William Shakespeare

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Portrait de Shakespeare

William Shakespeare (baptisé le 26 avril 1564, mort le 23 avril 1616) est un poète et dramaturge anglais.

Roméo et Juliette, 1591[modifier]

Juliette: […] Viens, gentille nuit ; viens, chère nuit au front noir, donne-moi mon Roméo, et, quand il sera mort, prends-le et coupe-le en petites étoiles, et il rendra la face du ciel si splendide que tout l'univers sera amoureux de la nuit et refusera son culte à l'aveuglant soleil… Oh ! j'ai acheté un domaine d'amour, mais je n'en ai pas pris possession, et celui qui m'a acquise n'a pas encore joui de moi.


Roméo : Si j'ai profané avec mon indigne main cette châsse sacrée, je suis prêt à une douce pénitence : permettez à mes lèvres, comme à deux pèlerins rougissants, d'effacer ce grossier attouchement par un tendre baiser.
Juliette : Bon pèlerin, vous êtes trop sévère pour votre main qui n'a fait preuve en ceci que d'une respectueuse dévotion. Les saintes mêmes ont des mains que peuvent toucher les mains des pèlerins ; et cette étreinte est un pieux baiser.
Roméo : Les saintes n'ont-elles pas des lèvres, et les pèlerins aussi ?
Juliette : Oui, pèlerin, des lèvres vouées à la prière.
Roméo : Oh ! alors, chère sainte, que les lèvres fassent ce que font les mains. Elles te prient ; exauce-les, de peur que leur foi ne se change en désespoir.
Juliette : Les saintes restent immobiles, tout en exauçant les prières.
Roméo : Restez donc immobile, tandis que je recueillerai l'effet de ma prière. Vos lèvres ont effacé le péché des miennes.
Juliette : Mes lèvres ont gardé pour elles le péché qu'elles ont pris des vôtres.
Roméo : Vous avez pris le péché de mes lèvres ? Ô reproche charmant ! Alors rendez-moi mon péché.
Juliette : Vous avez l'art des baisers.


Roméo : Non, croyez-moi : vous avez tous la chaussure de bal et le talon léger : moi, j'ai une âme de plomb qui me cloue au sol et m'ôte le talent de remuer.
Mercutio : Vous êtes amoureux ; empruntez à Cupidon ses ailes, et vous dépasserez dans votre vol notre vulgaire essor.
Roméo : Ses flèches m'ont trop cruellement blessé pour que je puisse m'élancer sur ses ailes légères ; enchaîné comme je le suis, je ne saurais m'élever au-dessus d'une immuable douleur, je succombe sous l'amour qui m'écrase.
Mercutio : Prenez le dessus et vous l'écraserez : le délicat enfant sera bien vite accablé par vous.
Roméo : L'amour, un délicat enfant ! Il est brutal, rude, violent ; il écorche comme l'épine.
Mercutio : Si l'amour est brutal avec vous, soyez brutal avec lui ; écorchez l'amour qui vous écorche, et vous le dompterez.


Roméo : Elle parle ! Oh ! parle encore, ange resplendissant ! Car tu rayonnes dans cette nuit, au-dessus de ma tête, comme le messager ailé du ciel, quand, aux yeux bouleversés des mortels qui se rejettent en arrière pour le contempler, il devance les nuées paresseuses et vogue sur le sein des airs !
Juliette : Ô Roméo ! Roméo ! pourquoi es-tu Roméo ? Renie ton père et abdique ton nom ; ou, si tu ne le veux pas, jure de m'aimer, et je ne serai plus une Capulet.


Juliette : Mon oreille n'a pas encore aspiré cent paroles proférées par cette voix, et pourtant j'en reconnais le son. N'es-tu pas Roméo et un Montague ?
Roméo : Ni l'un ni l'autre, belle vierge, si tu détestes l'un et l'autre.
Juliette : Comment es-tu venu ici, dis-moi ? et dans quel but ? Les murs du jardin sont hauts et difficiles à gravir. Considère qui tu es : ce lieu est ta mort, si quelqu'un de mes parents te trouve ici.
Roméo : J'ai escaladé ces murs sur les ailes légères de l'amour : car les limites de pierre ne sauraient arrêter l'amour, et ce que l'amour peut faire, l'amour ose le tenter ; voilà pourquoi tes parents ne sont pas un obstacle pour moi.


Ces plaisirs violents ont des fins violentes. Dans leurs excès ils meurent, tels la poudre et le feu que leurs baisers consument.

