâtre complet II, Plaute (trad. Paul Mazon), éd. Gallimard, coll. « Folio », 1991 (reprise en poche de l'édition dans la collection La Pléiade de 1971), acte I, scène 3, p. 614, vers 181


Il n'y a rien de plus malheureux qu'un homme dont la conscience n'est pas nette.

  • (la) Nihil est miserius quam animus hominis conscius.
  • Théâtre complet II, Plaute (trad. Paul Mazon), éd. Gallimard, coll. « Folio », 1991 (reprise en poche de l'édition dans la collection La Pléiade de 1971), acte III, scène 1, p. 630, vers 544


Le Perse (Persa)[modifier]

Il est préférable de s'instruire d'après les autres plutôt que d'instruire les autres à ses propres dépens.

  • (la)

    Te de aliis, quam alios de te suaviust
    fieri doctos.

  • Théâtre complet II, Plaute (trad. Paul Mazon), éd. Gallimard, coll. « Folio », 1991 (reprise en poche de l'édition dans la collection La Pléiade de 1971), acte IV, scène 3, p. 689, vers 539-540


Un mot suffit au sage.

  • (la) Dictum sapienti sat est.
  • Théâtre complet II, Plaute (trad. Paul Mazon), éd. Gallimard, coll. « Folio », 1991 (reprise en poche de l'édition dans la collection La Pléiade de 1971), acte IV, scène 7, p. 699, vers 729


Le Carthaginois (Poenulum)[modifier]

Bien mal acquis est vite évanoui.

  • (la) Male partum male disperit.
  • Théâtre complet II, Plaute (trad. Paul Mazon), éd. Gallimard, coll. « Folio », 1991 (reprise en poche de l'édition dans la collection La Pléiade de 1971), acte IV, scène 2, p. 747, vers 844


L'Imposteur (Pseudolus)[modifier]

Garder son calme dans l'adversité, c'est déjà s'enlever la moitié du mal.

  • (la) Bonus animus in mala re dimidiumst mali.
  • Théâtre complet II, Plaute (trad. Paul Mazon), éd. Gallimard, coll. « Folio », 1991 (reprise en poche de l'édition dans la collection La Pléiade de 1971), acte I, scène 5, p. 799, vers 452


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