  • Roméo et Juliette, William Shakespeare (trad. François-Victor Hugo), éd. Librio, 1994 (ISBN 2-290-33482-0), acte V, scène 3, p. 64


Richard II, 1597[modifier]

Bolingbroke : La dent cruelle de la douleur n'est jamais plus venimeuse — que quand elle mord sans ouvrir la plaie.

  • « Richard II » (1597), dans Œuvres complètes de William Shakespeare, William Shakespeare, éd. Pagnerre, 1865-1872, vol. 11, acte I, scène III, p. 106 (voir la fiche de référence de l'œuvre)


Le Marchand de Venise, 1598[modifier]

Shylock : Un Juif n'a-t-il pas des yeux ? Un Juif n'a-t-il pas des mains, des organes,
des dimensions, des sens, de l'affection, de la passion ; nourri avec
la même nourriture, blessé par les mêmes armes, exposé
aux mêmes maladies, soigné de la même façon,
dans la chaleur et le froid du même hiver et du même été
que les Chrétiens ? Si vous nous piquez, ne saignons-nous pas ?
Si vous nous chatouillez, ne rions-nous pas ? Si vous nous empoisonnez,
ne mourrons-nous pas ? Et si vous nous bafouez, ne nous vengerons-nous pas ?

  • (en) Shylock : Hath not a Jew eyes? Hath not a Jew hands, organs
    dimensions, senses, affections, passions; fed with
    the same food, hurt with the same weapons, subject
    to the same diseases, heal'd by the same means,
    warm'd and cool'd by the same winter and summer
    as a Christian is? If you prick us, do we not bleed?
    If you tickle us, do we not laugh? If you poison us,
    do we not die? And if you wrong us, shall we not revenge?
  • Le Marchand de Venise, William Shakespeare, éd. Folger Shakespeare Library, 2004 (ISBN 978-0743477567), acte III, scène 1, p. 45


Henry V, 1599[modifier]

Le roi Henry : Nous ne sommes pas un tyran, mais un roi chrétien ; et notre colère est assujettie à notre mansuétude, tout comme les misérables mis aux fers dans nos prisons.

  • (en) King Henry : We are no tyrant, but a Christian king,
    Unto whose grace our passion is subject
    As is our wretches fettered in our prisons.
  • Henry V, William Shakespeare (trad. Sylvène Monod), éd. Flammarion, 2000 (ISBN 2-08-071120-2), acte I, scène 2, p. 50-51


Le roi Henry : […] le roi n'a pas à répondre de la fin de chacun de ses soldats, ni le père de celle de son fils, ni le maître de celle de son serviteur.

  • (en) King Henry : […] the king is not bound to answer the particular endings of his soldiers, the father of his son, nor the master of his servant.
  • Henry V, William Shakespeare (trad. Sylvène Monod), éd. Flammarion, 2000 (ISBN 2-08-071120-2), acte IV, scène 1, p. 152-153


Le roi Henry : Cette histoire, l'homme de bien l'apprendra à son fils
Et la Crépin Crépinien ne reviendra jamais
A compter de ce jour jusqu'à la fin du monde
Sans que de nous on se souvienne
De nous, cette poignée, cette heureuse poignée d'hommes, cette bande de frères.

  • (en) King Henry : […] And Crispin Crispian shall ne'er go by
    From this day to the ending of the world
    But we in it shall be remember'd
    We few, we happy few, we band of brothers.
  • Henry V, William Shakespeare (trad. Jean-Michel Déprats), éd. Gallimard, coll. Folio théâtre, 1999 (ISBN 2070407594), acte IV, scène 3, p. 264-265


The Tragical history of Hamlet, 1603[modifier]

Horatio : Une poussière suffit à troubler l'œil de l'esprit.

  • (en) A mote it is to trouble the mind's eye.
  • Tragédies, Œuvres complètes I (1603), William Shakespeare (trad. Jean-Michel Déprats), éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 2002 (ISBN 978-2-07-011362-0), acte I, scène 1, p. 684


La Reine : Ne cherche pas toujours, les paupières baissées,
Ton noble père dans la poussière.
Tu sais que c'est commun : toute vie doit mourir,
Passer de la nature à l'éternité.

  • (en) Do not for ever with thy vailed lids
    Seek for thy noble father in the dust.
    Thou know'st 'tis common, all that lives must die,
    Passing through nature to eternity.
  • Tragédies, Œuvres complètes I (1603), William Shakespeare (trad. Jean-Michel Déprats), éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 2002 (ISBN 978-2-07-011362-0), acte I, scène 2, p. 694


Hamlet : Économie, économie, Horatio. Les viandes rôties des funérailles
Ont été servies froides au repas du mariage.

  • (en) Thrift, thrift, Horatio. The funeral bak'd meats
    Did coldly furnish forth the marriage tables.
  • Tragédies, Œuvres complètes I (1603), William Shakespeare (trad. Jean-Michel Déprats), éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 2002 (ISBN 978-2-07-011362-0), acte I, scène 2, p. 702


Laërte : La plus timide vierge est encore prodigue
Si elle dévoile seulement sa beauté à la lune.

  • (en) The chariest maid is prodigal enough
    If she unmask her beauty to the moon.
  • Tragédies, Œuvres complètes I (1603), William Shakespeare (trad. Jean-Michel Déprats), éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 2002 (ISBN 978-2-07-011362-0), acte I, scène 3, p. 712


Marcellus : Quelque chose est pourri dans l'État de Danemark.

  • (en) Something is rotten in the state of Denmark.
  • Tragédies, Œuvres complètes I (1603), William Shakespeare (trad. Jean-Michel Déprats), éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 2002 (ISBN 978-2-07-011362-0), acte I, scène 4, p. 728


Hamlet : Le temps est disloqué. Ô destin maudit,
Pourquoi suis-je né pour le remettre en place !

  • (en) The time is out of joint. O cursed spite
    That ever I was born to set it right !.
  • Tragédies, Œuvres complètes I (1603), William Shakespeare (trad. Jean-Michel Déprats), éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 2002 (ISBN 978-2-07-011362-0), acte I, scène 5, p. 744


Hamlet : … rien n'est en soi bon ou mauvais, la pensée le rend tel.

  • (en) … there is nothing either good or bad but thinking makes it so.
  • Tragédies, Œuvres complètes I (1603), William Shakespeare (trad. Jean-Michel Déprats), éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 2002 (ISBN 978-2-07-011362-0), acte II, scène 1, p. 776


Guildenstern : Les rêves, en vérité, sont ambition ; car la substance même de l'ambition n'est que l'ombre d'un rêve.
Hamlet : Un rêve n'est qu'une ombre.
Rosencrantz : Certes, et je tiens que l'ambition est d'une essence si subtile et si légère qu'elle n'est que l'ombre d'une ombre.

  • (en) Guildenstern : Which dreams indeed are ambition ; for the very substance of the ambitious is merely the shadow of a dream.
    Hamlet : A dream itself is but a shadow.
    Rosencrantz : Truly, and I hold ambition of so airy and light a quality that it is but a shadow's shadow.
  • Tragédies, Œuvres complètes I (1603), William Shakespeare (trad. Jean-Michel Déprats), éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 2002 (ISBN 978-2-07-011362-0), acte II, scène 2, p. 776


Le Roi : La joue de la catin, embellie par l'art du plâtre,
N'est pas plus laide sous le maquillage qui la flatte
Que ne l'est mon forfait sous le badigeon de mes mots.
Ô lourd fardeau !

  • (en) The harlot's cheek, beautied with plast'ring art,
    Is no more ugly to the thing that helps it
    Than is my deed to my most painted word.
    O heavy burthen !
  • Tragédies, Œuvres complètes I (1603), William Shakespeare (trad. Jean-Michel Déprats), éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 2002 (ISBN 978-2-07-011362-0), acte III, scène 1, p. 806


Hamlet : Être, ou ne pas être, c'est là la question:
Y a-t-il plus de noblesse d'âme à subir la fronde et les flèches de la fortune outrageante,
Ou bien à s'armer contre une mer de douleurs et à l'arrêter par une révolte?

  • (en)

    To be, or not to be: that is the question:
    Whether 'tis nobler in the mind to suffer
    The slings and arrows of outrageous fortune,
    Or to take arms against a sea of troubles,
    And by opposing end them?

  • Tragédies, Œuvres complètes I (1603), William Shakespeare (trad. Jean-Michel Déprats), éd. Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 2002 (ISBN 978-2-07-011362-0), acte III, scène 1, p. 806


Hamlet : Il y a plus de choses sur la terre et dans le ciel, Horatio, qu’il n’en est rêvé dans votre philosophie.

  • (en)

    There are more things in heaven and earth, Horatio,
    Than are dreamt of in your philosophy.

  • Œuvres complètes, tome I, William Shakespeare (trad. François-Victore Hugo), éd. Pagnerre, 1866, scène 5, p. 240


The Tragedy of King Lear, 1605[modifier]

Gloucester : Des mouches pour des enfants espiègles, voilà ce que nous sommes pour les Dieux ;
Ils nous tuent pour se divertir.

  • (en) As flies to wanton boys are we to the gods ;
    They kill us for their sport.
  • Le Roi Lear (1605), William Shakespeare (trad. Jean-Michel Déprats), éd. Gallimard, coll. Folio théâtre, 1993 (ISBN 2-07-038709-7), acte IV, scène 1, p. 158


The Tragedy of Macbeth, 1606[modifier]

Macbeth : La vie n'est qu'une ombre qui passe, un pauvre acteur
Qui s'agite et parade une heure, sur la scène,
Puis on ne l'entend plus. C'est un récit
Plein de bruit, de fureur, qu'un idiot raconte
Et qui n'a pas de sens.

  • (en) Life's but a walking shadow, a poor player
    That struts and frets his hour upon the stage,
    And then is heard no more. It is a tale
    Told by an idiot, full of sound and fury,
    Signifying nothing.
  • (en) The Oxford Shakespeare, The Complete works, William Shakespeare, éd. Oxford, 1998, acte V, scène 5, p. 998 (texte intégral sur Wikisource)


The Tempest, 1611[modifier]

Prospero : Nous sommes de la même étoffe que les songes, et notre vie infime est cernée de brouillard…

Nous sommes de l'étoffe dont les rêves sont faits, notre petite vie est cerclée d'un sommeil.
  • (en) We are such stuff as dreams are made on, and our little life is rounded with a sleep.


À propos de Shakespeare[modifier]

Cet homme, si homme entre tous, n'était pas un sauvage ni un désordonné ; il ne faut pas le confondre (parce qu'il a été parfois énergique ou subtil à l'excès, et qu'il a donné ou dans les grossièretés ou dans les raffinements de son temps) avec les excentriques et les fous pleins d'eux-mêmes, ivres de leur propre nature et de leurs oeuvres — ivres de leur vin. Il a créé aussi des êtres ravissants de pureté et de douceur et il habite au centre de la nature humaine. Et n'est-ce pas chez lui qu'on doit aller chercher le mot le plus expressif pour rendre la douceur même (the milk of human kindness), cette qualité que je demande toujours aux talents énergiques de mêler à leur force pour qu'ils ne tombent point dans la dureté et dans la brutale offense, de même qu'aux beaux talents qui inclinent à être trop doux, je demanderai, pour se sauver de la fadeur, qu'il s'y ajoute un peu de ce que Pline et Lucien appellent amertume, ce sel de la force ; car c'est ainsi que les talents se complètent ; et Shakespeare, à sa manière (et sauf les défauts de son temps), a été complet.

  • Le siècle du progrès — Anthologie établie et présentée par Pierre Berès, Charles-Augustin Sainte-Beuve, éd. Hermann (éditeurs des sciences et des arts), coll. Collection savoir : lettres, 1992 (ISBN 2-7056-6179-4), partie De la tradition en littérature, 12 avril 1858. Causeries du lundi, t. XV, p. 7


Chaque fois que j'ai lu Shakespeare, il m'a semblé que je déchiquetais la cervelle d'un jaguar.

  • « Poésie II », dans Œuvres complètes, Lautréamont, éd. Gallimard, coll. Poésie/Gallimard, 1973, p. 299


Shakespeare n'a jamais écrit une pure tragédie, mais des mélodrames qui avaient la stature de tragédies.

  • Orson Welles, Danièle Parra, Jacques Zimmer, éd. Filmo 13, 1985, p. 50


Shakespeare parle mieux que Freud de la façon dont désirent la plupart des hommes.

  • Citation de René Girard, anthropologue, membre de l'académie française.
  • Shakespeare. Les feux de l’envie, René Girard, éd. Grasset, 1990 (ISBN 2-246-24991-0), p. 167


Pourquoi le meurtre a-t-il ce pouvoir de provoquer l'imagination des hommes ? Pourquoi le récit d'un crime sanglant évince-t-il de la une des journaux les développements d'une guerre mondiale ? Et pourquoi Shakespeare, dont il est difficile de découvrir une pièce dont le meurtre est absent, est-il le plus grand auteur dramatique de tous les temps ?

  • Fritz Lang, Lotte H. Eisner, éd. Petite bibliothèque des Cahiers du cinéma, 2005, p. 441


Dans mon petit monde, j'étais tout seul, d'accord, mais roi. Et un roi, ça ne songe pas qu'à des choses douces et tendres, croyez-moi, sinon relisez Shakespeare.

  • Citation de Jimmy Page, guitariste et producteur anglais
  • Led Zeppelin, François Ducray, éd. Castor Music, 2005, p. 13


Chaque fois qu'Orson Welles a dû retrouver son identité, c'est vers Shakespeare qu'il s'est tourné.

  • Joseph McBride, critique
  • Les grands cinéastes: Orson Welles, Paolo Mereghetti, éd. Cahiers du cinéma, 2007, p. 57


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